La/the route

La/the route

Wednesday, June 6, 2018

L'Indonésie du/from 27/08/2017 à/to 13/11/2017


For English, see in red below the line.



(si vous voulez de l’information sur les formalités pour l’entrée en Indonésie, voir l’article d’avant)

Nous avons renommé Flores l’île « Hello Mister! » Elle est très peu visitée par les touristes sauf pour l’extrémité ouest d’où partent les excusions pour Komodo, ceci lui donne un charme authentique. Les locaux sont bien intrigués par nous et vont aisément laisser tomber leurs tâches pour venir nous saluer. Pour la première fois depuis le début de notre voyage, ce sont eux qui veulent prendre des photos de nous pour mettre sur leur Facebook! Ayant subi l’influence de la colonie Portugaise du Timor, plusieurs des résidents sont catholiques mais, nous entendons pour la première fois les
chants des mosquées aux heures de prière.  Si vous pouvez vous imaginer à l’heure de l’apéro dans un pays ou ils prient, ne boivent pas et se couvrent des chevilles aux poignets, un Gaston en bedaine dans le cockpit en train de boire une bière tout en commentant l’appel du Muezzin en disant: « Il serait bon pour" CÂLLER "l’orignal, lui. » , vous aurez une petite idée de la grandeur de la différence culturelle. ;) 
Les enfants aiment venir au bateau en pirogue. Il faut prévoir des crayons et des cahiers de notes. Dans un mouillage nous en avions une quinzaine dans le cockpit et autour.
N’ayant pas de quoi pour tout le monde, nous avons fait un énorme bol de popcorn. C’était le festin! Par ailleurs, ces gens sont très généreux. Il n’est pas rare de se faire offrir un scooter pour aller à la ville. Sinon, ils le louent à la journée pour environ 10$. Très rare sont les compagnies de location officielles. La règle de la route est assez simple; vas où tu veux aller sans rentrer dans un autre scooter. 
Très peu de gens parlent anglais donc il faut apprendre quelque mot de la langue locale surtout pour trouver de la nourriture. Comme il n’y a ni conjugaison de verbe, ni pluriel et ni genre, c’est la langue la plus simple au monde. Ceci dit, ça prend de la mémoire! Les dames au marché se faisaient un plaisir d’en ajouter à notre vocabulaire tout en ricannant. 

Le parc de Komodo: Bien sûr, la première chose qui nous vient à l’idée sont les dragons. Nous pouvons ancrer le bateau devant l’île de Rinca où se trouvent des guides pour nous accompagner dans les sentiers. Si un dragon nous mord et nous ne sommes pas soigné correctement, il nous reste que trois semaine à vivre au maximum à cause d’une bactérie dans leur salive. Tout au long du parcours, notre charmant guide nous contait des histoire de touristes et de locaux qui se sont fait manger par les dragons. Pas très rassurant. Le but est de nous faire comprendre l’importance de rester près de lui. Pas d’inquiétude, nous
l’avons talonné! Comme nous étions déjà ancré devant l’île, nous en avons profité pour y aller tôt le matin car la nuée de touriste arrive en bateau de Flores ce qui leur prend plus de temps. C’est la différence entre faire le tour juste nous et les copains et voir plusieurs animaux ou avec une vingtaine d’Australiens qui font trop de bruit pour voir quoi que ce soit. 
Ce que nous avons découvert sur place c’est que la plongée dans le parc est époustouflante. Ce sont les plus belles plongées que nous ayons fait jusqu’à maintenant. Les coraux multicolores tout comme les poissons s'y retrouvent en variété et en abondance. N’ayant pas de compresseur à bord, nous avons plongé avec l’équipe de Blue Marlin Dive qui ont été assez gentil pour venir nous prendre et nous déposer directement au bateau. 

Lombok: On y trouve la première marina depuis notre départ de la Nouvelle-Zélande. Contrairement à ce que disent les guides, les pontons sont disparus mais une dizaine de corps-morts sont offerts. On y trouve un petit resto pour prendre une bière et manger un repas à prix raisonnable, de l’aide pour l’approvisionnement en gaz, diesel et eau et des scooters disponible en location pour aller en ville faire des course ou visiter la partie plus touristique de l’île. C’est joli,
c’est simple, c’est relax… Tout à fait notre genre d’endroit. 
En scooter, nous empruntons le chemin de la montagne des singes pour revenir de la ville. Elle porte bien son nom car des macaques se promènent tout le long de la route. Par ailleurs, arrêter pour les regarder de plus près n’est pas à conseiller comme nous avons remarqué quand un mâle à décidé d’avoir des comportements agressifs et nous montrer les dents. Il n’avait pas anticipé que Gaston serait plus alpha que lui et a encore toutes ses dents (ou presque). Il s’est poussé avant de se faire mordre! 

Bornéo: La déforestation de Bornéo au profit de l’industrie de l’huile de palme a pour triste conséquence la destruction de l’environnement naturel de plusieurs animaux tel que l’Orang-outan (orang = personne outan= forêt) Des scientifiques ont créé une réserve naturelle dans le sud de Bornéo pour les protéger et une visite de ce parc aide au financement. Les singes restent donc dans leur environnement naturel mais comme il leur manque de nourriture, les gens du parc les nourrissent dans des endroits et à heures régulières. En mouillant devant la ville de Kumai,
il est possible de réserver un bateau local pour aller visiter le parc. Ils fournissent même quelqu’un pour surveiller Bidule en notre absence. Ce fût mon cadeau d’anniversaire. Nous avons été accompagné par l’équipage d’un autre voilier ce qui a réduit le coût et nous a fait de la super compagnie. Regarder des Orang-outans manger du maïs avec 200 autres touristes étaient impressionnant mais, en même temps, un peu ennuyeux après quelques minutes. Ce qui était vraiment intéressant était d’arriver avant l’heure et se rendre au site en même temps que les singes. Les voir se
promener d’un arbre à l’autre juste au dessus de nos têtes étaient majestueux. Je suspecte que les gens qui restent un fois les touristes évacués doivent avoir droit à un plus beau spectacle. Les observer n’est pas le seul intérêt du parc. La remontée de la rivière sur un bateau traditionnel en bois avec équipage et cuisinière à bord est déjà un expérience. La nourriture était exquise. De plus, en fin d’après-midi, des macaques et des nasiques peuvent être observé partout dans les arbres et la nuit, des milliers de lucioles font compétition avec le ciel étoilé. Surtout, il ne faut pas tomber à l’eau quand celle-ci est noire, notre guide nous informe que nous avons un maximum de cinq minutes avant d’être dévoré par les crocodiles. 

Belitung: un mouillage facile avec une superbe plage de sable blanc, de l’eau claire pour faire de la plongée et un petit resto qui sert de la bière, du nasi goreng cumi-cumi (riz frit au calmar qui était en saison) et de l’aide pour l’approvisionnement ainsi que des scooters (trouvez Ervan et sa femme; ils sont super!). Il y a même des "jams" musicaux la fin de semaine. Franchement, qu’est-ce que des navigateurs peuvent demander de mieux? Il serait très facile d’oublier que le plan est de continuer vers la Malaisie et d’y rester à se prélasser le temps d’une saison de la mousson du SO. On allait où déjà?
Nous avons aussi fait la rencontre d’un homme très passionné qui essaie d’empêcher un autre singe de disparaître. Celui-ci est de la grosseur d'une souris et se nomme Tarsius. Nous pouvons en voir à seulement deux endroits dans le monde. Encore une fois, la disparition de l’espèce est due à la détérioration de son milieu par les activités humaines. Notre passionné ne garde que deux ou trois spécimens en captivité car il essaie de trouver un moyen de les aider à se reproduire. Ce sont des singes très territoriaux et si un autre mâle s’installe à proximité, le premier va le tuer en utilisant seulement des ultra-sons. Ce n’est donc pas possible d’en garder plusieurs ensemble. Ce fut une autre visite intéressante.

Nongsa point marina: Autant Belitung et Lombok était notre genre d’endroit, autant cette marina ne l’est pas. Les habitués nous l’avaient conseillé comme le meilleur endroit pour faire nos papiers de sortie. Nous avons trouvé ça cher pour se retrouver dans un Resort en plein milieu de nul part.  Ils offrent un service de minibus pour aller au centre commercial trois fois par semaine. Pas moyen de louer un scooter pour aller nous promener par nous même.  Avoir su, nous serions plutôt arrêté à l’île Bintan. Mais, ça fait partie de voyager de ne pas savoir à l’avance sur quoi nous allons tomber. Et, c’est bien comme ça car sinon, où serait l’aventure?

Une petite remarque finale; les couchés de soleil sont habituellement beau à regarder mais en Indonésie, ils sont spectaculaires. 




Pour plus de photos avec explications, cliquez ici
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

(If you are looking for information on the paperwork to enter Indonesia,  check out the previous article)

We renamed Flores the "Hello Mister! » Island. Except for the west side where all the tours to Komodo leave , this island is not often visited by tourist which gives it an authentic charm. The locals are intrigued by us and will gladly leave their current task to come greet us. For the first time since the beginning of our trip, it is them who want to take pictures of us to put on their Facebook! Having been influenced by the Portuguese colony of Timor, many of the residents are Catholics but, for the first time, we hear the chants of the mosques during the hours of prayer. If you can imagine being at cocktail hour in a country where they prey, do not
drink and cover themselves from ankles to wrists, a shirtless Gaston in the cockpit drinking a beer while commenting on the song of the Muezzin saying, « he’d be good at calling moose! », you will have a small idea of ​​the cultural gap. ;)
The children like to come to the boat by pirogue. They ask for pencils and notebooks and are very happy when they get them. In one anchorage, we ended up with fifteen in and around the cockpit. Not having stuff for everyone, we made a huge bowl of popcorn. It was a feast!
They are also generous. It is not uncommon to be
offered a scooter to go to the city. Or, they might rent it to us for a day for about $ 10. Very rare are the official rental companies. The rule of the road is quite simple; go where you want without hitting another scooter.
Very few people speak English so it’s best to learn some of the local language especially to buy food. Since there is no conjugation of verbs, no plurals and no gender, it is the simplest language in the world. That said, it takes memory! The ladies at the market were happy to add to our vocabulary while having a laugh at us.

Komodo Park: Of course, the first thing that comes to mind are the dragons. It is possible to anchor  in front of the island of Rinca where there are guides to walk us around. If a dragon bites, unless treated correctly, we have a maximum of three weeks to live because of a bacteria in their saliva. Our charming guide told us stories of tourists and locals who were eaten by the dragons. Not very reassuring. The goal is to make us understand the importance of staying close to him. No worries, right on your tail man! Since we were already anchored in front of the island, we were there very early in the morning because the
other tourist arrive by boat from Flores which takes more time. It's the difference between being only with our friends and seeing several animals or with about twenty loud Australians who scare everything away.
What we discovered once on site is that the diving in the park is breathtaking. It's the most beautiful dives we've done so far. Both corals and fish are found in abundance and they are big. Having no compressor on board, we dove with the Blue Marlin dive team who were kind enough to come pick us up and drop us off at our boat.

Lombok: There we find the first marina since we left New Zealand. Contrary to what the guides say, there is no more room to dock but we can take one of the moorings. There is a small restaurant where we can have a beer and a reasonably priced tasty meal. Some help with gas, diesel and water is possible. Scooters are available for rent to go to the city to do some shopping or to visit the more tourist part of the island. It's pretty, it's simple, it's relaxing ... Totally our
kind of place.
On a scooter, we took the monkey path in the mountain to return from the city. It is aptly named because macaques walk all along it. However, stopping to look at them more closely is not advisable as we noticed when a male decided to have aggressive behavior and show us his teeth. What he did not anticipate is that Gaston is more alpha than him. He just had time to escape before getting slapped.


Borneo: Sad to see that the consequence of Borneo deforestation for the benefit of the palm oil industry is the destruction of the natural environment of several animals such as the Orangutan (In indonesian: orang = people, outan = forest)  Some scientists have created a nature reserve in southern Borneo to try and protect the ones left. A visit to this park helps with funding. The monkeys remain in their natural environment, but because they lack food, park people feed them in specific places and times. By anchoring in front of the city of Kumai, it is possible to book a local
boat to visit the park. They even provide someone to watch the boat in our absence. Doing this was my birthday present. We were accompanied by the crew of another sailboat which reduced the costs and made for great company. Watching Orangutans eating corn with 200 other tourists was impressive but, at the same time, a bit boring after a few minutes. What was really interesting was to arrive before the feeding time and get to the site at the same time as the monkeys. To see them jumping from one tree to another just above our heads was majestic. I suspect that people who
stay once the tourists are gone would get a better show. Watching them is not the only interest of the park. Going up the river on a traditional wooden boat with crew and cook on board is already an experience. The food was exquisite. Moreover, at the end of the afternoon, macaques and proboscis monkeys can be observed everywhere in the trees and at night, they are replaced by thousands of fireflies. But carefull, no falling into the water once it has turned black, our guide informs us that we have a maximum of five minutes before being devoured by crocodiles.

Belitung: an easy anchorage with a beautiful white sand beach, clear water for diving and a small restaurant in front of the dock which serves beer, cooks a mean nasi goreng cumi-cumi (fried squid rice that was in season) and the staff will help with supplies and scooters (find Ervan and his wife, they are the best). They even have jam nights on the weekend. Frankly, what else can a sailor ask for? It would be very easy to forget that the plan is to continue to Malaysia and stay there for a SO monsoon season. We almost did!

We also met a very passionate man trying to stop another monkey from disappearing. This one is very small and it’s name is Tarsius. We can see them in only two places in the world. Once again, the deterioration of the species is due to human activities. Our enthusiast keeps only two or three specimens in captivity because he is trying to find a way to help them reproduce. They are very territorial monkeys and if another settles on the same territory, the first will kill him using only ultrasound. It is therefore not possible to keep several together. This was another interesting visit.

Nongsa Point Marina: As much as Belitung and Lombok was our kind of places, this marina is not. The regulars had recommended it as the best place to make our exit. We found it quite expensive to end up in a Resort in the middle of nowhere. They do offer a minibus service to go to the mall three times a week. But, if you want to do your own thing, they make it difficult to hire a scooter. If we had known, we would have stopped at Bintan Island. But, it's part of traveling not to know in advance how things will work out. That's good because otherwise, where would be the adventure?


A small final remark; sunsets are usually beautiful to watch but in Indonesia they are spectacular.

For more pictures with explications, click here.

Tuesday, April 3, 2018

Indonésie et son accessibilité/Indonesia and it's accessibility

Il était une fois, un ministre du tourisme indonésien qui regardait des statistiques en se demandant pourquoi tant de yacht de croisières passaient par ses eaux à chaque année sans jamais s’arrêter. Après tout, il s’y trouve de belles choses à voir. En cherchant un peu, il a découvert qu’outre la réputation d’être un lieu de piraterie, les démarches administratives lourdes et compliquées ainsi que la corruption des officiels décourageaient les navigateurs. En effet, les seuls (ou presque) qui choisissaient d’y arrêter étaient ceux qui pouvaient payer quelques centaines de dollars Australien pour participer à un rally; « Sail Indonesia » ou « Sail 2 Indonesia ». Les organisateurs sont des agents indonésiens alors, ils s’occupent de toute la paperasse. Le regroupement de plusieurs bateaux, permettait aussi de contrer les attaques possible de pirates. Par ailleurs, il restait les officiers corrompus et, comme il fallait s'arrêter à chaque port sur son chemin pour s’enregistrer, cela faisait beaucoup d’officiers à payer. Pour tous les gens qui n’avaient pas un gros budget ou qui n’aimaient pas se promener en groupe, le mieux était de continuer son chemin jusqu’en Malaisie ou Christmas Island pour ceux qui traversaient l’océan Indien. 

Alors, notre copain le ministre qui voulait plus de visiteur a décidé, il y a quelques années déjà,  qu’il était temps de tout chambarder mais, la nouvelle de ce changement prend du temps à se propager. D’ailleurs, nous avons hésité longtemps avant d'entreprendre ce parcour. Après avoir lu quelques blogs récents de navigateurs qui ont tenté l’aventure mais, étant toujours un peu septique, nous avons décidé de nous lancer sans participer au rally pour voir. Es-ce que ce fut un succès? Et bien, oui et non… mais, plus oui.

Tout d’abord, tous les vieux officiers qui avaient la mentalité de corruption bien enracinée ont été mis à la retraite. Ensuite, les nouvelles recrues ont été formées à ne pas prendre de pot de vin. Une unité spéciale pour combattre la corruption a été mise sur pied et les agents crapuleux dénoncés. Finalement, le besoin d’arrêter à chaque port  pour s’enregistrer a été aboli. Une visite des officiers à l’entrée et à la sortie du pays sont maintenant suffisantes. Le bureau de douanes du port d’entrée aura la responsabilité de nous suivre pendant notre séjour et pourrait demander des nouvelles par courriel. De plus, un émetteur AIS est obligatoire et peut être vérifié aux principaux ports d'entrée. Les agents prennent le tout très aux sérieux et vont même jusqu’à prendre des photos quand ils visitent les bateaux à l’entrée. Voilà un premier point de réglé.

Nous faisons parti des voileux qui n’aiment pas se balader en gros groupe. Comme nous étions quand même septique pour la sécurité, nous avons navigué une bonne partie du chemin avec des copains. Mais, une fois que nous avons rencontré et discuté avec les locaux, nos inquiétudes ont disparus. On sentait même que de trouver de l’aide si il y avait un problème avec le bateau serait facile. Il y a des moments où nous réalisons comment nous sommes conditionné à avoir peur. Nous approchions un mouillage en après-midi quand une chaloupe de pêche vient droit sur nous à tout allure. À bord, deux hommes masqués qui sont assis et un troisième portant les habits traditionnels musulman se tient debout au centre. Pendant une seconde, on se dit: « Ça y est! Des terroristes! ». Ensuite, nous remarquons qu’ils n’ont pas d’armes. Une fois près du bateau, les deux hommes ont baissé leur masque et découvert d’énormes sourires. Ils nous envoient la main et montrent encore plus d’enthousiasme quand nous les saluons à notre tour. Avec des signes, ils nous demandent si nous allons nous ancrer près de leur île et nous montre des pouces vers le haut quand nous bougeons nos têtes de l’avant à l’arrière. Plutôt sympathique, les terroristes! En fait, les pêcheurs portent des foulards pour protéger leur visage du soleil.

Adieu au CAIT (Cruising Application for Indonesian Territory) qui n’est plus nécessaire! La paperasse est moins lourde mais il reste encore un peu de travail à faire. Les douanes ont créé un site web en anglais (https://yachters-indonesia.id) qui traduit ensuite toute notre  information en indonésien et crée un document qu’il faut imprimer et remettre à l’entrée. Un peu de patience car le site ne fonctionne pas toujours bien mais, on fini par l’avoir.  Les instructions se trouvent sur ce même site. Du côté de l’immigration, ils ont créé un visa touriste de 30 jours à l’entrée avec un possibilité d’une seule extension à 60 jours. Attention, l’extension n’est pas disponible dans tout les bureaux alors il est bon de s’informer où il faut arrêter pour en faire la demande. La santé et la capitainerie se font aussi sans trop de problème. Les agents de la santé vont possiblement vous forcer à acheter un carnet qui ne vous servira pas ailleurs car, il s’adresse au cargo. Il coûte seulement 10$. Jusqu’à maintenant, les changements ont fait que les démarches ressemblent à ce qui se fait dans les autres pays. De plus, les coûts ne sont pas extravagants. C’est ici qu’arrive le mais… 

Le tout ce complique si nous voulons rester plus de 60 jours. En allant dans un consulat Indonésien dans un autre pays avant d’arriver, il y a moyen d’obtenir un visa de 60 jours renouvelable ensuite par tranche de 30 jours jusqu’à 180 jours. Les fonctionnaires au Timor oriental étaient très pointilleux. La liste des documents à fournir est assez longue et il ne faut surtout pas en oublier un. Oui, la photo de passeport doit absolument avoir un fond rouge! De plus, il faut vite se mettre dans la tête que chaque membre de l’équipage doit présenter un dossier séparé. Alors, il ne faut pas arriver avec une seule copie des enregistrements du bateau ou avec les deux passeports sur la même photocopie par exemple. Il faut aussi une lettre d'un commanditaire. C’est un drôle de concept où il faut qu’un Indonésien confirme que nous sommes de bonnes personnes. Mais, comment connaître un indonésien sans avoir mis les pieds dans le pays? Alors, il faut payer un agent pour qu’il écrive une gentille lettre et envoie une copie de sa carte d’identité. Ruth qui vit à Bali est donc devenue une copine instantanée quand nous lui avons envoyé environ 50$ US par PayPal en communicant avec elle par courriel (info@islemarine.com). Pour rendre le tout plus loufoque, elle va aussi nous demander de signer une lettre comme quoi elle n’est pas responsable de nous si jamais nous sommes des méchants. Un peu inutile comme procédure. Quand nous sommes allés au bureau de Lombok pour faire une demande d’extension, le directeur est venu discuter avec nous. Il nous a expliqué qu’un projet est en cours pour que les demandes se fassent via un site internet. Celui-ci n’est pas encore tout à fait au point. Il est donc probable que la demande de visa devienne plus simple dans un futur proche. 

La liste:

1. Formulaire d’application du visa rempli (disponible au consulat)
2. Lettre du commanditaire et photocopie de sa carte d’identité. 
3. Lettre d’intention qui explique où vous pensez arrêter. 
4. Copie de l’enregistrement du bateau
5. Copie du formulaire rempli sur le site web des douanes.
6. 2 Photos de passeport avec fond rouge
7. Copie du passeport et passeport qui doit être valide pour au moins 6 mois. 
8. Preuve de revenu ou de capital suffisant pour vivre pendant la durée du séjour sans travailler.
7. Environ $50 USD en monnaie du pays où se trouve le consulat. Voir application pour montant exact. 

Finalement, ce que le nouveau site des douanes ne partageaient pas est que ce ne sont pas tous les ports d’entrée qui procèdent en utilisant le nouveau document. Dans la liste des ports trouvés sur Noonsite (http://www.noonsite.com/Countries/Indonesia), seulement ceux avec un astérix s’y conforment. Dans notre ignorance, nous avons été à Maumere qui, oups, n’a pas de petite étoile. L’entrée c’est fait sans trop de souci même si toutes les procédures des quatre bureaux jumelés ont pris un bon 12h. Quand même moins long que pour ceux qui ont participé au rally car nous étions un seul bateau et eux, se sont présentés à plus de 60 voiliers en même temps. C’est à la sortie que les employés de Nongsa point marina ont bien profité de nous. Vu que nous n’avions pas fait les bonnes démarches à l’entrée, il nous ont chargé des frais d’agent pour clarifier la sortie. Par ailleurs, une fois que nous nous sommes fait prendre, nous avons averti les copains qui n’étaient pas encore arrivés car ils étaitent entrés par Maumere aussi. Ils se sont redirigés vers la ville principale de l’île Bintan à côté et ont pu démêler la paperasse par eux même sans payer de frais supplémentaires. En fait, notre erreur a été d’aller à la marina qui est trop loin des bureaux de la douane. Tous les fonctionnaires rencontrés ce sont fait un plaisir de nous aider alors c’est bon d’aller les voir directement. 

Le trouble a valu la peine car nous avons grandement apprécié notre visite. Nous pensons même repasser par là l’année prochaine.  Je parlerais plus de ce que nous avons vu dans mon prochain article. Pour le moment j’arrête car je commence à faire des ampoules au bout des doigts!

_____________________________________________________________________

Once upon a time, an Indonesian tourism minister was looking at statistics and wondering why so many cruising yachts were passing through his waters every year without ever stopping. After all, there are beautiful things to see. After searching a little, he discovered that besides having a reputation for piracy, the heavy and complicated administrative procedures as well as the corruption of the officials discouraged the navigators. Indeed, the only ones (or almost) who chose to stop there were those who could afford a few hundred Australian dollars to participate in a rally; "Sail Indonesia" or "Sail 2 Indonesia". The organizers are Indonesian agents so they take care of all the paperwork. The grouping of several boats also help to counter possible pirate attacks. Moreover, there remained the corrupt officers and, since it was necessary to register ourselves at each port along the way, that meant may officers to pay off. For all those who didn’t have a big budget or who didn’t enjoy group sailing, it was best to continue either to Malaysia or Christmas Island for those on their way to the Indian Ocean.

So our friend, the minister who wanted more visitors, decided a few years ago that it was time to turn things around but, the news of this change is taking time to spread. We hesitated a long time before taking this path. After reading some recent blogs from others sailors who have tried the adventure but, being still a little skeptical, we decided to visit without being part of a rally and see what happens. Was it a success? Well, yes and no ... but more yes. 

First of all, the old officers who had a well engrained corruption mentality were asked to retired. They were replaced by  new recruits trained not to take a bribe. A special anti-corruption unit was created and villainous agents are denounced. Finally, we no longer need to stop at each port along our path. A visit of the officers when entering and leaving the country are now sufficient. The customs office at the port of entry will be responsible for following us during our stay and may request news by email. In addition, an AIS transmitter is mandatory. The agents take everything very seriously and even take pictures when they visit the boats at the entrance. Well, first point of settled.

We are part of the sailors who do not like to sail around in a big group. As we were still skeptical about our safety, we sailed a good deal of the way with some friends. But, once we had spent some actual time in the country and talked with the locals, our concerns disappeared. We even felt that we would surely find help if anything went wrong with the boat. There are times when we realize how we are conditioned to be afraid. We were approaching an anchorage in the afternoon when a fishing boat comes straight for us at full speed. On board, two masked men seated at each end and a third wearing traditional Muslim clothing standing in the center. For a second, we think, "That's it! Terrorists!" Then we notice that they have no weapons. Once near the boat, the two men lower their masks to uncover huge smiles. They wave their hands and show even more enthusiasm when we wave back. With signs, they ask us if we are going to anchor near their island and show us « thumbs up » when we motion yes with our heads. Rather friendly, the terrorists! Actually, fishermen wear scarves to protect their face from the sun.

Goodbye to the CAIT (Cruising Application for Indonesian Territory) which is no longer needed! The paperwork is much less burdensome but there is still a little work to do. Customs has created a website in English (https://yachters-indonesia.id) which translates all our information into Indonesian and creates a document that needs to be printed and handed over at entry. A little patience because the site doesn’t always work well but, we got it eventually. The instructions can be found on the same site. On the immigration side, they created a 30-day tourist visa on entry with the possibility of a single extension to 60 days. Carefull, the extension is not available in all offices some planning is required. The health and Port Captain’s offices are also visited without problem. Health agents may force you to buy a book that will not be used elsewhere because it is made for the cargo ship. It costs only $10. So far, the changes have made the process similar to what is happening in other countries. Moreover, the costs are not extravagant. This is where the « but » comes…

It gets more complicated if we want to stay more than 60 days. When going to an Indonesian consulate in another country before arriving, we can obtain a 60-day visa renewable every 30 days after for up to 180 days. The officials in East Timor were very picky. The list of documents to provide is quite long and nothing should be forgotten. Yes, the passport photo must have a red background! In addition, each member of the crew must submit a separate application. So do not arrive with a single copy of the boat registration or with both passports on the same photocopy for example. You also need a sponsor letter. This is a strange concept where an Indonesian has to confirm that we are good people. But, how to make an Indonesian friend without having set foot in the country?  You pay someone to write a nice letter and send a copy of their identity card. Ruth, who lives in Bali, became an instant girlfriend when we sent her about US $50 via PayPal after emailing her (info@islemarine.com). To make the hole procedure  even more useless, she asked us to sign a letter stating that she is not responsible for us if we turn out to be bad guys. When we went to the Lombok immigration office to apply for an extension, the director came to talk to us. He explained that a project is under way to let us  apply for visas online. It’s still has bugs that need fixing. It is therefore likely that the visa application will become simpler in the near future. 

The list:
1. Completed visa application form (available at the consulate)
2. Sponsor's Letter & Photocopy of the Sponsor's ID Card.
3. Letter of intent that explains where you will stop and what are you plans.
4. Copy of the boat registration.
5. Copy of the completed form on the Customs website.
6. 2 passport photos with red background
7. Your passport and a photocopy of it. It must be valid for at least 6 months.
8. Proof of income or capital sufficient to live for the duration of the stay without working.
7. Approximately US $50 in local currency. See application for exact amount.

Finally, what the new custom’s web site did not share is that not all ports of entry proceed using the new document. In the list of ports found on Noonsite (http://www.noonsite.com/Countries/Indonesia), only those with an asterix comply. In our ignorance, we sailed to Maumere who, oops, has no little star. We didn’t have much trouble with the entry even if all four offices took a good 12h to visit. Still, that was less than for those who participated in the rally because we were only one boat and they showed up all 60 sailboats at once. It is upon exiting at Nongsa point marina that the experience became costly. Since we had not gone to a proper port of entry, they charged us an agent fee to clarify the exit. We got caught but we warned our friends who had not arrived yet and had entered by the same port. They rerouted to the main town of Bintan Island next door and were able to sort the paperwork themselves in the customs office without paying any additional fees. In fact, our mistake was to go to the marina which is too far from the customs offices. All the officials we meet were happy to help us so it's good to go see them directly.


The trouble was worth it because we greatly enjoyed our visit. We’re even thinking about going back next year. I will talk more about what we saw in my next article. For the moment, I will stop because I'm starting to have blisters on my fingertips!

Monday, March 12, 2018

Timor Leste 08/2017

For English, see below the line in red. 


Dili, la capitale du Timor Oriental n’est pas très jolie; nous pourrions même la qualifier de tristounette. Remarquez qu’elle a une bonne excuse. Quand cette colonie portugaise a déclaré son indépendance du Portugal en 1975, l’armé Indonésienne est débarquée pour reprendre possession de cette partie de l’île. Pas de chance pour elle car le Timor Oriental à réussi à obtenir son indépendance avec l’aide des Nations Unis. Mais l'occupation dura plus de deux décennies et causa quelques deux cent mille morts. Ce sont des cicatrices qui prennent du temps à guérir. 

Il n’y a d’ailleurs pas encore d’infrastructure pour les bateaux. Le seul endroit pour débarquer en annexe est sur la plage de la police maritime. En plus, c’est pas super comme mouillage. D’une part, il est profond ce qui nécessite beaucoup de chaîne et, d’autre part, il n’est pas très bien protégé des vents du NE qui lèvent souvent sur l’heure du midi pour retomber en début de soirée. Donc, si il y a des courses à faire, l’idéal c’est dans la matinée. Il faut acheter de l’eau en bouteille de 20 litres à l’épicerie pour remplir les réservoirs car l’eau des robinets de la ville n’est pas potable. Le diesel s’achète en demandant à un taxi de nous accompagner à la stations avec nos jerrycans. Heureusement le taxi ne coûte pas cher. Le gaz propane est un service facilement accessible car il se trouve en face du débarcadère mais le remplissage laisse à désirer; la quantité étant plutôt aléatoire.




Nous ne nous sentions pas à l’aise de laisser le bateau pour aller visiter le reste du pays de peur que Bidule parte seul pour une balade. Alors, pourquoi avoir choisi cette destination? Dans ce cas-ci, par déduction. Il n’est pas possible d’aller partout et tout faire alors chacun décide de ses arrêts selon ses propres critères. Nous sommes le plus souvent influencé par la météo, le budget, le temps, les activités privilégiées, les contraintes administratives… Voici donc un petit exemple de notre cheminement pour choisir les destinations de 2017. 

Notre projet était de partir de la Nouvelle-Zélande et aboutir en Malaisie. Nous aurions  eu l'impression de manquer quelque chose si nous avions quitté le Pacifique sans passer par les Iles du Vanuatu. Le passage obligé du vaste plan d'eau de l'Indonésie, très achalandés par les pêcheurs, nous contraignait à y faire plusieurs escales pour naviguer seulement de jour. Du moins, c’était la raison du début. Nous en avons trouvé d’autres une fois sur place que vous pourrez lire dans le prochain article. Une autre contrainte était que si nous voulions passer plus de 60 jours en Indonésie, il fallait d’abord arrêter dans un consulat pour obtenir un visa de longue durée. Nous devions choisir un pays avec un consulat se trouvant entre les Vanuatu et l’Indonésie. Voici  les options qui s'offraient a nous: l'Australie, les Philippines en passant par les Salomons, la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou le Timor Oriental. 

L’Australie: En plus de nous demander un visa à l’avance il faut débourser un minimum de 350$ pour que les agents de la bio-sécurité inspectent le bateau et vident nos équipets de nourriture. Ce montant est excessif quand on le compare à ceux demandés par les autres pays. D’autant plus que nous voulions rester moins d'un mois. Si nous ajoutons à ceci l’accessibilité difficile de Darwin à voile et les crocodiles mangeurs d’hommes qui auraient pu crever notre petite annexe en une bouchée (pssss!), nous passons au prochain.

Les Philippines en passant par les Salomons: Nous aurions volontiers visité les Salomons mais, pas les Philippines. Semblerait que ce sont de très belles îles mais, un groupe d’extrémistes ISIS a récemment enlevé un touriste Canadien dans une marina en échange d'une rançon. Quand le gouvernement canadien à refusé de payer, ils lui ont coupé la tête. Peu de temps plus tard, ils ont abordé un voilier allemand tuant immédiatement la femme et gardant l’homme en otage. Il a subit le même sort que le Canadien. Les gens qui naviguent dans la région vont dire qu’il faut seulement éviter le sud où se trouve les méchants et naviguer au nord où c’est parfaitement sécuritaire. Par principe, nous n’encourageons pas les pays où se trouve se genre de violence. De plus, il y a tellement de belles places à visiter, pourquoi prendre le risque. Un autre point non négligeable est que les îles se trouvent dans une zone de convergence. Ce qui se traduit par une grande probabilité de ne pas avoir de vent et de faire beaucoup de miles au moteur. Nous savons que c’est déjà le cas pour l’Indonésie que nous n’aurons pas le choix de traverser. Alors, l’idée d’ajouter des miles supplémentaires au moteur ne nous enchante pas. 

Papouasie-Nouvelle-Guinée: Nous serions bien arrêté dans les Louisiades pour dire bonjour aux Papous. Selon les règles, un arrêt à Port-Moresby pour faire les formalités d’entrée s’impose au préalable. Par ailleurs, remonter vent, courant et houle dans le Pacifique pour en revenir vers les Louisiades n’est pas une mince affaire. Remarquez que certains font l’arrêt avant quand même au risque de se faire prendre mais, nous n’avions plus assez de temps. La saison pour passer le détroit de Torres avançait et, nous prenions du retard. De plus, il y a de gros problèmes de sécurité à Port-Moresby où la marina est surveillée par une douzaine de gardes armés. Il n’est pas recommandé de s’aventurer trop loin dans la ville sans être en taxi. 

Timor Leste: Notre gagnant. En sa faveur, les formalités d’entrée et de sortie sont très faciles et peu coûteuses. Le consulat Indonésien est à 20 minutes de marche.  Nous pouvions circuler librement dans la ville et les gens étaient serviable. Le tissage à la main d'étoffe du nom de Tais est jolie. Il y un un petit resto-bar sympathique en face de la police maritime qui se nomme Moby. De plus, qui dit ex-colonie Portugaise, dit supermarché avec des produits européens. Nous ne refuserons certainement pas un petit morceau de chocolat noir accompagné d'un Porto… entre autres denrées de luxe. C’était bienvenue après la visite des Vanuatus et la vingtaine de jours en mer. 




_________________________________________________________

Dili is not very pretty city. In fact, the capital is rather sad. It does have a very good excuse. When the members of the Portuguese colony that was established there declared their independence from Portugal in 1975, the Indonesian army showed up to reclaim the island. The United Nations got involved and the land was returned to the ex-colony but only after an occupation that lasted more than two decades and caused some two hundred thousand deaths. Those are scars that take a long time to heal.

There are no infrastructure for boats yet. The only place to disembark with the dinghy is on the beach of the maritime police. To fill the water thanks, we had to go buy 20 liter bottles because the water from the city taps is undrinkable. Diesel was bought by asking a taxi to accompany us to the stations with our jerrycans. Fortunately the taxis are cheap. An easily accessible service is the propane gas which is across the street from the police but, they fill poorly so do not expect the bottles to last for very long. It’s also not a great anchorage. On the one hand, it is deep and requires a lot of chain and, on the other hand, it is not very well protected from NE winds which often rise around noon to fall in the early evening. So, if there is shopping be done, the ideal is in the morning. We did not feel comfortable leaving the boat to visit the rest of the island for fear that Bidule might take off by itself.



So, why did we choose this destination? In this case, by deduction. It is never possible to go everywhere and do everything and everyone decides were they will stop according to their own criterias. We are most often influenced by the weather, the budget, the schedual, the activities, the administrative constraints ... Here is a small example of how we  choose the destinations of 2017.

We knew we wanted to go from New Zealand to Malaysia via Vanuatu because this easy-to-access place intrigued us on the one hand, and on the other, Indonesia because the amount of fisherman in their waters worried up so we only wanted to sail by day. At least, that was the reason at the beginning. We found others once there that you will find in the next article. Another constraint was that if we wanted to spend more than 60 days in Indonesia, we first had to stop at a consulate in a country somewhere between Vanuatu and Indonesia to get a long-term visa. This is where there was several options; northern Australia, the Philippines through the Salomon Islands, Papua New Guinea or Timor Leste.

Northern Australia: Australians like to make life difficult for us with visa applications in advance and asking for a minimum of $ 350 so that a biosecurtiy officer can inspect the boat and leave with all our food. This amount is excessive if compared to those requested by all other countries around. Even more so for us who only wanted to stay for less than a month. If we add the difficulty of accessing Darwin by sail and the man-eating crocodiles who could have made a pancake of our small dinghy in one bite, we moved on to the next option.

The Philippines going through the Salomons: We would have gladly visited the Salomons but, not the Philippines. Apparently they are beautiful islands but, a group of ISIS extremists recently kidnapped a Canadian tourist in a marina in exchange for ransom. When the Canadian government refused to pay, they cut off his head. Shortly thereafter, they boarded a German sailboat all the while killing immidiatly the woman and keeping the man hostage. He suffered the same fate as the Canadian. People who are sailing in the area will say that you should only avoid the south where the bad guys are and rather sail north where it is perfectly safe. As a matter of principle, we do not encourage countries where there is this violence. Furthermore, there are so many beautiful places to visit, why take the risk. Another important point is that the islands are in a convergence zone. This translates into a high probability of not having wind and motoring a lot of miles. We know that this is already the case for Indonesia but there, we don’t have a choice. So the idea of ​​adding even more extra miles to the engine does not enchant us.

Papua New Guinea: Stopping in the Louisiades to say hello to the Papuans would of been interesting. But, according to the rules, a stop in Port-Moresby to do the formalities is required before. This means going againts wind, current and swell in the Pacific to go back to the Louisiades. Not an easy task! Note that some might stop without doing the papers at the risk of getting caught but we did not have enough time. The season to cross the Torres Straight was advancing and we were falling behind. Stopping in Port-Moresby just for the visa is not great since there are major violence and theft problems there. In fact, the marina is guarded by a dozen armed guards. It is not recommended to venture too far into the city without being in a taxi.


Timor Leste: Our winner. In it’s favor, entry and exit formalities are very easy and inexpensive. Plenty of wind to get there. The Indonesian Consulate is a 20-minute walk from the police. We could move freely around the city and the people were very nice. The hand made clothe called Tais is worth a look. There is nice resto-bar called Moby in front of the Maritime Police. Moreover, who says ex-Portuguese colony, says supermarket with European products. We will certainly not say no to a small piece of dark chocolate with a glass of Port ... among others luxury items. It was welcome after the visit of the Vanuatus and the twenty some days at sea.