La/the route

La/the route

Tuesday, May 9, 2017

Nouvelle-Calédonie 22/08 à/to 07/11/2016

For English see below the line in red.

Une traversée en 6 jours durant lesquels nous avons eu, la plupart du temps des bons vents d'une quinzaine de noeuds mais, une fin corsée sous les grains. Le mascaret à l'entrée de la passe Havannah a été impressionnant malgré le fait que nous y étions à l'étale. A l'arrivée, on ressent tout de suite que nous sommes dans un pays Français. C'est plus vibrant, plus coloré et on y mange mieux. Pas ailleurs, c'est souvent plus chaotique. Les anglophones font des loi et les suivent tandis que les francophones les font pour mieux les contourner. L'exemple le plus marquant est rencontré au
mouillage de Nouméa. On y trouve dans les trois baies en face de la ville des zones d'ancrage importantes qui donnent l'impression, en regardant les cartes avant d'arriver, que jeter l'ancre ne sera pas un problème. Ce n'est qu'une impression car une fois sur place, nous apprenons vite que les locaux ont déjà comblé les trois zones avec des corps-morts privés installés un peu n'importe comment. Les bateaux sur ces corps-morts n'évitant pas de la même manière que ceux à l'ancre, il devient difficile de se trouver un petit coin. Es-ce qu'ils ont le droit? Ce sont des zones d'ancrage donc
personne n'a le droit d'installer des blocs ou des vis. Par ailleurs, une ancre surdimensionnée reste une ancre. Et, personne n'interdit de mettre une bouée à l'autre bout de la chaîne. Peut-on s'ancrer à l'extérieur des zones de mouillage? Nous avons remarqué une certaine tolérance pour les bateaux près des limites pendant la haute saison mais si un bateau de croisière doit entrer au port, les autorités vont demander de se déplacer. Alors quoi faire? Il y a la marina de Port Moselle qui libère une rangée de pontons pour les visiteurs pendant les mois achalandés dans un fonctionnement de
premier arrivé, premier servi. Et si il n'y a plus de place ou je ne veux pas aller en marina? Il faut faire comme nous et se faire des amis! Des copains arrivés plus tôt nous ont indiqué un corps-mort dont le propriétaire était parti au Vanuatu. L'utilisation de ce mouillage nous a permis de connaître d'autres gens. Alors, à chaque retour à Nouméa, nous trouvions une place disponible car les proprios allaient se balader ou faire un tour en chantier. Finalement, on s'ajuste bien au chaos. 

Un Hallelujah! pour les papiers d'entrée et sortie! Rien à envoyer à l'avance. Nous pouvons faire comme dans le bon vieux temps des Antilles. C'est-à-dire, nous débarquons du bateau avec nos papier et nous prenons une marche jusqu'aux douanes et à l'immigration. Le tout se déroule simplement. Un petit ajout, il faut arrêter aux bureaux de la Biosécurité avec nos ordures organiques. La sortie est encore plus simple. Que c'est plaisant! 

En plus des copains qui nous accompagnaient, nous avons retrouvé André et Babette avec qui nous avions passé une semaine de tempête dans un port de l'Oregon sur la côte ouest américaine quelques années plus tôt et Alex avec qui nous avions traversé le canal de Panama. Il y avait aussi les équipages déjà connus de trois bateaux Québécois; Grace 1, C Coquin et Spirare ainsi qu'un avec qui nous n'avions pas encore fait connaissance; Vanille. Si on ajoute les gens rencontrés dans les mouillages, ça commence à faire un horaire d'activité chargé. C'est un de ces endroits d'où nous
sommes partis la tête remplie de souvenirs de beaux moments passés entre amis. Une de ces soirées fût celle de mon anniversaire où nos copains nous ont reçu à leur appartement avec vue sur la baie des Citrons. N'ayant pas de gâteau d'anniversaire et pour suivre la tradition d'avoir quelque chose à souffler, Babette et Elise ont attaché ensemble le même nombre de bougies que mon âge avec un jolie ruban. N'étant plus de la toute première jeunesse, les bougies, une fois allumée, ont formé une flamme d'une hauteur
plutôt inquiétante. Ça prend des bonnes copines pour risquer de mettre le feu à un appartement pour souligner mon anniversaire. 







Nous avons aussi fait de la voile principalement dans le lagon sud. À proximité de plusieurs îlot des corps-morts gratuits sont installés pour les petites embarcations. Yes! C'est nous ça! Sur les îlots, il y des endroits aménagés avec des tables de pique-nique et des BBQ où même le bois à brûler est fourni. La classe! Un gros merci aux contribuables Français! Faut juste faire attention aux serpents rayés blanc et noir. Ils sont un peu paresseux alors, ils ne céderont pas nécessairement la place mais, en même temps, il n'attaquent pas. De plus, leur bouche est trop petite pour mordre un humain même
si ils sont très venimeux. Disons que c'est une bonne idée de ne pas mettre un pied dessus. Sur un de ces îlots se trouvent Mousse, un gros toutou abandonné par ses maîtres. La rumeur dit que ces gens qui avaient ouvert un hôtel sur l'îlot Casy, se sont retrouvés en dispute pour le territoire avec une tribu Kanac. Étant devenu inquiet pour leur sécurité, ils ont quitté les lieux rapidement laissant le chien en arrière. Ceci ne semble pas déranger Mousse outre mesure car, cela fait plusieurs années déjà et le il se porte toujours bien. Il se nourrit soit en attrapant du poisson en plongeant du bout
du quai, soit en faisant des yeux doux aux campeurs qui font des BBQ. Un vétérinaire de Nouméa vient lui rendre visite à l'occasion pour vérifier son état de santé. Pour revenir aux Kanaks, une tension réelle existe entre eux et les Français de l'île et même la France. Des référendums sont prévus pour décider si le pays vas se séparer de la France ou non. La plupart des gens avec qui nous en avons discuté semble croire que la majorité des gens ne veulent pas de séparation. Par ailleurs, il y a des événements occasionnels où les tensions éclatent comme ce jour d'octobre où cinq policiers ont été atteint par balle dans une banlieue de Nouméa. Ceci dit, nous n'avons jamais ressenti d'agressivité même quand nous avons quitté le lagon pour visiter la côte est où les Kanaks travaillent dans les mines de nickel, leur exportation principale.


Notre coup de cœur a été la baie de Prony. Les contrastes entre les bleus de l'eau et du ciel, le vert de la végétation et le rouge de la terre riche en minerai de fer et de chrome sont spectaculaires. C'est une grande baie très protégée divisé en plusieurs anses. Diverses promenades mènent à un ancien bagne, un point d'observation de baleine, un bain aménagé dans un ruisseau d'eau tiède,... Bien caché dans le fond d'une anse se trouve le Jardin d'Eden où il est possible, en respectant les lieux, de préparer et cuire le poisson, faire sa lessive, prendre une douche et remplir des jerricans d'eau.
Le seul bémol de la baie est la baignade car les eaux sont habités par plusieurs familles de gros requins. Particulièrement où la pêche est bonne. D'ailleurs, la loche saumonée est un délice et les petits spécimens n'ont pas la ciguatera. Une visite de l'île des Pins vaut aussi la peine. Nous l'avons fait en louant une voiture en compagnie de Jean-Pierre et Donna du voilier Vanille. Plusieurs sites naturels peuvent être visité tel que des cavernes et une piscine naturelle. On y trouve aussi une ancienne prison. Les proprios du petit resto à Vao qui ferme quand les gens de bateaux de croisière débarquent car ils les trouvent trop nombreux ont été particulièrement charmants.


Plus de photos en cliquant ici. 
--------------------------------------------------------------------------------------

A crossing of 6 days during which we had, most of the time good winds of about fifteen knots but, a harder last night in squalls. The tidal bore at the entrance of the Havannah Pass was impressive despite the fact that we were there at the stall. On arrival, we feel immediately that we are in a French country. It is more vibrant, more colorful and the food is better. It's also often more chaotic. Anglophones make laws and follow them while francophones do so to better circumvent them. The most striking example is found at the anchorage of Noumea. In the three bays in front of the city there are
important mooring areas which give the impression, looking at the maps before arriving, that anchoring will not be a problem. It is only an impression, because once there, we quickly learned that the zones are already filled with local boats tied to private moorings installed randomly. Since the boats on moorings do not turn the same way as those at anchor, it becomes difficult to find a place. Do they have the right? These are anchoring areas so no one has the right to sink blocks or install screws. However, an oversized anchor remains an anchor. And, nobody forbids putting a buoy at
the other end of the chain. Can we anchor outside the mooring areas? We noticed a certain tolerance for boats near the limits during the high season but if a cruise ship is to enter the port, the authorities will ask those boats to move. So what to do? Port Moselle Marina frees up a row of wharfs for visitors during high season in a first come, first served manner. If there is no more room or I do not want to stay in the marina? Then do as we did and make friends! Some who had arrived earlier guided us to a mooring whose owner had gone to Vanuatu. The use of that anchorage allowed us to meet other people. So, every time we returned to Noumea, we found an available place because the owners were off sailing or on the hard. Finally, we adjusted well to chaos.

A Hallelujah! for entry and exit papers! Nothing to send in advance. We did as in the good old days of the West Indies. That is to say, we went to shore with our paper and we took a walk to customs and immigration offices. The whole process was simple and quick. There is a small addition, we must stop at the Biosafety offices with our organic garbage from abroad. The exit is even simpler. How pleasant that is!

Other than the friends who accompanied us, we caught up with
André and Babette with whom we had spent a stormy week in an Oregon port on the American west coast a few years earlier and Alex with whom we had crossed the Panama Canal. There were also crews from back home we had already met; Grace 1, C Coquin and Spirare and one we crossed for the first time; Vanille. Add to the mix the friends we made at anchorage and the social schedule was pretty filled up. It is one of those places where we left with our heads full of memories of special moments spent with friends. One of these evenings was that of my birthday when our
friends invited us at their apartment overlooking the Baie des Citrons. Not having a birthday cake and wanting to follow the tradition of having candles to blow out, Babette and Elise tied together the same number of candles as my age with a pretty ribbon. Not being very young anymore, the candles, once lit, formed a flame of a rather disturbing height. It takes good friends to risk setting fire to an apartment to celebrate my birthday.



We also did some sailing, mainly in the southern lagoon. Are installed near several islands free moorings for small boats. Yes! That's us! On the islets, there are places set up with picnic tables and BBQ's where even the firewood is provided. Class! A big thanks to French taxpayers! Now, we just have to be careful of white and black striped snakes. They are a bit lazy so they will not run way but at the same time they do not attack. Moreover, their mouth is too small to bite a human even though they are very venomous. Let's say it's a good idea to watch where we are walking. On one of the
islets is Mousse (french for ship boy or foam), a large doggie abandoned by its masters. Rumor has it that these people who had opened a hotel on islet Casy, found themselves in dispute for territory with a Kanac tribe. Being afraid for their safety, they left the premises quickly leaving the dog behind. This does not seem to bother him too much however, since this happened years ago already and he's still around. He'll feed himself  either by diving from the end of the pier to catch fish or by making sad eyes to the campers who are cooking on the BBQ. A veterinarian from Noumea
comes to visit him on occasion to check his health. Returning to the Kanacs, a real tension exists between them and France. Referendums are planned to decide whether the country will separate or not. However, most people with whom we have discussed the issue seemed to believe that the majority of people do not want to separate. There are occasional events where tensions break out like the day in October where five policemen were shot in a suburb of Noumea. That said, we never felt any aggressive behavior towards us even when we left the lagoon to visit the east coast where the Kanaks work in the nickel mines, their main export.




Our favorite spot was the Prony Bay. The contrasts between the blues of water and sky, the green of the vegetation and the red of the earth rich in iron ore and chrome are spectacular. It is a large protected bay divided into several coves. Various walks lead to a former penal colony, a whale watching point, a bath in a stream of warm water ... Well hidden in the bottom of a cove is the garden of Eden where it is possible, while respecting the premises, to prepare and cook fish, to do laundry, to take a shower and to fill jerrycans with water. The only downside of the bay is the lack of swimming
since the waters are inhabited by big sharks. Especially where the fishing is good. The salmon horn is particularly delicious and small ones have a low ciguatera risk. A visit to the Isle of Pines is also worth it. We did it by hiring a car in the company of Jean-Pierre and Donna from sailboat Vanille. Several natural sites can be visited such as caves and a natural pool. There use to be a prison here also. The owners of the small restaurant in Vao which closes when cruise ships arrive because they don't want to serve so many people, were particularly charming.



Click here for more pictures.