La/the route

La/the route

Monday, November 9, 2015

Huahine 18-06 à/to 12/07/2015

 For English, see below the line in red.
 
Ces deux îles sont, à notre avis, les perles des îles sous le vents. Les habitants n'étant pas encore trop blasés par le tourisme y sont très sympathiques. L'ambiance est agréable et tranquille. Les Dimanche après-midis, quelques hommes du village de Fare se rassemblent pour un session de ukulélé (On a du pain sur la planche Fred!). C'est d'ailleurs tout ce qui se passe en ville, sauf pour la messe bien sûre. Les paysages sont superbes et il y a des endroits à visiter un peu partout. D'ailleurs, une de nos premières activités fut de louer des vélos et faire le tour des îles. Ainsi, nous avons pu admirer la superbe vue du haut du belvédère dont la descente brûle les freins (Oups! Nous avions promis de descendre à pied!) Nous avons aussi visité la galerie d'art d'une talentueuse américaine qui, en bonus, fait de la crème glacée au tarot. C'est
surprenant mais, c'est bon... Et mauve. Nous sommes arrêté pour dire bonjour aux anguilles sacrées de Fai. Plusieurs autres arrêts ont été fait pour visiter des sites archéologiques, pour faire un pique-nique, prendre des photos et pour se cacher de la pluie sous un pont. Ce fut une belle journée mais nous avons été un peu ambitieux en partant à 9h et revenant vers 15h après avoir fait le tour des deux îles sur des sièges de vélo étroits. La soirée passée à s'imaginer assis sur un bloc de glace pour réduire les douleurs à nos postérieurs nous a fait conclure que le tour d'une seule île aurait sûrement été plus sage. D'ailleurs, celle du sud n'a pas beaucoup d'attraits touristiques et plusieurs pentes.

Il est possible de naviguer sur presque tout le côté est des îles sans sortir du lagon donc toujours à l’abri de la houle. Cette année, le gouvernement a installé des moorings devant plusieurs site intéressants. Techniquement, c'est aux municipalités que revient le soin de les gérer et pour l'instant,  c'est gratuit. De plus, vu que presque personne n'est encore au courant car l'information ne se trouve dans aucun guide, les bouées sont souvent libres. Vu qu'une des difficultés des îles sous le vent est que les ancrages sont profonds surtout pour des gens comme nous qui remontent l'ancre avec un guindeau manuel, l'ajout des corps morts
nous facilite bien la tâche. Ainsi, nous en avons profité pour passer quelque jours en face de la plage de la pointe Teapaa où il est possible de faire de la plongée directement sous le bateau. Les sergent-majors, de petits poissons rayés, viennent partager le petit déjeuner si nous leur laissons quelques miettes de pains. Le gardien, compteur d'histoires, nous a bien fait rire. Quelques autres jours ont été passés sur les bouées en face du village de Haapai. C'est tout petit et on y fait le tour vite mais c'est un bon endroit pour faire quelques ballades à pied dont une qui part derrière l'école et monte en haut de la colline. Du haut, l'image d'une pieuvre se dessine dans l'eau de la baie. Par contre, il faut presqu'un traîneau pour la descente tellement c'est boueux et à pique. On avait les bobettes brunes un fois rendu en bas (l'extérieur, bien sur). Et, sans oublier, quelques jours au village  de Fare, le plus gros des deux îles où l'approvisionnement est facile.

Un dernier arrêt à été fait complètement au sud des îles. Nous étions à l'ancre dans 35 pieds d'eau à la baie
d'Avea ou l'eau est très clair. En allant à la pointe sud avec l'annexe, nous pouvions nous laisser dériver vers les bateaux tout en observant la vie marine. En plus de voir de jolis coraux et une variété de poissons dans de l'eau peu profonde, il y a des poissons clowns qui se cachent dans les anémones un peu partout et des grosses raies grises qui se reposent sur le sable.

Tous les mois de juillet en Polynésie Française, c'est le temps de la célébration du Hivea qui veut dire de tout ce qui est traditionnel. Et
comme au Brésil où le carnaval est célébré dans toutes les villes, ici c'est dans toutes les îles. Plus amateur que ce que Gaston avait vu à Tahiti l'année dernière mais quand même beau à voir. Nous avons donc assisté à des concours de femmes fortes et de vidage de noix de cocos. Les voir lever des pierres ou ouvrir des cocos à la hâche sans porter de soulier est un peu inquiétant.  Et aussi, un spectacle de chants et de danses avec des costumes colorés fabriqués maison par les participants.

Pour plus de photos cliquez sur ce lien.

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These two islands are, in our opinion, the pearls of the Society Islands. The people are not too jaded by tourism so they are still very friendly. The atmosphere is slow and quiet. On Sunday afternoon, some men from the village of Fare gather for ukulele session. This is pretty much all that happens on that day with the exception of Mass, of course. The scenery is beautiful and there are many interesting places to visit. This I why one of our first activity was to rent bikes and ride around the islands. Thus, we could admire the beautiful view from the Belvedere and go down it's slope which burns down the brakes (Oops! We had promised to walk down!) We also visited the art gallery of a talented American who, as a bonus, made tarot ice cream.  It's surprising, but it's good ... And purple. We stopped
to say hello to the sacred eels of Fai. Several other stops were made to visit archaeological sites, to picnic, to take photos and to hide from the rain under a bridge. It was a beautiful day but we were a little ambitious in starting at 9 am and returning around 3pm after circling the two islands on narrow bicycle seats. We spent the evening imagining sitting on a block of ice to reduce pain in our posteriors and came to the conclusion that the tour of one island would surely have been sufficient. Besides, the South one does not have many attractions but has many climbs.

Almost the entire east side of the islands can be navigated protected from the swell without leaving the lagoon. This year, the government has installed moorings at several interesting sites. Technically, it is the municipalities that manages them and for now, they are free. In addition, almost no one is aware because the information isn't in any guides yet so, the buoys are usually available. The only problem of the Society Islands is that the anchorages are deep making it especially difficult for people like us who anchor with a manual windlass.  These mooring make life easier. So, we used the opportunity to spend a few days in front of the beach at Teapaa point. There is nice snorkeling directly under the boat. The sergent Majors come to share breakfast if we leave them some bread crumbs. The beach guard, a story teller, made us laugh. Another few
days were spent on the buoys opposite the village of Haapai. It is small and the visit doesn't take very long but, it's a good place to hike from. One trail leaves from behind the school and climbs up the hill that towers over the village. From the top, the image of an octopus emerges in the water of the bay. However, you almost need a sled for the descent since it's so muddy and apical. We ended up with a big wet and brown stain on our pant! And, of course, a few days in the village of Fare, the biggest of the two islands and where getting supplies is easy.

Our final stop was completely in the south of the islands. We were at anchor in 35 feet of water in the bay of Avea where the water is very clear. We took the dinghy to the southern tip and jumped in the water letting ourself drift over the corals in shallow water all the way back to the boat while observing marine life. In addition to seeing beautiful coral and a variety of fish, there were clown fish hiding in anemones everywhere and big gray stingrays resting on the sand.


Every July in French Polynesia is the time for the celebration of Hivea which means of all that is traditional. As in Brazil, where the carnival is celebrated in all the cities, here it is in all the islands. More amateur here than Gaston had seen in Tahiti last year but still pretty. So we attended the strongest women and coconuts emptying contests. Looking at them lifting rocks or using an axe to break the coconuts all the while being bare foot is a bit scary. There was also dancing and singing with beautiful and colorful costumes. Everything is homemade by the participants.

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Thursday, October 15, 2015

Tahiti & Moorea 16-05 à/to 16-06-2015

For English, see below the line in red.

De retour à Tahiti... Nous ne parlerons pas des procédures d'entrée à nouveau car rien n'a changé (voir article de l'année dernière ici). Par ailleurs, nous avons décidé de ne pas utiliser un yacht  service et de payer la caution qui représente le prix de deux billets d'avion pour retourner au Canada (presque 4000$ CAN). Le montant est remboursé à la sortie mais c'est un peu compliqué car ils prélève le montant sur une carte de crédit mais ne veulent pas le remettre sur cette même carte. La seule possibilité qu'ils offrent est l'argent comptant en Franc Polynésien ou en Euro. Il est aussi possible de l'avoir en dollar Néo-Zélandais ou US mais il faut commander une semaine à l'avance au moins. C'est pas très pratique. De plus, si on additionne les frais administratifs de la banque avec la perte à cause des taux de changes, le yacht service est presque payé. Nous avons pris cette décision car le yacht service insistait pour que nous fournissions une preuve d'assurance maladie que nous n'avions pas et que l'immigration ne nous a finalement pas demandé. C'était donc notre façon d'éviter d'avoir à se procurer de l'assurance maladie. J Disons qu'ils ne nous rendent pas la vie facile pour un visa si court mais, même avec cette lourdeur administrative, la Polynésie vaut amplement la peine.

J'ai profité de notre retour à Papeete pour visiter le musée de la Perle qui est en fait tout petit mais très éducatif. C'est un moyen d'attirer les gens à la boutique pour vendre des perles mais le côté musée est gratuit et ils ne poussent pas sur la vente. Pendant ce temps, Gaston retrouve avec grand bonheur son restaurant: Les Trois Brasseurs. Le reste du temps, on se la coule douce en se rendant en ville en autobus quelques fois et en découvrant les alentours de la marina Taina à pieds. Nous avions quelques trucs à régler alors nous sommes resté un moment. Cela nous a permis de retrouver d'anciens copains au mouillage et d'en rencontrer de nouveaux. Un couple de navigateur nous a d'ailleurs invités à passer une belle soirée musicale chez des amis dans la montagne. De plus, nous avons retrouvé notre copine Loulou juste avant son retour pour le Québec. Elle a fait le voyage comme équipière à partir de Panama sur un bateau français. La première fois que nous l'avons croisé ce fut tout à fait par hasard aux Marquises dans la baie où nous nous cachions des douanes. Nous savions qu'elle était dans le coin mais, pas où exactement. Le monde est petit!

Les locaux qui vivent sur des bateaux vont souvent passer leur fin de semaine à Moorea. Pendant que nous attendions de régler nos trucs, nous avons décidé de les imiter. Les Baies de Cook et de d'Opunoho au nord de Moorea offrent de beaux mouillages bien protégés. Il y a un peu plus de vie dans la première avec quelques restos et une épicerie du côté est de la baie. La vu y est aussi assez spectaculaire. Nous avons préféré la deuxième qui est plus tranquille. En se mouillant à la pointe est, nous étions à côté d'un joli parc ou il est possible de pique-niquer. Sous l'eau, il y a
beaucoup de raies grises et léopards. J'ai croisé un banc d'une dizaine de la deuxième. Il y a aussi un jardin botanique à visiter. C'est une grimpette dans la colline mais, une fois en haut, il est possible de déguster un verre de jus frais sur la terrasse tout en appréciant la vue. Du côté ouest de la baie se trouve un village sympathique et en face une plongée dans l'eau peu profonde pour voir des sculptures. Nous avons tenté une ballade pour se rendre à un point d'observation sur le haut d'une falaise mais nous avons dû prendre le mauvais chemin en quelque part car, arrivé au bout, nous étions chez des gens et bien loin du sommet en question. Les gens qui riaient un peu de nous, nous ont laissé regarder la vue de leur balcon en consolation.

Plus de photos ici.

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Back in Tahiti ... We won't go over the entry procedures again since nothing has changed (see article from last year here). However, we decided not to use a yacht service agency and pay instead the deposit which represents the cost of two airplane tickets to return to Canada (almost $ 4,000 CAN). The amount is repaid on exit but it's a little complicated because they take the amount on a credit card but do not want to put it back on the same card when we leave. The only option they offer is in cash in either Polynesian Francs or Euros. It is also possible to have it in New Zealand or US dollars but one must order at least one week in advance. It's not very practical. Also, if we add the Bank's commission and the loss of money due to exchange rates, the yacht service is almost paid. We took this decision because they insisted that we provide proof of health insurance which we did not have and ultimately, immigration did not ask for. So that was the way to avoid having to purchase health insurance. They don't exactly make life easy for a very short visa but even with this administrative burden, French Polynesia is totally worth it.

We visited most of Papeete last year but I had missed the pearl museum. It turned out to be very small but educational . It is really a way to attract people to the store to sell the pearls but the museum side is free and they do not try and pressure the visitors. Meanwhile, Gaston finds happiness in the return to his favorite restaurant; Les Trois Brasseurs (a brewery). Other than that, we took the bus to town few times and did lots of walking around Taina marina. We had a few small issues to resolve, so we stayed a while. This allowed us to catch up with some old friends and to make new ones. A couple of yachties invited us to spend a beautiful evening of music playing at a friend's house in the mountains. In addition, we spent a last evening with our girlfriend, Loulou, just before she returned to Quebec. She made the trip from Panama as crew on a French boat. The first time we crossed paths was quite by chance in the same bay of the Marquesas where we were hiding from Customs. We knew she was around, but not exactly where. It's a small world!

Locals living on boats will often spend their weekend at Moorea. While we were waiting to resolve our few issues, we decided to imitate them. The bays of Cook and Opunoho north of Moorea offer beautiful well protected anchorages. There is a little more life in the first with a few restaurants and a grocery store on the east side of the bay. The view is also quite spectacular. We, however, preferred the second quieter bay. By anchoring at the east point, we were next to a lovely park were we could picnic. Underwater, there are many
gray and spotted rays. I came across a a group of ten of the latter. There is also a botanical garden to visit. It is a climb, but once at the top, it is possible to enjoy a glass of fresh juice on the terrace while looking out at the sea. On the west side of the bay is a nice village and in front, a dive in shallow water to see some sculptures. We tried to do the hike that leads up to an observation point, but we must have taken a wrong turn somewhere because we arrived at the end of the path and it was someone's house nowhere near the observation point. They found our story funny and let us look at the view from their balcony in consolation.

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Sunday, September 20, 2015

Traversée/crossing Hawaï -Polynésie 01-04 à/to 19-04-2015

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Nous pensions faire les pleins de diesel à Ala Wai Harbour mais un fois sur place, nous avons découvert que le terrain a été vendu à quelqu'un qui semble plus intéressé à y vivre comme un hippie qu'à vendre de l'essence. Ceci nous posait un petit dilemme car la prochaine station pour bateau sur Ohau est assez loin et dans la mauvaise direction. En d'autres mots, il aurait fallu dépenser une partie de nos réserves pour revenir à l'océan. Sinon, il fallait bidonner mais la station pour les voitures la plus proche est en fait, bien loin. Finalement, nous avons décidé d'arrêter à Kona vu que c'était sur le chemin. Ceci nous permettait en même temps de dire un dernier au revoir à nos copains.  La houle à la sortie de Honolulu était impressionnante. C'est la première fois que je vois Gaston souffrir du mal de mer. Départ à 8h, nous sommes au près entre les îles, au moteur sous leur vent et nous arrivons dans la matinée du lendemain. Nous restons à peine une heure et c'est le départ vers les Marquises... Euh, Tahiti... Euh, les Marquises... Euh, Tahiti... En tout cas, nous avons dit Tahiti à l'immigration sans vouloir admettre autre chose. (Nous sommes toujours un peu mal pris avec le visa de 3 mois qui n'est pas assez long.)

La stratégie n'était pas très compliquée; faire le meilleur près possible avec le vent du NE jusqu'à l'équateur en espérant traverser autour du 140º de longitude. Ensuite, faire du près avec le vent du SE vers la destination finale que nous ne nommerons pas.  Les premiers 10 jours furent comme vivre dans des montagnes russes. La météo annonçait 15 à 20 nœuds de vent et nous avons eu 25 à 30 avec une houle d'au moins 4 mètres. Étant au près et ayant la vague dans le nez, nous nous attendions à ce que Bidule tape beaucoup mais il a très bien performé (en moyenne 120 miles par jour). Par ailleurs, ça arrosait beaucoup et il était difficile de se tenir debout. Alors, à part les ajustements de voiles et se faire à manger, nous restions bien tranquille dans nos couchettes. Arrivé à la zone de convergence juste au nord de l'équateur, le vent est tombé complètement. Les trois prochains jours nous avancions au moteur. Nous avons profité de ce bon moment pour prendre une douche qui était plus que dû et se faire des repas plus copieux. A l'approche de l'équateur, nous avons décidé d'arrêter le moteur et attendre le vent car la réserve de diesel avait déjà diminué beaucoup. Le vent ne s'est pas fait attendre bien longtemps car même si les gribs n'en annonçait pas pour le reste du trajet, nous avons toujours eu autour d'une dizaine de noeuds. Quelques fois, il tombait avec le couché du soleil nous forçant à faire un peu de moteur mais il revenait en soirée. Nous sommes arrivés le soir tombé mais nous avions déjà ancré dans cette baie alors nous savions où aller. La traversée de 2200 miles a pris 19 jours.

Ceux qui ont une bonne mémoire se souvienne peut-être que l'année dernière, les douaniers, après avoir confisqué de la boisson et avoir fait une petite fête, ont échoué leur seul bateau sur un récif des Tuamotus. Ceci laissait à penser que personne ne vérifierait les voiliers dans les Marquises cette année. Mais, il ne faut jamais les sous-estimer! Ils sont embarqués sur un bateau militaire qui a des fonctions scientifiques et de protection du territoire de pêche pour faire leur tournée. Semblerait qu'ils ont donné des amandes particulièrement salées aux gens qui allaient visiter Fatu Hiva avant de faire leur entrée ce que les navigateurs ont pris l'habitude de faire. Si, "par hasard", nous étions arrivés sur Nuku Hiva sans faire de papiers pour gagner un petit mois d'extra et que le bateau en question serait arrivé dans la même baie 5 jours après nous, il nous serait jamais venu à l'idée de passer à côté d'eux sans se faire remarquer pour aller se cacher dans la baie suivante et éviter leur visite. Jamais nous aurions osé retourner dans la première baie après leur départ pour faire de l'approvisionnement. Nous n'avons pas non plus fait un arrêt plongée d'une semaine dans l'atoll de Tikehau aux Tuamotus. Bien sûr que non car nous avons été directement à Tahiti.

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We were planning to fill up with diesel at Ala Wai Harbour but once there, we discovered that the land was sold to someone who seems more interested in living there like a hippie than selling petrol. This created a dilema because the next station for boats on Ohau is far and in the wrong direction so we would of had to spend some of our reserves to return to the ocean. Next solution, was to jerrycan but the nearest car station was actually pretty far away. Finally, we decided to stop at Kona as it was on the way. This also allowed us to say a last goodbye to our friends. The swell at the exit of Honolulu was impressive. It is the first time I see Gaston suffer from seasickness. Departure at 8 am, we sailed upwind between the islands, motored under their wind and we arrived the next morning. We barely stayed an hour and it's off to the Marquesas ... Euh, I mean Tahiti... Euh, the Marquesas... Euh, Tahiti ... In any case, we said Tahiti to immigration and we admit to nothing else. (We're still a little stuck with the 3 month visa not being long enough.)

The strategy was not very complicated; go upwind as much as possible in the NE winds up to the equator hoping to cross around longitude 140º. Then go upwind in the SE winds to the final destination which will not be named. The first 10 days were like living in a rollercoaster. The forecasted 15-20 knots of wind ended up being 25-30 with a swell of at least 4 meters. Being upwind and with the wave in the nose, we expected Bidule to slam down on the waves constantly but she performed very well (an average of 120 miles a day). However, it sprayed a lot and it was difficult to stand. So other than making adjustments to the rig and cooking some food, we stayed quietly in our bunks.  Once arrived at theconvergence zone just north of the equator, the wind dropped completely. The next three days, we moved using the engin. This was a good time to take a much needed shower and prepare better meals. As we approached the equator, we decided to stop the engine and wait for the wind since the diesel reserves had already decreased greatly. The wind did not make us wait very long because even if the gribs were not showing any for the rest of the way, we always had around a dozen knots. Sometimes it would die down when the sun would set forcing us to use the engine but it usually returned in the evening. We arrived in the dark but we had already anchored in that bay so we knew where to go. The 2,200 miles journey took 19 days.


Those with a good memory may remember that last year, the customs officers, after confiscating a large quantity of alcohol and having a little party, put their only boat up on a reef of the Tuamotus. After that, everyone was thinking that nobody would check the sailboats in the Marquesas this year. But you should never underestimate them! They embarked on a military boat with scientific and protection of fishing territory functions. Apparently, they gave some steep fines to people who were caught visiting Fatu Hiva before clearing in which has become a usual thing to do. If, by any chance, we had actually arrived in Nuku Hiva without clearing in to gain a extra month and the vessel in question would have happened to show up in same bay five days later, the thought would of never crossed our minds to lift up anchor and pass in front of them without beeing seen really early the next morning before they started their rounds. We would have never dared stay hidden in the next bay until they left and then return to the first bay to get provisions. And, we wouldn't have made a diving stop of a week in Tikehau an atoll of the Tuamotus. Of course not! Because we went directly to Tahiti!


Sunday, September 6, 2015

Honolulu, Ohau, Hawaii : de/from 19-01-2015 à/to 29-04-2015

For English, see below the line in red.

La traversée entre Big Island et Oahu c’est bien passé avec 15 à 20 noeuds de vent sur le travers entre les îles et rien du tout sous les îles. Donc 17h30 au moteur et 26h à voile. Pas beaucoup de trafique de bateau, deux baleines à bosse et un banc de dauphins. Notre nouvelle résidence jusqu’à notre départ vers la Polynésie Française sera Ala Wai Harbor en plein centre de Honolulu et juste au bout de la plage de Waikiki. L’accueil n’est toujours pas très chaleureux et il y a encore plus de procédures à l’arrivée. Par exemple, pour rester plus de 10 jours, il faut avoir des assurances responsabilités civiles qui spécifie l’adresse de la marina, passer une inspection de 15$ pour s’assurer que tous les équipements de sécurité et un réservoir d’eau noir soit à bord et faire un tour des bouées d’entrées au moteur pour prouver que notre bateau est en état de naviguer. Parce que venir de Tahiti  ne prouve pas, selon eux, que le bateau est en état de naviguer.  L’inspecteur donne comme excuse qu’ils ne nous voient pas arriver. Mais de quelle autre façon aurions-nous pu arriver? Bon, ça ne sert à rien de s’attarder sur la logique des fonctionnaires. Sinon, les places pour les gens de passage sont complètement au fond du dernier quai qui est contre le brise lame. Au début, nous pensions que ce n’était pas idéal vu la distance à marcher pour sortir de la marina mais finalement, cette distance
crée un tampon apprécié entre nous et la ville et nous respirons toujours l’air sain de la mer. Nous avions des copains qui restaient le long du premier quai face à la ville et ils avaient beaucoup plus de bruit, de pollution et de visites étranges. Nous n’entendions que le bruit des vagues qui brisaient sur les récifs tout en regardant les surfeurs de jours et les feux d’artifices deux fois par semaine le soir. L'amabilité des voisins de quai varie beaucoup; quelques uns étaient très gentils (merci Ted pour ton aide et tes connaissances de brasseries!), les autres, étaient plutôt du genre passif-agressif. Il n’y avais que deux voiliers en transit comme nous. 


Honolulu ressemble a n’importe quelle grande ville américaine avec une influence japonaise et une très grande plage. On y trouve tout ce que l’on veut et il ne manque pas d’action ou de chose à faire. Semblerait qu’il y a entre 100 000 et 150 000 touristes dans la ville à tout moment. La plupart des courses de tous les jours se font très bien à pieds ou en vélo et le système d’autobus public est très bien organisé. Il est donc possible d’aller presque partout sans voiture. Dans les premiers jours suite à notre arrivée, la météo annonçait de grosses vagues au nord de l’île tellement
que la compétition de surf, The Eddie, qui se fait que si des conditions très spécifiques se produisent, a failli avoir lieu. Nous sommes donc partis en autobus avec l’équipage de Full Monty pour aller voir les vagues impressionnantes et le voyage sur le bus 55 nous à permis de voir la côte nord en entier. À 2,50$/personne le voyage, ça vaut la peine. Ce qui en vaut moins et qui a été notre seule déception parmi toutes les attractions touristiques a été le Wakiki trolley. Nous l’avons trouvé cher mais surtout pas très pratique. En gros, il n’arrêtait pas ou nous voulions aller. 

Nous avons eu de la grande visite, Emie-Jade, la petite-fille de 12 ans à Gaston a fait le voyage avec Lorraine, la grande-soeur à Gaston. Nous avons fait un marathon de 15 jours de presque tous les attraits touristiques de l’île. Il serait beaucoup trop long de décrire chacun d’eux alors concentrons nous sur ceux que nous avons particulièrement appréciées et qui avaient le meilleur rapport qualité prix. Le US Arizona à Pearl Harbor: il faut s’y prendre un peu d’avance pour avoir les billets mais ça vaut une visite. Les musées sont pleins d’informations intéressantes sans être trop lourd. Le petit tour de bateau pour aller au monument qui se trouve au-dessus du US Arizona coulé lors de l’attaque et toujours visible à travers l’eau dans lequel un grand nombre de soldats a perdu la vie et y est toujours enfermé est très bien organisé.  En tout cas, moi j’ai été me coucher moins niaiseuse ce soir là et même si j’avais vu le film. ;) Pour les amoureux de peintures et de sculptures, le musée d’art d’Hawaii semble bien petit vu de la rue mais il est immense et sa collection est impressionnante. Étant dans la saison où les baleines à bosse longent les côtes hawaïennes, nous avons fait une sortie à voile devant la plage de Waikiki et avons été bien servi. Deux d’entre elles sont venus directement sur nous. Finalement, Lorraine nous a fait le cadeau bien apprécié de louer une voiture pour explorer les recoins moins accessible de l’île. Nous avons ainsi pu explorer toutes les plages et quelques cavernes de l’île. Si vous en voulez plus, nous avons pris nombreuses photos de ces visites que vous pouvez voir en cliquant ici 

Je me suis décidée à acheter un ukulele hawaiien pour pouvoir participer aux soirée musicales où il nous arrive d’être invités ou tout simplement pour accompagner les harmonicas de Gaston.  La visite de Jim et Donna arrivait donc à point car Jim est un joueur de guitare expérimenté qui m’a enseigné les premiers rudiments. Pour ceux qui ont moins de mémoire, nous les avions rencontrés au Mexique alors que Jim se préparait à partir faire une tour du Pacifique sur son Corbin 39 du nom de Noroué avec, pour une partie du voyage, sa fille et pour une autre, son fils et sa belle-fille. Nous avions gardé contact à travers la radio HF et une fois de retour à Vancouver, ils ont décidé de sauter dans un avion et nous faire la surprise de nous rendre visite. Nous en avons donc profité pour faire quelques jams en ajoutant à notre petit groupe Collin de l’équipage de Full Monty qui travaille à devenir un très bon joueur de guitare.  J’aimerai ici prendre un instant pour m’excuser au près de tout mes futurs voisins partout dans le monde pour les dommages causés à leur ouïe lors de mes pratiques futures. 



P.S. Faites attention si vous commandez un «Spicy Ceasar» à l’heure de l’apéro. Vous vous attendez peut-être à une boisson avec du jus de tomate mais vous vous retrouverez avec une salade et une bouteille de tabasco.


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The crossing between Big Island and Oahu went well with 15 to 20 knots of wind on the side between the islands and no wind at all behind them. So 17h30 hours of motoring and 26 hours of sailing. Not much boat traffic, two humpback whales and a group of dolfins. Our new home until we leave for French Polynesia will be Ala Wai Harbor which is right in the middle of Honolulu at the end of Waikiki beach. The welcome is still not heartwarming and there are even more procedures. For example, to stay more than 10 days, we needed to have liability insurance that specifically stated the marina’s address, we had to undergo an 15$ inspection to make sure we had all the required security equipment and a sewage tank and we had to motor around an outside marker to prove that our boat is in good sailing condition.  Because, according to them, sailing from Tahiti to Hawaï doesn’t prove a thing. They use the excuse that they didn’t see us come in the Harbor. How else would we arrive? Enough of pencil pusher logic!  So the free spots for transients are at the end of the last dock next to the breaker wall. At first, we weren’t sure if that would be a great spot since given the long walking distance to get out of the marina. But after staying there a while, we decided that this provided a much appreciated buffer between us and the city. We had friends who stayed along the first dock facing the city and they had a lot more noise, pollution and strange visitors. We would only hear the sound of waves breaking on the reef while watching surfers during days and fireworks twice a week in the evenings. The friendliness of the neighbors varied greatly; some were very nice (thanks Ted for your help and you knowledge of good places to drink beer!), others were more the passive-aggresive types. Only two other crews were in transit like us.


Honolulu looks like any large American city with a Japanese influence and a great big beach. It contains everything you want and there is no lack of action or things to do. Apparently there are between 100 000 and 150 000 tourists at any moment.  Most everyday errands are done easely on foot or by bicycle and the public bus system is very well organized. It is therefore possible to go almost anywhere without a car. In the first days after our arrival, the weather man announced big waves north of the island. The surf competition, The Eddie, which requires very specific conditions almost took place. So we took the bus with the crew of Full Monty to go see the impressive waves and it turned out that the trip on the 55 bus allowed us to see the entire north coast. For a $ 2.50/person trip, it's totally worth it. Less worth it and the only tourist attraction we found disappointing was the Wakiki trolley. We found it expensive but mostly not very practical. Basically, it did not stop where we wanted to go.


We had a very special visit, Emie-Jade, Gaston’s 12 year old granddaughter made the trip with Lorraine, Gaston’s big sister. We did a 15 day marathon of almost all the tourist attractions of the island. It would be too long to describe all of them so let’s focus on those we particularly appreciated and that were the best value for our money. The US Arizona in Pearl Harbor: you have to plan little early to get the tickets but it's worth a visit. The museums are full of interesting information without being too loaded. The short boat tour to get to the monument which is located above the SS Arizona is very well organised. This boat which sank during the attack and in which the most lives where lost is stil visible threw the water. I, for one, went to bed a bit smarter that night even though I had seen the film. ;) For lovers of paintings and sculptures, the Honolulu Museum of Art seems little seen from the street but it is huge and it’s collection impressive. Being in the season when humpback whales swing along the Hawaiian coast, we took the boat out for a sail in front of Waikiki Beach and saw plenty. Two of them came directly to us. Finally, Lorraine gave us the well appreciated gift of renting a car to explore the less accessible corners of the island. We were able to see all the beaches and some caves. If you are just aching for more, we took many photos of these visits that you can see by clicking here.

To finally take part is some of the musical evenings that we get invited to or just to accompany Gaston’s harmonicas, I decided to buy myself a Hawaiian ukulele. So it was great timing for Jim and Donna to come visit us since Jim is an experienced guitar player who gave me some very good tips. For those with less memory, we met them back in Mexico when Jim was getting ready to sail around the Pacific on his Corbin 39 called Noroué with, for part of the trip, his daughter and, for the second part, his son and daughter in law. We kept in touch with our HF radios during that year and after he had arrived back in Vancouver, they decided to fly over and suprise us with a visit. So we spent a few evening jamming. One with Collin from Full Monty who is well on his way to becoming a excellent guitar player. I would now like to take a moment to appoligize to all futur neighbors from around the world for the damages to their ears from my ukulele playing.




P.S. Be carefull when ordering a «Spicy Ceasar» at Happy hour. You might be expecting a drink with tomato juice and end up with a salad and a bottle of tobasco.

Thursday, March 26, 2015

Kona, Hawaii 10-2014 à/to 01-2015

For English see below the line in red.

Yiiiiiiiiiiii! Nous avons beau choisir une fenêtre météo calme pour traverser le Alenuihaha Channel entre Big Island et Mauï (surnommé le Hallelujah Channel par Gaston), il reste que les vagues sont impressionnantes. C'est reconnu comme un des endroits au monde les plus difficile à passer donc il faut faire bien attention. Ceci dit, sur une fenêtre météo calme, il est possible de le naviguer mais votre dernier repas va peut-être servir à nourrir les poissons. L'expérience avait été tout aussi impressionnante la première fois (article ici). Une fois sous le vent de l'île, plus rien. Vu que cette fois-ci nous avions un quai de réservé, notre accostage à Honokohau Harbor s'est bien déroulé. C'est un petit truc que nous avons découvert. Si nous appelons le bureau de Honokohau harbor pour prendre une réservation, ils vont refuser disant que c'est le premier arrivé, premier servi. Par ailleurs, une petite visite dans les bureau de Scott qui s'occupe de la marina et du mouillage de Reids bay à Hilo et le tour est joué. Il s'agit de payer à partir de la journée de notre visite dans son bureau et non au moment de l'arrivé au quai.

Honokohau Harbor ce trouve toujours au milieu de nul part sans aucun transport publique pour le relier à Kona. Les vélos deviennent encore plus utiles. De plus, le chemin pentu fait partie de la compétition Ironman et fini par donner des cuisses de fer. Il n'y a pas énormément de site touristique dans les alentours mais il fait quand même bon y vivre. Les amateurs de pêche sportive et de plongée, particulièrement avec les raies mantas ou les dauphins, seront servis. D'ailleurs, notre voisin de quai était particulièrement apte à trouver d'énormes poissons dont un espadon de plus de 1000 livres (son site web).  Une marche et une baignade à la plage directement au nord de la marina où plein 
de tortues vertes se font dorer la couenne sont fortement recommandées. Les locaux n'ont pas le droit de vivre sur leur bateau alors vous pouvez vous imaginer que les soirées sont très tranquilles. A l'exception d'un soir où nous entendions un groupe de musique rock qui jouait au yacht club. Nous avons été voir de plus près et les membres qui célèbraient Noël en retard, nous ont invité à se joindre à eux. Nous nous sommes aussi lié d'amitié avec un couple et leur helper qui travaillent sur leur ferme à quelques kilomètres de la marina et préparent un bateau pour un voyage en Polynésie. Adam, Takayo et Nick nous ont sorti de notre trou perdu quelques fois dont une pour admirer Takayo qui danse le hula. Étrangement, nous avons appris à connaître la plus part des propriétaires de bateau autour de nous mais eux ne se connaissent pas.


Notre petit miracle de Noël: Nous avons attrapé un gros méchant virus juste avant les fêtes. Ça c'est bien nous; pas une fois malade depuis notre départ même dans les pays notoires pour les fièvres mais, nous revenons en Amérique du Nord et bam! Juste comme Gaston et moi étions en train de nous demander comment nous allions faire pour aller en ville acheter des vivres vu que nous étions trop faible pour faire le trajet en vélo, un couple que nous venions tout juste de rencontrer et qui ne savait même pas que nous étions malades nous a laissé un pick-up pour la semaine. Ils m'ont seulement demandé d'aller les reconduire à l'aéroport  et de retourner les chercher à leur retour. Pourquoi une tel gentillesse? Le jour d'avant, j'ai remarqué que une de leurs amarres était brisée et que le devant de leur bateau frappait gentiment sur le bateau voisin. Je me suis organisée pour ré-ammarer leur bateau et je les ai appelé pour les avertir. En d'autre mot, rien de bien extraordinaire.  La générosité des gens que nous rencontrons pendant ce voyage ne finira jamais de nous surprendre! Merci à eux et au Père Noël!


C'est un peu plate d'avoir accès à une voiture et d'être trop malade pour s'en servir. Au diable, il faut bouger pareil! Le 24 décembre en après-midi, j'en était à ma troisième journée de souffrance et Gaston venait juste de commencer sa première quand j'ai décidé que je n'en pouvais plus de me sentir comme si je baignais dans les microbes. J'ai donc laissé Gaston pour quelques heures et je suis partie en direction du Captain Cook monument car c'est ici qu'il a été tué. A cause d'une histoire d'annexe volée qui a mal tournée. Nous ne pouvons nous empêcher de l'admirer en tant que navigateur même si il a contribué à la perte des Français sur les plaines d'Abraham. Finalement, pas moyen de s'approcher du monument en voiture. Au moins, j'ai pris l'air un peu. J'ai rechuté le lendemain et Gaston n'était guère plus beau à voir. Retour au lit! Nous avons quand même pu profiter des deux derniers jours pour longer la côte ouest de l'île vers le nord où se trouve de belles plages et des champs d'un vert presque fluo, pour visiter un tube de lave et pour faire un gros approvisionnement de boîtes de conserve. On nous a fait remarquer qu'il y a aussi beaucoup de gens très riches sur cette côte. Il devait y avoir une bonne trentaine de jets privés à l'aéroport. Des noms tels que Bill Gates, Oprah Winfrey et Larry Ellison (Oracle) ont été mentionnés. Les potineux disent qu'ils s'installent ici car il trouvent la situation internationale trop instable pour laisser leurs biens à l'étranger. Ou encore qu'ils seront en sécurité quand tout va péter. Paranoïaque?


Un des copains nous a dit un jour qu'en venant à Hawai'i, nous venions d'entrer en territoire hostile. Nous n'avons pas trop compris sur le coup mais avec le temps, c'est devenu plus clair. Tout d'abord, il y a la météo car en hiver, ça brasse. Pas pour rien que c'est la saison des compétitions de surf. Déjà, il faut oublier toute navigation au Nord des îles car la houle est beaucoup trop forte. S'ajoute un phénomène nommé Kona; Ce sont des dépressions qui amènent des vents du sud. C'est pas très pratique quand toutes les baies au sud des îles n'offrent pas de protection de cette direction. De plus, les fonds de roches volcaniques ne sont pas de très bonne tenues. Dans tout endroit offrant une bonne protection, il se trouve habituellement un port. Ceci nous mène au deuxième environnement hostile; les bureaux de Harbormaster. Sauf pour quelques exceptions sur Ohau, les harbors appartiennent à l'État. Les employés sont formés à faire respecter les longues listes de procédures et de réglements sans trop de façon. Ils restent polis mais ne sont pas du tout amical. Les fois où nous avons réussi à les faire sourir, ça nous a demandé bien du travail. Il leur arrive aussi de fournir la mauvaise information. Par exemple, nous n'avons pas le droit d'ancrer quand en fait, il ne faut pas ancrer sur les coraux et les mouillages sont parfois payants. Ou encore, qu'ils n'ont pas de place et ne peuvent pas nous garder. Les bateaux en transit ont le droit à 120 jours par Harbor par année sauf pour Radio bay qui a une limite de 80 jours. Techniquement, ils se doivent de nous accommoder. Les réglements causent beaucoup de déception aux navigateurs États-Uniens rencontrés qui pensaient venir travailler ici pendant un an pour remonter la caisse de bord.

Une dernière petite anecdote; Un soir vers 19h, Gaston relaxe dans le cockpit et je travaille sur la préparation du souper quand Gaston me dit qu'il y a un dame qui crie il ne sait trop quoi.  Une chèvre se promène sur un des bateaux à moteur et il croit que la femme essaie de la faire descendre mais ne voit pas celle-ci. Je ne porte pas trop attention tout de suite étant préoccupé par le repas. Finalement, Gaston insiste pour que je regarde la chèvre alors je me sors la tête du bateau. C'est à ce moment que je réalise que ce que la dame crie et que Gaston ne comprends pas est: "HELP! HELP! HELP!" (son anglais n'est pas tout à fait au point) En quelques secondes, le poêle est éteint et nous partons à la course sur le ponton sans prendre la peine de mettre des souliers. Arrivés sur les lieux, nous voyons la dame à l'eau avec une autre chèvre plus petite. Elle nous explique qu'en essayant de sauter sur le bateau pour la suivre la première, son bébé est tombé à l'eau. Elle a donc sauté aussi pour l'empêcher de se noyer mais, elles ne peuvent plus sortir. Il faut sauver son bébé car elle l'aime beaucoup. Gaston veut prendre le fameux bébé par les cornes pour le sortir rapidement mais la dame refuse car cela pourrai faire lui mal.  Nous en doutons, mais bon. Gaston part à la recherche d'une corde pendant que j'encourage la femme à tenir. Bien sûr, la seule corde autour est une amarre et elle
est bien attachée au quai. Gaston fini par la libérer. Nous entourons la chèvre et la sortons saine et sauf de l'eau mais elle n'a pas apprécié. Par ailleurs, la maîtresse n'a plus d'énergie et commence à se laisser sombrer plutôt que de grimper sur les pneus qui pendent au mur. Je me lance donc
à terre et lui tend le bras tout en l'encourageant à monter. Elle est trop lourde pour moi seule alors j'appelle Gaston qui s'occupait de la chèvre, à la rescousse. A deux nous réussissons à la remonter sur le quai. Une fois sortie, l'adrénaline lui a fait de l'effet car elle parlait et bougeait sans arrêt. Tout est bien qui fini bien. À part quelques éraflures sur les genoux, ni humain, ni animal n'a été blessé. Gaston aurait bien aimé lui suggérer un autre animal de compagnie du genre amphibien mais s'en est bien gardé...elle l'aurait peut être mal pris!

Photos ici.

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Yiiiiiiiiiiiiiii!  No matter how quiet the weather window we choose to cross the Alenuihaha Channel between Big Island and Maui (nicknamed the Hallelujah Channel by Gaston), the waves are impressive. It is recognized as one of the most difficult passage in the world so one needs to be careful. That said, on a quiet day, it is possible to navigate threw but the last meal eaten will perhaps serve to feed the fish. The experience was equally impressive the first time (article here). Given that this time we had a dock booked in advance at Honokahau Harbor, our landing went well. This is a little trick we discovered;  if we call the Honokohau harbor office to make a reservation, they will refuse saying that the policy it is first come, first served and they don't garantee a space on arrival. However, a small trip to Scott's office who handles the Reids bay marina and anchorage in Hilo and the dock is booked. It's just a question of paying from the visit to the office rather than the arrival at the marina.


The Honokohau Harbor is still in the middle of nowhere with no public transportation to link it to Kona. Our bikes became even more useful. In addition, the steep road is part of the Ironman competition. Sure made my legs feel like iron! There isn't many tourist attractions in the surrounding area but it's still a nice place to visit. Lovers of sport fishing and diving, particularly with manta rays or dolphins, will get their fill. Our neighbor was particularly good at finding huge fish including a marlin over 1000 pounds (his website if you are interested).  Going for a walk and a swim at the beach directly north of the marina is nice because green turtles bask in the sun everywhere. Locals are not allowed to live on their boat so you can imagine that the evenings are very quiet. With the exception of one evening when we followed the sound of a rock band to the yacht club. The members who were having a late X-mas party invited us to join them. We also met a couple and their helper who work on a farm nearby and are getting a boat ready to go to French Polynesia. Adam, Takayo, and Nick took us out a few evenings including one to admire Takayo dancing the hula. Strangely, we were getting to know the owner of the boats that surrounded us but most of them didn't know each other.


Our little Christmas miracle: we caught a big nasty virus just before Christmas. This is just like us; we haven't gotten sick since we left not even in countries notorious for fevers but the minute we set foot in North America, BAM! Just as Gaston and I were wondering how we were going to get into town to buy food being too weak to make the journey by bicycle, a couple we just met and who didn't even know we were sick left us a pickup for the week while they were going on vacation. They only asked me to take them at the airport and to pick them upon their return. Why such kindness? The day before, I noticed that one of their moorings lines was broken and the front of their boat was gently hitting the next boat. I found another line to tie the boat and gave them a call to warn them. In another word, nothing special.  The generosity of the people we meet during this journey will never cease to amaze us. Thanks to them and to Santa Claus!


It sucks to have access to a car and be too ill to use it for site seeing. The hell with it, I'm moving anyway! December 24 in the afternoon, I was in my third day of suffering and Gaston had just begun when I decided that I couldn't stand feeling as if I was surrounded by microbes. So I left Gaston for a few hours and I went in the direction of the Captain Cook monument since this is were he has killed. It happened over a story of a stolen dighny that turned bad. We can't help to admire him for being a brillant navigator even if he contributed to the loss of the French on the plains of Abraham. It turns out that It's impossible to get anywhere near the monument by car. Oh well, at least, I took a little fresh air. I relapsed the following day and Gaston didn't look any better. Back to bed! On the two last days, we did manage to drive North along the West coast of the island to see some beautiful beaches, and fields that are fluorescent green, to visit a lava tube and to fill the boat with canned goods. A few people made us notice that many very rich people have houses on this coast. There were more than 30 private jets at the airport. Names such as Bill Gates, Oprah Winfrey, Larry Ellison (Oracle) were mentionned. The local gossip says that they settled here because they find the international situation too unstable to go abroad. Or that this is were they will be safe when everything falls apart. Paranoid?


One of our new friends told us one day that by coming to Hawaii, we had just entered hostile territory. Althought we did not understand his statement at first, It became clearer over time. First, there is the weather because of frequent winter storms which bring in high swells from the North. It's not surfing competition season for nothing. So all navigation to visit the North shores is out of the question. Then we add a phenomenon named Kona; these are depressions which brings winds from the South. Not very convenient when all the bays to the South of the Islands offer no protection from that direction. Moreover, the few anchorages have volcanic rock bottoms so they offer little holding. All the locations that offer the best protection are occupied with a port or a crowded harbor. This leads us to the second hostile environment; Harbormaster offices. Except for a few exceptions on Ohau, the harbors are State-owned. Employees are trained to enforce a long lists of procedures and regulations without too much regard for customer service. They stay polite but are not friendly. The few times we managed to make them smile, it took much work. They may also provide the wrong information. For example, one said we do not have the right to anchor when in fact, we cannot anchor on corals and there is a fee in some places but there is no law against it. They just don't like it. Another example, they might say that you can only stay for a few weeks or that they have no space. Vessels in transit are entitled to 120 days per Harbor annually except for Radio bay which has a limit of 80 days. Technically, they should accomodate. The American navigators we have met who stop here thinking they can work for a while seem disapointed by all the regulation.

One last anecdote; one evening around 7 pm, Gaston is relaxing in the cockpit and I'm working on getting dinner ready when Gaston tells me that there is a lady screaming something but he can't figure what. A goat is walking on one of the motorboats and he believes that she is trying to get it to come down but he can't see the woman. I don't pay too much attention immediately being too concerned with the making of the meal. Finally, Gaston insists that I take a look at the goat so I reach my head out. It is at this point that I realize that what the lady is screaming and Gaston isn't understanding is: "HELP! HELP! HELP!" (his English is not quite there) In a few seconds, the stove is turned off and we go racing down the dock without taking the trouble to put on shoes. Once at the scene, we see the lady in the water with an another smaller goat. She explains to us that when trying to jump on the boat to follow the first, her baby fell into the water. She jumped after it to prevent it from drowning, but now they can't get out. We must save her baby because she loves it. Gaston wants to take the baby by the horns so he can bring it out quickly but the lady refuses because she says it can hurt him.  We doubt it, but ok. Gaston goes looking for a rope while I encourage the woman to hold on. Of course, the only rope around is a mooring line and it is well attached to the dock. Gaston finally manages to get it free. Once the rope was around the goat, we managed to hoist it up to safety but it didn't enjoy it. The mistress who had no more energy started to let herself sink rather than climb on the tyres that hang on the wall. So I threw myself to the ground to grab her but she was too heavy for me alone. I had to ask Gaston who was still taking care of the goat, for help. Once back on the dock, the adrenaline must of have kicked in because she spoke and moved frantically. All is well that ends well! Apart from a few scratches on the knees, neither human nor animal were injured. Gaston would have liked to suggest a more appropriate pet of the amphibian family but he stopped himself... Not sure she would on enjoyed the joke.

More Pictures here.

Friday, March 20, 2015

Hilo, Hawaii 09-2014 à/to 01-2015

For English, see below line in red.

Notre deuxième visite de Hilo fut beaucoup plus relaxe que la première où nous pensions seulement à se préparer pour repartir en Alaska (article de cette visite ici ). Cette fois-ci nous passerons environ 7 mois dans l'Archipel d'Hawaï alors nous pouvons prendre notre temps. De tous les endroits visités jusqu'à maintenant, Hilo reste encore notre endroit préféré. Il y pleut souvent mais cela donne de suberbes parcs verdoyants qui jonchent la côte où il fait bon se promener en vélo, se baigner et s'assoir à l'ombre pour contempler ou pique-niquer. C'est d'ailleurs ce que les locaux, la pluspart d'origine maohi, préfèrent comme activité de fin de semaine lorsqu'ils ne sont pas entrain de visiter les ventes de garages ou de courrir les bonnes affaires sur
craigslist.com.  La plupart  des navigateurs croissés ici, repartent aussitôt pour Honolulu préférant la frénésie de la grande ville au calme de celle plus modeste. Nous préférons le charme du plus petit. Par ailleurs, l'accueil au bureau du Harbor master de Radio bay n'était plus du tout le même que lors de notre première visite. Cette fois, la dame à l'accueil nous a seulement expliqué le fonctionnement du harbor sans nous donner d'information touristique. Quand nous lui avons demandé une carte comme la dernière fois, sa réaction nous a confirmé qu'elle ne nous avait pas reconnu et elle a répondu un peu sèchement qu'elle ne faisait plus ça. De plus, les dames du bureau on été plus à cheval sur les politiques. Nous nous imaginons que quelque chose à du se passer mais n'avons pas osé demander quoi. De plus, le port est plutôt bruyant surtout quand la barge arrive et, même si nous sommes attaché à un de leur mur, il faut débarquer en annexe dans le parc adjacent car il nous refuse l'accès.  Dommage que la tenue de l'ancre dans Reids bay n'est pas meilleur car c'est plus près de la ville et plus tranquille.  Il y a toujours des autobus pour se rendre en ville mais vu qu'ils ne passent qu'aux heures et seulement sur semaine, nous avons décidé d'acheter un deuxième vélo bon marché que nous revendrons à notre départ.

Notre temps a été occupé d'une part par des réparations effectuées sur le bateau tel que remplacer la
manette du moteur et reconditionner le BBQ et, d'autre part, par du tourisme. D'ailleurs je crois qu'à la fin de ce voyage, je vais pouvoir écrire un livre sur les cascades et chutes de ce monde et Gaston sur ses micro-brasseries. La plupart du temps nous nous sommes promenés dans les alentours en vélo visitant Rainbow falls sans voir d'arc-en-ciel, le musée du Tsunami qui n'est pas trop rassurant et le Lyman museum où il faut demander à visionner le film sur la communauté engloutie par la lave (très intéressant). Nous avons aussi loué une voiture le jour de mon anniversaire pour visiter le parc des Akaka falls et la ville de Pahoa. Celle-ci est menacée par une nouvelle coulée de lave qui risque de détruire la ville. Mais, la lave avance tellement lentement que ça pourrait prendre des années. Nous avons terminé la journée par une pizza hawaiienne à côté du cratère fumant de Pu'u'o'o comme lors de notre dernière visite.  En passant, si vous pensez visiter
Hawai'i, ne rapportez surtout pas une pierre volcanique en souvenir. Vous pertuberez la déesse Pele qui vous rendra la vie misérable jusqu'à ce que la pierre soit retournée par courrier. L'équipage d'un bateau français avec un équipier québecois du nom de Mario, nous ont invité à se joindre à eux pour une autre petite virée en voiture mais cette fois-ci sur le haut du mont Mauna Kea ou se trouve plusieurs observatoires. La route pour monter est assez abrute mais l'impression d'être sur la lune une fois en haut en vaut la peine. C'est comme être dans un film de science fiction. Il en resterait encore beaucoup à voir surtout pour les amoureux de jardins botaniques.


Le cyclone Ana s'est mêlé de notre départ. Au début, il voulait venir directement sur Hilo alors nous nous sommes dit que nous devrions partir pour Kona. Comme nous étions en train de tout régler pour le départ, le trajet prévu de l'œil a changé pour passer au sud de la grande île. Donc, maintenant nous restons sur place mais nous nous ajoutons une deuxième ancre à l'avant du bateau et plus d'amarres sur l'arrière car les vents s'annoncent forts. Finalement, elle a passé carrément à côté mais en nous arrosant de pluie pendant deux jours. Tant mieux pour nous mais difficile à prédire ces tempêtes. Il n'y a qu'à regarder ce qui c'est passé aux Vanuatus il y a quelques jours seulement. Vu que nous avions déjà préparé le bateau pour le départ et reservé un quai à Kona, nous sommes partis une fois que la mer s'est calmée. Comme nous étions ici depuis un bon moment il a fallu passer un après-midi à briser les coquillages sur notre chaîne d'ancre.

Je vous laisse sur une histoire pour les romantiques trouvée au Tsunami museum: En 1946, un gros tsunami a frappé les îles d'Hawai'i et particulièrement Hilo. Les vieux qui avaient déjà vécu l'exprérience ont tenté de dire aux gens de courrir mais vu que l'évènement se passait un premier avril, tout le monde a cru à une blague. Dans une école où les jeunes enseignantes nouvellement arrivées du continent logeaient, les enfants commencaient à arriver pour les cours. L'eau sur la rive s'est subitment retirée, ceci étant un signe avant courreur, et les enfants courraient pour ramasser les poissons. Une vague est apparue au loin et une enseignante avec la caméra à la main a souhaité qu'elle soit bien grosse pour la photo. Il faut faire attention à ce que l'on souhaite car quand la première vague est arrivé, elle s'est retrouvée accroché à un toit avec une collègue. A la deuxième vague, la collège a disparu. Le toit a cédé à la troisième vague et elle a été emportée en mer. La seule âme qu'elle ait croisée fut un jeune garçon qui a décidé de nager vers un lointain bateau au lieu de rester sur place et il n'a jamais été revu. Elle a finalement été sauvée au bout de 10 heures passées en mer accroché à un bout de bois. Par qui? L'homme avec qui elle avait un rendez-vous galant le soir même. Il a passé la journée en chaloupe à sa recherche. Ils se marièrent et vécurent heureux. FIN.

Plus de photos ici.

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Our second visit to Hilo was much more relaxed than the first during which we thought only of preparing for the crossing to Alaska (blog article on that visit here.). This time we will spend about 7 months in the Archipelago of Hawaii so we can take our time. Of all the places visited so far, Hilo is still our favorite. It rains often, but that translates into beautiful lush green parks all along the coast where it is nice to ride a bike, swim or sit in the shade to contemplate or to picnic. This is also what the local, mostly of Maohi origin, prefer as a weekend activity when they are not visiting garage sales or hunting for bargains on craigslist.com. Most of the sailors we have seen here left soon after for Honolulu preferring the excitement of the big city than the
quiet of the more modest. We prefer the charms of the smaller. However, the welcome from the Harbormaster's office for Radio bay was not at all the same as at our first visit. This time the lady at reception explained how to pay for the harbor without giving us tourist information. When we asked for a map like the last time, her reaction confirmed that she had not recognized us and she answered dryly that she no longer did that. In addition, the ladies of the office were very rigid on policy. We imagine that something must have happened but did not dare to ask what. Too bad, it was nicer before. In addition, the port is rather noisy especially when the barge arrives and, even if we are attached to one of their wall, they will not give street access. Instead, we have to land with our dighny in the adjacent park. We would of chosen Reids bay if the anchor holding were better because it is closer to the city and quieter. To get to the city from Radio bay, there is still the public bus service but they only come once every hour and on weekdays so we decided to buy a cheap second bike with the intent of reselling it before we leave. 

We kept busy partly with repairs to the boat such as replacing the transmission stick and rebuilding
the BBQ and partly with tourism. I think at the end of this trip, I'll be able to write a book on the waterfalls of the world and Gaston its microbreweries. Most of the time, we rode around by bike visiting Rainbow falls without seeing a rainbow, the Tsunami museum which is not too reassuring and the Lyman Museum in which you have to ask to see the film the about a community destroyed by lava over 8 years (very interesting). We also rented a car on my birthday to visit the Akaka Falls Park and the town of Pahoa. The latter is threatened by a new lava flow that could burn down the city. But, the progression of the  lava is so slow that it could take years. We finished the day with a Hawaiian pizza next to the smoking crater of Pu'u'o'o like our last visit. By the way if you plan to visit Hawaii, do not bring back a volcanic rock as a souvenir. You will make Goddess Pele angry and she will make your life miserable until the stone is returned by mail. The crew of a French ship with a Quebec crewman named Mario, invited us to join them for another road trip, but this time on the top of Mauna Kea where they are several observatories. The road to go up is pretty steep but the felling of being on the moon once a the top makes it worth it. It's like being in a sci-fi movie. There would still plenty of other stuff to do mostly for lovers of botanical gardens. 


Tropical storm Ana mingled in our departure. At first it wanted to come directly to Hilo so we figured we should leave for Kona. As we were getting everything ready to leave, the predicted path of the eye changed to pass south of the Big Island. So, now we decide to remain put but we add a second anchor at the bow and and extra moorings at the back to face strong winds. Finally, it missed the island completely and only showered us with heavy rain for two days. Good for us! It's hard to predict where these storms are going to hit. One only has to look at what happened int the Vanuatu islands a few days ago. Since we had already prepared the boat for departure and booked a dock in Kona, we left as soon as the sea calmed down.  We realized that we had been here for a while when we had to spend an afternoon breaking shells off our anchor chain.

We leave you with a story for the romantics which we found in the Tsunami Museum: In 1946, a large tsunami hit the islands of Hawai'i, especially Hilo. The elderly who had experienced another a long time before tried to tell people to run but since the event was happening on April first, everyone thought it was a joke. In a school where young newly arrived teachers from the continent lived, the children were beginning to arrive for classes. The first sign came when the water pulled back from the shore and the children ran to pick up the fish. A big wave appeared in the distance and a teacher, camera in hand, wished it to be very big for the picture. She should be more careful of what she wishes because when the first wave arrived, she found herself hanging from a roof with a colleague. On the second wave, the colleague disappeared. The roof gave in on the third wave and she was swept into the sea. The only other soul she crossed was a young boy who decided to swim to a distant boat instead of staying put and he was never found. She was finally rescued after 10 hours of clinging to a piece of wood. By whom? The man who had asked her out for their first date for that same night. He spent the day looking for her in a small boat. They married and lived happily. THE END.

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