La/the route

La/the route

Sunday, January 9, 2011

Thies et Fandème (français)

Un couple québécois, Monique et Gervais, qui ont vécu au Sénégal pendant plusieurs années et qui font partie du Réseau du Capitaine, nous ont donné le nom et le numéro de téléphone d'une amie sénégalaise qui habite à Thies. Nous avons donc négocié un taxi pour la journée car c'est moins compliqué que de louer une voitureet pendant que nous attendions notre visa pour le Brésil, nous avons été rendre visite à Véronique. Thies qui se trouve à environ 70km de Dakar ressemble à cette ville mais en plus petit. Encore une fois, il y a une structure européenne mais les africains aiment mieux vivre dans la rue. Avant notre arrivée, nous étions sous l'impression que Véronique avait besoin d'aide. Par ailleurs, nous avons vite réalisé qu'elle est loin d'être sans moyen. Elle est tellement entreprenante que si elle était au Canada, elle ferait fortune c'est certain. C'est un peu plus difficile au Sénégal par contre car la clientèle n'a pas beaucoup de sous. Elle est catholique et mariée avec un musulman qui ne vit plus avec elle. A la maison, il reste une de ses trois filles qui sont toutes dans la trentaine et pas mariées. Ce n'est pas qu'au Canada que les jeunes ne se marient pas. Elle nous a reçu en rois avecune entrée de pastille (beignet au poisson) et des boules de purée d'haricot frites. Ensuite, une belle salade avec des beignets au boeuf et au vermicelle de riz. Le repas principal fut un poulet yassa (sauce aux oignons et aux piments forts mais elle a omis les piments forts se doutant que nous ne supporterions pas) avec du riz. Elle a couronné le tout d'oranges (à noter qu'elles sont vertes ici) de son jardin. Elle a même nourrit notre chauffeur de taxi, M. Diop, qui en fut très "content". Nous avons eu la chance de discuter avec eux deux de leur culture respective car il est Wolofet Musulman et elle est Siloh et Catholique. Nous avons appris que tout le monde co-existe en harmonie car il croient tous dans le "vivre et laisser vivre". Ou, comme dirait M. Diop: "c'est cool". D'ailleurs, les musulmans participent aux événements catholiques et vice-versa. Donc tout le monde fête Noël et tout le monde fête le Ramadan. Un bon exemple à suivre... Après le repas, nous avons été au marché ou Véronique nous à négocié un sac de riz pour son père et un sac de graine de cola pour le village. Le cola ressemble à des radis mais en plus fort. Disons que c'est une gâterie que nous étions bien content de leur offrir et de ne pas avoir à manger nous même. Une fois à Fandème, elle nous a présenté son père qui est âgé de quatre-vingt quelques années et une tante qui vit avec son lui. Il était très "content" de nous rencontrer et de recevoir le riz. Ensuite, la tradition veut que nous fassions le tour de toute la famille. En se faisant, nous avons rencontré Henriette qui est la nièce de Véronique et qui travaille à l'école comme institutrice. Elle est tellement passionnée par son travail qu'à l'entendre parler, elle nous donne le goût d'aller lui acheter plein de matériel scolaire. Une autre tradition des très généreux sénégalais est de remettre un cadeau aux visiteurs. Ayant visité plusieurs maison, nous sommes revenus avec un énorme sac de cacahouète et un plus petit sac de pain de singe. C'est ce que les Sénégalais appèlent la chair du fruit du baobab. Cette chair se dissous en contact avec la salive ou l'eau. Donc pour faire du jus de pain de singe, il faut laisser la chair tremper pendant une nuit. On passe le liquide au tamis pour enlever les graines et on ajoute du sucre. C'estpas génial comme goût mais ça constipe ce qui peut toujours être utile par ici. De plus, c'est plein de vitamine C et de calcium. Partout dans la région de Dakar, Thies et Fandème, nous avons vu des maisons vides et à moitié construites. Nous avons découvert que les gensqui n'ont pas les moyens d'acheter un maison la construisent au fur et à mesure qu'ils ont des sous à investir. Donc une maison peu prendre plusieurs années avant d'être terminée. Après avoir été reconduire Véronique qui était bien "contente" de notre visite chez elle. Nous sommes retournés au CVD à la tombé de la nuit. Les phares de notre taxi ne fonctionnaient pas. Le chauffeur utilisait donc les hautes quand il voulait voir en avant. Sur un grand boulevard non éclairé, les gens de la place qui traversent la rue ne sont pas très visible... Gaston qui était assis sur le siège avant en est encore traumatisé. A noter que c'est normal d'avoir un taxi qui ne fonctionne pas comme il faut. Le contraire n'existe pas. Le chauffeur du premier taxi que nous avons pris ouvrait le capot pour faire refroidir le moteur pendant qu'ils nous attendaient. Nous avons été bien "contents" de notre journée.

Thies & Fandem (english)

A Canadian couple, Monique and Gervais, who lived in Senegal for many years and are part of the "Réseau du Capitaine" gave us the name and number of a friend who lives in Thies. We negotiated a taxi for the day since it's easier than renting a car and while we were waiting for our visa for Brazil to come through we went to visitVeronique. Thies is about 70 km from Dakar and looks somewhat like that city but smaller. Again, you get the impression that the Europeans built the infrastructure but the Africans rather live on the streets. Before arriving, we were under the impression that Veronique needed help. We soon realized the she is far from being without resources. In fact, she is so resourceful that if she lived in North America, she would make a fortune. It's harder in Senegal however since the clients don't have much money. She is a catholic who is married to a Moslem man who lives with his second wife. Still living with her is one of her three daughters who are all unmarried and in their thirties. It's not only in Canada that people don't get married anymore... We were fed like Kings! She started with fish fritters and fried mashed beans. Then we were served a generous salad with beef fritters. The main course was chicken yassa (an onion and hot pepper sauce but she left out the hot peppers knowing we wouldn't stand them) with rice. We finished it off with some oranges from her garden which are actually green. She even fed our taxi driver M. Diop who was very happy to share the meal. This gave us an occasion to discuss their different cultures since he was Wolof and Moslem and she was Siloh and Catholic. We learn that here they co-exist in harmony with a "live and let live" philosophy. Or as M. Diop would say: "It's cool." The Moslem celebrates the Christian holidays and vice-versa so everybody is off on X-mas and on Ramadan. Nice example to follow... After the meal, we headed to the market were Veronique negotiated a bag of rice for her father and some cola seeds for the rest of the family in his village. The cola is kind of like radishes but stronger. Let's just say we were happy to be giving these threats instead of eating them ourselves. Once we arrived in Fandème, we met with her father who is an eighty something year old man and a sister who lives with him. We were very happy to meet us and to get the rice. After, we visited all the members of the family and handed out the cola. They have a lot of family! We met Henriette who is a local school teacher who is so passionate about her work she made us want to go buy her all sorts of school supplies. A tradition of the generous people of the village is to not let a visitor leave empty handed. So since we visited many houses, we left with a big bag of peanuts (locally grown) and some monkey bread. The later is the inside of the baobab fruit. It dissolves when in contact with saliva or water. So I made juice with my gift by letting it sit in water overnight, putting it though a strainer to remove the seeds and adding sugar. It's not a great taste but it will cause constipation which is not a bag thing when eating in these parts. It's also full of vitamin C and calcium. During our trip, we noticed a bit everywhere some houses half built and empty. We learned that most people can't afford to buy an already built house or have a house built all at once. So they built their house has the money comes in. It can take years before the house is finished. We returned Veronique who was very happy with her day to Thies and returned to the CVD at nightfall. The lights on the cab were not working so the driver had to turn on the high beams on occasion to see what was in front. We were on a big boulevard where people were crossing everywhere. Since there are no street lights and everybody is black, they were not very easy to see. Gaston who was sitting in front is still suffering from post traumatic stress. Note that a taxi that doesn't work properly is pretty usual in these parts. The contrary doesn't exist. The driver of the first cab we used when we got here had to lift the hood when he was stopped and waiting for us in order for the engine to cool down. We were very happy with our day.