La/the route

La/the route

Sunday, April 2, 2017

Fiji 24-05-2016 à/to 12/08/2016

For English, see below the line in red.

Le ciel est bleu, la mer est calme, ... Des rames, c'est ce que ça nous aurait pris pour faire la traversée! Pour rester plus de 6 mois en Nouvelle-Zélande la demande à l'immigration se complique avec des visites chez le médecin et des radiographies pulmonaires à nos frais alors, nous voulions partir avant de demander une prolongation de quelques semaines seulement. Nous guettions une fenêtre météo depuis un mois déjà et les fichiers nous donnaient le choix entre des dépressions avec des
gros vents ou rien du tout. Ne pouvant rester plus longtemps, nous avons opté pour le rien en espérant avoir quand même suffisamment de vent pour se rendre avant la prochaine dépression. Et bien non! Sur 7 des 10 jours de traversée, le moteur a fonctionné pendant une partie de la journée. Nous avons dû changer notre destination de Sevusevu où
les papiers sont supposément plus facile à faire vers Suva qui était plus proche car, il ne nous restait que des vapeurs de diesel. Je ne peux pas comparer les procédures entrée entre les deux villes mais ce n'était pas si compliqué à Suva finalement. Il faut avoir rempli et envoyé leur document à l'avance. De plus, descendre à terre avant que les agents soient passés est susceptible d'entraîner une amende. Ancrés devant le Yacht club, il suffisait  de communiquer avec les responsables par VHF pour qu'ils avertissent tous les officiels pour nous. Où ça se complique, c'est que deux des trois agents laissent des factures payables à leur bureau le lendemain. Les bureaux ne sont pas à la porte mais, la prison si. Les prisonniers nous envoyaient la main pendant que nous attendions l'autobus. Ils n'avaient pas l'air bien méchant. Les paiements effectués, Nous sommes retournés aux douanes pour poser une question et ils nous ont invités à boire un thé. Belles manières!


Les gens qui naviguent au Fidji depuis un moment diront que si quelqu'un prétend n'avoir jamais rien touché en naviguant ici, c'est un menteur. Nous ne sommes pas menteur et nous sommes définitivement capable de faire comme tout l'monde! Il faut habituellement se méfier des cartes nautiques car elles ne sont pas toujours fiables mais ici, il faut redoubler l'attention. Dans un premier temps, beaucoup de têtes de corail ne sont pas

cartographiées et dans un deuxième, les positions GPS des éléments de la carte ne sont pas exactes. Donc, nous pouvions nous voir comme passant directement sur le corail et en fait, il n'y avait rien en dessous du bateau et si nous avions passé où la carte indiquait qu'il y avait de l'eau, nous serions grimpés sur un récif. De plus, nous n'avons pas trouvé un guide nautique complet. Les anglophones font des "compendiums" qui sont des recueilles d'informations trouvées sur différents blogs et, nous avons trouvé un de ces PDF sur l'internet mais, ça manque un peu de rigueur.  Pour vraiment pallier au problème, nous avons copier les traces GPS d'un autre bateau qui a fait le tour des îles pendant plusieurs saisons avant nous. Ayant sensiblement le même tirant d'eau, nous assumions que si eux ont pu passer par là, ça devrait
aller pour nous aussi. Naviguer de jour avec une vigie à l'approche des mouillages était aussi important. Et malgré ça... J'étais à la vigie entre des corps morts de la marina Musket cove quand Gaston me dit: "On connais pas le bateau là-bas?". Je lève la tête le temps de regarder le dit bateau et quand je retourne mon attention vers l'eau... BANG! Bon, ce n'était pas grand chose finalement. Seulement un petite égratignure dans la peinture sur le bout de la quille. Vive l'acier! Plus de peur que de mal mais ça rappelle à l'ordre!


Avant de quitter la ville pour aller se promener dans les îles, il faut passer par le marché pour acheter du kava car, les chefs de tribus s'attendent à ce que nous allions les rencontrer en premier pour faire le Savusavu. C'est quoi ça? Le kava est une racine qui une fois réduite en poudre et mélangé avec de l'eau donne une boisson d'allure et de goût boueux mais qui
a des propriétés relaxantes. A noter qu'il faut en boire un baril pour ressentir le moindre effet. En arrivant devant le chef, il faut déposer devant lui un paquet de kava retenu par un ruban. Il prononce ensuite un petit discours en Fidjien qui, en résumé, nous donne la permission de nous promener dans le village et, nous mets sous sa protection. Nous avons aussi remarqué que les chefs vont aussi accepter du poisson surtout dans les endroits où le kava pousse facilement. Ceci
tombe bien car les eaux sont très poissonneuses et le kava pas très bon marché. Dans les villages moins visités, les chefs nous invitent volontiers à se joindre aux hommes pour boire quelques rations servies dans des demi noix de coco. C'est un autre rituel qui implique de dire les mots Bula (bonjour et bienvenue) et Vinaka (merci) et de taper dans les mains dans un certain ordre. D'ailleurs seulement une personne boit à la fois en commençant par le chef. Il ne faut pas connaître le rituel à l'avance car plus nous nous trompions dans ce qu'il fallait faire, plus ils riaient. D'ailleurs, un invité qui boit d'une traite sans faire de
grimace les impressionne. Où ils peuvent s'offusquer est si quelqu'un arrive devant le chef avec un chapeau, des lunettes de soleil ou des vêtements indécents. Admettons que c'est pas l'endroit pour arriver en maillot de bain ou en décolleté. Les femmes doivent êtes couvertes des épaules aux genoux. Les rituels terminés, certains chefs nous ont proposé des
guides pour faire une marche en montagne, remonter une rivière, plonger en apnée, faire un tour de bateau ou aller voir une chute. Ils aiment que leurs invités soient accompagnés. Dans les villages, nous avons été invité à visiter les écoles, aller à la messe, manger chez les gens, ... Le maire d'un village sur l'île de Ono a demandé aux navigateurs si ils pouvaient aider à réparer une génératrice. Il ne pouvait pas mieux tomber car dans le groupe il y avait un mécanicien,
un ingénieur et un électricien (Le mécanicien et l'électricien travaillaient pendant que l'ingénieur réfléchissait). Malheureusement, le nid d'un essaim de guêpes installé à l'intérieur du boîtier de la génératrice avait obstrué toutes les ailettes d'aération. Les dommages causés par la surchauffe étaient trop importants pour être réparés sans pièce de rechange. L'intérêt et l'accueil dans les villages furent inversement proportionnel au nombre de touristes. Aux endroits où s'arrêtent les gros bateaux de croisières, les chefs demandaient des dons en
argent et les habitants vendaient des babioles fait en Inde ou en Chine. Pas tout à fait la même expérience.


 Cet archipel est aussi reconnue pour l'excellence de la plongée sous-marine et les hôtels luxueux. Après avoir décidé que nous avions consommé suffisamment de kava dans les archipels au sud de Veti Levu, l'île principale, nous nous sommes dirigés vers l'ouest
pour passer quelques temps à Musket cove marina and resort. C'est un lieu de rassemblement des navigateurs et un bon endroit pour se la couler douce. Outre les bars sur la plage ou près de la piscine, les restaurants, les petites épiceries, le spa, il y a un centre de plongée. Nous nous sommes donc payé la traite. Les fond de coraux sont magnifiques et nous
avons vu quelques gros poissons. Notre chemin c'est allongé plus au nord où nous avons fait plusieurs arrêts tout en passant plus de temps à Waya.  Nous avons donné à Simon qui ne marchait plus à cause d'une douleur à la jambe, une vingtaine de comprimés analgésiques. C'était la deuxième fois que quelqu'un nous demandait si nous avions des anti-douleurs du genre ibuprofen ou acetaminophen. Amélia, était tellement reconnaissante de voir son beau-père
reprendre du mieux dès le lendemain qu'elle nous a invité à souper. Elle nous a reçu comme des rois et m'a demandé si j'avais besoin de quelque chose d'autre. Quand je lui répondu de l'eau pour faire la lessive, elle m'a invité à apporter les vêtements chez elle le lendemain. J'ai bien essayé de faire ma lessive moi-même mais elle n'a absolument pas voulu. Elle a insisté pour faire tout le travail elle-même à la main. J'ai mieux compris leur reconnaissance en regardant de plus près les services de santé. Il n'y a que trois hôpitaux situés sur deux des trois cents îles. Il y avait un dispensaire sur leur île mais l'infirmière ne distribue pas ce genre de
médicaments et il n'y a pas de pharmacie. Même si il y en avait une, encore faudrait-il qu'ils aient les moyens de payer. Difficile pour nous d'imaginer ne pas pouvoir soigner un simple mal de tête.

C'était la fête à Lautoka quand nous y sommes arrêtés pour faire la sortie et l'approvisionnement car, leur équipe nationale de rugby venait de gagner la médaille d'or aux olympiques. Ils en étaient très fièrs. Impressionnant comment ce sport est populaire à travers le monde mais encore plus dans le Pacifique. Nous ne savions même pas que le Canada avait une équipe avant de quitter le pays. On nous a même dit qu'on est pas si pire. Et ben! Prochain arrêt, la Nouvelle-Calédonie.


Pour plus de photos, cliquez ici.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Oars! That's what we would of needed for this crossing! A stay of more than 6 month in New-Zealand for us Canadians is complicated with visits to a doctor and pulmonary x-rays at our expense, so we wanted to leave before having to ask for an extension of only a few weeks. We had been looking for a good weather window for a month already and all we had as choices were fronts with strong winds or nothing at all. As the expiration date of the visa was drawing nearer, we opted for the
nothing, all the while hoping to have enough wind to get to Fiji before the next front. No such luck. We had to turn on the engine for at least part of the day on 7 of the 10 day crossing. We changed our destination of Sevusevu where the entry has the reputation of being easier, to stop in Suva because we were running on diesel fumes. I can't compare the procedure between
both cities but it all went pretty well in Suva. Their document must be filed and sent in advance.  In addition, going ashore before the agents visits will likely lead to a fine. But, the kind employees of the Yatch club in front of which we were anchored called all the agencies for us. They all came and board using their own boat and where very polite. Where it got more complicated is that two of three agents left invoices payable in their office the next day. Those offices are not next door but, the prison is. The prisoners would wave at us while we were waiting for the bus. They didn't look very mean. Once the payments were made, we returned to customs to ask a question and they invited us for a cup of tea. Nice manners!


The sailors who have been around Fiji for awhile say that if someone claims they have never hit a reef while sailing here, he is a liar. We are not liars and we are definitively capable of doing like everybody else! We are usually wary of nautical charts because they are not always accurate but here, we had to be even more attentive. First, many heads of coral do not appear on the maps and second, the GPS positions of some elements which are on the maps are not
accurate. Therefore, the charts could show us as passing directly on the coral when in fact, there was nothing underneath the boat and if we would of went where the map indicated there was water, we would of climbed up a reef. In addition, we didn't find any complete nautical guide. We did find a PDF version of a compendium which was helpful but not complete.  So to solve the problem, we copied GPS tracks from a boat who sailed around Fiji for many seasons
before us. Since we had the same draft, we figured that if they passed, we would too. Having someone in front keeping a lookout as we approached the anchorage was also very important. And yet ...  I was in front and we thought we were passed the critical zone when Gaston asked: "don't we know that boat over there?" I raised my head long enough to look a
the boat in question and when I glanced back down... BANG! Turns out we didn't have much damage. Just a scratch in the paint at the bottom of the keel. Happy to have a steel boat! More fear than harm but it does make one realize how important it is to pay attention.


Before leaving the city to go explore the islands to the south, we had to stop at the market and get kava
because the chiefs of villages would expect us to go see them first to do Savusavu. What is that? Kava is a root that is crushed in a powder and mixed with water do make a drink. It has the texture and the taste of mud but has calming proprieties. Note that one needs to drinks a whole barrel to feel the effects. So when visiting a new village, we had to offer the
roots to the chief by placing them in front of him. Then he would give a speech in Fijian which would say something about us being allowed to visit and being under his protection. That is Savusavu. We noticed that some chiefs will accept fish in replacement of kava. Especially in places where the root grows easily. This is good because the fishes are plentiful and the kava expensive. In the villages that are less visited by tourists, they invited us more
frequently to drink some kava with the men. That is another ritual that involves a lot of hand clapping and using words like bula (hello and welcome) and vinaka (thank you) in a certain order. Moreover, only one person will drink at a time starting with the chief. I'm not giving away the exact procedure because they like to have a laugh at our mistakes. They will be impressed by any visitor who downs the drink in one shot without making a face. However, they will get offended by people who show up wearing a hat, sun glasses or indecent clothing. Not the place to show up in a bathing suit or with heavy cleavage. The women
should be covered from shoulders to knees. Once the rituals are completed, the chiefs will offer a guide for different activities such as hiking in the mountains, ascend a river, go snorkeling, go to another village with the speed boat or go take a dip under a waterfall. In the village, we were invited to visit the schools, go to mass, eat in people's homes, ... The
mayor of a village on Ono asked the sailors around if they could come fix a generator. He could not of landed on a better bunch since there was a mechanic, an engineer and an electrician in the group. Unfortunately, a swarm or wasp made a nest inside big enough to cover all the aeration vents. The generator which had overheated was too damaged to be fixed without any spare parts. We also noticed that in the villages where many tourists visit, the chef will
usually stop after performing the Savusavu. Where the large cruise ships stop, they would ask for money on top of the kava and the villagers would offer souvenirs made in China or India. Not quite the same experience.

The islands are also recognized for the excellence of the scuba diving and the luxury hotels. After we decided that we had drank enough kava in the archipelagos in the south of Veti Levu, the main island, we headed west to spend some time at Musket
Cove marina and resort. This place is very popular amongst cruisers and a good place to kick back and relax. Other than bars on the beach or near the swimming pools, restaurants, a spa, small and expensive grocery stores, there is a dive center. So we took full advantage. The coral reef are beautiful and we saw some very large fish. We then continued our
exploration further north making stops here and there but spending the most time in Waya. It was the second time we were asked for pain killers like ibuprofen or acetaminophen. So we gave Simon who had a hard time walking because of pain in his leg some twenty caplets. His daughter in law, Amelia was so grateful that she invited us for diner and treated us like royalty. When she asked if I needed anything else, I said that I could use some water to wash clothing so
she invited to bring what I needed to wash to her house the next morning. I did try to wash them myself but she would not hear of it. She insisted on doing everything by hand. I looked into the health service to get a better understanding. There are only three hospitals located on two of the three hundred islands. There was one nurse for all the inhabitants of this island but she doesn't give this type of medications and, no pharmacy. Even if there was, it doesn't mean they have any money to pay. Difficult for us to imagine not being able to treat the simplest of headaches.

A party was going on in Lautoka when we stopped for our exit papers and supplies because their national rugby team had just won gold at the Olympics. Were they ever proud! Impressive how this sport is popular around the world but even more in the Pacific. We didn't even know Canada had a team before we left the country. And never mind the rules! People even told us we are pretty good. Really? Next stop, New Caledonia.



For more pictures, click here.