La/the route

La/the route

Saturday, March 29, 2014

Un arrêt imprévu/An unplanned stop

For English see below the line.

Date: 30 mars 2014 00h01 UTC (20h MTL)
Position: 16°40'N 116°56'
Jour en mer: 6
Miles restant: 2095
Miles parcouru: 555

Nous avons quitté la mer de Cortez avec seulement quelques heures d'écart entre nous et nos nouveaux copains Sophie et Alain du voilier Patago. La veille, pendant que nous mangions les poissons que Gaston avait pêchés pendant la journée, nous blaguions que vu que nous partions en même temps, nous devrions trouver un moyen de se rencontrer à tous les soirs vers 18h en pleine mer pour l'apéro. Déjà que c'est impossible avec deux bateaux de la même grandeur, ce l'est encore moins quand un mesure 33 pieds et l'autre 50 pieds. Mais nos copains avec qui nous gardions un contact radio ont trouvé le moyen. Ils nous ont invité à arrêter dans la baie d'une île perdu dans le Pacifique du nom de Clarion (18°20'N 114°43'W) pour manger le thon qu'ils venaient d'attraper. Après avoir demandé la permission aux militaires, seules âmes qui vivent sur l'île, et reçu l'autorisation, nous avons passer la soirée à siroter un rouge et manger le thon cuit sur le BBQ en racontant se des histoires et en regardant une baleine nager sur le dos en faisant battre ses énormes nageoires. Ensemble Alain et Sophie ont plus d'expérience en mer que quiconque avons rencontrés jusqu'à maintenant. D'ailleurs Alain a été capitaine d'un bateau sur lequel René Lévesque était passager. Par contre, nous les battons 61 à 53 pour les jours consécutifs passé en mer. C'est assez exceptionnel pour nous d'arrêter en pleine navigation comme ceci. Petit avertissement à quiconque voudrait faire de même, ne vous fiez pas aux cartes. Entre autre, le phare qui devrait être à tribord est à bâbord.

L'équipage de Patago ne sont pas les seuls copains avec qui nous avons décidé de rester en contact radio pendant cette traversée. Les premiers à partir, une vingtaine de jour avant nous, furent Jim et sa fille Karmin. Originaire de Vancouver, ils naviguent sur un Corbin 39 construit au Québec du nom de Noroûé. Ils se rendent très lentement (faute de vent) vers les Galapagos. A suivit 15 jours plus tard, Werner et sa fille Carina sur Princess Del Mar en direction des Marquises. Werner est originaire de la Suisse allemande mais vit à Vancouver depuis plusieurs années déjà. Il en a perdu son allemand! Les derniers n'ont pas encore quitté La Paz. Russ et Gwen de A-Train en sont à leur première traversée océanique et veulent se rendre aux Marquises.

Nous avons passé le 115°W sans qu'Éole, le Dieu du vent, nous fausse trop compagnie. Seulement une nuit passée à écouter les voiles claquer. Nous réussissons à faire nos 120 miles par jour. Le vent est du nord et nous sommes vent arrière tangonné avec un cap dans les 220°. La météo nous annonce que le vent va tourné vers l'est. Nous aurons du NE de 10-15 noeuds pour les prochains jours. La mer de 2m est sur l'arrière alors elle se prend bien. La vie est belle.

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Date: March 30, 2014 00h01 UTC (20h MTL)
Position: 16°40'N 116°56'
Days at sea: 6
Miles to go: 2095
Miles done: 555

We left the Cortez sea only a few hours before our new friends Sophie and Alain on Patago. The night before, while we were eating the fishes Gaston caught during the day, we were kidding that since we were leaving at the same time, we should find a way to meet up at sea every night for Happy Hour at 18H. This of course would be impossible with boats the same size and even less so in this case because the boats are 33 and 50 feet. But our friends with whom we were keeping radio contact, managed to find a way to make it happen. They invited us to stop for some tuna in the bay of an island lost in the Pacific by the name of Clarion (18°20'N 114°43'W). After requesting premission from the military, the only living souls on the island, and having it granted, we spent the evening eating tuna accompanied with a bit of red wine while exchanging stories and watching a humpback whale doing backcrawl with it's fins in the air. Sophie and Alain together have more naval experience than anyone else we have met so far. Alain has even been captain of a vessel with René Lévesque as a passenger (Ex Prime Minister of Quebec). However, we beat them 61 to 53 in the number of consecutive days spent at sea. It was quite surreal to stop like this in the middle of a crossing. Little warning for anyone who would like to do the same: Don't trust the maps. For example, the lighthouse that is suppose to be at starboard is actually on the port side of the bay.

The Patago crew is not the only ones we are keeping in radio contact with during this crossing. The firsts to leave about 20 days before us where Jim and his daugther Karmin. Originally from Vancouver, they are sailing on a Corbin 39 built in Quebec that goes by the name of Noroûé. They are very slowly (because of lack of wind) making head way towards the Galapagos. Five days before us left Werner and his daugther Carina on Princess Del Mar in the direction of the Maquesas. Werner is orginally from the German part of Switzerland but has been living in Vancouver for many years now. Long enough to be loosing his German. The last crew is still in La Paz. Gwen and Russ on A-Train also from Vancouver are getting ready for their first ocean crossing. They are heading for the Marquesas.

Except for one night where we had to listen to the sound of our sails banging, Eole, the God of wind, has been good to us. We have moved at leat 120 miles per days since our departure. The wind is from the north and we have it in the back following a route of 220°. According to the weather files, the wind will turn more east for the next few days so we should be getting NE 10-15 knots. The sea of 2m is also coming from the back making it more tolerable. Life is good.

Wednesday, March 26, 2014

Départ du Mexique et Stratégie pour se rendre aux Marquises/Leaving Mexico and S

For English see below the line.

Position: 19°55'N 113°16'W
Jour en mer: 2
Distance parcouru: 260 miles
Distance restante: 2400 miles

La paperasse pour sortir du Mexique est aussi pénible que celle pour entrer. De plus, il faut éviter La Paz car il y a une attrape navigateurs sous forme d'un certificat de santé qui coûte 140$ CAN à cet endroit alors qu'il est 20$ CAN ou rien dans d'autres ports. Une bonne chose que les Mexicains sont doux, souriants et serviables. Ça fait passer la pilule plus facilement.

Habituellement, quand nous partons ou arrivons dans un pays, nous sommes accompagnés de dauphins mais dans la mer de Cortez, le départ est encore plus spectaculaire. On y a vu tout un groupe d'une cinquantaine de fous à pattes bleus qui plongent simultanément à l'eau, une baleine à bosse qui tape l'eau avec sa queue, quelques énormes raies manta qui font des sauts périlleux et un petit groupe de phoques qui nagent sur le côté avec une nageoire dans les airs comme si ils envoyaient la main. Tout ça juste pour nous!

Selon nos observations de la météo et nos documents, il y a deux zones susceptibles de manquer de vent entre le Mexique et les Marquises. La première est le long de la côte mexicaine et jusqu'au 115°W. Pour le moment, nous sommes chanceux avec la fenêtre météo du départ. Nous sommes parti sur un vent d'ouest qui est tourné au nord. Il n'a pas baissé en bas de 10 noeuds et est monté jusqu'à 20 noeuds. Nous sommes présentement au grand largue tribord amure et avançons à 4.5-5 noeuds. La mer est de 2 mètres et la température de 26°C. Les deux premiers jours étaient ensoleillés mais le ciel s'ennuage aujourd'hui. Il nous reste 2°W avant d'atteindre les vents établis du secteur nord-ouest alors on se croise les doigts. Ensuite, il y a la même zone de convergence qui nous a donné tant de mal lors de la navigation vers Hawaï à traverser. Nous ferons un cap SSO pour passer l'équateur entre le 125°W et le 130°W ou la zone devrait être moins large. Après l'équateur, les vents vont changer pour le secteur est ou sud-est. Nous pourrions donc faire du près pour la fin du trajet.

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Position: 19°55'N 113°16'W
Days at sea: 2
Miles done: 260 miles
Miles left: 2400 miles

The paperwork to exit the country was about as painfull as the one to enter. Furthermore, La Paz has to be avoided because there is a tourist trap in the form of a health certificat that cost about 140$ CAN there and 20$ or nothing in other ports. It' a good thing the Mexicans are sweet, polite and all smiles. Makes the pill go down smother.

Usually, when we leave or arrive in a country, we are accompanied by dolphins. Leaving the Cortez sea was more spectacular. A group of about fifty blue footed bobbies dove simultaniously in the water, a humpback whale was hitting the water with it's tail, a couple of manta rays were doing flips and a group of sea lions were swimming on their side with their fin sticking out as if waving goodbye. All of this just for us!

According to our weather observations and our documentation, there are two zones between Mexico and the Marquesas where we might run out of wind. The first is along the Mexican coast and all the way to 115°W. So far, we seem to be doing good with that one. We left on a West wind that turn to North. It hasn't gone down below 10 knots and went up to 20 knots. It is coming at us on our starbord hip. We are moving at 4.5-5 knots. The seas are about 2 meters and the temperature 26°C. The two first days were sunny but the clouds are coming in at the start of the third. We have 2°W left to go before we reach the more stable north-ouest winds. Keeping our fingers crossed! After, we will have to cross the same dull drum that gave us such greif on the way to Hawaii. The plan is to keep going SSW and cross the equator between 125°W and 130°W. This is were the width of the zone should be the smalest. South of the equator, the trade winds are from the South-Est so we will have to go upwind the rest of the way.

Monday, March 17, 2014

Vents forts à La Paz, Mexico/Strong winds in La Paz, Mexico

Pas une super journée au mouillage à La Paz hier. Le vent soufflait dans les 30 noeuds (60 km/h) avec des rafales autour de 40 noeuds (75 km/h) et même jusqu'à 50 (100 km/h). Le courant nous tenait de travers à la vague.  Ça nous faisait rouler d'un côté à l'autre. C'est pas trop confortable. Vu que nous n'avons pas chassé, on imagine que l'ancre va être difficile à sortir à notre départ! Quelques bateaux ont chassé mais rien de catastrophique.



Not a great day in La Paz yesterday. The wind was blowing at 30 knots (60 km/h) with guts at 40 knots (75km/h) and even 50 knots (100 km/h). The current keeped the boat side ways to the waves. We were rolling from side to side. Not very comfy. If the anchor didn't drag in this weather, we are going to have a hell of a hard time bringing it back up when we leave. A few boats have dragged on anchor but no damage done.

Saturday, March 15, 2014

Mer de Cortez: les villes et les gens/Sea of Cortez: the cities and the people


The English version is in red below the line.


Notre bref arrêt à Cabo San Lucas nous a permis de découvrir une énorme station balnéaire. La ville est jolie mais le mouillage peut être rouleur par vent du sud et, le soir, plusieurs bateaux chargés de touristes prennent possession de la tranquillité de la baie pour transformer le silence en une incroyable cacophonie. C'est l'endroit pour manger au resto, magasiner, faire du jet ski et de la pêche sportive. La ville de La Paz est moins touristique mais elle est bondée de Nord-Américains retraités qui vivent sur leur bateau au mouillage ou dans les marinas. Après avoir traversé la façade de l'invasion gringo, nous avons découvert les mexicains. Ils sont patients, calmes, chaleureux mais se sentent mal de ne pas parler anglais quand selon moi, ça devrait être le contraire. On entend rarement
klaxonner dans la rue. Les voitures arrêtent pour nous laisser traverser. Pas de musique à fond comme les autres pays latins. Plusieurs aiment rire et sont coquins. A chaque retour en ville pour faire de l'approvisionnement, nous les avons appréciés un peu plus. De plus, le Carnaval reflétait l'image des habitants, c'est-à-dire tranquille et orienté vers la famille. Une semaines de spectacles et de parades sur le bord de l'eau et malgré ça, le volume n'était pas assez fort pour nous garder éveillé au mouillage. Nous avons assistés à quelques soirées et nous nous sommes bien amusé. Par ailleurs, notre meilleur soirée c'est passée chez Alex. Originaire d'Acapulco, il n'est à La Paz que depuis quelques mois. Il a eu la gentillesse de nous inviter chez lui pour souper. Nous avons rarement autant ri pendant une soirée.

Le mouillage est assez confortable malgré un courant d'environ 2 nœuds du moins que le vent reste sous les 20 noeuds. Une bonne annexe n'est pas un luxe par contre. Avec la nôtre, on c'est fait souvent mouiller les bobettes! Nous avons sortis le bateau pour lui refaire une peinture sous la ligne de flottaison. Les prix sont environs 20$ US/pieds. Ceci inclus la sortie et l'entrée, le nettoyage à pression, un léger sablage (très léger) et l'application de la peinture. Ils ne nous ont pas demandé d'avoir des assurances mexicaines. On ne comprend pas pourquoi les guides disent que c'est obligatoire. Dans le fond, c'est pas tellement moins cher qu'au Canada et aux État-Unis sauf pour la mains d’œuvre. Les travailleurs font entre 8-10$ US par jour (c'est pas une erreur... par jour et non par heure). Ça fait pas beaucoup pour nourrir une famille surtout que la nourriture n'est pas non plus bon marché. De plus, leurs taxes sur les produits et services a passé de 5% à 16% au premier janvier. Ça fait mal à un budget ça! En conséquence, ils travaillent très leennnttteeeeemmmmeeennnttt mais bien. Étrangement, deux rendez-vous chez le dentiste avec réparation de deux caries a coûté la modique somme de 71$ CAN. Le dentiste était compétant, l'endroit propre et les instruments stérilisés. 

Quel aventure pour acheter un nouveau modem pactor! C'est le modem qui avec la radio haute-fréquence nous permet d'obtenir de la météo et envoyer des courriels en mer. Il a commencé à déconner pendant la traversée entre Hawaï et l'Alaska pour finalement rendre l'âme au Mexique. Nous commençons la recherche pour un remplacement ici, au Mexique. Il y a quelques shipchandlers mais aucun ne tient ce genre d'équipement en stock. Nous leur demandons si ils peuvent nous l'importer et deux des trois refusent car ils trouvent que c'est trop compliqué. Le troisième dit qu'il peut le faire mais il va y avoir des frais et n'aboutit jamais avec un prix. Nous essayons de communiquer avec des compagnies américaines pour en faire livrer un directement à la marina mais elles refusent toutes. Le système de courrier au Mexique a une très mauvaise réputation et personne ne veut envoyer du matériel surtout quelque chose de coûteux de peur qu'il se perde en chemin. Techniquement, si nous remplaçons du matériel qui existait sur le bateau à notre arrivée et qui est maintenant défectueux, nous ne devrions pas avoir à payer de frais de douane contrairement à ce que les shipchandlers locaux nous ont dit. Finalement, Gaston décide de sauter dans un autobus pour se rendre à San José del Cabo et de là, prendre un avion pour se rendre à San Diego où un pactor l'attend chez Downwind marine. Il arrive passé l'heure de fermeture mais Shea a été assez gentil pour l'attendre. Il se perd dans la ville en revenant du restaurant et retrouve son chemin grâce à un bon samaritain. L'avion du retour quitte le lendemain matin et il arrive au bateau après un autre trajet d'autobus à 17h. Les douaniers n'ont même pas demandé à voir ce qu'il y avait dans son sac même si Gaston avait les papiers du bureau des douanes pour exempter l'équipement de frais. Il a même réussi à faire quelques copains en chemin, des beaux yeux à la femme de l'immigration mexicaines et tout ceci pour environ le même prix que ça aurait coûté pour faire importer la pièce par un shipchandler local.

Nous avons fait connaissance avec des équipages de gais lurons. Deux en particulier arrivaient de la région de Vancouver. Deux équipages de pères et fille dont un allait vers les Galapagos et l'autre vers les Marquises. Ils étaient au début de leur périple et bouillaient d'enthousiasme et d'excitation qui étaient contagieux. Avec tous les milles qui ont passé sous notre coque, ces sentiments se sont un peu atténués alors c'était bien de
se les faire remémorer; cela nous a rappelé notre arrivé aux Açores avec les équipages de La Forêt d'eau et Damalu. Avec ces nouveaux copains, nous avons marché, fait des soirées musicales où Gaston s'est démené à l'harmonica, fait d'excellent repas et bu des marguaritas. A noter que nous étions parmi de bons joueurs de guitare. Werner (avec la grosse barbe à gauche) a composé pendant une des ces soirées une chanson sur le thème d'un feu de phare qui clignote aux 7 secondes; elle a duré 7 minutes!

Ceci conclu notre petit détour par le Pacifique Nord car notre prochain arrêt, les Marquises, se retrouve dans le chemin de la circumnavigation. Nous avons bien apprécié tout ce trajet parsemé de gens intéressants, de paysages superbes et de contacts avec la nature surprenants. Par ailleurs, on est pas certain qu'on recommencerait la traversée Panama-Hawaï!


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Our brief stop in Cabo San Lucas has allowed us to discover a very big tourist development. The city is nice but the anchorage can be rolly with a southerly wind, and in the evening, several boatloads of tourists take possession of the tranquility of the bay to transform the silence into an incredible cacophony. This is the place for eating out, shopping, jet skiing and fishing. La Paz is less touristy but it is packed with North Amercains retirees who live on their boats in the marinas. Once past the gringo invasion, we discovered Mexicans. They are patient calm, warm. They feel bad when they can't speak English when it should be the opposite I think. We don't hear people blowing their horns on the street. Cars stop to let us cross. No overwhelming loud music like other Latin countries. Many love to laugh and to tease. Everytime we returned to the city for supplies, we appreciated it a little more. The Carnival was in the image of it's inhabitants, that is to say, quiet and family oriented . A week of shows and parades and despite that, the volume was not loud enough to keep us awake at anchor. We attended a few nights and enjoyed it. However, our best evening is spent at Alex's. He's originally from Acapulco and has only been living in La Paz for a few months. He was king enough to cook us diner. We rarely laughed so much in an evening.


The anchorage is quite comfortable despite a current of about 2 knots unless the wind goes above 20 knots. Having a good dinghy here is not a luxury. With ours, we often ended up with wet underwear! We lifted the boat out to have a new coat of paint done under the waterline. Prices are around $20/foot US. This includes the hauling out and back in, pressure wash, light sanding (very light ) and the application of paint. They did not ask to for Mexican liability insurance. We do not understand why the guides say it is mandatory. We guess it's not really a problem as long as nothing bad happends. So the prices are not much cheaper than in Canada and in the United States except for labor. Workers get between $8 to 10 US per day (this is not a mistake... a day and not per hour). It's not much to feed a family especially when the food is not much cheaper than back home. In addition, their taxes on goods and services increased from 5 % to 16% on January 1. That has to hurt their budget! In consequence, they work very slowwwwwllllllyyyyyyy but well. Odly enough, two cleanings at the dentist with two fillings cost us 71$ CAN. The dentist was competent, the place was clean and the tools sterilized.

What an adventure to get a new pactor modem! This is the modem that is plugge in to our high-frequency radio and allows us to get weather and send emails at sea. It started to play tricks on us during the crossing between Hawaii and Alaska and finally died in Mexico. So begins the search for a replacement in La Paz. There are some shipchandlers but none kee this kind of equipment in stock. We ask them if they could import it and two of the three refused because they said it was too much trouble. The third said he could but there will be many fees and never ended up with a price. Then we tried to communicate with U.S. companies and ask them to deliver directly to the marina but they all refused. The mail system in Mexico has a very bad reputation and nobody wants to send material especially something expensive because chances are it won't make it. Technically, if we replace material that was on the boat when we arrived and is now defective, we should not have to pay customs fees contrary to what a local chandler told us. Finally, Gaston decides to jump on a bus to get to San José del Cabo and from there take a plane to go to San Diego where a new pactor awaited at Downwind Marine. He arrived past closing time but Shea who had been warned was kind enough to wait for him. He got lost in the city while returning from the restaurant were he had diner and found his way back with the help of a good Samaritan . The return flight left in the morning and he arrived back at the boat after another bus ride around 17h. Customs did not even asked to see what was in his bag even if Gaston had the papers from the customs office to exempt equipment costs. He also managed to make some friends along the way and seduce the woman at the Mexican immigration desk. All this for about the same price it would of cost to import the part by a local chandlery.


  We met some very enthousiastic crews. Two in particular came from the Vancouver area. They were both father and daughter teams and one was headed for the Galapagos and the other to the Marquesas. They were at the beginning of their journey and boiled with an enthusiasm and excitment that was contagious . After all the miles we have done, we calmed down somewhat so it was nice to be reminded of the feelings. It made us remember our arrival in the Azores with La Forêt d'eau and Damalu. With this group, we walked , had ​musical evenings where Gaston went wild on the harmonica , made excellent meals and drank marguaritas. Note that we were surrounded by good guitar players . Werner wrote during one of these evenings a 7 minutes song about a lighthouse light that flashes every 7 seconds!

This concludes our little detour into the North Pacific since our next stop, the
Marquesas, is back in the path of a circumnavigation. We enjoyed it very much since the route was dotted with interesting people, beautiful scenery and suprising contacts with nature. However, we are not convinced that we would do the Panama-Hawaii crossing again!

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Sunday, March 9, 2014

Mer de Cortez, Mexique: Les îles/Cortez sea, Mexico, The islands


 For English, see in red below the line.

Nous avons choisi de venir ici car on nous a dit que la mer de Cortez était comme un aquarium géant et nous n'avons pas été déçu! Sans même se mouiller un orteil, il est possible d'observer des baleines à bosse qui sautent à moitié hors de l'eau, des baleines grises qui se laissent flatter, des phoques qui se font dorer au soleil, des dauphins qui nagent le long de la plage, des requin-baleines, les plus gros poissons au monde, qui se nourrissent tranquillement dans 5m (15 pieds) d'eau, d'énormes tortues qui se pointent la tête hors de l'eau et des raies mantas qui sautent dans les airs en battant des ailes. Nous avons pensés que ces derniers souffraient d'un trouble d’identité et se prenaient pour des oiseaux. Finalement, ce sont les mâles qui sautent pour impressionner les femelles pendant la saison des amours. Ce qu'un gars ne ferait pas... Par les journées de vent calme, il est possible de voir toute un panoplie de poissons à partir du bateau ou de l'annexe. En plongée, il faut être un peu plus brave car l'eau n'est pas très chaude (18-19°C l'hiver). Nous avons facilement enduré nos wetsuits complet de 7mm. Par ailleurs, ça en vaut la peine et particulièrement pour les requin-baleines et les phoques. Il ne faut pas s'attendre à voir des coraux colorés et les fonds ressemblent beaucoup à l'environnement à terre c'est-à-dire déserte. Mais, l'énormité des bancs de poissons est assez spectaculaire. J'ai été faire de l'apnée pour voir les requin-baleines avec les chaleureux Alex et Juan du centre de plongée Carey (www.carey.com.mx) situé dans le stationnement de la marina La Paz. Ils prennent tout le temps nécessaire pour en trouver qui n'avancent pas trop vite et s'assurer que tout le monde sur le bateau a eu la chance de bien nager avec eux.




S'il y a beaucoup de poissons en plongée, on peut déduire que la pêche aussi est bonne. Effectivement, il est possible d'attraper les gros tel que les dorades, les thons, les merles et les thazards mais aussi une panoplie de tout petit à la ligne ou en plongée avec le fusil harpon. Nous avons dégusté des sardes roses, des balistes gris, des ceros et des vielles. Selon les locaux, il n'y a pas de ciguatera dans cette mer. C'est rassurant pour nous ! Notre diète n'a pas manqué d'oméga 3 et disons que se procurer le permis de pêche vaut la peine. En bonus, la peau des balistes est tellement dure qu'on peu l'utiliser pour récurer les casseroles.



La navigation vers les îles n'est pas toujours de tout repos. Les vents du secteur nord en décembre et janvier soufflent à écorner les bœufs. Quoiqu'on nous a dit que cette année a été particulièrement venteuse. Vu que la navigation se fait soit vers le nord, soit vers le sud, on a soit le vent dans le nez, soit le vent par l'arrière. La remonté au près est freinée par un clapot court et haché qui fait piocher plus qu'avancer. Nous avons souvent opté d'attendre des journées de calme pour remonter au moteur. Ces journées sont devenues plus fréquentes en février. Il n'y a pas énormément d'obstacles tel que des coraux, des rochers ou engins de pêche. Par ailleurs, les mouillages sur des fonds de sable dans une vingtaine de pieds d'eau tiennent généralement bien. Dans certaines baies, il y a un roulis le soir qui se calme pendant la nuit surtout quand il n'y a pas beaucoup de vent. Il y a aussi des effets de vent causé par les montagnes et le Pacifique tout près. Ceux-ci sont très bien expliqués et joliment illustrés dans le guide « Sea of Cortez A cruser's Guidebook » de Shawn Breeding and Heather Bansmer (www.bleulatitudepress.com). Côté météo, c'est généralement ensoleillé, sans pluie avec des températures de 10-15°C la nuit et 20-25°C le jour pendant l'hiver. Pas trop chaud, ni trop froid. L'été est beaucoup plus chaud mais nous serons partis explorer d'autres horizons.



Sur les îles, on a un peu l'impression de se retrouver dans un bon vieux western spaghetti. En explorant du regard les côtes désertiques parsemée de cactus et en nous baladant à pied au fond des canions, nous nous imaginons facilement Henri Fonda descendre à cheval sur une musique à faire hérisser les poils des bras. Les rochers avec ses différentes formes et couleurs sont de toute beauté. Certains des sentiers de marche deviennent presque de l'escalade. Il n'y a pas âme qui vive autre que des animaux ; lièvres, chèvres, suisses, lézard, insects,
oiseaux et serpents à sonnettes. Heureusement, nous n'avons seulement vu de ces derniers qu'une veille peau séchée. Il a beaucoup de grottes pour attirer les curieux mais il faut faire attention car on nous a prévenu que de petits tremblements de terre sont courants et que ceux-ci peuvent causer des éboulis. Ceci explique les grosses roches dans les sentiers de marche. Plusieurs plages de sables offrent une entrée à l'eau graduelle parfaite pour la baignade. Quand le vent ne souffle pas trop fort, c'est un plaisir de s'y retrouver. Plus au nord, si on réussit à si rendre, il y des petits villages de pêcheurs. On dirait que dans n'importe quel pays, c'est toujours ce qu'il y a de plus charmant à visiter. Nous avons eu le plaisir de célébrer la Saint-Valentin dans une hutte faisant office de salle communautaire à San Evaristo en regardant quelques gens de bateau essayer d'enseigner la danse des canards aux locaux.



Plus sur les gens du Mexique et les villes dans le prochain article...





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We decided to come here because we were told that the Sea of ​​Cortez was like a giant aquarium and we were not disappointed! Without even getting a toe wet, it is possible to observe humpback whales breaching out of the water, gray whales that like to be peted, seals basking in the sun , dolphins swimming along the beach, whale shark, the largest fish in the world, feeding quietly in 5m (15 feet) of water, huge turtles sticking their heads out and manta rays jumping in the air while flapping flapping their wings . We thought that the latter were suffering from a identity disorder; taking themselves for birds. Finally, it is the males who jump to impress females during mating season. What a guy wouldn't do ... On the days of calm winds, it is possible to see a whole range of fish from the boat or the dignhy. One must be a little more brave to dive because the water is not very hot (18-19 ° C in winter ) . We easily endured our full 7mm wetsuits. However, it is worth it especially for shark whales and seals . Do not expect much corals as bottom is much like the earth that is to say, deserted. But the enormous schools of fish are quite spectacular. I went snorkeling to see whale shark with the charming Alex and Juan from the Carey diving center (http://www.carey.com.mx) located in the parking lot of La Paz marina. They take all the time necessary to find one that does move too quickly and make sure that everyone gets the chance to swim with him.

If we saw many fish while diving, it goes without saying that the fishing is good too.
Indeed, it is possible to catch lthe arge ones like dorado, wahoo, tuna, king fish but also an array of tiny fish caught with a line or while diving with a spear gun. We tasted snapper, triggerfish, ceros and grouper. According to locals, there is no ciguatera in this sea. This is reassuring for us! Our diet had plenty of omega 3 and obtaining a fishing license is worth it. As a bonus, triggerfish skin is so hard that it can be used to scrub pots .

Navigation to the islands is not always easy . Winds from the northeast sector in December and January blow up to 25 knots. However we were told that this year was particularly windy. Since the navigation is done either to the north or to the south, the wind is either on the nose or in the back. Any attempts to go upwind is hampered by short and choppy waves which makes the front of the boat slam down. We have often opted to wait for calm days and used the engine. These days have become more frequent in February. There are not a lot of obstacles such as coral , rocks or fishing gear. In addition, anchoring is done on sandy bottoms in twenty or so feet which offers good hold . In some bays when there isn't much wind, there is a roll in the evening that quiets down at night. There are also wind effects caused by the mountains and the Pacific close . These are very well explained and beautifully illustrated in the guide " Sea of ​​Cortez A cruser 's Guidebook " from Shawn Breeding and Heather Bansmer (http://www.bleulatitudepress.com). The weather is usually sunny , no rain with temperatures of 10-15 ° C at night and 20-25 ° C during the day during winter. Not too hot , not too cold . Summer is much warmer but we will gone exploring new horizons.
 
On the islands , it was a bit like being in an old spaghetti western. While gazing accross the deserted coasts dotted with cactus and exploring the valleys, we can easily imagine Henry Fonda on a horse riding down the rocky hills with hair raising music in the back ground. The hills with the different shapes and colors of rocks are beautiful. Some hiking trails almost turn into climbing. There is not a soul other than animals hares, goats, chipmunks, lizards , insects, birds and rattle snakes. Fortunately, we have only seen a dried up skin of the latter. Many
caves will attract the curious but we have to be careful because small earthquakes are common and these can cause the falling of rock. In fact, big rocks are found all along the trails. Many sandy beaches go into the water gradually making the perfect for swimming. When the wind is not blowing too hard, it is a pleasure to spend some time there. Further north, there are small fishing villages. It seems that in any country it is always these villages that are the more charming to visit. We had the pleasure of celebrating Valentine's Day at a small fiesta in the community room of San Evaristo watching some boat people trying to teach the chicken danse to the locals.


More on the people of Mexico and the cities coming soon...