La/the route

La/the route

Tuesday, December 16, 2014

Tahiti 21-06-2014 à/to 30-07-2014

For English, see below the line in red.

Nous voulions en avoir le coeur net sur le fonctionnement des visas pour les Canadiens en Polynésie alors une de nos premières visites après notre arrivée à Papeete fut le Haut-Commissariat. La loi d'importation temporaire des bateaux venait tout juste de passer de 18 mois à 36 mois. C'est-à-dire que le bateau peut rester 3 ans sur le territoire avant que le propriétaire doive payer une taxe d'importation. Nous espérions donc que les lois pour les visas avaient changé aussi. Malheureusement, pas encore. Donc, le visa régulier est de 3 mois par tranche de 6 mois sans possibilités de prolongation à moins de pouvoir prouver un bris de matériel ou un problème de santé qui empêche le départ. Notez que dans les deux cas la prolongation sera juste assez longue pour réparer ou se remettre. Le seul moyen de pouvoir rester plus longtemps est d'obtenir un visa de longue durée auprès d'un Consulat français, en personne et dans son pays d'origine. Et, s'il y a plus d'un consulat dans le pays en question, seulement à celui qui est le plus près de l'adresse de résidence. Dans le cas du Canada par exemple, les gens du Québec ne pourraient techniquement pas obtenir le visa à Vancouver.  Ceci dit, il y a des endroits qui font des exceptions. À Panama City et Auckland, des visas ont été remis à des non-résidents du Panama ou de la Nouvelle-Zélande. Le visa doit être obtenu un maximum de 3 mois avant l'arrivée en Polynésie et peut prendre 1 mois à obtenir. Notez que sortir de la Polynésie en avion pour visiter un autre endroit tel que les îles de Pâques ne remet pas le compteur à zéro à moins de partir pendant au moins 3 mois (3 mois en Polynésie + 3 mois ailleurs = 6 mois). Donc pour des Canadiens tels que nous qui arrivaient du Mexique sans intention de retourner faire un tour au Québec, il est impossible d'obtenir un visa de longue durée. Vu la vaste étendue d'îles, il est quasi impossible de se rendre des Marquises jusqu'aux Cook en prenant le temps nécessaire pour visiter en si peu de temps. Tout ceci encourage bien des navigateurs à jouer à cache-cache.

D'ailleurs, pendant que nous étions dans les Tuamotu, nous avons eu vent que la

navette des douanes (car il n'y en a qu'une) qui était en tournée de vérification des bateaux, s'est
échouée sur un récif. Le bateau a maintenant un gros trou dans la coque et ne pourra pas être sauvé. Ils vont le vider des matières dangereuses et le couler au large. La rumeur dit que les douaniers auraient confisqué une importante quantité de vin et seraient tombés dedans avant de repartir en navigation de nuit jusqu'à ce que ça fasse bang! On dit que ça pourrait prendre un bon moment avant qu'il y ait un budget pour remplacer le bateau perdu. À voir...


Arriver à Papeete, c'est arriver en ville. Sauf que contrairement à la plupart des villes, l'eau reste superbe et nous pouvons continuer à nous baigner. Il y deux possibilités de marina; le Yacht Club de Tahiti en plein centre-ville (plus cher bien sur) et la Marina Taina à 20 minutes du centre en autobus. Cette deuxième a aussi installé une centaine de bouées d'amarrage  dans le lagon qu'ils laissent pour environ 10$ par jour. Le challenge est d'en trouver un tellement l'achalandage est grand. Directement au Nord de la Marina Taina, il y a un peu de place pour s'ancrer mais, il faut avoir assez de chaîne pour 60 pieds de profond minimum.  Nous avons opté pour une bouée qui nous donne accès aux services de la marina (douche, ordure, laverie, ponton pour annexe). Il y a un Carrefour (épicerie) tout près où ils nous laissent utiliser les paniers pour apporter nos achats au bateau. Ensuite, les paniers sont ramassés à la marina par leur personnel. Il y a aussi plusieurs shipchandlers pour répondre aux besoins du bateau. Par ailleurs, il est recommandé de faire des réparations au bateau sans investir dans du nouvel équipement car tout est très cher. Nous avons regardé pour remplacer notre radio HF qui a rendu l'âme en traversée entre le Mexique et les Marquises. Le prix était presque le triple de celui aux États-Unis. Pour se rendre en ville, un autobus arrête régulièrement en face de la marina tous les jours sauf le dimanche et  en soirée.

Le mois de juillet est un mois de célébrations et de compétitions à Tahiti. En commençant par une journée de courses de transport d'orange sur sentiers très escarpés, suivit d'une journée de défis incluant le lancé du javelot sur la noix de coco, le lever de la pierre et le vidage de noix de coco et se terminant par plusieurs semaines de compétitions de danses traditionnelles. J'ai laissé Gaston en compagnie de copains avec qui il a assisté aux festivités pendant que je suis retournée à Montréal pour régler une urgence. Il a eu la chance de se rincer l'oeil en masse. Plusieurs danseurs ont fait preuve d'une force musculaire incroyable quant à leurs homonymes féminines, de surprenantes prouesses sensuelles. Les copains m'ont promis que la seule vahiné qui pourrait monter à bord de Bidule en mon absence se trouverait peinte sur la Hinano (bière locale). Pas que j'étais inquiète. À mon retour, nous avons décidé de changer nos plans pour le reste de l'année. Plutôt que de passer la saison des cyclones en Nouvelle-Zélande, nous irons à Hawaï. De cette façon, nous pourrons revenir rejoindre les copains qui peuvent rester plus de 3 mois en Polynésie le printemps prochain.





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We wanted to get to the bottom of how the visas for Canadians in Polynesia work so our first visit in Papeete was the High Commissioner. The custom's law on temporary importation of vessels had just been extended from 18 months to 36 months. Meaning that the boat can stay 3 years in the territory before having to pay an import tax. So, we were hoping that the law for the visas would change too. Unfortunately, not yet. So the regular visa is 3 months per 6 months without possibility of extension unless departure is prevented by an equipment failure or a health issue. Note that in both cases the extension will be just long enough to repair or recover. The only way to be able to stay longer is to obtain a long stay visa in person at a French Consulate in the country of origin. And, if there is more than one Consulate in the country in question, only at the one which is closest to the address of residence. In the case of a Canadian, the people of Quebec could technically not get the visa in Vancouver.  That said, we have heard of places that make exceptions. In Panama City and Auckland, visas were presented to non-residents of the Panama or New Zealand. The visa must be obtained no more than 3 months prior to arrival in Polynesia and can take a month to get. Getting out of Polynesia by plane to visit another location such as the Easter Islands does not reset the counter to zero unless the duration of the time spent  outside is of at  least 3 months (3 months in Polynesia + 3 month elsewhere = 6 months). So for Canadians such as us who arrived from Mexico without wanting to go back to Quebec, it is impossible to obtain a long stay visa. Given the vast expanse of Islands, it is almost impossible to sail form the Marquesas to the Cooks taking the time to visit in so little time. All this tends to encourages sailors to play hide and seek.

Although not that necessary at the moment because we heard  that the Custom's vessel (there is only
one) which was touring the islands checking boats, ran aground on a reef. The boat now has a large hole in the hull and will not be saved. They will take out hazardous materials and sink it off the coast. The rumor says that the officers confiscated a large quantity of wine that day and fell in it before leaving on a  night navigation that lasted  until they heard a big "bang!" It is said that it could take a long time before there is a budget to replace the lost boat. We'll have to wait and see...



Arriving in Papeete, is returning to town. Except that unlike most cities, the water remains superb and we can continue to swim. There are two possibilities for marinas; the Yacht Club of Tahiti in downtown (more expensive of course) and Marian Taina about 20 minutes from downtown by bus. The latter also has many mooring in the lagoon, which they rent for about $ 10 per day. The challenge is to find one because of heavy traffic. Directly north of the Marina Taina, there is a little bit of room to anchor, but enough chain for a depth of 60-feet minimum is needed. We opted for a mooring which gave us access to the marina's services (shower, trash, laundry, dinghy dock). There is a Carrefour (grocery) nearby where they let us use the baskets to take our purchases back. Then, the baskets are collected at the marina by their staff. There are also several ship chandlers to meet the needs of the boat. However, it is recommended to make repairs but not to invest in new equipment because everything is very expensive. We looked into replacing our HF radio which died while crossing between the Mexico and the Marquesas. The price was almost three times that of the United States. To get into town, a bus stops regularly in front of the marina every day except Sunday and the evenings.


The month of July is a month of celebrations and competitions in Tahiti. Starting with a day of races of men carrying oranges, followed by a day of challenges including the throwing of the javelin in a coconut, the lifting of the rock and emptying of the coconuts and ending with several weeks of traditional dance contest. I left Gaston in the company of buddies with whom he attended the festivities while I returned to Montreal to take care of an emergency. Some of the dancers showed exeptionnal muscle strenght and their female counterparts some sensual moves. So plenty of lovely ladies for Gaston to look at. Our friends promised me that the only Vahiné (woman) which could climb aboard Bidule in my absence would be painted on the Hinano (local beer). Not that I was worried. On my return, we decided to change our plans for the rest of the year. Rather than spend the cyclones season in New Zealand, we will go to Hawai'i. This way, we can return to French Polynesia next spring and join our French friends who could stay for the winter. 



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Monday, September 29, 2014

Tuamotus 06-2014

For English, see below the line in red.

Un des challenges des Tuamotus, est de négocier les passes d'entrée dans les atolls. Certaines sont plus compliquées que d'autres alors il faut savoir comment les prendre. C'est pourquoi nous avons choisi Kauhi comme premier arrêt. La passe y est plus facile mais surtout, le laps de temps pour la prendre est plus long. Vu que nous arrivions des Marquises après 5 jours de navigation, nous ne pouvions trop prédire l'heure de l'arrivée. Le mascaret à l'entrée était assez
impressionnant mais nous nous sommes fiés aux pêcheurs locaux en passant à côté d'eux. Une fois au mouillage, nous étions entourés d'une eau cristalline en face d'un petit village sur un motu de sable et de cocotier. Un peu comme les San Blas mais en plus vaste. Vu qu'il y a des têtes de coraux partout dans les atolls, il est possible d'utiliser des flotteurs trouvés sur la plage pour attacher à la chaîne d'encre et la faire passer par-dessus les endroits où elle détruirait les coraux.
L'approvisionnement au village est correct mais il faut s'informer sur les journées de livraison. D'ailleurs, aux Marquises où il y a des poules partout, il était impossible de trouver un oeuf mais aux Tuamotus où il n'y a pas de poule, il y a des oeufs. Les gens sont accueillants et l'église est joliment décorée de coquillages.





La passe de  Fakarava est un dortoir à requins et une pouponnière pour les mérous. Nous étions un peu à l'avance pour le deuxième évènement qui devait avoir lieu à la prochaine pleine lune. Des milliers de mérous se rassemblent pour une nuit de procréation. Quelques impatients étaient quand même déjà arrivés. Vu que les requins ne peuvent jamais arrêter de nager, ils se reposent en se plaçant face à un bon courant pour pouvoir faire du sur place et toujours respirer. La passe ici est l'endroit idéal quand la marée est montante. J'ai dû convaincre Gaston qui n'aime pas trop trop les requins mais nous avons finalement fait deux plongées bouteilles avec un
divemaster local. C'est de toute beauté car en plus les coraux abondent. Nous avons vu des requins pointes noires, des gris, des pointes blanches et même un requin-citron. Le seul bémol est la force du courant, on a l'impression que tout se déroule trop vite. On ne peut pas trop s'arrêter pour observer les détails. Pour ceux qui ne font que de l'apnée, il y a amplement à voir d'en haut. Il suffit d'attendre le début du montant et de se laisser dériver à côté de l'annexe à partir de l'entrée de la passe vers le mouillage. Les requins ne sont pas du tout intéressés par les humains et même s'ils nous jettent un coup d'oeil à l'occasion ou qu'ils rodent autour, c'est plus dans l'espoir de nous piquer du poisson si nous décidions de pêcher. D'ailleurs les plongeurs locaux ont remarqué que plus il y a de plongeurs, plus les requins s'éloignent. Sur les motus environnant, il y a seulement quelques centres de plongée, un village abandonné et un restaurant qui sert seulement sur réservation et s'ils ont des provisions.

Plusieurs raisons nous poussaient à nous rendre à Tahiti plus rapidement que prévu dont deux plus techniques. Vu que les déplacements dans les atolls sont compliqués par les passes et les mouillages par les coraux, il faut planifier bien à l'avance les départs à cause de changements météo tels que l'approche d'un maramu (vent du sud). N'ayant plus de radio HF et pas d'accès à l'internet, nous ne pouvions obtenir de prévision météo. Nous avons décidé de ne pas prendre trop de risque. De plus, l'évaporateur du frigo était percé. Nous l'avons fait remplir aux Marquises et espérerions que le gaz resterait jusqu'aux îles de la Société mais ce ne fut pas le cas. Ne pas avoir de frigo dans un endroit où l'approvisionnement est rare n'est pas très pratique. Pas moyen de trouver un nouvel évaporateur ni aux Marquises, ni aux Tuamotus. Il aurait été trop compliqué d'en faire venir un d'ailleurs. A vrai dire, nous n'avons pas réussi à trouver un évaporateur en aluminium comme nous avions à Tahiti non plus. Gaston l'a donc remplacé par une spirale en cuivre. La traversée vers Tahiti fut très rapide car nous avons eu des vents du SE de 20 noeuds et plus pendant deux jours. La houle à la sortie de la passe sud à Fakarava était de 3 mètres et elle est resté forte jusqu'à l'arrivée. L'aréoport est en plein milieu du chenal pour se rendre à la marina Taina ou il y a des quais, des boués et un mouillage. Il faut donc appler le contrôleur aérien avant de passer si on tient à son mât. Il nous a chicané parce que nous n'avons pas appelé à l'entré du port commercial plutôt qu'a l'entré de
la passe qui mène à l'aréoport. Ça commence bien!

Suivez ce lien pour plus de photos.

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One of the challenges of the Tuamotus, is the entry passes to the atolls. Some are more complicated than others and it's important to know how and when to take them. This is why we have chosen Kauhi as a first stop. The pass is easier but most importantly, the times to cross are longer. Given that we were arriving from the Marquesas Islands after 5 days of sailing, it would of been difficult to predict the arrival time. The "Mascaret" (tidal bore) at the entrance was quite impressive but we
relied on the local fishermen by passing next to them. Once at anchor, we were surrounded by crystal clear water in front of a small village on a motu of sand and coconut trees. Kinda like the San Blas but more vast. As there are heads of coral around the atolls, it is possible to use small buoys found on the beach to attach to the links of chain so they will be raised over the places where the corals could be damaged. Supplies can be found in the village but are limited and one needs to inquire about
the delivery days. Moreover, in the Marquesas Islands where there are chickens everywhere, it was impossible to find an egg but in the Tuamotus where there's none, we founds eggs. Go figure! The people are welcoming and the Church is beautifully decorated with shells.




The pass of Fakarava South is a dorm to sharks and a nursery for groupers. We were a bit too early for the later event which was going to take place at the next full moon. Thousands of groupers congregate for a night of procreation. Nontheless, a few impatients had already arrived. Since sharks can never stop swimming, they rest by swimming facing a good current so they can stay put and still breathe. The pass here is ideal when the tide is rising. I had to convince Gaston who doesn't like sharks very much but we eventually made two scuba dives with a local divemaster. It was beautiful the corals also abound. We have seen blacktip sharks, grays, white tips and
even a lemon shark. The only downside is that given the strength of the current, one has the impression that everything unfolds too quickly. It's hard to admire the details. For those who free dive, there is plenty to see from the top. Just arrive at the begining of raising tide and let yourself drift next to your dighny from the entrance of the pass all the way to the anchorage. Sharks are not at all interested in humans and even though they'll shot a glance at you on the occasion or they swim around, it is more in the hope of stelling fish you might attempt to catch. So hunting is another story. In addition local divers have noticed that the more divers there are, the further away the sharks stay. On the surronding motus, there are only a few dive centres, an abandoned village and a restaurant that serves only with a reservation and only if they have provisions.

Several reasons we were pushing us to go to Tahiti sooner than expected and two of those were  technical. Since moving around in the atolls is complicated by the passes and anchorages by the corals heads, we must plan well in advance any move due to weather changes such as the approach of a maramu (South wind). With more HF radio and no access to the internet, we couldn't get weather forecasts. We didn't want to take too much risk of anything sneaking up on us. In addition, the evaporator of the refrigerator was pierced. We had it filled in the Marquesas and hope that the gas would remain until the Society Islands but that didn't happen. Not having a refrigerator in a location where supplies are scarce is not very convenient. No way to find a new evaporator in the Marquesas or the Tuamotus and it would have been too complicated to have one shipped. Truth be told, we did not managed to find an aluminium evaporator as we had in Tahiti either. Gaston has therefore replaced it with a copper spiral. The sail to Tahiti was quick since we had 20 knots and more for the two days. The waves a the exit of the Fakarva pass were a very impressive 3 meters and they stayed pretty high all the way. The airport is right in the middle of the chanel that leads to Taina marina where there are docks but also moorings and an anchorage. So if one's mast is dear to them, calling the air control on VHF is a good idea. He wasn't too happy with us because we called at the entrance to the channel instead of calling when first entering the commercial port but we made it safely to a
mooring.

Tuesday, September 2, 2014

Nuku Hiva, Marquises\Marquesas 05/2014


For English see below the line in red.

Nous avons planifié d’arriver à Tahioae, la baie principale de Nuku Hiva, juste à temps pour une grande première; un festival de musique moderne. L’événement semblait avoir attiré plus de monde que le nombre d’habitants. Il devenait évident que des gens des autres îles c’étaient déplacés pour l’occasion. Le premier soir l’ambiance est au rock et au métal. Le dernier groupe attire particulièrement l’attention avec leur corps tatoués et peinturé de noir. Un peu trop métal à notre goût mais un accompagnement au violoncelle donnait un son particulier. Le deuxième soir était plus tranquille avec du reggae et du pop. Le groupe Tekanini nous a enchanté au point que je suis partie à la recherche de leur CD.




Nous avons bravé les rivières,
passé proche d’être pétrifié,
évité les bêtes dangereuses
et les cailloux qui tombent des parois

pour nous rendre à la cascade de la baie de Taioa. Elle doit faire environ 300 mètres de haut. De toute beauté!
Et bien sûr, un bon repas en bonne compagnie pour raconter nos histoires de guerre.
Kua et Teki offrent un super repas à prix très raisonnable.

De plus, Kua est une ancienne championne de tarot (c’est un jeu de carte mais pas celui pour prédire l’avenir). Nous avons passé une soirée à jouer avec elle et elle nous a tous pulvérisés. Un petit conseil, il est mieux d’arriver en annexe sur la plage de l’anse Hakatea (Daniel’s bay) et faire le reste à pieds. Nous avons essayer l’autre baie; tout allait bien à l’arrivée car nous avions calculé la marée mais au départ on a dû franchir de nombreux rouleaux qui ont donné l’aspect d’une baignoire à notre annexe...quatre dans le même bain, ça vous tente ?



Nous arrivons dans la baie de Haahopu et je suis excitée car je peux voir le fond ce qui veut dire que l’apnée est possible. En effet, plusieurs des baies aux Marquises ont des affluents au centre qui brouillent l’eau avec des sédiments. Sitôt, l’ancre tombée, nos copains de la jonque veulent nous emprunter un outils pour aider à une réparation. Gaston va donc aider pendant que je saute à l’eau. Après avoir vérifié que les ancres des deux bateaux nous tiennent bien en place, je vais longer la paroi rocheuse au sud de la baie à la recherche de poissons et de pieuvres même si je n’ai pas apporté mon harpon. La fin d’après-midi approche, le soleil descends et je commence à avoir froid. Je me dis aussi que c’est l’heure où les poissons nocturnes tel que les requins commencent à sortir alors ce serait une bonne idée de rentrer. Je nage donc en direction de la plage toujours en cherchant du regard des pieuvres sous les roches quand un point attire mon attention. C’est un assez gros poisson qui arrive de la direction opposé et qui sera bientôt à 2 mètres sur mon travers. Mon cerveau prend un petit moment pour cumuler les détails qui mèneront à la conclusion que c’est un requin qui doit être presqu’aussi long que moi. Donc, quand mon cerveau allume sur ce que c’est, j’ai un mouvement instinctif de recul. Pas un grand mouvement de panique mais un sursaut. On pourrait penser que ce n’est pas la bonne réaction à avoir était un signe de faiblesse. Par ailleurs, le requin sursaute aussi et disparait en une fraction de seconde. C’est impressionnant la vitesse à laquelle il a disparu. Pas trop agressif le requin finalement ou je suis très effrayante. C’est vrai que j’ai pris quelques kilos en plus pendant notre visite de la côte ouest américaine; il m’a peut-être pris pour une baleine. J’ai quand même accéléré la cadence pour retourner au bateau après cette rencontre. Ce fut mon premier face à face
avec un requin qui a de vraies dents pointues. Après avoir consulté un livre sur le sujet, j’en conclus que c’était un gris. Le même bouquin disait que celui-ci est le plus enclin à attaquer un plongeur.



En parlant de requins, ceci est une petite note aux navigateurs, dans le port de Taiohae les pêcheurs nettoient et vendent leurs poissons sur le bord de l’eau pas très loin de l’endroit ou sont attachés les annexes. Ils jètent les restent à l’eau malgré la pancarte qui l’interdit. Ils le font sûrement car ce n’est pas un endroit ou les gens se baignent. On peut donc voir régulièrement 5 ou 6 requins d’environ 1,80 m qui viennent ce nourrir des restes. C’est dans ce genre de situation que les requins sont un peu cons. C’est-à-dire qu’ils associent ce qui tombe à l’eau à un endroit particulier comme de la nourriture. Conclusion, en descendant dans l’annexe, ne pas tomber à l’eau et garder mains et pieds à l’intérieur en tout temps. Petite note supplémentaire, les échelles qui mènent aux annexes sont très coupantes dans le bas. Elles peuvent faire beaucoup de dommage à une annexe gonflable à marée basse.



Nous avons aussi fait des arrêts dans les baies d’Hatiheu et d’Anano mais très rapide car nous étions déjà aux Marquises depuis trop longtemps et il fallait partir pour les Tuamotus, décision difficile en soit. Par ailleurs, les deux baies valent la peine d’être visités même si faire le tour de l’île n’est pas toujours évident. La première pour sont joli village et la deuxième pour sa plage de sable et ses coraux.

Suivez ce lien pour plus de photos.

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We planned to arrive at Tahioae Bay on Nuku Hiva, just in time for a big first; the Modern music festival. The event seemed to have attracted more people than the number of inhabitants. It became apparent that people from the other islands had crossed to join the fun. The first night all about rock and metal. The last group stood out with their bodies tattooed and painted black. A little too much metal to our liking but a cello accompaniment gave a distinctive sound. The second night was quieter with reggae and pop. The Tekahini group has enchanted us to the point that I went looking for their CD.





We crossed currents of rivers, 

came close to petrify,

 avoided dangerous beasts
and stones that fall from the walls

 

 to get to the waterfall of Taioa Bay! It approximately 300 meters high. A beauty! 

Followed of couse by a good meal in good company to tell our war stories. 

Zua and Teki offer a super meal at very reasonable prices.
 Moreover, Zua is a former champion of tarot (this is a card game but not the one to predict the future). We spent an evening playing with her and she killed us all. A little advice, it is best to land with the dinghy the beach of Hakatea (Daniel's bay) and do the rest on foot. We tried the other bay; everything was fine when we arrived because we had calculated the tide but when time came to go back, we took quite a shower!



We arrive in the Bay of Haahopu and I'm excited because I can see the bottom which means that snorkeling is possible. Indeed, many of the bays in the Marquesas have rivers that empty in the centre which blurs the water with sediment. After, we dropped anchor, our buddies on the Junk wanted borrow tools for a repair so Gaston went to help while I jump in the water. After checking the anchors of two vessels to make sure they were well in place, I headed along the rock wall to the South of the Bay looking for fish and octopus even if I did not bring my harpoon. The late afternoon was approaching, the sun started going down and I started to get cold. I was also thinking that it's time for the night fish like sharks start coming out so it would be a good idea to head back. As I am swimming towards the beach still seeking for octopuses under the rocks something catches my attention. It is a pretty big fish coming from the opposite direction who will soon be by my side about 2 metres away. My brain takes a little while to compute all the details that will lead to the conclusion that it is a shark almost as long as I am. I did not have time to see all the details but after checking in a book, I think it was a gray. The same book said that this one is more prone to attacking a diver. So, when my brain turns on, I have an instinctual movement of backing up. Not a great movement of panic but a small burst. One might think that this is not the right reaction to have. On the other hand, the shark jumped also and disappears in a fraction of a second. It is impressive how quickly it can swim. Not too aggressive finally or I
am very scary. It is true that I have taken a few extra pounds on the American West Coast; maybe it took me for a whale. I did accelerated the return to the boat after this meeting. This was my first face to face with a shark with pointy teeth.



Speaking of sharks, this is a little note to the crusers, in the port of Taiohae fishermen clean and sell their fish on the edge of the water not very far from the place were we tie up our dinghies. They drop the fish guts in the water despite the sign that prohibits it. They surely do because this because it is not a place were people bathe. We can see regularly 5 or 6 sharks of 6 ft coming to feed on the remnants. It is in this kind of situation that sharks are a little dumb. That is, they associate what falls into the water at a particular place with food. Conclusion, do not fall into the water when getting on and off your boat and keep hands and feet inside at all times. Small supplementary note: the ladders that lead to the dighnies are very sharp at the bottom. They can do a lot of damage to an inflatable boat at low tide.



We also made stops in the bays of Hatuheu and Anano but very short ones because we were already in the Marquesas for a while and he had to leave for the Tuamotus as difficult as that was. Furthermore, the two bays are worth the visit even if going aroun the island is not always obvious. The first, for its pretty village and the second, for its sandy beach and its coral.

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Friday, August 8, 2014

En chemin pour Hawaî et tempêtes/On the way to Hawaii and storms

English: see below the line.

Pour les gens qui suivent notre progression vers Hawaï et qui se demandent où nous sommes par rapport aux deux cyclones du Pacific nord: Iselle et Julio, laissez nous vous rassurer en vous disant que nous sommes encore bien loin. Il nous reste 1500 miles nautiques (2778 km ou 10-15 jours de mer) à faire avant d'arriver à Hilo et nous sommes encore au sud de l'équateur donc loin du chemin des tempêtes. On nous a dit que les locaux ont vidé les magasins de leur papier de toilette en préparation alors nous allons essayer de conserver le nôtre. Sérieusement, Jim sur son bateau Noroué que nous avions rencontré au Mexique se trouve présentement à Hilo, le premier endroit que Iselle devrait frapper. Vu les vents de 100 noeuds annoncés, lui et les gens de la place s'apprêtent à passer une journée difficile. Ayez une petite pensée ou une prière pour eux.

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For those who are following us an maybe wondering if we are in the path of the two storms brewing in the North Pacific: Iselle and Julio, let us reassure you by saying that we are still far away. We have 1500 nautical miles (or 2778 km or 10-15 days of sea) left to go before we reach Hilo and we are still south of the equator so far from any storm path. We have been told that the local have cleaned out all the toilet paper from the stores in preparation so we will try to save ours as much as possible. Seriously, our friend Jim on sailing vessel Noroué whom we met back in Mexico, is in Hilo the fist place Iselle is going to hit. If they get the predicted 100 knotts of wind, him and the locals are in for a bad day. Have a thought or a prayer for them.

Wednesday, July 2, 2014

Ua Pou, Marquises, Mai/May 2014

For English see below the line in red.

La particularité de île de Ua Pou sont les énormes monolithes qui la surplombe. Obélix serait fou de joie. La baie de
Hakahau est un autre endroit ou l’ancre arrière est de mise. Le village n’est pas aussi joli et fleuri que d’autres visités mais une banque et surtout deux épiceries y facilitent l’approvisionnement. Puisse qu'on parle d’approvisionnement, c’est très cher la Polynésie. En fait, c'est le deuxième endroit le plus cher au monde après le Japon. Voici une petite liste d’épicerie en dollars canadiens pour vous donner une idée: 12 canettes de bière: 31,50$, 12 oeufs 4,70$ et deux poitrines de poulet 17,40$. On se demande comment un ouvrier moyen fait pour survivre. Par ailleurs, les voiliers en transit ont le droit de demander un bon pour obtenir le diesel hors taxe. Ça vaut la peine car en ce moment les prix sont de 2,06$/l avec taxes et 1,24$/l sans taxe. 

Nous avons fait le tour de l’île pour explorer les baies au Nord-ouest. Le tout est très joli mais encore une fois, ce sont les gens qui font la différence. Nos chemins ont croisé ceux de Rémi et Antoine qui campaient dans la baie de Hakaotu. Après une discussion un peu compliquée car ils ne parlent pas beaucoup de français (Ici, il faut avoir été à l’école pour parler français car dans les familles, c’est le marquisien qui est utilisé), ils ont demandé s'ils pouvaient visiter la jonque chinoise de nos copains. Ils étaient émerveillés comme des enfants à Noël. En plus, Élise leur sert une bière et leur offre une cigarette. Le grand luxe! La discussion tombe sur la pêche dans la baie et nous apprenons qu’il y beaucoup de pieuvres. Ils nous offrent de nous montrer comment les pêcher. Une offre comme ça ne se refuse pas alors nous sautons à l’eau. Tout
d’abord, il faut les trouver car elles sont très caméléons mais Antoine a l’œil. Il me montre comment les harponner et leur retourner la tête à l’envers pour ne pas qu’elles s’échappent. Elles ne sont pas très combatives mais il faut faire attention aux deux grosses dents qu'ils ont au centre des tentacules. Au grand bonheur de Gaston, Rémi lui laisse pagayer sa pirogue creusée dans un tronc d'arbre et munie d'un balancier (Ancien instructeur de Kayak, Gaston voulait essayer un de leur bateau depuis un bon moment). Pendant ce temps, Rémi pêche du poisson pour nous montrer ce qui est bon à manger et qui ne contient pas de ciguatera. En gros, il attrape des chirurgiens noir et orange. De retour sur terre, Rémi explique à Gaston comment enlever la poche d’encre ainsi que la bouche sur la pieuvre. La poche se mange cru mais semblerait qu’il ne faut pas abuser. Il faut ensuite taper les pieuvres sur la roche pour briser les fibres et enlever la substance gluante qui les recouvrent. Finalement, un 20 minutes au presto et un autre dans une sauce tomate et nous dégustons avec appétit une pieuvre à la provençale. Pour les chirurgiens, il faut faire attention en enlevant le dart juste devant la queue. 

Une petite remarque sur la vie des Marquisiens. Nous voyons très rapidement que ce sont des gens d’extérieur car l’intérieur des maisons est plutôt mal organisé et la décoration inexistante. Par ailleurs, dans un pays ou la végétation pousse à vue d’oeil, les jardins sont impeccablement entretenus. Les femmes continues la tradition de porter des fleurs sur l’oreille ou en couronne. Tellement habitué sont-elles de cueillir ces fleurs dans la nature que quand Moï est allée vivre en France et qu’elle a vu des rosiers en fleurs au milieu d’un rond point, elle est partie les cueillir avec une paire de ciseau. Les gendarmes qui passaient par là au même moment n’ont pas trop apprécié. Elle c’est retrouvé à la gendarmerie. Après délibération, ils l’ont finalement laissé partir avec les roses en lui expliquant qu’en France, les fleurs décoratives doivent rester sur leur talus.

Ça sert à rien, nous nous tannons pas de les regarder nager: 


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 What stands out on the island of Ua Pou are the huge monoliths. Obelix (cartoon
caracter) would be overjoyed. Hakahau bay is another place where a rear anchor is required. The village is not as pretty and flowery as others visited. However, the grocery store is well supplied for the Marquesas and there is a bank. Speaking of supply, the cost of living in French Polynesia is very high. Second highest after Japan in fact. Here is a small grocery list in Canadian dollars to give you and idea: 12 cans of beer: $ 31.50, dozen eggs $ 4.70 and two chicken breasts $ 17.40. It's hard to imagine how the average worker survives. Boats in transit can ask for a tax exemption on diesel. It's worth it because at the moment the prices are $ 2.06 / l with taxes and $ 1.24 / l without tax. 

We toured the island to explore the bays in the north-west. Everything is very pretty but again, what really stands out are the people. Our paths crossed those of Antoine and Rémi who were camping in the Bay of Hakaotu. After a bit of a complicated discussion because they do not speak much French (Here one must have gone to school to speak French because in families, Marquesan is used), they asked if they could visit our friends' Chinese junk. They were amazed like children at Christmas. To top it off, Elise served them a beer and offered them a cigarette. The luxury! The discussion landed on fishing in the bay and we learned that there are lots of octopus. They offered to show us and since we can't refuse this kind of opportunity, we jump in the water and follow them. First, we had to find the octupus which is difficult as they are chameleons but Antoine has an eye. He shows me how to spear them and flip their heads upside down so they do not escape. They are not very combative but we must pay attention to two big teeth. Gaston teamed up with Rémi who let him paddle his canoe to Gaston's delight (Gaston use to be a
Kayak instructor and had been wanting to try their boat out for a while) Meanwhile, Rémi caught mostly fishes to show us what is good to eat and does not contain ciguatera. Basically, he catched black and orange surgeons. Back on Earth, Remi explained to Gaston how to remove the ink pouch and the mouth of the octopus. The pouch can be eaten raw but having too many might make us sick. Then, the octopus has to be beaten on the rock to break the fibers and remove the sticky substance that covers them. Finally, 20 minutes in the pressure cooker and an another in a tomato sauce and we enjoyed a delicious octopus à la Provençal. For the surgeons, we had to be very carefull when removing the dart just in front of the tail. 

A quick note on the life of the Marquesas. We see very quickly that they are outdoor people because the insides of the houses are rather poorly organized and the interior decoration nonexistent. Moreover, in a country where vegetation grows very quickly, the gardens are immaculately maintained. Women continued the tradition of wearing a crown of flowers or a flower over one ear. So accustomed they are to picking these flowers a little everywhere that when Moï went to live in France and she saw the roses blooming in the middle of a roundabout, she went gathering with a pair of scissors. The policemen who were passing by at the same time did not appreciate. She ended up at the police station. After deliberation, they finally let her go with the roses, but explained that in France, decorative flowers must remain on their bush.

We never get bored of seing these guys swimming...


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