La/the route

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Wednesday, July 2, 2014

Ua Pou, Marquises, Mai/May 2014

For English see below the line in red.

La particularité de île de Ua Pou sont les énormes monolithes qui la surplombe. Obélix serait fou de joie. La baie de
Hakahau est un autre endroit ou l’ancre arrière est de mise. Le village n’est pas aussi joli et fleuri que d’autres visités mais une banque et surtout deux épiceries y facilitent l’approvisionnement. Puisse qu'on parle d’approvisionnement, c’est très cher la Polynésie. En fait, c'est le deuxième endroit le plus cher au monde après le Japon. Voici une petite liste d’épicerie en dollars canadiens pour vous donner une idée: 12 canettes de bière: 31,50$, 12 oeufs 4,70$ et deux poitrines de poulet 17,40$. On se demande comment un ouvrier moyen fait pour survivre. Par ailleurs, les voiliers en transit ont le droit de demander un bon pour obtenir le diesel hors taxe. Ça vaut la peine car en ce moment les prix sont de 2,06$/l avec taxes et 1,24$/l sans taxe. 

Nous avons fait le tour de l’île pour explorer les baies au Nord-ouest. Le tout est très joli mais encore une fois, ce sont les gens qui font la différence. Nos chemins ont croisé ceux de Rémi et Antoine qui campaient dans la baie de Hakaotu. Après une discussion un peu compliquée car ils ne parlent pas beaucoup de français (Ici, il faut avoir été à l’école pour parler français car dans les familles, c’est le marquisien qui est utilisé), ils ont demandé s'ils pouvaient visiter la jonque chinoise de nos copains. Ils étaient émerveillés comme des enfants à Noël. En plus, Élise leur sert une bière et leur offre une cigarette. Le grand luxe! La discussion tombe sur la pêche dans la baie et nous apprenons qu’il y beaucoup de pieuvres. Ils nous offrent de nous montrer comment les pêcher. Une offre comme ça ne se refuse pas alors nous sautons à l’eau. Tout
d’abord, il faut les trouver car elles sont très caméléons mais Antoine a l’œil. Il me montre comment les harponner et leur retourner la tête à l’envers pour ne pas qu’elles s’échappent. Elles ne sont pas très combatives mais il faut faire attention aux deux grosses dents qu'ils ont au centre des tentacules. Au grand bonheur de Gaston, Rémi lui laisse pagayer sa pirogue creusée dans un tronc d'arbre et munie d'un balancier (Ancien instructeur de Kayak, Gaston voulait essayer un de leur bateau depuis un bon moment). Pendant ce temps, Rémi pêche du poisson pour nous montrer ce qui est bon à manger et qui ne contient pas de ciguatera. En gros, il attrape des chirurgiens noir et orange. De retour sur terre, Rémi explique à Gaston comment enlever la poche d’encre ainsi que la bouche sur la pieuvre. La poche se mange cru mais semblerait qu’il ne faut pas abuser. Il faut ensuite taper les pieuvres sur la roche pour briser les fibres et enlever la substance gluante qui les recouvrent. Finalement, un 20 minutes au presto et un autre dans une sauce tomate et nous dégustons avec appétit une pieuvre à la provençale. Pour les chirurgiens, il faut faire attention en enlevant le dart juste devant la queue. 

Une petite remarque sur la vie des Marquisiens. Nous voyons très rapidement que ce sont des gens d’extérieur car l’intérieur des maisons est plutôt mal organisé et la décoration inexistante. Par ailleurs, dans un pays ou la végétation pousse à vue d’oeil, les jardins sont impeccablement entretenus. Les femmes continues la tradition de porter des fleurs sur l’oreille ou en couronne. Tellement habitué sont-elles de cueillir ces fleurs dans la nature que quand Moï est allée vivre en France et qu’elle a vu des rosiers en fleurs au milieu d’un rond point, elle est partie les cueillir avec une paire de ciseau. Les gendarmes qui passaient par là au même moment n’ont pas trop apprécié. Elle c’est retrouvé à la gendarmerie. Après délibération, ils l’ont finalement laissé partir avec les roses en lui expliquant qu’en France, les fleurs décoratives doivent rester sur leur talus.

Ça sert à rien, nous nous tannons pas de les regarder nager: 


Pour les photos cliquez ici.
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 What stands out on the island of Ua Pou are the huge monoliths. Obelix (cartoon
caracter) would be overjoyed. Hakahau bay is another place where a rear anchor is required. The village is not as pretty and flowery as others visited. However, the grocery store is well supplied for the Marquesas and there is a bank. Speaking of supply, the cost of living in French Polynesia is very high. Second highest after Japan in fact. Here is a small grocery list in Canadian dollars to give you and idea: 12 cans of beer: $ 31.50, dozen eggs $ 4.70 and two chicken breasts $ 17.40. It's hard to imagine how the average worker survives. Boats in transit can ask for a tax exemption on diesel. It's worth it because at the moment the prices are $ 2.06 / l with taxes and $ 1.24 / l without tax. 

We toured the island to explore the bays in the north-west. Everything is very pretty but again, what really stands out are the people. Our paths crossed those of Antoine and Rémi who were camping in the Bay of Hakaotu. After a bit of a complicated discussion because they do not speak much French (Here one must have gone to school to speak French because in families, Marquesan is used), they asked if they could visit our friends' Chinese junk. They were amazed like children at Christmas. To top it off, Elise served them a beer and offered them a cigarette. The luxury! The discussion landed on fishing in the bay and we learned that there are lots of octopus. They offered to show us and since we can't refuse this kind of opportunity, we jump in the water and follow them. First, we had to find the octupus which is difficult as they are chameleons but Antoine has an eye. He shows me how to spear them and flip their heads upside down so they do not escape. They are not very combative but we must pay attention to two big teeth. Gaston teamed up with Rémi who let him paddle his canoe to Gaston's delight (Gaston use to be a
Kayak instructor and had been wanting to try their boat out for a while) Meanwhile, Rémi caught mostly fishes to show us what is good to eat and does not contain ciguatera. Basically, he catched black and orange surgeons. Back on Earth, Remi explained to Gaston how to remove the ink pouch and the mouth of the octopus. The pouch can be eaten raw but having too many might make us sick. Then, the octopus has to be beaten on the rock to break the fibers and remove the sticky substance that covers them. Finally, 20 minutes in the pressure cooker and an another in a tomato sauce and we enjoyed a delicious octopus à la Provençal. For the surgeons, we had to be very carefull when removing the dart just in front of the tail. 

A quick note on the life of the Marquesas. We see very quickly that they are outdoor people because the insides of the houses are rather poorly organized and the interior decoration nonexistent. Moreover, in a country where vegetation grows very quickly, the gardens are immaculately maintained. Women continued the tradition of wearing a crown of flowers or a flower over one ear. So accustomed they are to picking these flowers a little everywhere that when Moï went to live in France and she saw the roses blooming in the middle of a roundabout, she went gathering with a pair of scissors. The policemen who were passing by at the same time did not appreciate. She ended up at the police station. After deliberation, they finally let her go with the roses, but explained that in France, decorative flowers must remain on their bush.

We never get bored of seing these guys swimming...


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