La/the route

La/the route

Sunday, June 22, 2014

Hiva Oa, Marquises 05-2014


For English, see below the line in red.

Dans la baie de Tahauku à Hiva Oa, il faut utiliser une ancre avant et une autre arrière. Ceci pour deux raisons; ce mouillage n’est pas protégé de la houle et cette méthode permet de rester face à celle-ci pour être plus confortable d’une part, et d’autre part, pour que plusieurs bateaux puissent s’entasser dans cette petite baie. Ce n’est pas une chose que nous devons faire fréquemment et c’est délicat vu la proximité des bateaux. C’est pourquoi nous nous attendons que si un voisin nous fait un commentaire pendant la manoeuvre c’est pour partager une information importante. Et bien non, il y en a un qui nous apostrophe dans la langue de Shakespeare pour nous dire que vu que nous avons un petit bateau nous devrions aller nous ancrer dans le fond de la baie et laisser la place au plus gros en avant. Il ne tenait pas compte du tirant d’eau, celui-là ! Nous avons dû retenir Bidule qui voulait aller lui monter qui il appelait un petit bateau! On reprend la manoeuvre une deuxième fois! Quel manque de sens marin! Plus tard nous en avons voisiné un autre qui mesurait la distance entre son bateau et les autres avec un télémètre. Le soir, à l’heure de l’apéro, il éclairait les cockpits des bateaux autour avec une lampe fort aveuglante ou il réveillait tôt les gens le matin pour leur crier que leur bateau s’était rapproché de 1-2-3 mètres. Remarquez le verbe crier pour mettre l’emphase sur le fait que les bateaux n’était pas assez près pour parler normalement. J’essaie de rester positive habituellement mais là ça manque un peu de savoir vivre! Bon, ça c’était le mauvais côté de se retrouver sur le chemin le plus fréquenté. Le bon côté est que nous avons retrouvé pleins de copains. Certains rencontrés au Mexique que nous avions laissé juste avant la traversée et d’autres qui venaient de Panama et que nous n’avions pas vu depuis plus d’un an. Les plus notoires sont Bruno et Elise sur la jonque chinoise Lakatao.



Le deuxième soir après notre arrivé, nous avons été invités à un BBQ par Patrice de Strider, un bateau français rencontré au Mexique et à qui nous avions refilé une bonne partie de notre gros thazard. Nous avons découvert sur place qu’il avait refilé le poisson à Moï qui habite l’île afin qu’elle prépare le sashimi tahitien et le poisson cru. Elle est aussi arrivé avec d’autres plats tel que la chèvre au coco et le cochon sauvage. Nous nous sommes régalés. Suite à une conversation de chasse entre Chita, dit aussi le boucher, et Gaston, nous avons été invités à passer une journée dans les montagnes. Les hommes devaient aller à la chasse au cochon sauvage avec couteaux et chiens et les femmes à la cueillette de fruits. Par mal chance, il n’avait pas plu depuis notre arrivé mais le jour où nous décidons de monter, il tombe des cordes pendant la nuit et une partie de la matinée. Le terrain de chasse était devenu trop boueux pour le sport. Nous avons donc passé l’après-midi à faire de la musique, à visiter le superbe jardin de Chita et à manger le kai kai (repas) préparé encore une fois par Moï.



Le mot tatouage vient du mot polynésien tatau (le u est prononcé ou i.e. ce mot est prononcé tataou) Ici, ce mode d’expression fait partie de la culture depuis bien longtemps et encore aujourd’hui, la plupart des gens sont tatoués. Je me suis fait dire que chaque archipel d’îles a son style. Aux Marquises, le client raconte son histoire à l’artiste qui transforme cette histoire en symboles. Je n’ai pas voulu raconter toute mon histoire à Renaldo de peur qu’avec tout le bagage que j’ai, je me retrouve tatoué des pieds à la tête. Alors, j’ai seulement parler de mon amour pour la mer et tout ce qui se promène dedans. Voici ce qu’il m’a dessiné...
 Avant de quitter l’île, nous nous sommes arrêtés dans la baie Hanaiapa où nous étions les deux seuls bateaux. Le village est joli et vaut la peine d’être visité. La petite saucette dans la
rivière est très rafraîchissante. Nous avons fait une de nos plus belle balade en partant de cette baie et marchant jusqu’à la baie suivante appelée Hanamenu (environ 1h30 aller). Le tout se fait dans le bois donc à l’ombre avec vue sur la mer. Ça grimpe un peu au début mais le reste du trajet est facile. A l’autre bout, se trouve un très petit village sur une belle plage de sable blanc. Nous y avons fait une pause pour casser la croûte et se rafraîchir. Deux jeunes vahinés du village étaient plus qu’heureuses de nous accompagner dans notre baignade car leurs parents ne leurs permettaient pas de nager en pleines eaux toutes seules.


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In the Bay of Tahauka on Hiva Oa,  two anchors are needed one at the front and another at the back. This is
for two reasons; this anchorage is not protected from the swell and this method forces the boat to face it and be more comfortable on one hand, on the other, it helps to squeeze many boats into this small bay. This is not something we need to do frequently and it is challenging given the proximity of the vessels. That is why we expect that if a neighbor makes a comment during the maneuver is to share important information. Well no, one called out and said that since we have a small boat a we should go anchor in the back of the bay and give way to larger vessels in the front. He doesn't take into account the draft, that one! We had to hold Bidule back because it wanted to go show him who he was calling a small boat! The anchoring was successful the second time! What a lack of seamanship! Later we had another neighbor who measured the distance between the boat and the others with a rangefinder. In the evenings at cocktail hour, he wouldlight the other's cockpit with a strong blinding light or he would wake them early in the morning to shout to them that their boat was closer by 1-2-3 meters. Notice the use of the verb shout to emphasize the fact that the boat was not close enough to talk normally. I try to stay positive usually but there this lacks a bit of etiquette! Well, that was the bad side of returning to the most traveled route. The good side is that we encountered many old friends. Some we had met in Mexico just before the crossing and others who came from Panama we had not seen for over a year. The most notorious are Bruno and Elise on the Chinese junk Lakatao.


The second night after we arrived, we were invited to a BBQ by Patrice on s/v Strider, a French man we met in Mexico and to who we gave a large portion of the big wahoo we caught. We discovered when we arrived that he passed on the fish to Moï who inhabits the island so she could prepare Tahitian sashimi and raw fish. She also arrived with other dishes such as goat in coconut milk and wild pig. We feasted!!! Following a conversation about hunting between Chita, aka the butcher, and Gaston, we were invited to spend a day in the mountains. The men where supposed to go hunting wild pig with knives and dogs and the women fruit picking. Bad luck, it had not rained since we arrived but the day we decide to go up, it was raining cats and dogs during the night and part of the morning. The hunting ground was too muddy for the sport. We spent the afternoon making music, visiting Chita's beautiful garden and eating the kai kai (food) prepared again by Moï.


The word tattoo comes from the Polynesian word tatau (the u is pronounced oo so this word is pronounced tataoo) In these Islands, this method of expression has been part of the culture for a long time and even today, most people are tattooed. I have been told that each group of islands has its own style. In the Marquesas, the client tells his story to the artist who transforms it into symbols. I did not want to tell my hole story to Renaldo since I feared that with all my luggage, I would of ended up tattooed from head to toe. So I just talk about my love for the sea and everything that lives in it. Here's what he drew ...


Before leaving the island, we stopped in Hanaiapa bay where Bidule and Lakatao were the only two boats for a change. The village is nice and worth a visit. A small dip in the river is very refreshing. We had one of our most beautiful hikes starting in the village to the next bay called Hanamenu (around 1h30 one way). The wal is done in the woods so lots of shade (important in these parts!) and overlooking the sea. It climbs a little at the start but the rest of the way is easy. At the other end, there is a very small village on a beautiful white sand beach. We took a break to eat a snack and jump in the water. Two young “Vahiné” from the village were more than happy to accompany us in our bathing because their parents did not allow them to swim alone very far. 
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