La/the route

La/the route

Saturday, January 21, 2017

NZ 11-2015 à/to 05-2016 part I

For English, see below the line in red.

On anticipe toujours que la traversée sera dure dans les mer du sud mais finalement, ça c’est bien passé. Une journée de mauvais temps l’avant-dernier jour avec des vents d’une trentaine de noeuds et un mer agitée mais ça fait partie du  rituel de passage pour se rendre ici. C’est comme si c’était la manière, un peu agressive, à Aotearoa (Nouvelle-Zélande en maori; le pays au long nuage blanc) de nous souhaiter la bienvenue. Il est conseillé de faire de l’ouest au début car le vent vient de cette direction à l’approche du pays et pourrai déporter le bateau trop à l’est. Effectivement, nous avons eu au début du vent faible de SE qui est vite monté à 15 noeuds maximum avec des hauts et des bas.  Au moment ou le vent était au plus fort, il avait viré au NW. L’approche de la Bay of Island s’est fait au moteur car le vent avait complètement tombé. Nous sommes arrivés à Opua le neuvième jours.

Nous avons choisi la Nouvelle-Zélande en partie parce que les derniers travaux sérieux effectués sur le bateau dataient de Trinidad quelques années auparavant. Bidule commençait à être dû pour un peu d’amour. Entre autres, le gréement dormant avait besoin d’être remplacé et les voiles de réparations et renforts. Nous devions repeindre le pont et trouver une solution pour les bases de chandelier qui gardaient l’eau ce qui nous causait des problèmes de rouille. Côté mécanique ; remplacement de la bague hydrolube, des supports du moteur et des câbles de commande. Une fois le bateau sorti de l’eau, nous avons découvert que la peinture décollait sous la ligne de flottaison alors nous l’avons fait poncer au jet de sable par des pros. C’est pas que c’est particulièrement bon marché à comparé au Caraïbes par exemple mais pour le Pacifique, c’est ce qu’il y a de plus raisonnable. Par ailleurs, la Nouvelle-Zélande ayant le plus de bateaux par capita au monde, les pièces et la main d’oeuvre qualifiée sont plus facile à trouver. Le gros bémol est l’électronique car c’est souvent moins cher de le faire venir des États-Unis que de l’acheter ici. J’essaie encore de comprendre pourquoi. 

Donc notre mission première fut de trouver un chantier. La plupart des visiteurs comme nous choisissent soit le chantier de Opua dans la Bay of Island ou un des chantiers à Whangarei ou à Aukland. Notre entrée qui c’est super bien déroulée soit dit en passant, a été fait à Opua. C’est certain qu’après avoir gratté la coque, brossé les dessous de chaussures, astiqué l’équipement de camping, tué les bestioles à bord, rincé l’équipement de plongée, nettoyé les fonds, jeté les coquillages et vidé le réfrigérateur aux Tongas avant de partir, ça ne pouvait pas faire autrement que de bien aller une fois sur place! Toute la procédure à suivre peut-être trouvée dans une revue nommée «The Gateway» trouvée dans les endroits fréquentés par les navigateurs à Neiafu aux Tongas. Il ne faut pas oublier d’appeler les douanes une semaine après l’arrivée pour demander un numéro d’importation qui nous exempte de la taxe. À l’arrivée, les agents nous remettent un papier qui nous sauve la taxe locale sur les pièces et la main d’oeuvre reliés au bateau (GST 15%) mais ils ne vantent pas trop le fait qu’on peut aussi sauver la taxe sur les pièces importées. Bon, revenons à nos moutons (ha! ha! moutons et Nouvelle-Zélande... cet expression n’aura jamais été aussi bien utilisé!), nous avons tout de suite décidé que ce n’était pas la place pour faire le genre de rénovations que nous voulions faire car Opua est loin de tout alors il faut une voiture pour faire les courses. De plus, le chantier n’est pas aménagé pour les gens qui vivent à bord pendant les travaux (pas de cuisine, salon, laverie, ...) Aukland est plus loin, plus gros et plus cher... Alors ça laisse Whangarei. Nous avons sorti le bateau à Dockland 5 parce qu’ils ont un coin réservé pour les bateaux en acier alors personne ne fait de cas si on envoie un peu de métal dans les airs, ils ont un bon travelift et le site est bien aménagé. Nous n’avons pas entendu de commentaires particulièrement négatifs sur les 3 autres chantiers du coin donc ce n’est pas le choix qui manque. Alors au travail pour deux bons mois!!!!


Bon, ça peut pas être juste du travail!!! Whangarei n’est pas la meilleure place pour s’amuser à faire de la voile mais pendant qu’on est en chantier, on s’en fou de toute façon. Par ailleurs, la ville à de quoi offrir au touristes; jolie piste cyclable, sentiers pédestres, jardins, chutes, pêche, musées, restos, ... C’est un bon endroit pour profiter de la Nouvelle-Zélande pendant les jours de repos. Pour le nouvel an, Gaston est retourné au Québec car la photo de son permis de conduire était échue et le un an sans photo passé. Quand le chat est parti, la souri danse! Mais juste un peu car j’avais un pont à repeindre (quand même pas le pont de Québec !). J’ai loué une voiture avec des copains québécois et nous avons été faire une ballade sur le haut du mont Manaia et une visite de Waipu pour les Highlander games de la nouvelle année qui on seulement eu lieu à moitié à cause de la pluie. A noter que Whangarei est souvent surnommé Whangarain. En parlant de Québecois, c’est la première fois qu’on en rencontre autant depuis un méchant bout! Il y avait des équipages de quatre autres bateaux dans le coin en même temps. Ça fait du bien en s’tie de se laisser aller à parler en Québecois pour un réveillon de Nowel! J’ai aussi pris une pause pour me rendre à Russell dans la Bay of Island et participer au Tall ship race 2016 en tant qu’équipière sur une jonque. Il n’y avait pas de vent... Nous sommes finalement arrivés cinquièmes ; vive le temps compensé car en temps réel, nous étions dernier. Mais, au moins, nous n’avons pas abandonné ce qui a été le cas de la plupart des jonques. 



Notre deuxième mission en Nouvelle-Zélande était de partir en roadtrip. Nous l’avons accompli mais j’en parlerai dans le prochain article. 

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We always anticipate that a crossing in the south seas will be hard but it turned out to be not so bad. A day of bad weather the day before the last with winds of thirty knots and a rough sea but, it's almost part of a ritual for the passage to get here. It’s as if it was Aotearoa’s (New Zealand in Maori: the country with a long white cloud) rather agressive way of welcoming us. It is usually advised to start by going west because the wind comes from this direction when approaching the country and could deport the boat too far to the east. Indeed, the crossing began with a SE wind of almost nothing to 15 knots maximum depending on the day. When the wind was at its peak, it was NW. The approach of the Bay of Island was done with the engine because the wind had completely died down. We arrived in Opua after 9 days.


We chose New Zealand partly because the last serious work carried out on the boat dated back to Trinidad a few years ago. Bidule was due for a little love. Among other things, the rigging had to be replaced as well as the transmission cables and the deck repainted. In addition, we had to find a solution for the stanchion bases were the water would accumulate and cause rust issues and a sailmaker to make some modifications to our sails. Once the boat came out of the water, we discovered that the paint was peeling under the waterline so we had it sandblasted by pros. It is not that it is particularly cheap compared to the Caribbean for example but for the Pacific, it is one of the most reasonable. In addition, with New Zealand having the most boats per capita in the world, parts and skilled labor are easy to find. The big drawback is electronics because it's often cheaper to get it shipped from the US than buy it here. I'm still trying to figure out why.

So our first mission was to find a boatyard. Most visitors, like us, choose either the Opua shipyard in the Bay of Island or one of the shipyards in Whangarei or Aukland. Our entry in the country which went very well by the way, was done in Opua. Of course, after having dived to clean the hull, brushed the underside of our shoes, polished the camping equipment, killed any criters on board, rinsed the diving equipment, cleaned the bidlge, tossed any shells and emptied the refrigerator in Tonga before leaving, what else could of happened! The whole procedure can be found in a magazine called "The Gateway" found in places frequented by sailors in Neiafu, Tonga. Do not forget to call customs a week after arriving to ask for an import number that exempts us from the tax. On arrival, the agents hand us a paper that get us out of paying the local tax on the parts and labor related to the boat (GST 15%) but they don’t out right tell you how to avoid the tax on imported parts. Ok, back to the subject, we immediately decided that this was not the place to do the type of renovations we wanted because it is far from any grocery stores so you need a car to shop and the yard doesn’t have any accomodations for liveabords (kitchen, washing machines, lounge, ...) Aukland is farther away, bigger and more expensive ... So this leaves Whangarei . We left the boat at Dockland 5 because they have an area for steel boats only so no one makes a fuss if we send a few metal chards in the air, they have a good travelift and the site is well equiped. We did not hear any particularly negative comments about the other 3 yards in the area so plenty of choices. So time to get to work for two good months !!!!






Well, it can’t be just about work !!! Whangarei is not the best place to have fun sailing around but whilst we are on the hard, we don’t care anyway. Moreover, the city has plenty to offer the tourist; beautiful cycling paths, hiking trails, gardens, waterfalls, fishing, museums, restaurants ... This is a good place to enjoy New Zealand on a day off. For the new year, Gaston returned to Quebec because the photograph of his driver's license had expired and the one year without a picture had past. When the cat is away, the mice will play! But just a little bit because I had a deck to repaint. I rented a car with friends from Quebec and we went for a hike to the top of Mount Manaia and to Waipu on New Year’s day for the Highlander games which were half cancelled due to rain. Note that Whangarei is often nicknamed Whangarain. Speaking of people from Quebec, this is the first time we have met so many in a long time! There were crews of four other boats in the area at the same time. It felt good to speak in Quebecois for a X-mas party! I also took a break to go to Russell in the Bay of Island to crew on a junk in the Tall ship race 2016. There was no wind ... Good thing there is compensated time because in real time, we were dead last. But, at least, we dind’t give up which is what most junkies did.  





Our second mission in New Zealand was to go on a roadtrip. We accomplished that also, but I will write about it in the next article.

Tuesday, January 17, 2017

Tongas: Ha'apai & Tangatapu 22-10 à/to 14-11-2015

For English, see below in red.

Les Tongas sont divisés en trois archipels majeurs; Vava'u au nord, Ha'apai au centre et Tongatapu au sud. On nous avait conseillé de rester plus longtemps dans le nord car c'est le plus beau des trois archipels. C'est donc ce que nous avons fait pour les 40 premiers jours de nos 60 jours. Ceci nous laissant seulement un peu plus de deux semaines pour se rendre jusqu'au sud et préparer la traversée vers la Nouvelle-Zélande avant le début de la saison des cyclones. Le conseil était bon car il est vrai qu'il y a beaucoup à faire au nord mais nous aurions quand même pu nous réserver un peu plus de temps pour Ha'apai. Par ailleurs, comme dans tous les archipel d'îles de sable où la plongée
est bonne, les mouillages sont souvent moins protégés et les fonds parsemés de patates de corails. De plus, il faut bien s'approvisionner car les étagères des
épiceries sont très peu garnies. Nous sommes allés à la recherche de papier de toilette, seul item sur ma liste que j'avais oublié mais, qui est assez important finalement. Heureusement, de ça, ils avaient!  Les gens sont accueillant mais plus réservé. Probablement parce qu'ils ne parlent pas tous anglais.

Un après-midi, nous étions à l'ancre avec seulement un autre bateau copain
devant la plage sablonneuse et déserte de Uanukuhahaki quand Gaston décide qu'il a le goût de préparer du bois pour faire un feu. Nous avons travaillé inhabituellement fort pendant une couple d'heures car en plus de ramasser du bois mort, nous avons haché un cocotier tombé et roulé les billots jusqu'à la plage pour faire des sièges. Nos copains français sont venus nous rejoindre au moment où nous méditions sur comment faire tomber quelques noix de cocos pour assouvir notre soif (on est pas de très bon grimpeur). Je ne sais pas si Gaston a eu une prémonition mais, pendant que nous dégustions
notre eau de coco, d'autres bateaux ce sont mis à arriver. D'abord un jeune couple d'américain qui voulait, comme nous, préparer un feu car un autre copain de route avait pêché un gros poisson. Nous leur offrons de partager le nôtre. Arrive ensuite le catamaran canadien avec à son bord un autre jeune couple (elle de Saskatchewan et lui d'Alberta) et le fameux poisson. Mais c'est pas fini! Trois autres bateaux;  français, américain et allemand apparaissent à l'horizon. Voilà! La soirée tranquille à quatre devient une petite fête sur la plage surplombée par la lune et les chauves-souris. C'est cette spontanéité et cette camaraderie instantanée qui rendent le voyage intéressant.

La capitale, Nukualofa, se trouve dans l'archipel sud. Il y a un petit port gratuit
pour pratiquer un amarrage tahitien mais la plus part du monde préfère s'ancrer devant le Big mama's yacht club dont nous sommes maintenant membre. C'est à l'île Pangaimotu en face donc, à l'écart des bruits de la ville et des odeurs de poisson du port. Le club offre un service de navette à tous les matins pour aller se promener en ville. L'équipe très serviable s'occupe aussi de la lessive, du remplissage des bouteilles de propane, de livraison de diesel au jerrycan et de servir des bières bien fraîches. Par ailleurs, il n'ont pas beaucoup d'eau sur l'île alors il faut aller au port pour remplir les réservoirs. C'est une
aventure car il faut aller au quai des gros bateaux de pêches. S'informer des arrivés des ces navires avant d'y aller aurait été une bonne idée mais on est pas toujours vite, vite. Nous nous sommes donc retrouvés sans place pour accoster. Gaston a rapproché le bateau assez près d'un autre quai pour que je puisse sauter à terre et aller demander comment faire. Nous nous sommes finalement retrouvés à couple avec deux gros bateaux et, avec des tuyaux raboutés passés d'un à l'autre pour nous rejoindre. Les pêcheurs ricanaient en nous regardant d'en haut car Bidule était à peu près aussi gros que leur annexe.


Pour la première fois depuis notre départ, nous avons manqué d'alcool à brûler pour notre poêle. C'est déjà pas évident d'en trouver pour boire mais pour brûler, il n'y en a pas une goutte dans tout le pays. Nous avons donc acheté un rond au propane que nous avons relié à la bouteille du BBQ et que nous avons fixé à l'intérieur. Ça devrait aller pour se rendre jusqu'en Nouvelle-Zélande.  La fenêtre météo pour le départ c'est fait longtemps attendre. D'ailleurs, nous avons dû faire une extension de visa. Nous aurions aimé mieux partir avant car faire cette demande ici était beaucoup plus compliqué qu'à Neiafu. Donc, départ pour un 9 jours de navigation afin d'effectuer le 1050 miles entre nous et la Nouvelle-Zélande...

Quelques photos supplémentaires en cliquant ici.
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The Tongas are divided into three major archipelagos; Vava'u in the north, Ha'apai in the center and Tongatapu in the south. We were advised to stay longer in the north as it is the most beautiful of the three archipelagos. So that's what we did for the first 40 days of our 60 days stay. This left us only a little more than two weeks to get to the south and prepare for the crossing to New Zealand before the start of the cyclone season. The advice was good as it is true that there is a lot to do in the north but we could still have put aside a
little more time for Ha'apai. Moreover, as in all archipelagos of sandy islands where the diving is good, anchorages are often less protected and the bottoms
covered in coral heads. In addition, it is important to get all the needed supplies in the north because the shelves in the grocery stores are very bare. We went in search of toilet paper, only item on my list that I had forgotten but happens to be important. Fortunately, of that, they had! People are welcoming but more reserved. Probably because they do not all speak English.

One afternoon, we were sailing with another couple and we arrived at an empty
anchorage in front of the deserted sandy beach of Uanukuhahaki. Gaston decided that he wanted to prepare wood to make a fire. We worked unusually hard for a couple of hours because in addition to picking up dead wood, we chopped a fallen coconut tree and rolled the logs up to the beach to make seating. Our French friends came to join us as we were meditating on how to get a few coconuts to fall so we could quench our thirst (we are not talented climbers). I don't know if Gaston had a premonition but while we were enjoying the coconut water, other boats started to arrive. First a young American couple
who wanted, like us, to prepare a fire because another friend was on his way with a large fish he just caught. We offered to share ours. Then the Canadian catamaran with another young couple (she from Saskatchewan and him from Alberta) and the fish. But it wasn't over! Three other boats; French, American and German appear on the horizon. The quiet evening for four instantly became a small party on the beach overlooked by the moon and the bats. It is this spontaneity and instant camaraderie that make the journey interesting.


The capital, Nukualofa, is located in the southern archipelago. There is a small port where it is possible to practice a tahitian mooring for free but most prefers to anchor in front of the Big mama's yacht club of which we are now members. It is on Pangaimotu Island opposite to the city, so away from the noises and the smell of fish in the harbor. The club offers a shuttle service every morning for visiting and provisioning. The very helpful team also handles laundry, filling propane bottles, delivering diesel in jerrycans and serving fresh beers. However, they do not have much water on the island so you have to go to the port to fill the tanks. It's an adventure because you have to go to the same docks as the big fishing boats. To inquire about the arrival of these ships before going there would have been a good idea but we these sorts of brilliant ideas don't always come to us at the right time. We therefore found ourselves without room for docking. Gaston managed to bring the boat close enough to another
dock so I could jump to the ground and go and ask for instructions. We finally found ourselves tied to a couple of big fishing boats with interconnected hoses going a crossed to reach us. The fishermen sneered at us from above, for Bidule was about as large as their dinghy.


For the first time since we left, we ran out of burning alcohol for our stove. It is not easy to find any to drink but to burn, there is not a drop in the whole country. So we bought a propane burner that we connected to the bottle of the BBQ and tied it to the stove. This should do to get to New Zealand. The weather window for the departure is a long time waiting. So much so that we had to ask for a visa extension. We would have preferred to leave before because making this request here was much more complicated than in  Neiafu. So we depart for a 9 days to sail the 1050 miles between us and New Zealand ...

A few more pictures to see if you click here