La/the route

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Sunday, September 20, 2015

Traversée/crossing Hawaï -Polynésie 01-04 à/to 19-04-2015

For English, see below the line in red.

Nous pensions faire les pleins de diesel à Ala Wai Harbour mais un fois sur place, nous avons découvert que le terrain a été vendu à quelqu'un qui semble plus intéressé à y vivre comme un hippie qu'à vendre de l'essence. Ceci nous posait un petit dilemme car la prochaine station pour bateau sur Ohau est assez loin et dans la mauvaise direction. En d'autres mots, il aurait fallu dépenser une partie de nos réserves pour revenir à l'océan. Sinon, il fallait bidonner mais la station pour les voitures la plus proche est en fait, bien loin. Finalement, nous avons décidé d'arrêter à Kona vu que c'était sur le chemin. Ceci nous permettait en même temps de dire un dernier au revoir à nos copains.  La houle à la sortie de Honolulu était impressionnante. C'est la première fois que je vois Gaston souffrir du mal de mer. Départ à 8h, nous sommes au près entre les îles, au moteur sous leur vent et nous arrivons dans la matinée du lendemain. Nous restons à peine une heure et c'est le départ vers les Marquises... Euh, Tahiti... Euh, les Marquises... Euh, Tahiti... En tout cas, nous avons dit Tahiti à l'immigration sans vouloir admettre autre chose. (Nous sommes toujours un peu mal pris avec le visa de 3 mois qui n'est pas assez long.)

La stratégie n'était pas très compliquée; faire le meilleur près possible avec le vent du NE jusqu'à l'équateur en espérant traverser autour du 140º de longitude. Ensuite, faire du près avec le vent du SE vers la destination finale que nous ne nommerons pas.  Les premiers 10 jours furent comme vivre dans des montagnes russes. La météo annonçait 15 à 20 nœuds de vent et nous avons eu 25 à 30 avec une houle d'au moins 4 mètres. Étant au près et ayant la vague dans le nez, nous nous attendions à ce que Bidule tape beaucoup mais il a très bien performé (en moyenne 120 miles par jour). Par ailleurs, ça arrosait beaucoup et il était difficile de se tenir debout. Alors, à part les ajustements de voiles et se faire à manger, nous restions bien tranquille dans nos couchettes. Arrivé à la zone de convergence juste au nord de l'équateur, le vent est tombé complètement. Les trois prochains jours nous avancions au moteur. Nous avons profité de ce bon moment pour prendre une douche qui était plus que dû et se faire des repas plus copieux. A l'approche de l'équateur, nous avons décidé d'arrêter le moteur et attendre le vent car la réserve de diesel avait déjà diminué beaucoup. Le vent ne s'est pas fait attendre bien longtemps car même si les gribs n'en annonçait pas pour le reste du trajet, nous avons toujours eu autour d'une dizaine de noeuds. Quelques fois, il tombait avec le couché du soleil nous forçant à faire un peu de moteur mais il revenait en soirée. Nous sommes arrivés le soir tombé mais nous avions déjà ancré dans cette baie alors nous savions où aller. La traversée de 2200 miles a pris 19 jours.

Ceux qui ont une bonne mémoire se souvienne peut-être que l'année dernière, les douaniers, après avoir confisqué de la boisson et avoir fait une petite fête, ont échoué leur seul bateau sur un récif des Tuamotus. Ceci laissait à penser que personne ne vérifierait les voiliers dans les Marquises cette année. Mais, il ne faut jamais les sous-estimer! Ils sont embarqués sur un bateau militaire qui a des fonctions scientifiques et de protection du territoire de pêche pour faire leur tournée. Semblerait qu'ils ont donné des amandes particulièrement salées aux gens qui allaient visiter Fatu Hiva avant de faire leur entrée ce que les navigateurs ont pris l'habitude de faire. Si, "par hasard", nous étions arrivés sur Nuku Hiva sans faire de papiers pour gagner un petit mois d'extra et que le bateau en question serait arrivé dans la même baie 5 jours après nous, il nous serait jamais venu à l'idée de passer à côté d'eux sans se faire remarquer pour aller se cacher dans la baie suivante et éviter leur visite. Jamais nous aurions osé retourner dans la première baie après leur départ pour faire de l'approvisionnement. Nous n'avons pas non plus fait un arrêt plongée d'une semaine dans l'atoll de Tikehau aux Tuamotus. Bien sûr que non car nous avons été directement à Tahiti.

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We were planning to fill up with diesel at Ala Wai Harbour but once there, we discovered that the land was sold to someone who seems more interested in living there like a hippie than selling petrol. This created a dilema because the next station for boats on Ohau is far and in the wrong direction so we would of had to spend some of our reserves to return to the ocean. Next solution, was to jerrycan but the nearest car station was actually pretty far away. Finally, we decided to stop at Kona as it was on the way. This also allowed us to say a last goodbye to our friends. The swell at the exit of Honolulu was impressive. It is the first time I see Gaston suffer from seasickness. Departure at 8 am, we sailed upwind between the islands, motored under their wind and we arrived the next morning. We barely stayed an hour and it's off to the Marquesas ... Euh, I mean Tahiti... Euh, the Marquesas... Euh, Tahiti ... In any case, we said Tahiti to immigration and we admit to nothing else. (We're still a little stuck with the 3 month visa not being long enough.)

The strategy was not very complicated; go upwind as much as possible in the NE winds up to the equator hoping to cross around longitude 140º. Then go upwind in the SE winds to the final destination which will not be named. The first 10 days were like living in a rollercoaster. The forecasted 15-20 knots of wind ended up being 25-30 with a swell of at least 4 meters. Being upwind and with the wave in the nose, we expected Bidule to slam down on the waves constantly but she performed very well (an average of 120 miles a day). However, it sprayed a lot and it was difficult to stand. So other than making adjustments to the rig and cooking some food, we stayed quietly in our bunks.  Once arrived at theconvergence zone just north of the equator, the wind dropped completely. The next three days, we moved using the engin. This was a good time to take a much needed shower and prepare better meals. As we approached the equator, we decided to stop the engine and wait for the wind since the diesel reserves had already decreased greatly. The wind did not make us wait very long because even if the gribs were not showing any for the rest of the way, we always had around a dozen knots. Sometimes it would die down when the sun would set forcing us to use the engine but it usually returned in the evening. We arrived in the dark but we had already anchored in that bay so we knew where to go. The 2,200 miles journey took 19 days.


Those with a good memory may remember that last year, the customs officers, after confiscating a large quantity of alcohol and having a little party, put their only boat up on a reef of the Tuamotus. After that, everyone was thinking that nobody would check the sailboats in the Marquesas this year. But you should never underestimate them! They embarked on a military boat with scientific and protection of fishing territory functions. Apparently, they gave some steep fines to people who were caught visiting Fatu Hiva before clearing in which has become a usual thing to do. If, by any chance, we had actually arrived in Nuku Hiva without clearing in to gain a extra month and the vessel in question would have happened to show up in same bay five days later, the thought would of never crossed our minds to lift up anchor and pass in front of them without beeing seen really early the next morning before they started their rounds. We would have never dared stay hidden in the next bay until they left and then return to the first bay to get provisions. And, we wouldn't have made a diving stop of a week in Tikehau an atoll of the Tuamotus. Of course not! Because we went directly to Tahiti!


Sunday, September 6, 2015

Honolulu, Ohau, Hawaii : de/from 19-01-2015 à/to 29-04-2015

For English, see below the line in red.

La traversée entre Big Island et Oahu c’est bien passé avec 15 à 20 noeuds de vent sur le travers entre les îles et rien du tout sous les îles. Donc 17h30 au moteur et 26h à voile. Pas beaucoup de trafique de bateau, deux baleines à bosse et un banc de dauphins. Notre nouvelle résidence jusqu’à notre départ vers la Polynésie Française sera Ala Wai Harbor en plein centre de Honolulu et juste au bout de la plage de Waikiki. L’accueil n’est toujours pas très chaleureux et il y a encore plus de procédures à l’arrivée. Par exemple, pour rester plus de 10 jours, il faut avoir des assurances responsabilités civiles qui spécifie l’adresse de la marina, passer une inspection de 15$ pour s’assurer que tous les équipements de sécurité et un réservoir d’eau noir soit à bord et faire un tour des bouées d’entrées au moteur pour prouver que notre bateau est en état de naviguer. Parce que venir de Tahiti  ne prouve pas, selon eux, que le bateau est en état de naviguer.  L’inspecteur donne comme excuse qu’ils ne nous voient pas arriver. Mais de quelle autre façon aurions-nous pu arriver? Bon, ça ne sert à rien de s’attarder sur la logique des fonctionnaires. Sinon, les places pour les gens de passage sont complètement au fond du dernier quai qui est contre le brise lame. Au début, nous pensions que ce n’était pas idéal vu la distance à marcher pour sortir de la marina mais finalement, cette distance
crée un tampon apprécié entre nous et la ville et nous respirons toujours l’air sain de la mer. Nous avions des copains qui restaient le long du premier quai face à la ville et ils avaient beaucoup plus de bruit, de pollution et de visites étranges. Nous n’entendions que le bruit des vagues qui brisaient sur les récifs tout en regardant les surfeurs de jours et les feux d’artifices deux fois par semaine le soir. L'amabilité des voisins de quai varie beaucoup; quelques uns étaient très gentils (merci Ted pour ton aide et tes connaissances de brasseries!), les autres, étaient plutôt du genre passif-agressif. Il n’y avais que deux voiliers en transit comme nous. 


Honolulu ressemble a n’importe quelle grande ville américaine avec une influence japonaise et une très grande plage. On y trouve tout ce que l’on veut et il ne manque pas d’action ou de chose à faire. Semblerait qu’il y a entre 100 000 et 150 000 touristes dans la ville à tout moment. La plupart des courses de tous les jours se font très bien à pieds ou en vélo et le système d’autobus public est très bien organisé. Il est donc possible d’aller presque partout sans voiture. Dans les premiers jours suite à notre arrivée, la météo annonçait de grosses vagues au nord de l’île tellement
que la compétition de surf, The Eddie, qui se fait que si des conditions très spécifiques se produisent, a failli avoir lieu. Nous sommes donc partis en autobus avec l’équipage de Full Monty pour aller voir les vagues impressionnantes et le voyage sur le bus 55 nous à permis de voir la côte nord en entier. À 2,50$/personne le voyage, ça vaut la peine. Ce qui en vaut moins et qui a été notre seule déception parmi toutes les attractions touristiques a été le Wakiki trolley. Nous l’avons trouvé cher mais surtout pas très pratique. En gros, il n’arrêtait pas ou nous voulions aller. 

Nous avons eu de la grande visite, Emie-Jade, la petite-fille de 12 ans à Gaston a fait le voyage avec Lorraine, la grande-soeur à Gaston. Nous avons fait un marathon de 15 jours de presque tous les attraits touristiques de l’île. Il serait beaucoup trop long de décrire chacun d’eux alors concentrons nous sur ceux que nous avons particulièrement appréciées et qui avaient le meilleur rapport qualité prix. Le US Arizona à Pearl Harbor: il faut s’y prendre un peu d’avance pour avoir les billets mais ça vaut une visite. Les musées sont pleins d’informations intéressantes sans être trop lourd. Le petit tour de bateau pour aller au monument qui se trouve au-dessus du US Arizona coulé lors de l’attaque et toujours visible à travers l’eau dans lequel un grand nombre de soldats a perdu la vie et y est toujours enfermé est très bien organisé.  En tout cas, moi j’ai été me coucher moins niaiseuse ce soir là et même si j’avais vu le film. ;) Pour les amoureux de peintures et de sculptures, le musée d’art d’Hawaii semble bien petit vu de la rue mais il est immense et sa collection est impressionnante. Étant dans la saison où les baleines à bosse longent les côtes hawaïennes, nous avons fait une sortie à voile devant la plage de Waikiki et avons été bien servi. Deux d’entre elles sont venus directement sur nous. Finalement, Lorraine nous a fait le cadeau bien apprécié de louer une voiture pour explorer les recoins moins accessible de l’île. Nous avons ainsi pu explorer toutes les plages et quelques cavernes de l’île. Si vous en voulez plus, nous avons pris nombreuses photos de ces visites que vous pouvez voir en cliquant ici 

Je me suis décidée à acheter un ukulele hawaiien pour pouvoir participer aux soirée musicales où il nous arrive d’être invités ou tout simplement pour accompagner les harmonicas de Gaston.  La visite de Jim et Donna arrivait donc à point car Jim est un joueur de guitare expérimenté qui m’a enseigné les premiers rudiments. Pour ceux qui ont moins de mémoire, nous les avions rencontrés au Mexique alors que Jim se préparait à partir faire une tour du Pacifique sur son Corbin 39 du nom de Noroué avec, pour une partie du voyage, sa fille et pour une autre, son fils et sa belle-fille. Nous avions gardé contact à travers la radio HF et une fois de retour à Vancouver, ils ont décidé de sauter dans un avion et nous faire la surprise de nous rendre visite. Nous en avons donc profité pour faire quelques jams en ajoutant à notre petit groupe Collin de l’équipage de Full Monty qui travaille à devenir un très bon joueur de guitare.  J’aimerai ici prendre un instant pour m’excuser au près de tout mes futurs voisins partout dans le monde pour les dommages causés à leur ouïe lors de mes pratiques futures. 



P.S. Faites attention si vous commandez un «Spicy Ceasar» à l’heure de l’apéro. Vous vous attendez peut-être à une boisson avec du jus de tomate mais vous vous retrouverez avec une salade et une bouteille de tabasco.


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The crossing between Big Island and Oahu went well with 15 to 20 knots of wind on the side between the islands and no wind at all behind them. So 17h30 hours of motoring and 26 hours of sailing. Not much boat traffic, two humpback whales and a group of dolfins. Our new home until we leave for French Polynesia will be Ala Wai Harbor which is right in the middle of Honolulu at the end of Waikiki beach. The welcome is still not heartwarming and there are even more procedures. For example, to stay more than 10 days, we needed to have liability insurance that specifically stated the marina’s address, we had to undergo an 15$ inspection to make sure we had all the required security equipment and a sewage tank and we had to motor around an outside marker to prove that our boat is in good sailing condition.  Because, according to them, sailing from Tahiti to Hawaï doesn’t prove a thing. They use the excuse that they didn’t see us come in the Harbor. How else would we arrive? Enough of pencil pusher logic!  So the free spots for transients are at the end of the last dock next to the breaker wall. At first, we weren’t sure if that would be a great spot since given the long walking distance to get out of the marina. But after staying there a while, we decided that this provided a much appreciated buffer between us and the city. We had friends who stayed along the first dock facing the city and they had a lot more noise, pollution and strange visitors. We would only hear the sound of waves breaking on the reef while watching surfers during days and fireworks twice a week in the evenings. The friendliness of the neighbors varied greatly; some were very nice (thanks Ted for your help and you knowledge of good places to drink beer!), others were more the passive-aggresive types. Only two other crews were in transit like us.


Honolulu looks like any large American city with a Japanese influence and a great big beach. It contains everything you want and there is no lack of action or things to do. Apparently there are between 100 000 and 150 000 tourists at any moment.  Most everyday errands are done easely on foot or by bicycle and the public bus system is very well organized. It is therefore possible to go almost anywhere without a car. In the first days after our arrival, the weather man announced big waves north of the island. The surf competition, The Eddie, which requires very specific conditions almost took place. So we took the bus with the crew of Full Monty to go see the impressive waves and it turned out that the trip on the 55 bus allowed us to see the entire north coast. For a $ 2.50/person trip, it's totally worth it. Less worth it and the only tourist attraction we found disappointing was the Wakiki trolley. We found it expensive but mostly not very practical. Basically, it did not stop where we wanted to go.


We had a very special visit, Emie-Jade, Gaston’s 12 year old granddaughter made the trip with Lorraine, Gaston’s big sister. We did a 15 day marathon of almost all the tourist attractions of the island. It would be too long to describe all of them so let’s focus on those we particularly appreciated and that were the best value for our money. The US Arizona in Pearl Harbor: you have to plan little early to get the tickets but it's worth a visit. The museums are full of interesting information without being too loaded. The short boat tour to get to the monument which is located above the SS Arizona is very well organised. This boat which sank during the attack and in which the most lives where lost is stil visible threw the water. I, for one, went to bed a bit smarter that night even though I had seen the film. ;) For lovers of paintings and sculptures, the Honolulu Museum of Art seems little seen from the street but it is huge and it’s collection impressive. Being in the season when humpback whales swing along the Hawaiian coast, we took the boat out for a sail in front of Waikiki Beach and saw plenty. Two of them came directly to us. Finally, Lorraine gave us the well appreciated gift of renting a car to explore the less accessible corners of the island. We were able to see all the beaches and some caves. If you are just aching for more, we took many photos of these visits that you can see by clicking here.

To finally take part is some of the musical evenings that we get invited to or just to accompany Gaston’s harmonicas, I decided to buy myself a Hawaiian ukulele. So it was great timing for Jim and Donna to come visit us since Jim is an experienced guitar player who gave me some very good tips. For those with less memory, we met them back in Mexico when Jim was getting ready to sail around the Pacific on his Corbin 39 called Noroué with, for part of the trip, his daughter and, for the second part, his son and daughter in law. We kept in touch with our HF radios during that year and after he had arrived back in Vancouver, they decided to fly over and suprise us with a visit. So we spent a few evening jamming. One with Collin from Full Monty who is well on his way to becoming a excellent guitar player. I would now like to take a moment to appoligize to all futur neighbors from around the world for the damages to their ears from my ukulele playing.




P.S. Be carefull when ordering a «Spicy Ceasar» at Happy hour. You might be expecting a drink with tomato juice and end up with a salad and a bottle of tobasco.