La/the route

La/the route

Sunday, August 28, 2016

Vava'u, Tongas 11-09 à/to 24-10-2015

For English see below the line in red.

Notre arrivée à Neiafu aux Tongas fut mémorable. Le quai des douanes ne nous était pas accessible étant bondé de voiliers. Un des capitaines nous informa qu'ils attendaient un camion citerne de diesel. Pendant que nous tournions en rond à attendre que le quai se libère car nous devions effectuer l'entrée avant de s'ancrer, le moteur se met à déconner. Tant bien que mal, nous réussissons a nous accrocher à un mooring privé et libre qui appartient à Dieu sait qui. Nous essayons de rejoindre les autorités sur le VHF 16 tel qu'indiqué dans les guides mais la seule personne à l'écoute est une femme qui organise des tours de l'île. Elle nous offre de trouver quelqu'un pour nous remorquer vers le quai si c'est nécessaire. Nous lui répondons que nous allons d'abord regarder si nous pouvons réparer. Après vérification, nous découvrons que le câble de réglage de vitesse est coupé. Gaston attache donc une corde sur le levier d'accélération dont l'autre bout se rend au cockpit et abouti dans un taquet coinceur. Ceci nous permettra de nous servir du moteur le temps d'aller aux douanes et de trouver une bouée de mooring appropriée. Le lendemain, nous partons à la recherche d'un nouveau câble. Le seul que nous trouverons est un câble usagé trois fois trop long et trois fois trop cher. Le monsieur qui nous le vend sait prendre avantage des gens mal pris car il n'y a pas de pièces aux Tongas. Il faut trouver quelque chose pour
se rendre jusqu'en Nouvelle-Zélande alors pas le choix. La cerise sur le sundae est que nous découvrirons dans les jours qui suivent qu'un de nos haubans a un toron de cassé au niveau du sertissage du haut. Pendant que nous nous demandons, un peu découragés, comment nous allons trouver un nouveau câble, un couple d'amis qui se trouvait déjà dans le coin nous annonce qu'ils ont accepté un boulot en tant qu'équipier sur un super yacht qui part pour la Nouvelle-Zélande. Notre bonne étoile nous sourit enfin car ils reviendront en avion avec notre câble dans leurs bagages. En échange, nous garderons un œil sur leur bateau. 

L'attente de leur retour nous donne amplement le temps de se familiariser avec la ville de Neiafu où l'ambiance à la fête est créée par les parades pour encourager l'équipe de rugby et les pratiques de l'école de musique. Le dimanche, les voix angéliques des chorales
d'église s'élèvent directement vers le ciel. On y trouve un marché bien garni de légumes frais et un autre de poissons. La bonne viande et le café moulu sont, par contre, plus difficile à trouver. Notre passe-temps préféré étant toujours d'essayer les différents restaurants; ici, nous sommes choyé car il y en a au moins une dizaine. Nous avons même fait la rencontre d'un Suisse-Allemand qui cuisinait de la Poutine. Elle était bonne malgré le manque des authentiques crottes de fromage. Le vendredi soir, le ministère du tourisme invitait les plaisanciers à un buffet gratuit de dégustation des mets
traditionnels suivit d'un spectacle de danse. Attention de ne pas se retrouver trop près du buffet au moment ou le ministre fini son discours quelque peu assommant car il est possible de se faire piétiner par ceux qui veulent à tout prix se remplir une bonne grosse assiette. J'y était car je discutait avec les dames de la confection des différents mets quand le discours a débuté. Je me suis fait écraser un orteil et j'ai penché la tête juste à temps pour éviter le coude qui s'alignait sur mon œil. J'ai réussi à m'extirper pour rejoindre Gaston et attendre que ce groupe de goinfres passe en premier. Ils venaient
tous du même coin du monde (très près de chez-nous) mais je vous laisse deviner lequel. Ils furent comme un ouragan qui dévaste tout mais les dames du buffet ont quand même fait de leur mieux pour nous donner quelque chose à se mettre sous la dent après leur passage et c'était délicieux. La particularité des danses traditionnelles est que les danseuses qui sont habillées des chevilles jusqu'au cou car leur religion impose des règles strictes, enduisent les seules parties exposées c'est-à-dire leur bras et leur épaules d'huile. Ceci sert à faire coller les billets de banque que les spectateurs
vont leur donner en montant sur la scène pendant la prestation. Ça ressemble étrangement à une tradition de par chez nous mais où les femmes portent beaucoup moins de vêtement et il faut surtout pas essayer de monter sur scène. J'ai pas réussi à savoir d'où ça venait.






Comme tout coin fréquenté par des plaisanciers anglophones, il y a un net sur la radio VHF
à tous les matins sauf le dimanche. L'écoute de celui-ci aide à connaître les différentes activités et lieux d'intérêt de l'endroit. Nous étions un peu confus au début car les gens parlaient en numéro. Par exemples, il y a une galerie d'art au #11 ou le snorkeling est bon au #13. Ça nous a pris un moment avant de réaliser que la compagnie locale de charter a écrit un petit guide pour sa clientèle dans lequel les différents endroit où jeter l'ancre sont numérotés. Ceci dit, nous avons visité les mouillages 1, 7, 8, 13 et 16. Pas très pratique comme information sans le guide. Le premier est en face de Neiafu. 



Au 7, Port Maurelle, se trouve une grande plage et une grotte dans laquelle il est possible d'entrer avec l'annexe. La voûte est tapissée de chauve-souris et de gros banc de petits poissons nagent à l'intérieur. 



Nous sommes arrêtés au 8, Nuku, en chemin vers Ha'apai. C'est un îlot de sable blanc ou il fait bon se baigner.








L'entrée très étroite de Hunga lagoon, le 13, est inquiétante sur papier mais se fait bien
finalement. L'ancrage n'est pas évident car c'est profond. Les gens du village sont sympathiques. C'est un endroit bien protégé des vents forts. 








David vit avec sa femme et ses enfants dans la baie de Vaka'eitu. Il a profité de notre venu au mouillage 16 pour demander à Gaston de réparer le hors-bord qu'il venait d'acheter d'occasion. Ensuite, le mot c'est passé et deux autres moteurs brisés sont apparus. En échange, nous avons reçu des fruits, du poisson et du porc. Sa femme m'a montré comment elle tisse les tapis (je n'ai pas fait preuve de beaucoup de talent) et les enfants nous fait visiter l'île. Nous aurions pu faire d'autres mouillages encore car il y en a une trentaine en tout. Les mouillages sont beaux et tranquilles
mais en plus, la voile pour se rendre d'un à l'autre était superbe. La houle est brisépar tous les récifs et le vent était autour du 10-15 nœuds. Ça nous rappelait les temps passés sur un lac à faire des journées de voile que pour le plaisir. 

À suivre... 

Plus de photos sur cette première partie en cliquant ici.
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Our arrival at Neiafu in Tonga was a memorable one. The Customs dock was crowded with sailboats that, as we discovered by talking with one of the captains, were waiting for a diesel tanker. While we were circling and waiting for the dock to free up because we have to do the paperwork before anchoring, the engine started acting weird. Somehow we managed to grab on to a free and private mooring that belonged to God knows who. We tried to reach the authorities on VHF 16 as indicated in the guide books but the only person listening was a woman who organizes tours of the island. She offered to find someone to tow us to the dock if necessary. We thanked her and answered that we would first take a look at the problem and see if we can fix it. After verification, we discover that the speed control cable was cut. Gaston therefore attached a rope to the lever of the throttle with the other end going to the cockpit and finishing in a cleat. This would allow us to use the engin long enough to go through customs and find a suitable mooring buoy. The next day we started looking for a new cable. We eventually found one three times too long and three times too expensive. The gentleman who sold it to us knows how to take advantage of people who can’t find parts because there are not ship chandlers in the Tongas. We needed to find something to get us to New Zealand, so no choice. The icing on the cake is that we
discovered in the days that followed that one of our stays was coming appart at the top. While we were pondering, a little discouraged, how we will find a new cable, a couple of friends who were already in the area announced that they had accepted a job as crew on a super yacht which was leaving for New Zealand. Our good fortune finally smiled at us since they returned by plane with our new cable in their suitcase. Meanwhile, we kept an eye on their boat.


Waiting for their return also gave us ample time to become familiar with the town of Neiafu where the festive atmosphere was created by the sounds of parades to encourage the national rugby team and the practices of the orchestra from the school of music. On Sunday, the angelic voices of church choirs rise straight to the sky. There is a well stocked market of fresh vegetables and another for fish. Good meat and ground coffee are however harder to find. Our favorite pastime being to try different restaurants; we were spoiled because there are at least a dozen. We even met a Swiss-
German cook who prepared Canadian « Poutine ». It was good despite the lack of authentic cheese curds. On Friday nights, the Ministry of Tourism invited cruisers to a free tasting of traditional dishes followed by a dance performance. One had to be careful not to end up too close to the buffet when the minister finished his somewhat tedious speech because one could be trampled by those who are desperate to fill a big fat plate. I found out the hard way because when the speech began, I was having a chat with the ladies arranging the food about the preparation of the various
dishes. After suffering from a crushed toe and moving my head just in time to avoid an elbow in the eye, I managed to extricate myself and join Gaston so we could wait for this group of gluttons to go first. They all came from the same part of the world but I'll let you guess which one. They were like a hurricane that devastated everything in its path but the ladies still did their best to find us something to taste and it was delicious. Religion is very overbearing in Tonga and women are usually dressed from knee to elbow. This is true even during traditional dances with the exception of the shoulders
and arms which are covered with oil. The audience can then walk up on stage during their performance and stick banknotes in the oil. Kind of strange to be in a religious country and find a tradition that strangely looks like one of ours except our women wear much less clothing and it’s not a good idea to try and go on stage. I have not managed to find out where this comes from.




Like any area frequented by English sailors, there is a net on VHF radio every morning
except Sunday. Listening to it helps to know the different activities and places of interest in the area. We were a little confused at first because people were talking in numbers. For example, there is an art gallery at # 11 or snorkelling is good at # 13. It took us a while to realize that the local charter company wrote a little guide book for its customers in which different places to anchor are numbered. That said, we visited the numbers 1, 7, 8, 13 and 16. Not very convenient information without the guide. One is in front of Neiafu. 

Number 7, Port Maurelle, has great beach and a cave in which it is possible enter with the dinghy. The vault is covered with bats and large schools of small fish swim in the entrance.


We stopped at #8, Nuku, on the way to Ha'apai. It is a white sand island where the swimming is nice.


 The entrance to Hunga lagoon, #13, looks a bit scary on the maps but is really easy. The
anchoring once inside is more difficult as the water is deep. The villagers are friendly and it is well-protected from strong winds. 






David lives with his wife and children in the Bay of Vaka’eitu or #16. He asked Gaston if he could take a look at the outboard he just bought used because the propeller was not spinning. Gaston notice right away that the pin was broken and made him a new one.  Then the word got around and two more broken engines appeared. In exchange, we received fruit, fish and pork. His wife showed me how she weaves carpets (I have no talent whatsoever!) and the kids showed  us around the island. There are thirty anchorages in all so more could of been done. The sailing was amazing; the reefs
around keep the sea calm and there was 10-15 knots of wind. Reminded us of the days we were sailing on a lake.


To be continued...