La/the route

La/the route

Wednesday, April 24, 2013

Traversée-Crossing Panama-Hawaï, jour-day 18

For English, see below the line.

Jour 18
3589 miles nautiques restant
Position: 00°08,945'S 101°28,440'W
Vitesse: 5-6 noeuds
Cap GPS: 275°

Plusieurs chemins mènent à Rome qu'ils disent. Pour ce rendre à Hawaï à partir de Panama en voilier, il y en a deux. La difficulté de cette traversée est qu'il y a deux zones de convergences entre le départ et l'arrivée. Dans ces zones, il n'y a pas beaucoup de vent, ils sont variables et sont souvent accompagnés de grain. Pour les éviter, il faut soit faire du nord au départ et longer la côte au moins jusqu'au Costa Rica si ce n'est pas jusqu'au Mexique pour ensuite faire de l'ouest ou soit, faire du sud, jusqu'à l'équateur dans certaine saison, avant de faire de l'ouest et du nord-ouest au alentour du 130? de longitude. Ce détour donne une route d'environ 4500 miles nautiques. Pourquoi avoir choisi la route sud? Selon nos lectures, la route qui longe la côte nécessite beaucoup l'utilisation du moteur. Il faut donc de bonnes réserves de diesel ce manque sur notre Bidule. Vu que notre but ultime est l'Alaska donc nous devons arriver assez tôt car la saison est courte, nous ne voulions pas perdre de temps en arrêtant tout le long de la côte pour faire du diesel au jerrycan. Nous avons donc choisi la route ou il y a plus de vent même si ceci implique plus de jour en mer loin de tout. Quelqu'un m'a demandé si nous étions partis seul. Les deux couples rencontrés qui voulaient aller à Hawaï ont choisi la route du Costa Rica donc la réponse est oui, nous sommes partis seul.
Nous sommes arrivés aux Perlas en pensant y rester quelques jours pour visiter et attendre une fenêtre météo. A peine étions-nous arrivés que le vent s'est mis à souffler. Vu qu'il est plutôt rare d'avoir du vent le long de la côte du Panama, nous avons décidé d'en profiter et partir tout de suite. Les Perlas seront visitées une prochaine fois. Malheureusement, le vent qui nous a si bien fait avancer les premières 24h, c'est essoufflé avant que nous ayons atteint assez de sud. De plus, nous avons hésité en espérant ne pas avoir à trop descendre. C'est deux ingrédients ensemble ont fait que nous nous sommes retrouvés dans la fameuse zone de convergence. Nous nous sommes offert un vingt quatre heures de moteur pour rejoindre le sud mais ce n'étais pas suffisant. Vu notre réserve limité, nous ne voulions pas faire plus. Nous avons donc passé les deux prochains jours à observer les méduses, les oiseaux, les crabes, les dauphins et beaucoup d'ordures. Et dire : " Regardes Gaston, les tortues avancent plus vite que nous! " Depuis, une brise du sud de 12 nœuds et moins nous a permis d'avancer très tranquillement vers le SSO. Nous avons passé beaucoup d'énergie sur l'ajustement des voiles pour faire le maximum avec peu de vent et nous nous retrouvons encore une fois au près bâbord amure. Notre effort ont lentement porté fruit; depuis que nous avons atteint les 0? 5' Sud. Le vent n'est toujours pas très fort mais il est stable et de direction SE ce qui nous permet de faire du grand largue vers l'ouest. Nous avons roulé dans les 2,5 à 3,5 nœuds de vitesse les premiers jours le long de l'équateur mais tranquillement, le vent nous donne des vitesses de 4 à 5 nœuds. Le courant est aussi favorable quoiqu'il soit difficile de dire à quelle vitesse. La météo annoncée pour les prochains jours nous est toujours favorable donc la tendance devrait se maintenir.
Nous ne pouvons pas du tout nous plaindre, du moins pour l'instant, de l'état de la mer. Le Pacifique porte bien son nom contrairement à sa réputation habituelle. Seulement quand nous atteignons les 15 nœuds de vent qu'il devient plus difficile de se déplacer dans le bateau. A date, c'est rare! Ni un, ni l'autre ne souffre de mal de mer ce qui nous permet de vaquer à toutes sortes d'occupations. Après que Gaston est fait sa prestation digne du cirque du Soleil dans le mat sous le soleil tapant et dans un roulis pour débloquer le moteur de notre radar qui venait de coller en tenant le couvert d'une main et le moteur de l'autre, ce fut mon tour de faire un spectacle d'eau. Le drain de notre évier de cuisine est muni d'une pompe pour vider car lorsque nous gîtons du côté bâbord, celui-ci se retrouve sous la ligne de flottaison et l'évier déborde. Je mets le pied sur le levier de la pompe pour vider l'eau de vaisselle bien souillé de sauce tomate quand un geyser surgît du drain causé par une poche d'air. Nous gîtons sur tribord et, vous l'avez devinez, le lavabo est à bâbord. Quelle belle douche je me suis pris! Gaston a bien rigolé! Le lendemain, je suis assise gentiment sur le lit de quart qui est en fait un des bancs du carré quand un vague frappe de plein front une de nos dorades. L'eau est entrée dans le bateau à travers la dorade dans un grand jet que mon oreiller et moi avons bien reçu. Je commence à penser que Neptune m'en veut. Une bonne chose que la météo soit bonne pour faire sécher! Sinon, tout vas bien à bord. Le paysage est superbe. Il y avait beaucoup de plancton dans la zone de convergence et la nuit, les oiseaux qui volaient autour du bateau brillaient dans le noir. On aurait dit des petits fantômes. La lune est presque pleine ce qui nous donne un bel éclairage de nuit.

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Day 18
3589 nautical miles to go
Position: 00°08,945'S 101°28,440'W
Speed: 5-6 knots
GPS heading: 275°

They say that many roads lead to Rome. In the case of Hawaï, on a sailboat and at this time of the year, there are two. The difficulty of this crossing is that are two doldrums on the way. In these zones, the winds are light and very variable and there are many rain disturbances. So one must either follow the coast North to at least Costa Rica if not to Mexico and then head West to Hawaï or head south from Panama as far down as the Equator then West to 130? of longitude and then Northwest to Hawaï. The later is a distance of about 4500 nautical miles. Why choose one road instead of the other? From our reading, we learned the start of the crossing by Costa Rica requires using the engine often. This in turn means having a lot of diesel on board which is not the case on our boat. Since our ultimate goal is Alaska and the season is short, we didn't want to waist anytime stopping along the coast to get diesel in jerry cans. We opted for the southern road hoping to have more wind to get to the Equator even if this implies being far away from land for many many days. Someone asked me if we were leaving alone. The only two other couple we have met heading to Hawaï have chosen the Costa Rica route. So the answer is yes, we left alone.
We reached the Perlas thinking that we would stay a few days to visit and wait for a weather window. As soon as we got there, the wind started blowing. Since goods winds are rare on the coast of Panama, we decided to take advantage of the situation and leave right away. The Perlas will have to be visited on another trip. Unfortunately, the winds that were so good to us in the first 24 hours of the trip died down before we could make it far enough south. Furthermore, we hesitated on going south hoping that we would have to go all the way to the Equator. These two ingredients together, we ended up in the doldrums. We decided to do another 24 hours with the engine hoping to get to the wind but we were still not far enough. Since our diesel tanks are limited, we decided to stop the engine and wait for the wind. The next two days were spent observing birds, crabs, dolphins, jellyfish and lots of garbage. Also making comments like: Look Gaston, the turtles are moving faster than we are! Since then, a breeze of 12 knots or less has pushed us very slowly to the SSW. We spent much energy adjusting the sails to make the most of the wind we have once again finding ourselves going upwind. Our efforts gradually lead us to our present latitude of 0?5' south. The wind is still not very strong but it is now stable and from the SE. This means we now have the wind in our back which is easier and we can head west. In the first few days following our arrival at the Equator, we were going at a speed of 2,5 to 3,5 knots. The winds seem to want to strengthen since we are not doing between 4 and 5 knots. The current is also in our favour but it is hard to know how strong it is. The weather forecast for the next few days is encouraging and should help us keep going in the right direction.

We can't complain, at least for the moment, of the state of the sea. The Pacific is very pacific contrary to its usual reputation. Only when we have reached 15 knots of wind, which has been very rare, have we had difficulty walking around on the boat. Neither one of us is seasick so we can keep ourselves busy doing whatever we like. Gaston went up the mass in show equal to the Cirque du Soleil because the waves were rocking whim side to side under the noon sun to fix the engine of our radar which had stopped turning. He turned it and added oil to it with one hand while holding the radar lid with the other and holding on to dear life to the mast using his legs. I, decided to take a couple of showers. The first happened when it stepped on the pump that drains the kitchen sink. A water bubble caused it to come back up in a geyser which spued dishwashing water filled with tomato sauce all over me. Gaston was quite amused. The next day, I'm sitting quietly on my bed when a wave comes over the sides and hits one of the dorade straight on. The water comes inside the boat in a big splashed that covered me and my pillow. I'm starting to think that Neptune has it in for me. Good thing we are in good drying weather! Otherwise, everything is well on boar. Le scenery is superb. In the doldrums, there was a lot of plankton and at night, the birds flying around the boat would glow in the dark. They looked like little ghosts. The moon is almost full giving us beautiful and very useful lighting at night.

Friday, April 19, 2013

Crossing the Panama Canal & Panama City 16-03-2013 à 04-04-2013

We are presently crossing from Panama to Hawaii but before I talk about that, I would like to close the Panama chapter by talking about our crossing of the canal and give a few tips to navigators who are thinking of doing the same. If you are Canadian and you have done the locks between St-Francois lake and Ontario lake on the St-Lawrence river, you have already seen bigger locks that the one on the Panama canal. However, if you would have the same six 12 meter locks to do in Canada, you would only need 150$ CAN, 2 people, no pilot and the lines would be provided by the lock men. Here, you need more than a 1000$ US (note that all the prices below will be in US), 5 people, an advisor and 4 lines of 125 feet each. Why make things simple when you can make them complicated? Having all these people on board for a couple of days make the crossing much more interesting as you can see in the pictures.
https://picasaweb.google.com/103447188037594653674/CanalPanamaPanamaCity17032013ATo310302013?authuser=0&feat=directlink

For navigators, having a cellular phone has proven to be very useful since we have to contact the Port Authority to confirm our appointments. We have also used it to contact line handlers and Mr. Tito (see below) for the canal and taxis and stores in Panama city to find needed parts. The cell phone services are not very expensive and they almost give away the phones. Also, WI-FI is not often available so if you are thinking of spending many months here, you might want to consider a USB cellular internet card for about 40$ and 15$/month for service. But the real point of this paragraph is to say that out of the three providers in Panama, the one who seems to cover the most ground (including San Blas and the Perlas) is Digicel.

For the papers, like everywhere you need to go to immigration in customs. However, some prices are different depending on where you land. In Porvenir, the immigration will cost 50$/person for 6 months. It is free in Colon and Portobello. By Colon, I mean the offices in the city. If you use the man in Shelter Bay Marina, he is in fact an agent and will charge some fees. You need a cruising permit and the price seems to be about the same everywhere. It is based on a complicated addition that far exceeds my mental capabilities... and apparently changes very often. We paid 130$ for a 10m boat for a year (no choice). When moving around, you are supposed to exit every port and enter the next one by visiting customs. They will give you a "Zarpe" which is permission to move around for about 25$/each. In the San blas (Porvenir), you also have to pay 20$ + 2$/person per month to stay on the Guna land and water. If you do not plan on visiting, you can do a "Transit" in Colon which gives you only a passage through the canal without officially entering the country. A little secret; not everybody bothers with all the formalities. Apparently, if an official comes for a visit, a 20$ bill in the paperwork solves any forgetfulness. Mr. Tito (see below for contact) who knows all sorts of net tricks, help us same a few dollars by telling us that we can exit the country in Portobelo with a transit via Balboa. This also saves us from having to do any paperwork on the other side of the canal and allows us to stay for a short while in Panama City and the Perlas (Cost 25$).

For the passage of the canal, an agent will cost between 300$ and 400$. It's excessive considering the amount of work. They will sell themselves by saying that with them you will not need to give a deposit. However, the deposit you will get back not his fees. Some taxi drivers offer to help with the paperwork but one needs to be careful and never leave them the passports or the boat papers. They have been cases of driver keeping them for ransom. It is very possible to do all the work yourself even with limited knowledge of Spanish. You only need to be patient. We met Mr. Tito. He is a local who speak well English and who will accompany you for 75$ taxis and photocopies included ((507) 6463-5009 titom13@hotmail.com). Since it is not very comfortable to anchor in Colon and Shelter bay marina take 1,25$/foot/day (ouch!), we left the boat in Portobelo and we took the bus to Colon to do the first step. Mr. Tito was waiting for us at the bus stop. He took us to make the proper photocopies (passeport, cruising permit, boat registrations) and then we took a taxi to the Port Authority to take an appointment to be measured. Note that we already had the cruising permit. If we didn't Mr. Tito would of taken us to that office too. So he will take care of the security at the entrance and discussing your appointment with the receptionist while you get to know the other navigators around. When we exit, we have a date and a phone number to call 24h prior to the appointment to confirm. On this day, you will have to reserve and pay for still with Mr. Tito, the needed material and personnel; each line is 15$, tires are 2$/ea and a line handler 75$. If you want, he will show you Club Nautico and then will leave you where you wish in Colon. If you go to the Port Authority by yourself, ask the taxi to wait for you because you will have a very hard time getting another one from there. Being anchored in Portobelo also permited to leave the boat under the watchfull eyes of Carol and Claus from Escapade (Canada) while we go and help our friends from Antouka cross the canal before us as line handlers.

The night before the measure, we moved the boat to the "Flat" anchorage. This is where two officials will get off their big boat on to yours to not only measure but give instruction on the crossing. They mostly check the length of the boat because over 50 feet, the price changes. The instructions are of the type: if you do not enough proper food to feed the advisors and he has to have some delivered, it will cost you 500$. They provide a 4 page document containing all the information. One of the two people who were supposed to visit our Bidule decided against it when he saw how low on the water we are compared to their boat. The fact that he was overweight and not very agile didn't help either. So Gaston had to board them to fill out the paper work. This step must only be done once in the life of a boat. They provide a identification number that will be use for any future crossing of the canal. Once the measure done, we moved the boat at anchor in front of "Club nautico". From there, a taxi arranged by Mr. Tito is waiting to take us to City bank to pay right away. By doing this, we can obtain a passage date in the next 48h thus avoiding spending much time at anchor in Colon. It is rolly, polluted and has much circulation. So for a less that 50 feet boat the prices are: 984$ for the crossing and 891$ for the deposit payable in cash only. If your bank cards have per day withdrawal limits, you should prepare in advance. Between 50 and 80 feet: 1484$ for the crossing and 891$ for the deposit still in cash. The price includes the advisors (or babysitters) who will help cross the canal. If the boat is more than 65 feet, it is possible that they will impose a pilot instead of a advisor which will of course cost more. The only way to get the deposit back is thought a bank transfer at the cost of 25$ (except for US bank accounts which has no charge). It is important to have with you all your bank account information as well as the bank transfer numbers. If everything goes well in the canal, the money will be returned in two or three weeks. The same evening of the payment, you will have to call a phone number given prior to make an appointment for the crossing of the canal.

For the next 24hours, we went shopping at the Super 99 which is very close to the anchorage and prepared food to feed all of our crew for two days. The night before, we welcomed Alex and Stephanie from the boat Antouka on board and called the office again to confirm the appointment. The next morning, José, our hired line handler, joined us. We choose to hire José because we didn't want to cross the canal a third time on another boat. We also found, Eric, the one hired by Antouka the previous week very nice. Mr. Tito recruits serious young men in their twenties. . Remember that there needs to be 4 line handlers and one captain on board. The advantage is that they already know what to do and prepare everything in advance for you. The rest of the time, they play around on Facebook with their cell phones. They don't speak much English so it is a good opportunity to practice Spanish and learn a bit more about the country. The rented equipment will arrive the day before the crossing. Mr. Tito is sometimes late on the delivery but you will get everything you need in time. It's much more stressful for us than for him or the line handlers.

Apparently, the usual way of proceeding is to send the advisors to the pleasure crafts in the middle of the afternoon (14h-15h) of the first day and head straight for the first three set of locks. We arrived on Gatun lake around diner time and where attached to a buoy for the night. The advisor didn't stay for diner. Before entering the first locks, they ask us to tie up two or three boats together and we remain tied up until we exit the third lock. It makes for interesting navigating. This keeps the boats far from the lock walls on each side. In these upward locks, we are behind the cargo ships. The next morning, provided nobody was bitten by a crocodile, the new advisors arrive between 6h and 6h30. The crossing of Gatun lake takes about 4h. For this part, we were very happy to have Oswald as an advisor. He is an engineer on the construction of the new canal who does crossings on weekends for fun. He had much interesting information to provide. The last three descending locks are done with the same procedures has the firsts but this time in front of the cargo ship. The advisor will get off under the Americas bridge; the line handler with the lines at the Balboa Yacht-club. A local will come pick up the later. You can also ask them to take the tires for 1$/ea. All is left now is to go anchor on one side or the other of Armadore and celebrate.

We only used one day of our stay in Panama City to visit to busy we where planning the crossing to Hawaii. The old Panama was nice but under renovation. I personally preferred the old Cartagena in Columbia. The people and not particularly warm and some of the employees of Albrook mall are downright rude. The taxi drivers are expensive. We did meet two who were more reasonable. Roosevelt (507-6513-6949) speaks perfect English which is useful when looking for parts. Diose only speaks Spanish but he understands what you want with very little words (507-6778-6399). It is possible to use public transport but the city is very big and lots of time will be lost. The crusers who spend much time here have put together a guide of all the services in PDF format. Just ask on one of the morning nets if someone has it. For navigation information and other, we found that "The Panama cruising guide" by Eric Bahaus (ISBN 978-9962-00-637-4) was very well done.

Wednesday, April 17, 2013

La traversée du canal de Panama et Panama city 16-03-2013 à 04-04-2013

Nous sommes présentement en navigation entre le Panama et Hawaii. Mais avant d'en parler, j'aimerai clore le sujet de Panama en parlant de la traversée du canal et de quelques trucs pour les navigateurs. Si vous avez déjà traversé les écluses entre le lac St-François et le lac Ontario sur le fleuve St-Laurent, vous avez déjà vu des écluses plus hautes que celle de Panama. Par ailleurs, si vous aviez les même six écluses de 12m chacune à faire au Canada, il vous faudrait environ 150$ (CAN), deux personnes, pas de pilote et les lignes seraient fournies par les éclusiers. Ici, il faut plus de 1000$ (US) (Notez que tous les autres prix ci-dessous sont en US), cinq personnes pour l'équipage, un " advisor " et louer 4 lignes de 125 pieds chacune. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Par ailleurs, avoir tout ce monde sur le bateau rend la traversée plus intéressante comme vous pouvez voir sur les photos:

https://picasaweb.google.com/103447188037594653674/CanalPanamaPanamaCity17032013ATo310302013?authuser=0&feat=directlink

Pour les navigateurs, avoir un cellulaire aide le passage car il faut appeler les Port Authority souvent pour confirmer les rendez-vous. Nous l'avons aussi utilisé pour communiquer avec nos " line handlers " et Mr. Tito (voir plus loin). Il y a trois fournisseurs qui vendent des cellulaires pour presque rien. De plus, les connexions WI-Fi sont rares donc si vous avez l'intention de passer un peu de temps dans le coin, on peut se procurer des cartes internet cellulaire USB pour environ 40$ la carte et 15$/mois d'utilisation. Le but de ce paragraphe est surtout de dire que le fournisseur qui semble avoir la meilleure couverture à travers le Panama (incluant le Guna Yala et Les Perlas) est Digicel.

Pour les papiers, il faut bien sûr faire l'immigration et la douane comme partout. Mais la différence est que selon où vous allez, les prix sont différents. A Porvenir, l'immigration coûte 50$/personne pour 6 mois. A Portobelo et Colon, ça coûte rien (notez que par Colon je veux dire que vous allez vous même au bureau. Si vous utilisez le monsieur à Shelter Bay marina, il est en fait un agent et vous demandera des sous.) Pour le Cruising Permit donné par les douanes, il est basé sur un calcul trop savant pour mes neurones et semble être le même partout. Pour notre 10m, nous avons payé 130$ pour un permis d'un an (pas le choix). Vous devez ensuite aller voir le monsieur des douanes à chaque port pour leur dire quand vous arrivez dans leur région ou que vous partez et obtenir un "Zarpe" qui est une autorisation de circuler. Chaque "Zarpe" coûte environ 25$. De plus, a Porvenir dans les San Blas (ou Guna Yala), il faut payer 20$ + 2$/personne par mois au conseil Guna pour être sur leur territoire. Par ailleurs, si vous voulez seulement passer le canal, il est possible d'obtenir un "Transit" à Colon qui vous évite de faire une entrée officielle dans le pays. Un petit secret : tout le monde ne se casse pas la tête avec toutes les formalités. Si un officiel vous rend visite, un petit 20$ dans les papiers semble régler bien des choses. Il semblerait que les procédures changent souvent donc c'est possible que ce ne soit déjà plus pareil. Mr. Tito qui est une source intéressante d'information sur son pays (je vais expliquer bientôt qui il est), nous a fait sauver un peu de sous en nous informant qu'il est possible de faire la sortie du pays à Portobelo avec transit via Balboa. C'est moins cher (environ 25$) que de faire la sortie une fois passé le canal.

Pour le passage du canal, les agents coûtent entre 300$ et 400$. C'est assez excessif pour le travail à faire. Leur argument est qu'ils vous évitent de payer le dépôt. Sauf que le dépôt va vous revenir de toute façon. Le 300$-400$ sera perdu à jamais. Certains chauffeurs de taxi offrent aussi le service mais il faut faire attention de ne jamais leurs remettre vos papiers. Il y a eu des cas de demande de rançon en échange des papiers. Il est très possible de faire les démarches sans aide même avec un espagnol rudimentaire. Nous avons fait la rencontre de Mr. Tito; un local qui parle bien anglais et qui a des contacts ((507) 6463-5009 titom13@hotmail.com). Il offre un service incluant taxis et photocopies pour 75$. Vu qu'il n'est pas très confortable d'ancrer à Colon et que Shelter bay marina coûte 1,25$/pied/nuit (ouch!), nous avons laissé le bateau à Portobelo et nous avons pris l'autobus jusqu'à Colon pour faire la première étape. Mr. Tito nous attendait à l'arrêt d'autobus. Ensuite, il nous a conduit à un endroit pour faire les photocopies de tous les documents nécessaires; passeport, permis de bateau et cruising permit ou transit. Ensuite, nous avons pris le taxi pour aller au "Port Authority" prendre un rendez-vous pour la mesure du bateau avec les papiers mentionnés ci-dessus. Notez que nous avions déjà le cruising permit. Si vous ne l'avez pas, Mr. Tito vous accompagnera à ce bureau aussi. Donc, Mr. Tito s'occupe de discuter avec les agents de sécurité à l'entrée et la madame qui donne les rendez-vous pendant que vous discutez avec les autres navigateurs qui vous accompagnent. A la fin, vous avez une date ainsi qu'un numéro de téléphone ou il faut appeler la veille pour confirmer le rendez-vous. De plus, vous réservez avec Mr. Tito le matériel et personnel nécessaire; linges de 125 pieds à 15$/ch, pneus à 2$/ch et line handler à 75$/ch. Notez que les pneus sont recouverts de plastique pour ne pas marquer le franc-bord. Il nous a ensuite amené au club nautico pour nous montrer l'endroit. Finalement il nous laisse au terminal d'autobus ou autre selon notre désir. Si vous y allez par vous même, demandez au taxi d'attendre pour vous ramener car vous allez avoir de la difficulté à trouver un autre taxi à cet endroit. Être à l'ancre à Portobello, nous a aussi permis de passer le canal en tant que "line handler" sur Antouka en laissant notre bateau sous la surveillance de Carole et Claus du bateau Escapade (Canada).

La veille du rendez-vous pour la mesure, nous avons été nous ancrer sur les Flats. C'est à cet endroit que deux autorités du canal débarqueront sur votre bateau de leur gros bateau pour mesurer et vous donner des explications sur le passage. La mesure est surtout pour s'assurer que le bateau à moins de 50 pieds car les prix changent à cette longueur. Les instructions sont du genre: il faut avoir assez de nourriture pour le pilote car s'il doit se faire venir de la bouffe, ça va vous coûter 500$. Ils vont fournir un document de 4 pages avec toute l'information. Une des deux personnes n'a pas voulu débarquer sur notre bateau car il était trop gros et trouvait nos francs bords trop bas. ;) Il a fallu que Gaston monte à leur bord. Cette mesure ne se fait qu'une fois dans la vie d'un bateau car nous recevons un numéro d'identification qui peut être utilisé pour toute traversée future. Un fois la mesure terminée, nous avons déplacé le voilier à l'ancre en face du "Club Nautico". De là, Mr. Tito organise un taxi qui nous amène directement à la City Bank pour payer le passage. En payant tout de suite, nous pouvons obtenir une date dans les 48h et ainsi éviter de rester à l'ancre à Colon longtemps. Le mouillage roule, il y a beaucoup de circulation, c'est pollué, ... Donc pour une embarcation de moins de 50 pieds: 984$ pour le passage et 891$ pour le dépôt à payer cash. Si vous avez des limites de retrait par jour sur vos cartes, il faut y penser d'avance. Entre 50 et 80 pieds: 1484$ pour le passage et 891$ de dépôt toujours en cash. Ceci inclus le " advisor " qui vous accompagne dans la traversée. Un plus de 65 pieds pourraient avoir besoin d'un pilote. Un autre extra. La seule méthode pour le retour du dépôt est le transfert bancaire au coût de 25$. Il est important d'avoir avec soit toutes les informations sur votre banque et votre compte pour faire un transfert international. L'argent, si il ne c'est rien produit de grave lors de la traversée, vous sera remis après deux ou trois semaines. Il faut appeler un numéro fourni le soir même pour prendre le rendez-vous du passage.

Pour les prochains 24h, nous faisons les courses et préparons la nourriture pour notre équipage sur deux jours. Nous accueillons Alex et Stéphanie de Antouka la veille du passage et nous téléphonons pour confirmer notre passage du lendemain. Notre line handler engagé arrivera le matin même. Nous n'avions pas envie de faire le canal une troisième fois et nous avions trouvé le line handler sur Antouka sympathique alors nous avons choisi d'en prendre un plutôt que de demander l'aide d'un autre bateau. Mr. Tito prend des jeunes locaux dans la vingtaine. Le bon côté est qu'ils sont habitués au fonctionnement et préparent tout à l'avance. Le reste du temps, ils pitonnent gentiment sur Facebook avec leur cellulaire. Ils ne parlent pas beaucoup d'anglais donc c'est une opportunité de pratiquer l'espagnol et d'en connaître un peu plus sur le pays. Les équipements loués arrivent en général la veille. Quelques fois, Mr. Tito est en retard au rendez-vous mais il livre à temps. C'est plus stressant pour nous que pour lui et les line handlers. Eux ont l'habitude.

Il semblerait que la façon de fonctionner habituelle est d'envoyer les advisors sur les voiliers en milieu d'après-midi le premier jour (14h-15h). Passer tout de suite les trois premières écluses et arrivés sur le lac Gatun, amarrer les bateaux sur des bouées pour la nuit. Avant d'entrer dans la première écluse, on attache deux ou trois bateaux ensemble pour les tenir au centre, loin des murs et en arrière d'un cargo. On ne détachera les voiliers qu'après la troisième écluse ce qui rendra la navigation au moteur un peu compliquée. Le lendemain matin, si personne ne s'est fait bouffer par un crocodile, les nouveaux advisors arrivent entre 6h et 6h30 du matin. La traversée du lac Gatun prend environ 4h. Pour cette partie, nous avons eu un advisor particulièrement intéressant du nom d'Oswald. Il est ingénieur et travaille à la construction du nouveau canal. Il fait des traversés avec les plaisanciers la fin de semaine pour le plaisir. Nous avons bien aimé discuter avec lui. Ensuite, les trois dernières écluses descendantes se font avec le même fonctionnement que les premières mais en avant des cargos. L'advisor débarque sous le pont des Amériques. Le line handler et les lignes au Balboa Yacht-club. Il est aussi possible de se débarrasser des pneus au Yacht-club pour 1$/pneu. La barque de récupération des pneus sera la même que pour débarquer les line handlers. Il ne reste plus qu'à s'ancrer d'un côté ou de l'autre de Armador.

Nous nous sommes permis seulement une journée de tourisme pendant notre séjour à Panama : trop occupé à faire les préparatifs de la traversée vers Hawaii. Le vieux Panama est sympathique mais encore en rénovation. Personnellement, j'ai mieux aimé le vieux Cartagena en Colombie. Les Panaméens de la ville ne sont pas très chaleureux et sont carrément bête à Albrook mall. Les taxis sont particulièrement chers. Quoique, de leur dire que nous ne sommes pas Américain, fait généralement baisser le prix. Nous en avons rencontré deux plus raisonnables: Rosevelt qui parle anglais et peut servir de traducteur ce qui est particulièrement intéressant quand on cherche une pièce 507-6513-6949 et Diose qui parle seulement espagnol 507-6778-6399. Diose aime bien quand les Fracophones lui disent: "Ça roule ma poule?" comme dans le film Taxi. C'est possible d'utiliser des transports en commun mais la ville est immense et on perd beaucoup de temps. Les navigateurs qui restent à Panama on créé un "cruser's guide" en PDF qui contient les différents services offerts. Il s'agit de demander sur les réseaux radio du matin pour trouver quelqu'un pour le fournir. Pour la navigation et autres informations utiles, nous avons trouvé "The Panama cruising guide" de Eric Bahaus (ISBN 978-9962-00-637-4) particulièrement bien fait.