La/the route

La/the route

Thursday, March 26, 2015

Kona, Hawaii 10-2014 à/to 01-2015

For English see below the line in red.

Yiiiiiiiiiiii! Nous avons beau choisir une fenêtre météo calme pour traverser le Alenuihaha Channel entre Big Island et Mauï (surnommé le Hallelujah Channel par Gaston), il reste que les vagues sont impressionnantes. C'est reconnu comme un des endroits au monde les plus difficile à passer donc il faut faire bien attention. Ceci dit, sur une fenêtre météo calme, il est possible de le naviguer mais votre dernier repas va peut-être servir à nourrir les poissons. L'expérience avait été tout aussi impressionnante la première fois (article ici). Une fois sous le vent de l'île, plus rien. Vu que cette fois-ci nous avions un quai de réservé, notre accostage à Honokohau Harbor s'est bien déroulé. C'est un petit truc que nous avons découvert. Si nous appelons le bureau de Honokohau harbor pour prendre une réservation, ils vont refuser disant que c'est le premier arrivé, premier servi. Par ailleurs, une petite visite dans les bureau de Scott qui s'occupe de la marina et du mouillage de Reids bay à Hilo et le tour est joué. Il s'agit de payer à partir de la journée de notre visite dans son bureau et non au moment de l'arrivé au quai.

Honokohau Harbor ce trouve toujours au milieu de nul part sans aucun transport publique pour le relier à Kona. Les vélos deviennent encore plus utiles. De plus, le chemin pentu fait partie de la compétition Ironman et fini par donner des cuisses de fer. Il n'y a pas énormément de site touristique dans les alentours mais il fait quand même bon y vivre. Les amateurs de pêche sportive et de plongée, particulièrement avec les raies mantas ou les dauphins, seront servis. D'ailleurs, notre voisin de quai était particulièrement apte à trouver d'énormes poissons dont un espadon de plus de 1000 livres (son site web).  Une marche et une baignade à la plage directement au nord de la marina où plein 
de tortues vertes se font dorer la couenne sont fortement recommandées. Les locaux n'ont pas le droit de vivre sur leur bateau alors vous pouvez vous imaginer que les soirées sont très tranquilles. A l'exception d'un soir où nous entendions un groupe de musique rock qui jouait au yacht club. Nous avons été voir de plus près et les membres qui célèbraient Noël en retard, nous ont invité à se joindre à eux. Nous nous sommes aussi lié d'amitié avec un couple et leur helper qui travaillent sur leur ferme à quelques kilomètres de la marina et préparent un bateau pour un voyage en Polynésie. Adam, Takayo et Nick nous ont sorti de notre trou perdu quelques fois dont une pour admirer Takayo qui danse le hula. Étrangement, nous avons appris à connaître la plus part des propriétaires de bateau autour de nous mais eux ne se connaissent pas.


Notre petit miracle de Noël: Nous avons attrapé un gros méchant virus juste avant les fêtes. Ça c'est bien nous; pas une fois malade depuis notre départ même dans les pays notoires pour les fièvres mais, nous revenons en Amérique du Nord et bam! Juste comme Gaston et moi étions en train de nous demander comment nous allions faire pour aller en ville acheter des vivres vu que nous étions trop faible pour faire le trajet en vélo, un couple que nous venions tout juste de rencontrer et qui ne savait même pas que nous étions malades nous a laissé un pick-up pour la semaine. Ils m'ont seulement demandé d'aller les reconduire à l'aéroport  et de retourner les chercher à leur retour. Pourquoi une tel gentillesse? Le jour d'avant, j'ai remarqué que une de leurs amarres était brisée et que le devant de leur bateau frappait gentiment sur le bateau voisin. Je me suis organisée pour ré-ammarer leur bateau et je les ai appelé pour les avertir. En d'autre mot, rien de bien extraordinaire.  La générosité des gens que nous rencontrons pendant ce voyage ne finira jamais de nous surprendre! Merci à eux et au Père Noël!


C'est un peu plate d'avoir accès à une voiture et d'être trop malade pour s'en servir. Au diable, il faut bouger pareil! Le 24 décembre en après-midi, j'en était à ma troisième journée de souffrance et Gaston venait juste de commencer sa première quand j'ai décidé que je n'en pouvais plus de me sentir comme si je baignais dans les microbes. J'ai donc laissé Gaston pour quelques heures et je suis partie en direction du Captain Cook monument car c'est ici qu'il a été tué. A cause d'une histoire d'annexe volée qui a mal tournée. Nous ne pouvons nous empêcher de l'admirer en tant que navigateur même si il a contribué à la perte des Français sur les plaines d'Abraham. Finalement, pas moyen de s'approcher du monument en voiture. Au moins, j'ai pris l'air un peu. J'ai rechuté le lendemain et Gaston n'était guère plus beau à voir. Retour au lit! Nous avons quand même pu profiter des deux derniers jours pour longer la côte ouest de l'île vers le nord où se trouve de belles plages et des champs d'un vert presque fluo, pour visiter un tube de lave et pour faire un gros approvisionnement de boîtes de conserve. On nous a fait remarquer qu'il y a aussi beaucoup de gens très riches sur cette côte. Il devait y avoir une bonne trentaine de jets privés à l'aéroport. Des noms tels que Bill Gates, Oprah Winfrey et Larry Ellison (Oracle) ont été mentionnés. Les potineux disent qu'ils s'installent ici car il trouvent la situation internationale trop instable pour laisser leurs biens à l'étranger. Ou encore qu'ils seront en sécurité quand tout va péter. Paranoïaque?


Un des copains nous a dit un jour qu'en venant à Hawai'i, nous venions d'entrer en territoire hostile. Nous n'avons pas trop compris sur le coup mais avec le temps, c'est devenu plus clair. Tout d'abord, il y a la météo car en hiver, ça brasse. Pas pour rien que c'est la saison des compétitions de surf. Déjà, il faut oublier toute navigation au Nord des îles car la houle est beaucoup trop forte. S'ajoute un phénomène nommé Kona; Ce sont des dépressions qui amènent des vents du sud. C'est pas très pratique quand toutes les baies au sud des îles n'offrent pas de protection de cette direction. De plus, les fonds de roches volcaniques ne sont pas de très bonne tenues. Dans tout endroit offrant une bonne protection, il se trouve habituellement un port. Ceci nous mène au deuxième environnement hostile; les bureaux de Harbormaster. Sauf pour quelques exceptions sur Ohau, les harbors appartiennent à l'État. Les employés sont formés à faire respecter les longues listes de procédures et de réglements sans trop de façon. Ils restent polis mais ne sont pas du tout amical. Les fois où nous avons réussi à les faire sourir, ça nous a demandé bien du travail. Il leur arrive aussi de fournir la mauvaise information. Par exemple, nous n'avons pas le droit d'ancrer quand en fait, il ne faut pas ancrer sur les coraux et les mouillages sont parfois payants. Ou encore, qu'ils n'ont pas de place et ne peuvent pas nous garder. Les bateaux en transit ont le droit à 120 jours par Harbor par année sauf pour Radio bay qui a une limite de 80 jours. Techniquement, ils se doivent de nous accommoder. Les réglements causent beaucoup de déception aux navigateurs États-Uniens rencontrés qui pensaient venir travailler ici pendant un an pour remonter la caisse de bord.

Une dernière petite anecdote; Un soir vers 19h, Gaston relaxe dans le cockpit et je travaille sur la préparation du souper quand Gaston me dit qu'il y a un dame qui crie il ne sait trop quoi.  Une chèvre se promène sur un des bateaux à moteur et il croit que la femme essaie de la faire descendre mais ne voit pas celle-ci. Je ne porte pas trop attention tout de suite étant préoccupé par le repas. Finalement, Gaston insiste pour que je regarde la chèvre alors je me sors la tête du bateau. C'est à ce moment que je réalise que ce que la dame crie et que Gaston ne comprends pas est: "HELP! HELP! HELP!" (son anglais n'est pas tout à fait au point) En quelques secondes, le poêle est éteint et nous partons à la course sur le ponton sans prendre la peine de mettre des souliers. Arrivés sur les lieux, nous voyons la dame à l'eau avec une autre chèvre plus petite. Elle nous explique qu'en essayant de sauter sur le bateau pour la suivre la première, son bébé est tombé à l'eau. Elle a donc sauté aussi pour l'empêcher de se noyer mais, elles ne peuvent plus sortir. Il faut sauver son bébé car elle l'aime beaucoup. Gaston veut prendre le fameux bébé par les cornes pour le sortir rapidement mais la dame refuse car cela pourrai faire lui mal.  Nous en doutons, mais bon. Gaston part à la recherche d'une corde pendant que j'encourage la femme à tenir. Bien sûr, la seule corde autour est une amarre et elle
est bien attachée au quai. Gaston fini par la libérer. Nous entourons la chèvre et la sortons saine et sauf de l'eau mais elle n'a pas apprécié. Par ailleurs, la maîtresse n'a plus d'énergie et commence à se laisser sombrer plutôt que de grimper sur les pneus qui pendent au mur. Je me lance donc
à terre et lui tend le bras tout en l'encourageant à monter. Elle est trop lourde pour moi seule alors j'appelle Gaston qui s'occupait de la chèvre, à la rescousse. A deux nous réussissons à la remonter sur le quai. Une fois sortie, l'adrénaline lui a fait de l'effet car elle parlait et bougeait sans arrêt. Tout est bien qui fini bien. À part quelques éraflures sur les genoux, ni humain, ni animal n'a été blessé. Gaston aurait bien aimé lui suggérer un autre animal de compagnie du genre amphibien mais s'en est bien gardé...elle l'aurait peut être mal pris!

Photos ici.

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Yiiiiiiiiiiiiiii!  No matter how quiet the weather window we choose to cross the Alenuihaha Channel between Big Island and Maui (nicknamed the Hallelujah Channel by Gaston), the waves are impressive. It is recognized as one of the most difficult passage in the world so one needs to be careful. That said, on a quiet day, it is possible to navigate threw but the last meal eaten will perhaps serve to feed the fish. The experience was equally impressive the first time (article here). Given that this time we had a dock booked in advance at Honokahau Harbor, our landing went well. This is a little trick we discovered;  if we call the Honokohau harbor office to make a reservation, they will refuse saying that the policy it is first come, first served and they don't garantee a space on arrival. However, a small trip to Scott's office who handles the Reids bay marina and anchorage in Hilo and the dock is booked. It's just a question of paying from the visit to the office rather than the arrival at the marina.


The Honokohau Harbor is still in the middle of nowhere with no public transportation to link it to Kona. Our bikes became even more useful. In addition, the steep road is part of the Ironman competition. Sure made my legs feel like iron! There isn't many tourist attractions in the surrounding area but it's still a nice place to visit. Lovers of sport fishing and diving, particularly with manta rays or dolphins, will get their fill. Our neighbor was particularly good at finding huge fish including a marlin over 1000 pounds (his website if you are interested).  Going for a walk and a swim at the beach directly north of the marina is nice because green turtles bask in the sun everywhere. Locals are not allowed to live on their boat so you can imagine that the evenings are very quiet. With the exception of one evening when we followed the sound of a rock band to the yacht club. The members who were having a late X-mas party invited us to join them. We also met a couple and their helper who work on a farm nearby and are getting a boat ready to go to French Polynesia. Adam, Takayo, and Nick took us out a few evenings including one to admire Takayo dancing the hula. Strangely, we were getting to know the owner of the boats that surrounded us but most of them didn't know each other.


Our little Christmas miracle: we caught a big nasty virus just before Christmas. This is just like us; we haven't gotten sick since we left not even in countries notorious for fevers but the minute we set foot in North America, BAM! Just as Gaston and I were wondering how we were going to get into town to buy food being too weak to make the journey by bicycle, a couple we just met and who didn't even know we were sick left us a pickup for the week while they were going on vacation. They only asked me to take them at the airport and to pick them upon their return. Why such kindness? The day before, I noticed that one of their moorings lines was broken and the front of their boat was gently hitting the next boat. I found another line to tie the boat and gave them a call to warn them. In another word, nothing special.  The generosity of the people we meet during this journey will never cease to amaze us. Thanks to them and to Santa Claus!


It sucks to have access to a car and be too ill to use it for site seeing. The hell with it, I'm moving anyway! December 24 in the afternoon, I was in my third day of suffering and Gaston had just begun when I decided that I couldn't stand feeling as if I was surrounded by microbes. So I left Gaston for a few hours and I went in the direction of the Captain Cook monument since this is were he has killed. It happened over a story of a stolen dighny that turned bad. We can't help to admire him for being a brillant navigator even if he contributed to the loss of the French on the plains of Abraham. It turns out that It's impossible to get anywhere near the monument by car. Oh well, at least, I took a little fresh air. I relapsed the following day and Gaston didn't look any better. Back to bed! On the two last days, we did manage to drive North along the West coast of the island to see some beautiful beaches, and fields that are fluorescent green, to visit a lava tube and to fill the boat with canned goods. A few people made us notice that many very rich people have houses on this coast. There were more than 30 private jets at the airport. Names such as Bill Gates, Oprah Winfrey, Larry Ellison (Oracle) were mentionned. The local gossip says that they settled here because they find the international situation too unstable to go abroad. Or that this is were they will be safe when everything falls apart. Paranoid?


One of our new friends told us one day that by coming to Hawaii, we had just entered hostile territory. Althought we did not understand his statement at first, It became clearer over time. First, there is the weather because of frequent winter storms which bring in high swells from the North. It's not surfing competition season for nothing. So all navigation to visit the North shores is out of the question. Then we add a phenomenon named Kona; these are depressions which brings winds from the South. Not very convenient when all the bays to the South of the Islands offer no protection from that direction. Moreover, the few anchorages have volcanic rock bottoms so they offer little holding. All the locations that offer the best protection are occupied with a port or a crowded harbor. This leads us to the second hostile environment; Harbormaster offices. Except for a few exceptions on Ohau, the harbors are State-owned. Employees are trained to enforce a long lists of procedures and regulations without too much regard for customer service. They stay polite but are not friendly. The few times we managed to make them smile, it took much work. They may also provide the wrong information. For example, one said we do not have the right to anchor when in fact, we cannot anchor on corals and there is a fee in some places but there is no law against it. They just don't like it. Another example, they might say that you can only stay for a few weeks or that they have no space. Vessels in transit are entitled to 120 days per Harbor annually except for Radio bay which has a limit of 80 days. Technically, they should accomodate. The American navigators we have met who stop here thinking they can work for a while seem disapointed by all the regulation.

One last anecdote; one evening around 7 pm, Gaston is relaxing in the cockpit and I'm working on getting dinner ready when Gaston tells me that there is a lady screaming something but he can't figure what. A goat is walking on one of the motorboats and he believes that she is trying to get it to come down but he can't see the woman. I don't pay too much attention immediately being too concerned with the making of the meal. Finally, Gaston insists that I take a look at the goat so I reach my head out. It is at this point that I realize that what the lady is screaming and Gaston isn't understanding is: "HELP! HELP! HELP!" (his English is not quite there) In a few seconds, the stove is turned off and we go racing down the dock without taking the trouble to put on shoes. Once at the scene, we see the lady in the water with an another smaller goat. She explains to us that when trying to jump on the boat to follow the first, her baby fell into the water. She jumped after it to prevent it from drowning, but now they can't get out. We must save her baby because she loves it. Gaston wants to take the baby by the horns so he can bring it out quickly but the lady refuses because she says it can hurt him.  We doubt it, but ok. Gaston goes looking for a rope while I encourage the woman to hold on. Of course, the only rope around is a mooring line and it is well attached to the dock. Gaston finally manages to get it free. Once the rope was around the goat, we managed to hoist it up to safety but it didn't enjoy it. The mistress who had no more energy started to let herself sink rather than climb on the tyres that hang on the wall. So I threw myself to the ground to grab her but she was too heavy for me alone. I had to ask Gaston who was still taking care of the goat, for help. Once back on the dock, the adrenaline must of have kicked in because she spoke and moved frantically. All is well that ends well! Apart from a few scratches on the knees, neither human nor animal were injured. Gaston would have liked to suggest a more appropriate pet of the amphibian family but he stopped himself... Not sure she would on enjoyed the joke.

More Pictures here.

Friday, March 20, 2015

Hilo, Hawaii 09-2014 à/to 01-2015

For English, see below line in red.

Notre deuxième visite de Hilo fut beaucoup plus relaxe que la première où nous pensions seulement à se préparer pour repartir en Alaska (article de cette visite ici ). Cette fois-ci nous passerons environ 7 mois dans l'Archipel d'Hawaï alors nous pouvons prendre notre temps. De tous les endroits visités jusqu'à maintenant, Hilo reste encore notre endroit préféré. Il y pleut souvent mais cela donne de suberbes parcs verdoyants qui jonchent la côte où il fait bon se promener en vélo, se baigner et s'assoir à l'ombre pour contempler ou pique-niquer. C'est d'ailleurs ce que les locaux, la pluspart d'origine maohi, préfèrent comme activité de fin de semaine lorsqu'ils ne sont pas entrain de visiter les ventes de garages ou de courrir les bonnes affaires sur
craigslist.com.  La plupart  des navigateurs croissés ici, repartent aussitôt pour Honolulu préférant la frénésie de la grande ville au calme de celle plus modeste. Nous préférons le charme du plus petit. Par ailleurs, l'accueil au bureau du Harbor master de Radio bay n'était plus du tout le même que lors de notre première visite. Cette fois, la dame à l'accueil nous a seulement expliqué le fonctionnement du harbor sans nous donner d'information touristique. Quand nous lui avons demandé une carte comme la dernière fois, sa réaction nous a confirmé qu'elle ne nous avait pas reconnu et elle a répondu un peu sèchement qu'elle ne faisait plus ça. De plus, les dames du bureau on été plus à cheval sur les politiques. Nous nous imaginons que quelque chose à du se passer mais n'avons pas osé demander quoi. De plus, le port est plutôt bruyant surtout quand la barge arrive et, même si nous sommes attaché à un de leur mur, il faut débarquer en annexe dans le parc adjacent car il nous refuse l'accès.  Dommage que la tenue de l'ancre dans Reids bay n'est pas meilleur car c'est plus près de la ville et plus tranquille.  Il y a toujours des autobus pour se rendre en ville mais vu qu'ils ne passent qu'aux heures et seulement sur semaine, nous avons décidé d'acheter un deuxième vélo bon marché que nous revendrons à notre départ.

Notre temps a été occupé d'une part par des réparations effectuées sur le bateau tel que remplacer la
manette du moteur et reconditionner le BBQ et, d'autre part, par du tourisme. D'ailleurs je crois qu'à la fin de ce voyage, je vais pouvoir écrire un livre sur les cascades et chutes de ce monde et Gaston sur ses micro-brasseries. La plupart du temps nous nous sommes promenés dans les alentours en vélo visitant Rainbow falls sans voir d'arc-en-ciel, le musée du Tsunami qui n'est pas trop rassurant et le Lyman museum où il faut demander à visionner le film sur la communauté engloutie par la lave (très intéressant). Nous avons aussi loué une voiture le jour de mon anniversaire pour visiter le parc des Akaka falls et la ville de Pahoa. Celle-ci est menacée par une nouvelle coulée de lave qui risque de détruire la ville. Mais, la lave avance tellement lentement que ça pourrait prendre des années. Nous avons terminé la journée par une pizza hawaiienne à côté du cratère fumant de Pu'u'o'o comme lors de notre dernière visite.  En passant, si vous pensez visiter
Hawai'i, ne rapportez surtout pas une pierre volcanique en souvenir. Vous pertuberez la déesse Pele qui vous rendra la vie misérable jusqu'à ce que la pierre soit retournée par courrier. L'équipage d'un bateau français avec un équipier québecois du nom de Mario, nous ont invité à se joindre à eux pour une autre petite virée en voiture mais cette fois-ci sur le haut du mont Mauna Kea ou se trouve plusieurs observatoires. La route pour monter est assez abrute mais l'impression d'être sur la lune une fois en haut en vaut la peine. C'est comme être dans un film de science fiction. Il en resterait encore beaucoup à voir surtout pour les amoureux de jardins botaniques.


Le cyclone Ana s'est mêlé de notre départ. Au début, il voulait venir directement sur Hilo alors nous nous sommes dit que nous devrions partir pour Kona. Comme nous étions en train de tout régler pour le départ, le trajet prévu de l'œil a changé pour passer au sud de la grande île. Donc, maintenant nous restons sur place mais nous nous ajoutons une deuxième ancre à l'avant du bateau et plus d'amarres sur l'arrière car les vents s'annoncent forts. Finalement, elle a passé carrément à côté mais en nous arrosant de pluie pendant deux jours. Tant mieux pour nous mais difficile à prédire ces tempêtes. Il n'y a qu'à regarder ce qui c'est passé aux Vanuatus il y a quelques jours seulement. Vu que nous avions déjà préparé le bateau pour le départ et reservé un quai à Kona, nous sommes partis une fois que la mer s'est calmée. Comme nous étions ici depuis un bon moment il a fallu passer un après-midi à briser les coquillages sur notre chaîne d'ancre.

Je vous laisse sur une histoire pour les romantiques trouvée au Tsunami museum: En 1946, un gros tsunami a frappé les îles d'Hawai'i et particulièrement Hilo. Les vieux qui avaient déjà vécu l'exprérience ont tenté de dire aux gens de courrir mais vu que l'évènement se passait un premier avril, tout le monde a cru à une blague. Dans une école où les jeunes enseignantes nouvellement arrivées du continent logeaient, les enfants commencaient à arriver pour les cours. L'eau sur la rive s'est subitment retirée, ceci étant un signe avant courreur, et les enfants courraient pour ramasser les poissons. Une vague est apparue au loin et une enseignante avec la caméra à la main a souhaité qu'elle soit bien grosse pour la photo. Il faut faire attention à ce que l'on souhaite car quand la première vague est arrivé, elle s'est retrouvée accroché à un toit avec une collègue. A la deuxième vague, la collège a disparu. Le toit a cédé à la troisième vague et elle a été emportée en mer. La seule âme qu'elle ait croisée fut un jeune garçon qui a décidé de nager vers un lointain bateau au lieu de rester sur place et il n'a jamais été revu. Elle a finalement été sauvée au bout de 10 heures passées en mer accroché à un bout de bois. Par qui? L'homme avec qui elle avait un rendez-vous galant le soir même. Il a passé la journée en chaloupe à sa recherche. Ils se marièrent et vécurent heureux. FIN.

Plus de photos ici.

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Our second visit to Hilo was much more relaxed than the first during which we thought only of preparing for the crossing to Alaska (blog article on that visit here.). This time we will spend about 7 months in the Archipelago of Hawaii so we can take our time. Of all the places visited so far, Hilo is still our favorite. It rains often, but that translates into beautiful lush green parks all along the coast where it is nice to ride a bike, swim or sit in the shade to contemplate or to picnic. This is also what the local, mostly of Maohi origin, prefer as a weekend activity when they are not visiting garage sales or hunting for bargains on craigslist.com. Most of the sailors we have seen here left soon after for Honolulu preferring the excitement of the big city than the
quiet of the more modest. We prefer the charms of the smaller. However, the welcome from the Harbormaster's office for Radio bay was not at all the same as at our first visit. This time the lady at reception explained how to pay for the harbor without giving us tourist information. When we asked for a map like the last time, her reaction confirmed that she had not recognized us and she answered dryly that she no longer did that. In addition, the ladies of the office were very rigid on policy. We imagine that something must have happened but did not dare to ask what. Too bad, it was nicer before. In addition, the port is rather noisy especially when the barge arrives and, even if we are attached to one of their wall, they will not give street access. Instead, we have to land with our dighny in the adjacent park. We would of chosen Reids bay if the anchor holding were better because it is closer to the city and quieter. To get to the city from Radio bay, there is still the public bus service but they only come once every hour and on weekdays so we decided to buy a cheap second bike with the intent of reselling it before we leave. 

We kept busy partly with repairs to the boat such as replacing the transmission stick and rebuilding
the BBQ and partly with tourism. I think at the end of this trip, I'll be able to write a book on the waterfalls of the world and Gaston its microbreweries. Most of the time, we rode around by bike visiting Rainbow falls without seeing a rainbow, the Tsunami museum which is not too reassuring and the Lyman Museum in which you have to ask to see the film the about a community destroyed by lava over 8 years (very interesting). We also rented a car on my birthday to visit the Akaka Falls Park and the town of Pahoa. The latter is threatened by a new lava flow that could burn down the city. But, the progression of the  lava is so slow that it could take years. We finished the day with a Hawaiian pizza next to the smoking crater of Pu'u'o'o like our last visit. By the way if you plan to visit Hawaii, do not bring back a volcanic rock as a souvenir. You will make Goddess Pele angry and she will make your life miserable until the stone is returned by mail. The crew of a French ship with a Quebec crewman named Mario, invited us to join them for another road trip, but this time on the top of Mauna Kea where they are several observatories. The road to go up is pretty steep but the felling of being on the moon once a the top makes it worth it. It's like being in a sci-fi movie. There would still plenty of other stuff to do mostly for lovers of botanical gardens. 


Tropical storm Ana mingled in our departure. At first it wanted to come directly to Hilo so we figured we should leave for Kona. As we were getting everything ready to leave, the predicted path of the eye changed to pass south of the Big Island. So, now we decide to remain put but we add a second anchor at the bow and and extra moorings at the back to face strong winds. Finally, it missed the island completely and only showered us with heavy rain for two days. Good for us! It's hard to predict where these storms are going to hit. One only has to look at what happened int the Vanuatu islands a few days ago. Since we had already prepared the boat for departure and booked a dock in Kona, we left as soon as the sea calmed down.  We realized that we had been here for a while when we had to spend an afternoon breaking shells off our anchor chain.

We leave you with a story for the romantics which we found in the Tsunami Museum: In 1946, a large tsunami hit the islands of Hawai'i, especially Hilo. The elderly who had experienced another a long time before tried to tell people to run but since the event was happening on April first, everyone thought it was a joke. In a school where young newly arrived teachers from the continent lived, the children were beginning to arrive for classes. The first sign came when the water pulled back from the shore and the children ran to pick up the fish. A big wave appeared in the distance and a teacher, camera in hand, wished it to be very big for the picture. She should be more careful of what she wishes because when the first wave arrived, she found herself hanging from a roof with a colleague. On the second wave, the colleague disappeared. The roof gave in on the third wave and she was swept into the sea. The only other soul she crossed was a young boy who decided to swim to a distant boat instead of staying put and he was never found. She was finally rescued after 10 hours of clinging to a piece of wood. By whom? The man who had asked her out for their first date for that same night. He spent the day looking for her in a small boat. They married and lived happily. THE END.

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