La/the route

La/the route

Friday, April 18, 2014

Arrivee aux Marquises/Arrival in the Marquesas

For English see below the line.

Nous sommes arrivés sains et saufs aux Marquises après 26 jours de mer pour faire 2680 miles. L'arrêt d'envoi de nouvelles ou de nos positions à mi-chemin est dû à une panne de notre radio HF. Elle ne veut tout simplement plus s'allumer. Il va falloir vérifier si nous pouvons la faire réparer ou s'en procurer une autre. Entre temps, nous n'avons plus de météo ce qui est un peu gênant. Nous avons bien essayé de communiquer avec un cargo pour donner des nouvelles mais nous en n'en avons croisé aucun. Pour le reste de la navigation, tout c'est déroulé comme prévu. Après notre départ de l'île Clarion, nous avons eu des vents du NE de 15 à 20 noeuds jusqu'à l'approche de la zone de convergence. Le plus impressionnant fut la mer de 3 à 4 mètre. Ça donne la chair de poule de regarder le mur d'eau venir sur nous avec l'impression qu'il va nous frapper jusqu'à la dernière minute quand le bateau lève et la vague passe en dessous. Le bateau redescends et tout recommence. Dans la zone de convergence, toujours des vents des secteurs NE et Est mais moins stables et des grains qui se suivent sans répits. Ces derniers arrivent avec des rafales, parfois violentes et repartent en laissant des trous de vents faibles entre eux. Notre moyenne de 120 miles par jour baisse sous les 90 miles mais nous avons seulement eu à utiliser le moteur pendant 8 heures. L'équateur a été passé au 128°47'O en portant un toast habituels aux dieux Éole et Neptune. L'eau commence a être pas mal alcoolisé dans le coin ! On pourrait peut-être l'embouteiller et faire un nouveau cocktail du nom de «L'Équateur». Après une douzaine de jours sous la pluie et juste comme nous nous disions que ça commençait à faire, le soleil est sorti des nuages et les vents des alizés du Sud-est sont arrivés. Plus fort au début, Bidule avançait entre 6 et 7 nœuds. Un peu comme un étalon qui veut rentrer à l'écurie mais vu que l'allure est vent de travers et que le bateau roule dans une mer formée, nous avons plutôt l'impression d'être dans un taureau mécanique. Le bon côté est que nous avons fait jusqu'à 145 miles en 24 hres. Nous avons seulement vu quelques oiseaux et des poissons volants pendant ce voyage. Gaston n'a pêché q'une journée et a attrapé un petit thon. On ne manquait pas de vivre donc il n'était pas nécessaire de pêcher sans compter que l'hydro-générateur ne nous le permettait pas. Le vent et la mer se calment un peu nous donnant un moment de répit quelques jours avant l'arrivé pour faire des préparatifs. De plus, la diminution de vitesse à 5 noeuds, nous permet d'arriver au petit matin avec une lune presque pleine pour nous éclairer. On dirait presque que c'est organisé avec le gars des vues. Maintenant, puisse qu'on dit que les Marquises sont un paradis sur terre, il est temps d'aller voir si St-Pierre travaille au bureau des douanes.

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We have arrived safe and sound in the Marquesas after 26 days at sea to sail 2680 miles. For those following the blog and our positions and who are wondering why no more information about mid-way, our high frequency radio stopped working. It just won't turn on anymore. We have to look into getting it fixed or buying a new one. In the mean time, we no longer have weather information which is a drag. We tried communication with cargo ships to send a message but crossed none. For the rest of the journey, everything pretty much went as planned. After leaving Clarion Island, he had winds from the NE at 15 to 20 knots all the way to the dulldrums. The impressive part were the 3-4 meter waves. Looking at the wall of water comming toward us as if it was going to crash into us but then at the last minute, the boat lifts up as the waves goes under. After the boat comes down, everything starts over again. We still had winds from the NE and from the East in the dulldrums but less established. Squals were lined up one after the other. They brought wind with them and also left with it leaving holes without much wind between them. Some squals were more violent with peaks in the 30 something knots of wind but most stayed in the 20 knots. Our average of 120 miles per day went down to less than 90 miles but we only had to use the engin for 8 hours. We crossed the equator at 128°47'W while making all the usual toasts to the Gods. The alcool level in the water for these parts is getting pretty high. We are thinking of bottleling it and creating a new cocktail called «The Equator». After a dozen days under the rain and at the moment when we were telling each other we had enough, the sun came out from behind the clouds and the East and South-east trade winds reached us. Stronger at the begining, Bidule was sailing at 6-7 knots. Kind of like a stalion heading back to the stables but since we were then going upwind and hitting in the waves, it really felt more like the inside of a mechanical bull. The up side was that we sailed 143 miles in a day. We only saw some birds and a few flying fishes on this trip. Gaston fished one day and caught a little tuna. We had plenty of food so didn't feel the need to fish more. A few days before we arrived, the winds and the sea calmed down a bit to give us a break and let us make some preparations like shaving my legs without being afraid of the blade. Futhermore, our speed going down to 5 knots helped us arrive in the early morning with an almost fullmoon lighting the way. Now, they say that the Marquesas are like heaven on earth, let's see if St-Peter is working at the customs office.

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