La/the route

La/the route

Wednesday, February 4, 2015

Traversée/crossing Tahiti -) Hawaï du/from 31/07 au/to 21/08/2014


For English, see in red below the line.

Puisque que les vents dominants du Pacifique dans l’hémisphère-nord sont du Nord-Est et ceux de L’hémisphère-sud du Sud-Est, il aurait été difficile de naviguer directement vers Hawaï qui se trouve au nord car nous aurions eu le vent dans le nez en haut de l’équateur. Alors, notre stratégie était de prendre le vent du Sud-Est de travers pour traverser l’équateur au 145° O. Ensuite, quoique la zone de convergence à cette latitude reste généralement venteuse, nous pensions qu’il serait bon de la passer le plus rapidement possible en faisant du franc nord jusqu’au 8°N. De plus, cela nous permettait d’avoir un meilleur angle, une fois la zone de de vent du Nord-Est atteinte, pour piquer directement sur Hilo. Il était un peu tôt pour effectuer cette traversée car la saison des ouragans dans le Pacifique nord se poursuit jusqu’en novembre mais notre visa était expiré pour la Polynésie Française alors, pas le choix. Quoique, notre plan B si il y avait eu trop de mauvais temps, aurait été de faire demi-tour vers les Marquises et rester caché le temps de pouvoir repartir. Maintenant, voyons ce qui c’est réellement passé...
Le départ s’annonçait bien avec des vents d’une quinzaine de noeuds ce qui nous permettait d’atteindre 120 miles par jour. Après 24h, le vent a tourné vers l’Est et même le Nord-Est entre 10-12 noeuds ce qui nous forçait à faire du près serré. Nous avons du attendre la fin de la première semaine avant de voir le vent revenir vers l’ESE à 15 noeuds. Le courant était contre nous de 1 à 1,5 noeuds. Par ailleurs, nous avions une belle météo et la visite de dauphins égaillait notre quotidien. Un gros poisson O.N.N.I nous a arraché un leurre et une bonite pêchée était infestée de parasites. Je sais que dans le temps, les parasites étaient enlevés sur les morues avant leur consommation mais nous n’avons tout de même pas osé la manger. Ce n’est pas le temps d’être malade quand le médecin le plus près est à des milliers de mile nautique de soi. Au même moment, deux ouragans, Iselle et Julio, se formaient dans l’hémisphère nord. Nous étions encore trop au sud pour que ce soit dangereux pour nous mais un de nos copains se trouvait à Hilo. Iselle l’a dépeigné un peu mais, lui et son bateau s’en sont sorti indemne. 

Malgré que le vent n’ait pas été aussi SE que prévu, nous avons réussi à passer l’équateur au 145°O en donnant le traditionnel shooter à Neptune. Il commence à nous coûter cher cet alcoolo! Comme prévu, nous avons débuté notre remontée vers le 8°N au grand largue dans les grains habituellement trouvés dans la zone de convergence ou le gris prédomine. D’ailleurs, il a plu pendant trois jours de suite. Une dépression a débuté sa formation directement au dessus de nous. La question des deux prochains jours tout en changeant notre cap un peu plus vers le Nord-Ouest que franc Nord fut comment la contourner. Idéalement, pour ne pas faire plus de miles que nécessaire, nous irions plus à l’ouest. Par ailleurs, si cette dépression se met à bouger, elle va aussi partir vers l’ouest et possiblement nous passer dessus. Nous l’avons donc observé un bon moment tout en ce demandant si nous passions ou pas. Vu qu’elle ne bougeait toujours pas, nous avons pu la passer sans mal. Mais, ce n’était pas fini car se développait aussi dans le Pacifique une tempête tropicale du nom de Karina.

Nous approchons maintenant de la zone ou le vent change tourne au NE et Karina est une indécise qui ne sait pas où elle va et si elle va forcir ou non. Sa route habituelle serait vers Hawaï mais sait-on jamais. Nous continuons notre route directement sur Hilo en espérant que Neptune s’occupe de nous en échange de sa rasade. La bonne nouvelle est que le vent tient toujours et que jusqu’à maintenant, le moteur n’a presque pas servi. Il reste donc amplement de diesel. Si elle décidait de bouger, nous avions prévu de s’écarter de sa route en allant vers le sud. Finalement, elle est remontée vers le nord et s’est essoufflée. Tant mieux pour nous qui ont continué notre route toujours à voile avec des vent de 10 à 15 noeuds. Ok! Une autre p’tite shot pour Neptune! C’est seulement à l’approche de la côte que le vent à faibli nous forçant à utiliser le moteur. Après 21 jours de mer, nous sommes amarrées à Radio bay, Hilo sur la plus grande île d’Hawaï. 

Quand nous étions arrivés en Polynésie Française, j’étais bien heureuse à l’idée de ne plus avoir à passer de longue période en mer avant au mois un an selon l’itinéraire que nous avions choisi. La plus grande navigation aurait été entre les Tongas et la Nouvelle-Zélande et aurait pris tout au plus une semaine. Pas que j’ai quelque chose contre les longues navigations mais après avoir passer 131 jours en mer (ou 13 000 miles nautiques) en un an, j’en avais ras le pompon! J’aurai bien aimé passer plus de temps les pieds dans le sable mais nous voulions revenir en Polynésie. Je suis donc entrée dans cette traversée à reculons. Elle était bien loin d’avoir autant de jours que notre première traversée vers Hawaï (61 jours) mais je l’ai trouvé lllloooonnnngue. Gaston me trouve bien chialeuse. Ça n’arrive jamais qu’un homme se tanne d’être en mer? Mais bon, après presque six mois de repos sans trop bouger, ça vas mieux.  Nous partirons de Honolulu vers la fin mars et reprendrons l’itinéraire prévu l’année dernière.  

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Since the tradewinds in the Pacific are Northeast in the northern hemisphere and Southeast in the southern hemisphere, it would of been difficult to navigate directly to Hawaii which is north of Tahiti because we would have had the wind on the nose after passing the equator and the dulldrum. So our strategy was to take the Southeast wind sideways and cross the equator at 145 ° W. Then, although the convergence zone at these latitudes remains generally windy, we thought it would be a good idea to cross it as soon as possible by going due north to 8 ° N. Doing this would also allowed us to have a better angle to the wind when we would reach the Northeasterlies and head straight for Hilo. It was still early in the year for this crossing since the hurricane season continues in the Pacific north until November but our visas had expired for French Polynesia so we could stay no longer. Our Plan B if there was too much bad weather was to head back to the Marquesas and stay hidden until it improved. Now let's see what really happened ...

The start looked promising with winds of around fifteen knots which allowed us to sail 120 miles per day . After 24 hours , the wind shifted to the east and even the northeast 10-12 knots which forced us upwind. We had to wait until the end of the first week before seeing the wind come back to ESE at 15 knots. A current of 1 to 1.5 knots was against us. However, we had a nice weather and the dolphins came over to amuse us. A big fish ripped a lure off our line and we caught a bonito infested with parasites. I know that back in the day, the parasites were picked from cod before consumption but we still didn’t dare to eat it. It’s not a good time to be sick when the closest doctor is hundreds of nautical mile away. Around the same tim, two hurricanes, Iselle and Julio, formed in the northern Pacific. We were still too far south for this to be dangerous for us but one of our friends was in Hilo. Iselle blew by but he and his ship were unharmed .

Although the wind was not as SE as expected, we managed to cross the equator at 145° W  all the while giving the traditional shooter to Neptune. The drunk is getting expensive! As expected, we began our ascended to 8 ° N on a broad reach in the storms usually found around the convergence zone where gray is the new blue. Moreover , it rained for three days. A big depression began forming directly above us. For the next two days and while changing our course to head NW instead of north, the question was how to go around it. Ideally, we would pass it on the west side to avoid adding extra miles to our route. However, if it turned into a tropical storm and started to move, it would also move west and possibly head right for us. So, we kept observing for long time. To cross or not to cross? Since it still hadn’t moved, we took the risk of heading west and passed without harm. But we were not out of the woods yet because a tropical storm named Karina was also forming in the North Pacific.

We are now approaching the area were the wind changes to NE and Karina is undecided has to where it is heading and how strong it’s going to get. It’s usual route would be to Hawaii but you never know. We continue our course which is now directly to Hilo hoping Neptune will care for us in exchange for all the drinks. The good news is that the winds are still holding and we barely had to use the engin since we left.  This leaves us with plenty of spare diesel. If it decides to move, the plan is to avoid it by heading South. Finally, after going West for a bit, it turned North and died out. Good news for us who just kept our course with wind of 10 to 15 knots . Ok! Another little thank you shooter for Neptune! Only when approaching the coast did the wind abate forcing us to use the motor. After 21 days at sea, we docked at Radio Bay, Hilo on the Big Island of Hawaii .


When we arrived in French Polynesia, I was very happy with the idea of not having to spend much time at sea before at least a year according to the plan we had mapped out. The longest navigation would of been between Tonga and New Zealand and would have taken no more than a week. Not that I have anything against long voyages but after spending 131 days at sea ( or 13 000 nautical miles) in one year, I was kind of fed up! I would have loved to spend more time with my feet in the sand but we wanted to go back to French Polynesia. So I went into this crossing already annoyed. It was far from being as long as our first trip to Hawaii (61 days) but I found it painfully llloooonnnggg. Gaston keeps saying I’m a  whiner. Do men ever get tired of being out at sea??? Anyway, I feel much better now! After almost six months of barely moving. We will depart from Honolulu late March and resume the route planned last year.