La/the route

La/the route

Wednesday, August 9, 2017

Traversée/Croissing Vanuatu to/Timor

Départ/Start: Sola, Vanuatu
Arrivée/Destination: Dili, Eastern Timor oriental
Miles à parcourir/Nautical miles to destination: 2570


Jour/Day 1
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 19/07/2017 6h01
Miles restant/Miles to go: 2400
Position: 13 49,9 S 164 45,0 E
Cap/heading: 275
Vent/Winds: 15 noeuds E.
Mer/Sea: 2 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 5

Nous nous sommes éloignés de notre route d'une quinzaine de miles la nuit dernière. Il aurait fallu que Bidule soit vent arrière avec la voile avant tangonnée mais la houle était courte et forte alors nous n'avons pas osé de peur qu'une vague frappe le tangon et déchire la voile. Nous étions donc au grand largue jusqu'à se matin. Après une nuit à s'éloigner des îles, les ondulations de la houle sont devenues plus longue alors nous avons changé l'allure pour voile en ciseau. Sinon, il fait beau et chaud et les oiseaux virevolent autour de nous.

We were about 15 nautical miles off course last night. To stay on course, we would have had to go with the wind straight in the back which means using the genaker pole on the front sail so it is opposite to the main sail. Since the waves were big and the intervals short, we were afraid one of them might hit the pole and rip the sail. So we sailed with the wind slightly to port until this morning. After a night of moving further and further away from the islands, the intervals between the wave were longer so we could add the pole. It is nice and sunny and warm and ocean birds are flying all around us. 
Jour/Day 2
Date et heure en UTC/Date & Time in UTC: 18/07/2017 5h56
Miles restant/Miles to go: 2300
Position: 13 41,4 S 167 03,0E
Cap/heading: 272
Vent/Winds: 15-20 noeuds SE.
Mer/Sea: 2-2.5m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 5

C'est pas le vent qui manque dans ce de la planète cette année! Depuis notre départ de la NZ, nous avons fait de grosses économies de diesel en ne portant presque rien comme toile. Encore maintenant, nous avançons au grand largue, bâbord amure avec deux ris dans la GV et le foc de travail partiellement enroulé. Nous avons aussi la houle pour aller avec le vent. Dans les canaux entre les îles des Vanuatu, nous en avons eu des assez majestueuses.

Juste avant de partir, une petite éraflure que Lizanne c'est fait sur une roche en débarquant de l'annexe est devenue une belle plaie mauve et suintante infectée par un staph qui a mérité 5 jours de traitement antibiotique. Pendant le traitement, Gaston a attrapé un gros rhum. Nous avons quitté aussitôt le traitement terminé avant d'attraper autre chose. Ce qui veut dire que Gaston n'est pas encore tout à fait remit mais ça devrait passer.

Sinon, nous avons profité des beaux paysages et des belles plages que les Vanuatu ont à offrir. Les habitants sont particulièrement charmants. Aussitôt qu'ils nous voient approcher, ils cherchent quelque chose à manger à nous donner. En général, des pamplemousses, des citrons, des papayes, ... Ceci parce que ça fait parti de leur coutume et non pcq ils s'attendent à quelque chose en retour. Quoique qu'ils ne refusent pas des hameçons, des piles ou des t-shirts. Le seul bémol de l'expérience ont été les mouillages car ils ont tendance à être rouleurs. L'endroit nous a beaucoup rappelé les Marquises. C'est spécial que les dernières îles du Pacifique que nous avons visité ressemblaient aux premières.

Nous étions dû pour du changement alors nous sommes heureux de dire au revoir au Pacifique mais en même temps, nous y avons vécu de superbes moments alors il y a aussi un pincement de cœur.


Plenty of wind in this part of the world this year! Since we have left NZ we have been saving a bunch of money on diesel using very little sails. Even now, we have the wind on the back port side with 2 reefs in the main sheet and the front sail partially rolled up. We also have the seas to go with it. In the passages between the Islands of Vanuatu, we saw some pretty big waves.
Not longue before leaving, a small scratch on Lizanne’s ankle made on a rock while getting off the dinghy turned a nice shade of purple. Turns out it was infected by a staph and needed a treatment of 5 days of antibiotics. While that was healing, Gaston caught a big cold. We left as soon as the treatment was over before risking catching anything else. Gaston is still suffering from his cold but it’s getting better.

Health issues aside, we did enjoy the beautiful sceneries and beaches of the Vanuatu. The people were particularly charming. As soon as they you coming, they look for something to eat to give you. Generally, grapefruit, papaya, lemons... They do this because it’s part of their culture not because they expect anything in return. Although they appreciate t-shirts, fishing hooks and batteries. The only down side of the experience is the anchorages are not all well protected en tend to be rolly. This place reminded us of the Marquesas. Interesting that the last place we visit in the Pacific is very similar to the first one.

But, it was time for a change so we are happy to be leaving the Pacific. At the same time, we have many wonderful memories so there is sadness.


Jour 3
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 19/07/2017 6h17
Miles restant/Miles left: 2278
Position: 13 34,65 S 162 40,4E
Cap/Heading: 274
Vent/Winds: 0-5 noeuds SE
Mer/Sea: 1 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 6

Il faillait bien qu'on écrive qu'il ne manque pas de vent dans ce coin du monde pour qu’Éole décide d'arrêter de souffler! C'est juste pour nous faire mentir! Donc un 24 heures de moteur. Nous en avons profité pour faire marcher notre petit désal. et, pour remplacer l'hydro-générateur par une ligne à pêche. Rien n'a été attrapé pour l'instant. Le vent montre des signes de retour et les fichiers météo en annoncent pour ce soir alors les voiles devraient remonter avant la tombé de la nuit.
We had to write that there is plenty of wind in this part of the world for Eole to just decide to stop blowing! It just to contradict us! So we have been on engine power for 24h. We took advantage of the electricity to make some fresh water. We also replace the hydro-generator by a fishing line but we have caught nothing so far. The sea is showing signs of returning wind and the weather files we downloaded are saying it should be back by tonight so the sails should be back up before sundown.



Jour 4
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 21/07/2017 6h14
Miles restant/Miles to go: 2133
Position: 13 23,05 S 160 12,8E
Cap/heading: 282
Vent/Winds: 15-20 noeuds SE
Mer/Sea: 1.5 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 5.6

Le vent est effectivement revenu en fin de journée hier. Nous sommes voiles en ciseaux avec la voile d'avant tangonnée et deux ris dans la GV. C'est gris mais il fait chaud. Nous avons croisé une flottille de trois pêcheurs la nuit dernière. On ne sait jamais trop comment s'enlever de leur chemin. Et, un cargo ce matin.  Tout ce passe bien à bord. Beaucoup de lecture; Ken Follett pour un et Alexander Kent pour l’autre.
The wind did show up at the end of the day yesterday. We have it straight in the back to our sails are opposite with the genaker poll holding the front one and 2 reefs in the main sheet. The sky is covered but it’s nice and warm. We have crossed a threesome of fishing boats last night. We never know how to get out of their way. We also crossed a cargo ship this morning. Everything is well on board. Lots of reading; Ken Follett for one and Alexander Kent for the other.

Jour 5
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 22/07/2017 6h27
Miles restant/Miles to go: 2002
Position: 12 51,4 S 158 01,6E
Cap/Heading: 282
Vent/Winds: 18-20 noeuds SE
Mer/Seas: 2 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 6.1

Les fichiers météos annoncent de plus en plus de vent et de vagues pour les prochains jours. Nous allons bien avancer c'est certain. Par ailleurs, nous ne serons pas trop tristes de laisser les vagues du Pacifique derrière nous. Il nous reste 625 miles pour être environ à la hauteur de la Papouasie. Le temps est gris. 

The weather files are showing more and more wind and waves over the next few days. We will be moving well for sure. To tell the truth, we will not be very sad to leave the big waves of the Pacific behind us. We have 625 miles to go to be in front of PNG. The sky is still gray.

Jour 6
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 23/07/2017 6h37
Miles restant/Miles to go: 1865
Position: 12 35,5 S 155 42,0E
Cap/heading: 284
Vent/Wind: 18-20 noeuds SE1
Mer/Sea: 2.5 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 6.1

Une petite bataille homme contre oiseau et c'est les oiseaux qui gagnent. Hier soir, un fou insistait pour s'installer sur le bimini pour la nuit. Nous le repoussions mais il revenait à la charge. Finalement, juste après le couché du soleil, la GV a empanné (sans dommage) et elle a fait peur à l'oiseau. Nous pensions avoir gagné. Erreur! Le lendemain, nous avons découvert que le bimini ainsi que le panneau solaire installé dessus étaient couvert d'une épaisse couche de merde. Nous avons essayé de nettoyer le tout le mieux possible mais, avec 2-3 mètre de vagues, c'est de l'acrobatie digne du Cirque du Soleil. Se faisant, nous avons remarqué qu'une aile dépassait du lazy-bag le long de la bôme. D'abord, nous pensions que la bôme avait assommé le fou la veille mais, c'était un autre oiseau, un pétrel, qui était couché dans le lazy-bag. Nous avons aussi assumé qu'il avait l'aile cassé vu sa position. Encore une fois, nous étions dans le champ car une fois le lazy-bag relâché et encouragé par la gaffe, l'oiseau est tombé à l'eau. Quelques secondes plus tard, il prenait son envole en chignant. Sinon, le vent est un peu moins fort que ce qu'annonçait la météo ce qui nous fait bien plaisir. Nous avançons bien et, vu la nuit qui approche, nous nous préparons à la prochaine bataille contre les bêtes volantes. C’est qu’elles sont obstinées!

We have a raging battle of man against bird going on and the birds are winning! Last night, some birds were trying to land on the bimini to spend the night. We were trying to scare them away but they just kept on coming back. Then, just before nightfall, the boom rapidly passed over to the other side without causing any damage but scaring away the birds so we thought we had won. Wrong! The next morning, we found the bimini and the solar panel which lies on top covered in a thick coat of crap. We tried to clean it up but in 2-3 meters of swell, it requires acrobatic skills found only at the Cirque du Soleil. While doing this, we noticed that a wing was sticking out of the lazy-bag along the boom. At first we thought that a bird was hit when it passed the night before. But it turned out to be a different kind of bird, a smaller one. Then we figured that is must have a broken wing because of its posture. But again we were off because after slacking of the lazy-bag and encouraging the bird with the gaffe, it fell into the water. A few seconds later, it took of flying into the sky while screaming in discontent. Other than this, we are getting a bit less wind than was predicted which is a good thing. We are moving along nicely and since nightfall is coming, we are getting ready for another battle with the flying beasts. They are pig headed!

Jour/Day 7
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 24/07/2017 7h19
Miles restant/Miles to go: 1720
Position: 12 07,2 S 153 16,3E
Cap/heading: 286
Vent/Winds: 20-25 noeuds SE
Mer/Sea: 2.5 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 6.6

Les oiseaux ce sont passés le mot et nous ont laissé tranquille la nuit dernière. Par ailleurs, nous avons eu un croisement très proche avec un bateau de pêche asiatique. Nous avons réussi à lui parlé au VHF malgré le mauvais anglais et le capitaine a été très gentil finalement. Il c'est dérouté pour nous laisser passer ce qui n'est pas toujours évident pour eux mais, ne l'est pas non plus pour nous. Sinon, le vent a commencé à augmenter. Nous allons avoir quelques jours de vent entre 22-30 noeuds. Nous sommes déjà à trois ris dans la GV et le foc un peu enroulé au grand largue et nous avançons à plus de 6 noeuds. Hum... ça sent les muffins... je dois y aller.

The birds must of spead the word last night because they left us alone. We did have a close encounter with an Asian fishing vessel. Despite the bad English, we managed to chat with the captain who turned out to be very nice and made sure to avoid us. It’s difficult for them to change their heading but it is also for us. The hardest part is figuring out where they are going since they are light up like a X-mas three. The winds have started to get stronger. We should be getting 22-30 knots for the next few days. We are already at 3 reefs in the main sheet and the front sail partially rolled up. Wind is coming from behind and we are moving at more than 6 knots. Hum... smells like muffins... got to go.
Jour 8
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 25/07/2017 7h03
Position: 11 50,1 S 150 56,3E
Cap/Heading: 274
Vent/Wind: 25-30 noeuds SE
Mer/Sea: 2.5-3 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 6.1

Nous sommes lasses aujourd'hui; le ciel est gris, les vagues sont hautes et le vent est fort. Les paquets de mer passent par-dessus le pont nous forçant à rester à l'intérieur avec les panneaux fermés sauf pour faire des changements aux voiles. La nuit dernière, nous avons passé une voie de cargos où 8 d'entre eux ce sont succédés. Nous n'osons pas faire du vent arrière vu la grosseur de la houle alors nous sommes au grand largue. Ceci nous a dérouté de 30 miles sur notre route. Nous devrons rattraper les miles plus tard. Ça brasse beaucoup; le sommeil est difficile. Demain sera sûrement un meilleur jour.
A bit fed up today; the sky is grey, the waves are high and the winds are strong. Water keeps coming over the deck forcing us to stay inside with all exit closed except when we need to do sail changes. Last night, we crossed a commercial cargo line and 8 cargo ships went by. We are weary of sailing with the wind in the back and the genaker poll so we have the wind slightly to the side. This has caused a loss of 30 miles of our route so far. Miles we will have to catch up later. We are getting trashed around and sleeping is difficult. Tomorrow will be a better day.

Jour/Day 9
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 26/07/2017 7h03
Miles restant/Miles to go: 1467
Position: 11 52,4 S 148 24,9E
Cap/heading: 281
Vent/Wind: 25-30 noeuds SE
Mer/Sea: 2.5-3 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 6.3

Les oiseaux sont revenus à la charge. Après le bimini avec son panneau solaire et le lazy-bag, c'est maintenant au tour du foc de se faire attaquer. Tout un côté presque du bas jusqu'en haut est maintenant couverte de tâches grises. Il est certain que la voile ne pourra être nettoyée avant l'arrivée. Nous sommes toujours dans la grosse houle et les forts vents. Bidule a eu des pointes de vitesses jusqu'à 8,8 noeuds la nuit dernière. Dans le fond, si notre plus gros problème dans ces conditions est l'impolitesse des oiseaux, c'est que ça vas bien. Notre bateau reste manœuvrant malgré la houle qui nous envoie balader. Nous devrions arriver à l'entrée du Detroit de Torres dans une couple de jours. Osons espérer qu'une fois en arrière de la Grande barrière de corail, la mer sera plus calme.  

The birds came back for a vengeance! After the bimini, the solar panel and the lazy-jack, they decided to attack our front sail. Now one side from the bottom almost all the way to the top is covered in grey spots. This will not be cleaned up before we arrive for sure. We are still in strong winds and seas. Bidule has had speeds of up to 8.8 knots! If, in the conditions, our biggest problem is impolite birds, it means everything is well. The boat is still keeping its heading despite being tossed around by the swell. We should be at the entrance to the Torres Straight in a couple of days. Hopefully, the sea will be more calm on the other side of the Great Barrier reef.

Jour/Day 10
Date et heure en UTC/Date & Time in UTC: 27/07/2017 7h00
Miles restant/Miles to go: 1354
Position: 11 16,5 S 146 36,1E
Cap/heading: 335
Vent/Wind: 25-30 noeuds SE
Mer/Sea: 2.5-3 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 6.1

Depuis hier, le ciel est dégagé et le soleil qui frappe l'océan change sa couleur de bleu marin à un beau bleu royal. Contrairement à nos attentes, le fond du vent est frais ce qui est bienvenue. La nuit dernière, le ciel scintillait de milliards d'étoiles. La nouvelle lune nous a éclairés d'un premier filet. Ceci veut dire qu'elle va nous accompagner de plus en plus longtemps à chaque nuit jusqu'à notre arrivée. Le plancton fluorescent traçait notre chemin. C'était féérique. Les conditions de vent et de mer sont toujours les mêmes. Par ailleurs, nous avons changé d'amure pour commencer à remonter vers le nord et reprendre les miles perdus car nous sommes au grand largue. 

Since yesterday, the sky has cleared up and the sun hitting the water has changed it from a dark blue to a beautiful royal blue. Contrary to what we expected, the wind is cool which is very nice. Last night, the sky was lit up with billions of starts and the moon showed us a first line. This means that it will accompany us a little longer every night until we reach our destination. Our trail in the water was marked by florescent krill. It was magical. The wind and wave conditions are still the same. We have changed side as to head north and catch up the lost miles.

Jour/Day 11
Date et heure en UTC/Date & Time in UTC: 28/07/2017 6h58
Miles restant/Miles to go: 1255
Position: 09 06,2 S 145 53,4E
Cap/Heading: 290
Vent/Winds: 20-25 noeuds SE
Mer/Sea: 2.5-3 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 5.6

Le vent c'est calmé un peu après une dernière nuit où il a bien soufflé. L'entré du détroit de Torres approche. Nous devrions y être au courant de la journée de demain. Nous avons changé d'amure encore une fois. Celle-ci devrait nous mener à l'entrée.

The wind as calmed down a bit after one last night of blowing strongly. The entrance to Torres Straight is getting closer. We should be there sometime tomorrow. We have changed sides again. This one should take us all the way to the entrance.

Jour/Day 12
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 29/07/2017 6h39
Miles restant/Miles to go: 1119
Position: 09 21,6 S 143 39,6E
Cap/Heading: 236
Vent/Wind: 20-25 noeuds SE
Mer/Sea: 2 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 6.2

Nous venons d'entré dans le Détroit de Torres. La vague se calme au fur et à mesure que nous avançons en arrière de la Grande Barrière de corail et, éventuellement de l'Australie. Nous avons 200 miles à faire avant de ressortir de l'autre côté. C'est le temps de dire au revoir au Pacifique. Nous allons devoir faire plus de manœuvres car le Détroit n'est pas droit et il est étroit. Nous sommes vent de travers en ce moment mais devrons faire un peu de près dans 10 miles. De plus, nous assumons qu'il doit y avoir du trafic même si nous n'avons pas encore croisé de cargos.

Nous avons reçu un message des copains qui ont quitté Sola en même temps que nous pour la même destination. Ils ont fait un arrêt en Papouasie car leur GV a déchiré et leur batterie de service a rendue l’âme. Nous attendons des nouvelles de leur retour en mer.

We have just entered the Torres Straight. The swell is calming down as we move behind the Great Barrier reef. It will probably do so even more as we move behind Australia. We have 200 miles to go before reaching the other end. It’s time to say Goodbye to the Pacific. We will need to manoeuvre more often since the Straight is narrow and not in a straight line. The wind is at our side for the moment but we will have to go more upwind in about 10 miles. We are guessing that there will be more traffic in these parts even if we have yet to see any.
We have just heard from our friends who left Vanuatu at the same time as us. They have stopped in Papua New Guiney because their main sheet has ripped and their service battery has died. We are waiting to find out when they will head back to sea.


Jour/Day 13
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 30/07/2017 6h05
Miles restant/Miles to go: 981
Position: 10 32,1 S 141 52,3E
Cap/Heading: 261
Vent/Wind: 15 noeuds SE
Mer/Sea: 1 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 5.9

C'est fait pour le Détroit de Torres. Nous avons eu beaucoup de vent la nuit dernière mais nous étions de petit à grand largue, des allures que Bidule préfère, et il n'y avait pas de traffic donc nous avions toute la place pour manœuvrer. D'ailleurs, nous avons été surpris par le peu de cargo que nous avons rencontré et seulement un nous a rattrapé. Le vent c'est calmé ce matin. Une fois de l'autre côté, c'est comme le jour et la nuit. La violence des éléments que nous avions dans le Pacifique a disparue. Pour l'instant du moins. Nous profitons bien du moment de répis. Nous allons célébrer avec de la pizza!

The Torres Straight is done. We had lots of wind last night but we had the wind on the side which is Bidule’s preferred state and there was no traffic so we had plenty of space to maneuver. We were surprised by how little cargo ships we crossed and only one caught up to us. The winds calmed down this morning. Once on the other side it was like night and day. All the violence of the elements in the Pacific is gone. At least, for the moment. We will enjoy this moment of rest and celebrate with pizza!
Jour/Day 14
Date et heure en UTC/Date & time en UTC: 31/07/2017 7h25
Miles restant/Miles to go: 838
Position: 10 16,0 S 139 28,1E
Cap/Heading: 278
Vent/Wind: 20 noeuds SE
Mer/Sea: 2 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 5.0

La fin de journée d'hier et la nuit se sont passées calmement au portant avec les voiles en ciseaux. Nous avons même réussi à bien nettoyer le bimini et le panneau solaire salis par les oiseaux et,  nous avons pris un apéro dans le cockpit en regardant le couché du soleil. Un ciel nocturne sans le moindre nuage nous a offert un spectacle d'étoiles. Par contre, ce matin, nous avons goûté au fort courant de marée réputé dans cette région. Celui-ci étant contre le vent nous a levé une vague désordonnée. Le régulateur d'allure n'était plus capable de barré et la bôme a empanné mais de manière contrôlée par le frein de bôme. Nous avons donc mis le pilote automatique et nous avons ajouté une retenue pour seconder le frein. En cette fin d'après-midi, le vent et la mer se calme juste à temps pour l'apéro.


The end of the day yesterday and the evening were very calm. We had the wind in the back with the sails on opposite sides with the poll in the front and were not worried. We managed to clean the bimini and the solar panel dirtied by the birds and, we had a happy hour in the cockpit while looking at the sun go down. A clear night sky was covered with stars. However, the next morning, we got a taste of the strong tidal currents the area is known for. Since the current was against the wind, we were surrounded by short disorganised swell. Our wind wane was no longer able to stir the boat and the boom went flying to the other side but was slowed down by our boom break. So we replace the wind wane by the automatic pilot and added a rope to hold the boom back. In this end of the afternoon, the wind and the sea are calming down just in time for happy hour.

Jour/Day 15
Date et heure en UTC/Date and time in UTC: 01/08/2017 7h29
Miles restant/Miles to go: 731
Position: 09 56,9 S 137 41,2E
Cap/Heading: 278
Vent/Wind: 15 noeuds SE
Mer/Sea: 1.5 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 5.0

Nous avons été entourés de bateaux de pêche la nuit dernière qui ont laissé des engins un peu partout. Nous en avons frappé trois. Suite à un bruit de collision sur la coque, Bidule passait de 4.5 nœuds à rien du tout en quelques secondes et le pilote automatique se mettait à sonner car il ne pouvait plus gouverner. Ensuite, le filet coulait et le bateau se libérait tout seul. Nous ne pensons pas que le choc a fait plus que des égratignures sur notre peinture mais, nous avons découvert un morceau de filet accroché à notre hydro-générateur au petit matin. Une bouée lumineuse par filet nous annonçait leur présence mais nous avions beau passer le plus loin possible, nous nous faisions prendre à chaque fois. Impossible de savoir ou partait le filet et sur quel distance.
Les vagues de courant étaient de retour ce matin mais beaucoup moins forte qu'hier. Le reste de la journée à été tranquille sauf pour un nuage de pluie.



We were surrounded by fishing vessels last night who left nets all over the place. We hit three of them. After hearing a collision noise on the hull, Bidule would go from 4.5 knots to nothing at all in a few seconds and the automatic pilot would scream because it could no longer stir. Then, the net would sink and the boat would free itself. We do not think we have any damage to the hull except maybe some scratches on the paint but we did find a piece of net on our hydro generator the next morning. Each had one light to signal its presence but even while trying to pass as far away as possible, we would get caught every time. There was no way of knowing in which direction the net was going and for how long.
The waves from the current were back this morning but not as strong as the day before. The rest of the day was quiet except for one rain cloud.



Jour/Day 16
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 02/08/2017 8h10
Miles restant/Miles to go: 617
Position: 09 42,1 S 135 46,9E
Cap/Heading: 279
Vent/Winds: 12 noeuds SE
Mer/Sea: 1.5 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 4.5

Belle nuit et journée ensoleillés et tranquilles sans événement spécial. Seulement quelques cargos au loin. Ça fait du bien à l'occasion. Nous sommes toujours vent arrière avec les voiles en ciseaux. La mer est d'une autre couleur ici que le bleu royal de l'océan Pacifique. Au début, nous avons eu entre 50 et 150 pieds de profond pendant des milles et l'eau était turquoise. Maintenant que nous avons 200 pieds, elle est verte émeraude. Ce n'est pas très profond pour une mer.

Nice sunny and calm night and day without any special events. Only a few cargo ships far away. It’s nice once in a while. We still have the wind in the back with the opposite sails. The sea is no longer the deep dark blue of the Pacific. When we first left Torres, the water only had 50-150 feet for miles and was turquoise. Now that we are in 200 feet, it is emerald green. Not very deep for a sea.


Jour/Day 17
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 03/08/2017 10h06
Miles restant/Miles to go: 506
Position: 09 25,1 S 135 55,4E
Cap/Heading: 280
Vent/Wind: 15 noeuds SE
Mer/Sea: 1 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 5.1

Nous avons des problèmes de moteur. Pas encore trouvé la solution même si nous avons passé beaucoup de temps sur le problème cet après-midi. Nous essayerons de nouveau demain et donnerons plus de nouvelles. Il y a du vent alors il n'y a pas de problème à continuer à voile pour l'instant. 

We are having engin issues. We have not yet found the problem although we have been on it all afternoon. Will get back to it in the morning and give more details. There is wind so we can sail in the mean time.

Jour 18
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 04/08/2017 07h27
Miles restant/Miles to go: 408
Position: 09 11,0 S 132 17,3E
Cap/Heading: 280
Vent/Wind: 10 noeuds SE
Mer/Sea: 1 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 6.2

Le ciel est bleu, la mer est calme et les vent sont légés. Nous avancions 3-4 nœuds à la voile ce matin. Moment idéal pour partir à la recherche d'un problème de moteur. Hier midi, les vents étant faibles, nous avons décidé de partir le moteur pour une couple d'heures afin de recharger les batteries et de dessaler de l'eau mais, celui-ci n'a pas voulu démarrer. Il étouffait comme si il manquait de diesel. Pensant qu'un coup de gîte aurait pu faire entrer de l'air dans le circuit lors de la dernière utilisation, nous avons essayé de vider le conduit. Après un long moment à pomper avec la pompe manuelle, il restait toujours de l'air et, nous en avons déduit que la pompe ne servait pas à grand chose. Gaston a coupé un des tuyaux pour ajouter une poire dans le circuit. Cette fois, nous avons pu vider l'air et le moteur est reparti seulement pour étouffer de nouveau 15-20 minutes plus tard. Nous passons le reste de l'après-midi à vérifier toutes nos hypothèses; un trou dans le circuit mais il n'y a pas de diesel dans la cale et nous ne voyons pas de fuite ou, du mauvais diesel mais nous changeons les filtres sans changement ou, de l'eau dans le diesel mais nous n'en trouvons pas. Au couché du soleil, nous ne savons toujours pas pourquoi le moteur étouffe. Sachant que nous allons sûrement avoir à faire du moteur pour les derniers 100 miles de cette traversée, la perspective d'avoir à enlever l'air du circuit à tous les 15-20 minutes nous enchante guère. Nous avons expliqué la situation à un capitaine de cargo qui passait près la nuit dernière pour lui demander si il pouvait changer son cap. Pas de moteur et très peu de vent nous rendait peu manœuvrant. Il a gentiment répondu qu'il allait s'assurer de nous éviter et il nous a souhaité bonne chance. Nous avons commencé la journée de plus en plus convaincu qu'il devait y avoir un trou quelque part dans le circuit. Nous avons donc vidé les coffres pour pouvoir suivre le tuyau d'un alliage de cuivre et de fer de plus près. Eureka! Un peu de diesel s'échappait d'une minuscule fente. Vu que c'est un gros travail pour changer le tuyau au complet nous avons décidé de remettre ça à l'arrivée. Entre-temps, nous avons coupé la partie percée et l'avons remplacé par un tuyau de plastique serré par deux collets. Depuis ce temps, le moteur fonctionne à merveille.

The sky is blue, the sea is calm and the winds are light. We were going 3-4 knots with sails this morning. Perfect time to look for what was causing our engine to fail. Yesterday afternoon, the winds were light so we decided to start the engine for a couple of hours to charge the batteries and make some fresh water. It started up but stop abruptly as if no diesel was getting to the engine. Thinking that the movement of the boat might of caused air to get in the circuit during the last use, we started pumping the diesel with the manual pump. After a long time pumping and getting soar fingers, there was still air in the line so we decided our pump wasn’t doing much. Gaston cut a flexible tube on the circuit and added another pump in line. This one did the job and we managed to get the air out. The Engine started fine but 15-20 minutes later, it chocked again. We then proceeded to rule out possible causes one by one: a hole in the circuit but could not find a leak of diesel dripping anywhere or bag diesel so we changed all the filters without any improvement or water in the diesel but we could not find any of that either. By sundown, we still had no idea what the trouble was. Knowing that we will probably need to use the engine for the last 100 miles of this crossing, the perceptive of having to pump the diesel manually every 15-20 minutes is not enchanting. During the night, we had to explain our troubles to a cargo ship captain who’s boat was passing very close to us so that he would change heading. Without an engine and with very little wind, we could hardly get out of his way. He graciously answered that he would pass around us and wished us the best of luck. When we woke up the next morning, we were more and more convinced that we had a hole somewhere so we emptied all the cockpit storage so we could have a closer look at the copper and steal pipe in that area. Eureka! There was a small crack in it. Changing the whole thing out at sea would have been too much work so we decided to wait until our arrival. In the mean time, we cut out the part that was cracked and replaced it with a plastic pipe and two collars. The engine has been running smoothly ever since.

Jour/Day 19
Date et heure en UTC/Date & Time in UTC: 05/08/2017 07h04
Miles restant/Miles left to go: 307
Position: 08 51,0 S 130 37,9E
Cap/Heading: 280
Vent/Wind: 0-10 noeuds SE
Mer/Sea: 1 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 3.5

Plus le temps passe, mois nous avons de vent. Ça allait encore la nuit dernière mais nous avons seulement fait 2-3 noeuds de moyenne cet avant-midi et sûrement parce que le courant est en notre faveur. Nous avons donc fait un peu de moteur cet après-midi question d'avancer un peu. Le vent devrait reprendre un peu cette nuit.

Nous avons attrapé un barracuda pour le souper d'hier. Il était bienvenu car nous mangeons beaucoup de conserves et particulièrement des légumineuses depuis notre départ. L'approvisionnement en nourriture fraîche au Vanuatu demandait du temps et de l'imagination. En particulier car les épiceries à Sola n'ont pas de réfrigération et, le seul jour où il y a des légumes au marché est le vendredi. Il fallait être ultra rapide car aussitôt les légumes déposés sur la table, ils disparaissaient. Nous avons donc acheté directement des gens en leur demandant ce qu'ils faisaient pousser dans leur jardin sur Santa-Maria. Ils en ont tous un mais ne font pas pousser les mêmes légumes. Nous leur avons aussi acheté une poule vivante que Gaston a eu la tâche de tuer et plumer. Au départ, nous avons pêché une belle bonite que nous avons mis au congélateur. Une autre difficulté était que les gens ne comprennent pas le concept de conservation vu qu'ils n'ont pas de réfrigération. Alors, tous les légumes ou fruits cueillis étaient très mûres et la poule était jeune et maigre. Tout ça n’a pas fait long feu. Nous avions acheté beaucoup de conserves en NZ alors nous avons de quoi manger mais une petite salade sera bien appréciée à l'arrivée. 

Sinon, nous avons eu la visite de petits dauphins bleu foncé presque noir en fin d'après-midi hier. C'est incroyable le nombre d'espèces différentes qu’il peut y avoir. Une autre rencontre fut avec un gros avion de l'armée ou la garde côtière Australienne qui nous a survolé dans un énorme vacarme et d'assez près pour lire le nom du bateau sur la coque et nous appeler au VHF. Ils nous ont demandé notre port d'attache, notre dernier port, notre destination et ce que nous traînions à l'arrière (hydro générateur).


The more time goes by, the less wind we have. It was still pretty good last night but we have only been going 2-3 knots all morning. We decided to turn on the engine for a bit. The wind is supposed to get a little stronger tonight.
We caught a barracuda for dinner last night. This was a welcome addition to our diet which has been mostly composed of canned beans. Getting fresh food in Vanuatu required some time and imagination. In Sola, there is very little because there is no refrigeration and the market which is open every day only has vegetables on Friday. We had to be quick because the minute a bag a tomatoes would hit a table, it would be gone. We ended up buying directly from people by asking them what they were growing in their gardens on Santa-Maria. They each had one but were growing different veggies. We also bought a live chicken which Gaston had the pleasure of having to kill and remove the feathers. As we left the Island, we caught a nice tuna which we added to the freezer. The other difficulty is that the people have no understanding of conservation. So everything they give you is already ripe and the chicken was young and skinny. So all of this didn’t last for very long. We bought many cans in NZ so we still plenty to eat but we will be looking forward to a salad on arrival.
Other than that, we had the visit of small dark blue dolphins... almost black. It’s amazing the number of different types that exist. A plane from either the Australian military or coast guard flew loudly over us close enough to read the name of the boat on the hull and call us on VHF. They wanted to know our home port, our last port, our next port and what we were dragging behing (hydro generator).


Jour 20
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 06/08/2017 08h27
Miles restant/Miles to go: 187
Position: 08 32,2 S 128 38,1E
Cap/Heading: 282
Vent/Wind: 0-10 noeuds SE
Mer/Sea: 1 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 4.5

Terre! Terre! Oups! C'est pas la bonne. C'est l'Indonésie ça. Bon, il en reste plus beaucoup.

Le vent vas et viens avec les nuages de pluie ou le soleil. Nous passons donc de voile à moteur et vice versa à chaque quelques heures. Heureusement, le moteur fonctionne encore bien.

La pêche à été bonne; un thon albacore et un petit mahi-mahi. Ça fait de quoi mettre dans le congélateur avant d'arriver.


Land! Land! Wait a minute. That’s not where we are going. It’s Indonesia. It won’t be long now however.
The wind comes and goes like the rain clouds and the sun. We keep on changing from engine to sails and so forth. Luckily, the engine is still working fine.
Fishing has been good; we caught a albacore tuna and a small mahi-mahi. Will be a nice addition to the freezer before we arrive.

Jour 21
Date et heure en UTC/Date & time in UTC: 07/08/2017 08h10
Miles restant/Miles to go: 88
Position: 08 17,3 S 126 59,7E
Cap/Heading: 261
Vent/Winds: 0-10 noeuds SE
Mer/Sea: 1 m SE
Vitesse en nœuds/Speed in knots: 4.5

Terre! Terre! La bonne cette fois-ci. D'ailleurs, elle est sur le travers à une couple de mile. Par ailleurs, il faut encore se rendre à Dili ce qui devrait se réaliser demain après-midi. Contrairement à ce que nous pensions, nous avons fait la majorité des derniers miles à la voile au grand largue et au vent de travers. Un peu de moteur à l'occasion car le vent n'est pas constant. Il fait beau et chaud.

Nous avons eu quelques petits soucis techniques faciles à résoudre. Des détails tel que le radar qui redémarre tout seul car le câble d'alimentation c'est oxydé un peu ou le roulement de l'hydro-générateur se met à faire du bruit car il a besoin d'être changé ou la membrane d’une pompe pour évacuer l’eau de lévier de la cuisine qui perce. Le seul trouble que nous avons et que nous n'avons pas encore réglé est la communication direct entre l'ordinateur et la radio HF. Celle qui fait que l'ordinateur peut commander à la radio de changer de fréquence. La communication a arrêté subitement et nous ne savons pas pourquoi. 

Sinon, c'est notre première longue traversée depuis que nous avons changé notre cuisinière pour une au propane. Vu que nous n'avons pas encore assez d'expérience pour connaître notre consommation en gaz et que la dernière fois où il était possible de remplir des bouteilles étaient à Port-Vila, il y plus de deux mois, nous n'étions pas certain que nos deux bouteilles seraient suffisantes. Mais, nos repas sont toujours chaud. 


Demain à cette heure, nous prendrons l'apéro au mouillage!
Land! Land! This time it’s the right one. It’s on our port side only a couple of miles away. We still need to get to Dili however. This should happen some time tomorrow. Contrary to what we thought, we did lots of sailing in the few last miles. Some engine was required because the winds were not always constant. It is nice and warm.
We had a few other technical issues during the crossing but most of them easily fixed. Like the bearing in the hydro generator which started making noise indicating it needed changing, the radar that was rebooting by itself because there was a bit of oxidation on the wire or a hole in the membrane of the pump which we use to empty the kitchen sink. The only issue we have not resolved yet is why we can no longer change the frequencies on the HF radio while using the computer. It was working fine one minute and not the next. Still trying to figure that one out.
This is the first long crossing since we changed our stove for a propane one in NZ. We don’t have enough experience with it to know how long two bottles of propane last and the last place to fill them up was in Port-Vila more than two months ago. We were worried that we would run out but luckily, are meals are still warm.
At this time tomorrow, we should be having our happy hour at anchor!



Jour 22
Arrivé au mouillage à Dili au Timor Oriental
Arrived at Dili in Eastern Timor

Pendant que nous étions tranquillement à voile, le soleil s’est couché à l’ouest avec des rayons lumineux rose en même temps que la lune s’est levée à l’est grosse, pleine et très blanche. Ce matin, au moteur, le soleil s’est levé avec des teints d’orange à l’est pendant que la lune descendait tranquillement à l’ouest. Ce sont le genre de chose qui nous donne envie de rester en mer et qui nous aide à comprendre pourquoi Bernard Moitessier a passé tout droit.  Ceci dit, nous sommes bien heureux d’arriver quand même.
Il y a un fort courant sous le vent de l’île. Nous aurions eu un peu de vent pour faire de la voile mais jamais assez pour contrer le courant  et arriver aujourd’hui alors nous avons fait du moteur. La pioche a touché le fond à midi heure locale dans 50 pieds de fond. C’est plutôt rouleur mais exceptionnellement le vent est du NE alors le mouillage est moins bien protégé. Il y a une dizaine d’autres bateaux. Pas de réponse du contrôleur du port. Nous allons devoir aller faire un tout à terre pour savoir comment faire les procédures d’entrée.
Nos copains qui on déchiré leur voile et sont arrêtés en Papouasie pour réparer sont de retour en mer. Ils ont à peu près 5 jours de retard sur nous.


While we were sailing, the sun went down to the west in glowing pink lights while the moon was rising to the east in a big, full and very white ball. The next morning while the engine was running, the sun rose in the east with extravagant orange light while the moon was going down quietly in the west. Moments like these make you want to stay out at sea and make you understand why Bernard Moitessier didn’t stop. That said, we are still happy to be arriving.
There is a strong current on this side of the island. There was some wind to do some sailing but we would not be able to fight the current and arrive today so we turned on the engine. The anchor was dropped at lunch time in 50 feet of water. It’s a bit rolly but exceptionally the wind is coming from the NE so the protection is not as good. There are a dozen other boats. The port Authority didn’t answer our call. Guess we will have to go to shore to find out how to do the entry procedure.
Our friends who stopped in PNG to repair their ripped main sail are back at sea. They are about 5 days behind us.

Tuesday, May 9, 2017

Nouvelle-Calédonie 22/08 à/to 07/11/2016

For English see below the line in red.

Une traversée en 6 jours durant lesquels nous avons eu, la plupart du temps des bons vents d'une quinzaine de noeuds mais, une fin corsée sous les grains. Le mascaret à l'entrée de la passe Havannah a été impressionnant malgré le fait que nous y étions à l'étale. A l'arrivée, on ressent tout de suite que nous sommes dans un pays Français. C'est plus vibrant, plus coloré et on y mange mieux. Pas ailleurs, c'est souvent plus chaotique. Les anglophones font des loi et les suivent tandis que les francophones les font pour mieux les contourner. L'exemple le plus marquant est rencontré au
mouillage de Nouméa. On y trouve dans les trois baies en face de la ville des zones d'ancrage importantes qui donnent l'impression, en regardant les cartes avant d'arriver, que jeter l'ancre ne sera pas un problème. Ce n'est qu'une impression car une fois sur place, nous apprenons vite que les locaux ont déjà comblé les trois zones avec des corps-morts privés installés un peu n'importe comment. Les bateaux sur ces corps-morts n'évitant pas de la même manière que ceux à l'ancre, il devient difficile de se trouver un petit coin. Es-ce qu'ils ont le droit? Ce sont des zones d'ancrage donc
personne n'a le droit d'installer des blocs ou des vis. Par ailleurs, une ancre surdimensionnée reste une ancre. Et, personne n'interdit de mettre une bouée à l'autre bout de la chaîne. Peut-on s'ancrer à l'extérieur des zones de mouillage? Nous avons remarqué une certaine tolérance pour les bateaux près des limites pendant la haute saison mais si un bateau de croisière doit entrer au port, les autorités vont demander de se déplacer. Alors quoi faire? Il y a la marina de Port Moselle qui libère une rangée de pontons pour les visiteurs pendant les mois achalandés dans un fonctionnement de
premier arrivé, premier servi. Et si il n'y a plus de place ou je ne veux pas aller en marina? Il faut faire comme nous et se faire des amis! Des copains arrivés plus tôt nous ont indiqué un corps-mort dont le propriétaire était parti au Vanuatu. L'utilisation de ce mouillage nous a permis de connaître d'autres gens. Alors, à chaque retour à Nouméa, nous trouvions une place disponible car les proprios allaient se balader ou faire un tour en chantier. Finalement, on s'ajuste bien au chaos. 

Un Hallelujah! pour les papiers d'entrée et sortie! Rien à envoyer à l'avance. Nous pouvons faire comme dans le bon vieux temps des Antilles. C'est-à-dire, nous débarquons du bateau avec nos papier et nous prenons une marche jusqu'aux douanes et à l'immigration. Le tout se déroule simplement. Un petit ajout, il faut arrêter aux bureaux de la Biosécurité avec nos ordures organiques. La sortie est encore plus simple. Que c'est plaisant! 

En plus des copains qui nous accompagnaient, nous avons retrouvé André et Babette avec qui nous avions passé une semaine de tempête dans un port de l'Oregon sur la côte ouest américaine quelques années plus tôt et Alex avec qui nous avions traversé le canal de Panama. Il y avait aussi les équipages déjà connus de trois bateaux Québécois; Grace 1, C Coquin et Spirare ainsi qu'un avec qui nous n'avions pas encore fait connaissance; Vanille. Si on ajoute les gens rencontrés dans les mouillages, ça commence à faire un horaire d'activité chargé. C'est un de ces endroits d'où nous
sommes partis la tête remplie de souvenirs de beaux moments passés entre amis. Une de ces soirées fût celle de mon anniversaire où nos copains nous ont reçu à leur appartement avec vue sur la baie des Citrons. N'ayant pas de gâteau d'anniversaire et pour suivre la tradition d'avoir quelque chose à souffler, Babette et Elise ont attaché ensemble le même nombre de bougies que mon âge avec un jolie ruban. N'étant plus de la toute première jeunesse, les bougies, une fois allumée, ont formé une flamme d'une hauteur
plutôt inquiétante. Ça prend des bonnes copines pour risquer de mettre le feu à un appartement pour souligner mon anniversaire. 







Nous avons aussi fait de la voile principalement dans le lagon sud. À proximité de plusieurs îlot des corps-morts gratuits sont installés pour les petites embarcations. Yes! C'est nous ça! Sur les îlots, il y des endroits aménagés avec des tables de pique-nique et des BBQ où même le bois à brûler est fourni. La classe! Un gros merci aux contribuables Français! Faut juste faire attention aux serpents rayés blanc et noir. Ils sont un peu paresseux alors, ils ne céderont pas nécessairement la place mais, en même temps, il n'attaquent pas. De plus, leur bouche est trop petite pour mordre un humain même
si ils sont très venimeux. Disons que c'est une bonne idée de ne pas mettre un pied dessus. Sur un de ces îlots se trouvent Mousse, un gros toutou abandonné par ses maîtres. La rumeur dit que ces gens qui avaient ouvert un hôtel sur l'îlot Casy, se sont retrouvés en dispute pour le territoire avec une tribu Kanac. Étant devenu inquiet pour leur sécurité, ils ont quitté les lieux rapidement laissant le chien en arrière. Ceci ne semble pas déranger Mousse outre mesure car, cela fait plusieurs années déjà et le il se porte toujours bien. Il se nourrit soit en attrapant du poisson en plongeant du bout
du quai, soit en faisant des yeux doux aux campeurs qui font des BBQ. Un vétérinaire de Nouméa vient lui rendre visite à l'occasion pour vérifier son état de santé. Pour revenir aux Kanaks, une tension réelle existe entre eux et les Français de l'île et même la France. Des référendums sont prévus pour décider si le pays vas se séparer de la France ou non. La plupart des gens avec qui nous en avons discuté semble croire que la majorité des gens ne veulent pas de séparation. Par ailleurs, il y a des événements occasionnels où les tensions éclatent comme ce jour d'octobre où cinq policiers ont été atteint par balle dans une banlieue de Nouméa. Ceci dit, nous n'avons jamais ressenti d'agressivité même quand nous avons quitté le lagon pour visiter la côte est où les Kanaks travaillent dans les mines de nickel, leur exportation principale.


Notre coup de cœur a été la baie de Prony. Les contrastes entre les bleus de l'eau et du ciel, le vert de la végétation et le rouge de la terre riche en minerai de fer et de chrome sont spectaculaires. C'est une grande baie très protégée divisé en plusieurs anses. Diverses promenades mènent à un ancien bagne, un point d'observation de baleine, un bain aménagé dans un ruisseau d'eau tiède,... Bien caché dans le fond d'une anse se trouve le Jardin d'Eden où il est possible, en respectant les lieux, de préparer et cuire le poisson, faire sa lessive, prendre une douche et remplir des jerricans d'eau.
Le seul bémol de la baie est la baignade car les eaux sont habités par plusieurs familles de gros requins. Particulièrement où la pêche est bonne. D'ailleurs, la loche saumonée est un délice et les petits spécimens n'ont pas la ciguatera. Une visite de l'île des Pins vaut aussi la peine. Nous l'avons fait en louant une voiture en compagnie de Jean-Pierre et Donna du voilier Vanille. Plusieurs sites naturels peuvent être visité tel que des cavernes et une piscine naturelle. On y trouve aussi une ancienne prison. Les proprios du petit resto à Vao qui ferme quand les gens de bateaux de croisière débarquent car ils les trouvent trop nombreux ont été particulièrement charmants.


Plus de photos en cliquant ici. 
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A crossing of 6 days during which we had, most of the time good winds of about fifteen knots but, a harder last night in squalls. The tidal bore at the entrance of the Havannah Pass was impressive despite the fact that we were there at the stall. On arrival, we feel immediately that we are in a French country. It is more vibrant, more colorful and the food is better. It's also often more chaotic. Anglophones make laws and follow them while francophones do so to better circumvent them. The most striking example is found at the anchorage of Noumea. In the three bays in front of the city there are
important mooring areas which give the impression, looking at the maps before arriving, that anchoring will not be a problem. It is only an impression, because once there, we quickly learned that the zones are already filled with local boats tied to private moorings installed randomly. Since the boats on moorings do not turn the same way as those at anchor, it becomes difficult to find a place. Do they have the right? These are anchoring areas so no one has the right to sink blocks or install screws. However, an oversized anchor remains an anchor. And, nobody forbids putting a buoy at
the other end of the chain. Can we anchor outside the mooring areas? We noticed a certain tolerance for boats near the limits during the high season but if a cruise ship is to enter the port, the authorities will ask those boats to move. So what to do? Port Moselle Marina frees up a row of wharfs for visitors during high season in a first come, first served manner. If there is no more room or I do not want to stay in the marina? Then do as we did and make friends! Some who had arrived earlier guided us to a mooring whose owner had gone to Vanuatu. The use of that anchorage allowed us to meet other people. So, every time we returned to Noumea, we found an available place because the owners were off sailing or on the hard. Finally, we adjusted well to chaos.

A Hallelujah! for entry and exit papers! Nothing to send in advance. We did as in the good old days of the West Indies. That is to say, we went to shore with our paper and we took a walk to customs and immigration offices. The whole process was simple and quick. There is a small addition, we must stop at the Biosafety offices with our organic garbage from abroad. The exit is even simpler. How pleasant that is!

Other than the friends who accompanied us, we caught up with
André and Babette with whom we had spent a stormy week in an Oregon port on the American west coast a few years earlier and Alex with whom we had crossed the Panama Canal. There were also crews from back home we had already met; Grace 1, C Coquin and Spirare and one we crossed for the first time; Vanille. Add to the mix the friends we made at anchorage and the social schedule was pretty filled up. It is one of those places where we left with our heads full of memories of special moments spent with friends. One of these evenings was that of my birthday when our
friends invited us at their apartment overlooking the Baie des Citrons. Not having a birthday cake and wanting to follow the tradition of having candles to blow out, Babette and Elise tied together the same number of candles as my age with a pretty ribbon. Not being very young anymore, the candles, once lit, formed a flame of a rather disturbing height. It takes good friends to risk setting fire to an apartment to celebrate my birthday.



We also did some sailing, mainly in the southern lagoon. Are installed near several islands free moorings for small boats. Yes! That's us! On the islets, there are places set up with picnic tables and BBQ's where even the firewood is provided. Class! A big thanks to French taxpayers! Now, we just have to be careful of white and black striped snakes. They are a bit lazy so they will not run way but at the same time they do not attack. Moreover, their mouth is too small to bite a human even though they are very venomous. Let's say it's a good idea to watch where we are walking. On one of the
islets is Mousse (french for ship boy or foam), a large doggie abandoned by its masters. Rumor has it that these people who had opened a hotel on islet Casy, found themselves in dispute for territory with a Kanac tribe. Being afraid for their safety, they left the premises quickly leaving the dog behind. This does not seem to bother him too much however, since this happened years ago already and he's still around. He'll feed himself  either by diving from the end of the pier to catch fish or by making sad eyes to the campers who are cooking on the BBQ. A veterinarian from Noumea
comes to visit him on occasion to check his health. Returning to the Kanacs, a real tension exists between them and France. Referendums are planned to decide whether the country will separate or not. However, most people with whom we have discussed the issue seemed to believe that the majority of people do not want to separate. There are occasional events where tensions break out like the day in October where five policemen were shot in a suburb of Noumea. That said, we never felt any aggressive behavior towards us even when we left the lagoon to visit the east coast where the Kanaks work in the nickel mines, their main export.




Our favorite spot was the Prony Bay. The contrasts between the blues of water and sky, the green of the vegetation and the red of the earth rich in iron ore and chrome are spectacular. It is a large protected bay divided into several coves. Various walks lead to a former penal colony, a whale watching point, a bath in a stream of warm water ... Well hidden in the bottom of a cove is the garden of Eden where it is possible, while respecting the premises, to prepare and cook fish, to do laundry, to take a shower and to fill jerrycans with water. The only downside of the bay is the lack of swimming
since the waters are inhabited by big sharks. Especially where the fishing is good. The salmon horn is particularly delicious and small ones have a low ciguatera risk. A visit to the Isle of Pines is also worth it. We did it by hiring a car in the company of Jean-Pierre and Donna from sailboat Vanille. Several natural sites can be visited such as caves and a natural pool. There use to be a prison here also. The owners of the small restaurant in Vao which closes when cruise ships arrive because they don't want to serve so many people, were particularly charming.



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Sunday, April 2, 2017

Fiji 24-05-2016 à/to 12/08/2016

For English, see below the line in red.

Le ciel est bleu, la mer est calme, ... Des rames, c'est ce que ça nous aurait pris pour faire la traversée! Pour rester plus de 6 mois en Nouvelle-Zélande la demande à l'immigration se complique avec des visites chez le médecin et des radiographies pulmonaires à nos frais alors, nous voulions partir avant de demander une prolongation de quelques semaines seulement. Nous guettions une fenêtre météo depuis un mois déjà et les fichiers nous donnaient le choix entre des dépressions avec des
gros vents ou rien du tout. Ne pouvant rester plus longtemps, nous avons opté pour le rien en espérant avoir quand même suffisamment de vent pour se rendre avant la prochaine dépression. Et bien non! Sur 7 des 10 jours de traversée, le moteur a fonctionné pendant une partie de la journée. Nous avons dû changer notre destination de Sevusevu où
les papiers sont supposément plus facile à faire vers Suva qui était plus proche car, il ne nous restait que des vapeurs de diesel. Je ne peux pas comparer les procédures entrée entre les deux villes mais ce n'était pas si compliqué à Suva finalement. Il faut avoir rempli et envoyé leur document à l'avance. De plus, descendre à terre avant que les agents soient passés est susceptible d'entraîner une amende. Ancrés devant le Yacht club, il suffisait  de communiquer avec les responsables par VHF pour qu'ils avertissent tous les officiels pour nous. Où ça se complique, c'est que deux des trois agents laissent des factures payables à leur bureau le lendemain. Les bureaux ne sont pas à la porte mais, la prison si. Les prisonniers nous envoyaient la main pendant que nous attendions l'autobus. Ils n'avaient pas l'air bien méchant. Les paiements effectués, Nous sommes retournés aux douanes pour poser une question et ils nous ont invités à boire un thé. Belles manières!


Les gens qui naviguent au Fidji depuis un moment diront que si quelqu'un prétend n'avoir jamais rien touché en naviguant ici, c'est un menteur. Nous ne sommes pas menteur et nous sommes définitivement capable de faire comme tout l'monde! Il faut habituellement se méfier des cartes nautiques car elles ne sont pas toujours fiables mais ici, il faut redoubler l'attention. Dans un premier temps, beaucoup de têtes de corail ne sont pas

cartographiées et dans un deuxième, les positions GPS des éléments de la carte ne sont pas exactes. Donc, nous pouvions nous voir comme passant directement sur le corail et en fait, il n'y avait rien en dessous du bateau et si nous avions passé où la carte indiquait qu'il y avait de l'eau, nous serions grimpés sur un récif. De plus, nous n'avons pas trouvé un guide nautique complet. Les anglophones font des "compendiums" qui sont des recueilles d'informations trouvées sur différents blogs et, nous avons trouvé un de ces PDF sur l'internet mais, ça manque un peu de rigueur.  Pour vraiment pallier au problème, nous avons copier les traces GPS d'un autre bateau qui a fait le tour des îles pendant plusieurs saisons avant nous. Ayant sensiblement le même tirant d'eau, nous assumions que si eux ont pu passer par là, ça devrait
aller pour nous aussi. Naviguer de jour avec une vigie à l'approche des mouillages était aussi important. Et malgré ça... J'étais à la vigie entre des corps morts de la marina Musket cove quand Gaston me dit: "On connais pas le bateau là-bas?". Je lève la tête le temps de regarder le dit bateau et quand je retourne mon attention vers l'eau... BANG! Bon, ce n'était pas grand chose finalement. Seulement un petite égratignure dans la peinture sur le bout de la quille. Vive l'acier! Plus de peur que de mal mais ça rappelle à l'ordre!


Avant de quitter la ville pour aller se promener dans les îles, il faut passer par le marché pour acheter du kava car, les chefs de tribus s'attendent à ce que nous allions les rencontrer en premier pour faire le Savusavu. C'est quoi ça? Le kava est une racine qui une fois réduite en poudre et mélangé avec de l'eau donne une boisson d'allure et de goût boueux mais qui
a des propriétés relaxantes. A noter qu'il faut en boire un baril pour ressentir le moindre effet. En arrivant devant le chef, il faut déposer devant lui un paquet de kava retenu par un ruban. Il prononce ensuite un petit discours en Fidjien qui, en résumé, nous donne la permission de nous promener dans le village et, nous mets sous sa protection. Nous avons aussi remarqué que les chefs vont aussi accepter du poisson surtout dans les endroits où le kava pousse facilement. Ceci
tombe bien car les eaux sont très poissonneuses et le kava pas très bon marché. Dans les villages moins visités, les chefs nous invitent volontiers à se joindre aux hommes pour boire quelques rations servies dans des demi noix de coco. C'est un autre rituel qui implique de dire les mots Bula (bonjour et bienvenue) et Vinaka (merci) et de taper dans les mains dans un certain ordre. D'ailleurs seulement une personne boit à la fois en commençant par le chef. Il ne faut pas connaître le rituel à l'avance car plus nous nous trompions dans ce qu'il fallait faire, plus ils riaient. D'ailleurs, un invité qui boit d'une traite sans faire de
grimace les impressionne. Où ils peuvent s'offusquer est si quelqu'un arrive devant le chef avec un chapeau, des lunettes de soleil ou des vêtements indécents. Admettons que c'est pas l'endroit pour arriver en maillot de bain ou en décolleté. Les femmes doivent êtes couvertes des épaules aux genoux. Les rituels terminés, certains chefs nous ont proposé des
guides pour faire une marche en montagne, remonter une rivière, plonger en apnée, faire un tour de bateau ou aller voir une chute. Ils aiment que leurs invités soient accompagnés. Dans les villages, nous avons été invité à visiter les écoles, aller à la messe, manger chez les gens, ... Le maire d'un village sur l'île de Ono a demandé aux navigateurs si ils pouvaient aider à réparer une génératrice. Il ne pouvait pas mieux tomber car dans le groupe il y avait un mécanicien,
un ingénieur et un électricien (Le mécanicien et l'électricien travaillaient pendant que l'ingénieur réfléchissait). Malheureusement, le nid d'un essaim de guêpes installé à l'intérieur du boîtier de la génératrice avait obstrué toutes les ailettes d'aération. Les dommages causés par la surchauffe étaient trop importants pour être réparés sans pièce de rechange. L'intérêt et l'accueil dans les villages furent inversement proportionnel au nombre de touristes. Aux endroits où s'arrêtent les gros bateaux de croisières, les chefs demandaient des dons en
argent et les habitants vendaient des babioles fait en Inde ou en Chine. Pas tout à fait la même expérience.


 Cet archipel est aussi reconnue pour l'excellence de la plongée sous-marine et les hôtels luxueux. Après avoir décidé que nous avions consommé suffisamment de kava dans les archipels au sud de Veti Levu, l'île principale, nous nous sommes dirigés vers l'ouest
pour passer quelques temps à Musket cove marina and resort. C'est un lieu de rassemblement des navigateurs et un bon endroit pour se la couler douce. Outre les bars sur la plage ou près de la piscine, les restaurants, les petites épiceries, le spa, il y a un centre de plongée. Nous nous sommes donc payé la traite. Les fond de coraux sont magnifiques et nous
avons vu quelques gros poissons. Notre chemin c'est allongé plus au nord où nous avons fait plusieurs arrêts tout en passant plus de temps à Waya.  Nous avons donné à Simon qui ne marchait plus à cause d'une douleur à la jambe, une vingtaine de comprimés analgésiques. C'était la deuxième fois que quelqu'un nous demandait si nous avions des anti-douleurs du genre ibuprofen ou acetaminophen. Amélia, était tellement reconnaissante de voir son beau-père
reprendre du mieux dès le lendemain qu'elle nous a invité à souper. Elle nous a reçu comme des rois et m'a demandé si j'avais besoin de quelque chose d'autre. Quand je lui répondu de l'eau pour faire la lessive, elle m'a invité à apporter les vêtements chez elle le lendemain. J'ai bien essayé de faire ma lessive moi-même mais elle n'a absolument pas voulu. Elle a insisté pour faire tout le travail elle-même à la main. J'ai mieux compris leur reconnaissance en regardant de plus près les services de santé. Il n'y a que trois hôpitaux situés sur deux des trois cents îles. Il y avait un dispensaire sur leur île mais l'infirmière ne distribue pas ce genre de
médicaments et il n'y a pas de pharmacie. Même si il y en avait une, encore faudrait-il qu'ils aient les moyens de payer. Difficile pour nous d'imaginer ne pas pouvoir soigner un simple mal de tête.

C'était la fête à Lautoka quand nous y sommes arrêtés pour faire la sortie et l'approvisionnement car, leur équipe nationale de rugby venait de gagner la médaille d'or aux olympiques. Ils en étaient très fièrs. Impressionnant comment ce sport est populaire à travers le monde mais encore plus dans le Pacifique. Nous ne savions même pas que le Canada avait une équipe avant de quitter le pays. On nous a même dit qu'on est pas si pire. Et ben! Prochain arrêt, la Nouvelle-Calédonie.


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Oars! That's what we would of needed for this crossing! A stay of more than 6 month in New-Zealand for us Canadians is complicated with visits to a doctor and pulmonary x-rays at our expense, so we wanted to leave before having to ask for an extension of only a few weeks. We had been looking for a good weather window for a month already and all we had as choices were fronts with strong winds or nothing at all. As the expiration date of the visa was drawing nearer, we opted for the
nothing, all the while hoping to have enough wind to get to Fiji before the next front. No such luck. We had to turn on the engine for at least part of the day on 7 of the 10 day crossing. We changed our destination of Sevusevu where the entry has the reputation of being easier, to stop in Suva because we were running on diesel fumes. I can't compare the procedure between
both cities but it all went pretty well in Suva. Their document must be filed and sent in advance.  In addition, going ashore before the agents visits will likely lead to a fine. But, the kind employees of the Yatch club in front of which we were anchored called all the agencies for us. They all came and board using their own boat and where very polite. Where it got more complicated is that two of three agents left invoices payable in their office the next day. Those offices are not next door but, the prison is. The prisoners would wave at us while we were waiting for the bus. They didn't look very mean. Once the payments were made, we returned to customs to ask a question and they invited us for a cup of tea. Nice manners!


The sailors who have been around Fiji for awhile say that if someone claims they have never hit a reef while sailing here, he is a liar. We are not liars and we are definitively capable of doing like everybody else! We are usually wary of nautical charts because they are not always accurate but here, we had to be even more attentive. First, many heads of coral do not appear on the maps and second, the GPS positions of some elements which are on the maps are not
accurate. Therefore, the charts could show us as passing directly on the coral when in fact, there was nothing underneath the boat and if we would of went where the map indicated there was water, we would of climbed up a reef. In addition, we didn't find any complete nautical guide. We did find a PDF version of a compendium which was helpful but not complete.  So to solve the problem, we copied GPS tracks from a boat who sailed around Fiji for many seasons
before us. Since we had the same draft, we figured that if they passed, we would too. Having someone in front keeping a lookout as we approached the anchorage was also very important. And yet ...  I was in front and we thought we were passed the critical zone when Gaston asked: "don't we know that boat over there?" I raised my head long enough to look a
the boat in question and when I glanced back down... BANG! Turns out we didn't have much damage. Just a scratch in the paint at the bottom of the keel. Happy to have a steel boat! More fear than harm but it does make one realize how important it is to pay attention.


Before leaving the city to go explore the islands to the south, we had to stop at the market and get kava
because the chiefs of villages would expect us to go see them first to do Savusavu. What is that? Kava is a root that is crushed in a powder and mixed with water do make a drink. It has the texture and the taste of mud but has calming proprieties. Note that one needs to drinks a whole barrel to feel the effects. So when visiting a new village, we had to offer the
roots to the chief by placing them in front of him. Then he would give a speech in Fijian which would say something about us being allowed to visit and being under his protection. That is Savusavu. We noticed that some chiefs will accept fish in replacement of kava. Especially in places where the root grows easily. This is good because the fishes are plentiful and the kava expensive. In the villages that are less visited by tourists, they invited us more
frequently to drink some kava with the men. That is another ritual that involves a lot of hand clapping and using words like bula (hello and welcome) and vinaka (thank you) in a certain order. Moreover, only one person will drink at a time starting with the chief. I'm not giving away the exact procedure because they like to have a laugh at our mistakes. They will be impressed by any visitor who downs the drink in one shot without making a face. However, they will get offended by people who show up wearing a hat, sun glasses or indecent clothing. Not the place to show up in a bathing suit or with heavy cleavage. The women
should be covered from shoulders to knees. Once the rituals are completed, the chiefs will offer a guide for different activities such as hiking in the mountains, ascend a river, go snorkeling, go to another village with the speed boat or go take a dip under a waterfall. In the village, we were invited to visit the schools, go to mass, eat in people's homes, ... The
mayor of a village on Ono asked the sailors around if they could come fix a generator. He could not of landed on a better bunch since there was a mechanic, an engineer and an electrician in the group. Unfortunately, a swarm or wasp made a nest inside big enough to cover all the aeration vents. The generator which had overheated was too damaged to be fixed without any spare parts. We also noticed that in the villages where many tourists visit, the chef will
usually stop after performing the Savusavu. Where the large cruise ships stop, they would ask for money on top of the kava and the villagers would offer souvenirs made in China or India. Not quite the same experience.

The islands are also recognized for the excellence of the scuba diving and the luxury hotels. After we decided that we had drank enough kava in the archipelagos in the south of Veti Levu, the main island, we headed west to spend some time at Musket
Cove marina and resort. This place is very popular amongst cruisers and a good place to kick back and relax. Other than bars on the beach or near the swimming pools, restaurants, a spa, small and expensive grocery stores, there is a dive center. So we took full advantage. The coral reef are beautiful and we saw some very large fish. We then continued our
exploration further north making stops here and there but spending the most time in Waya. It was the second time we were asked for pain killers like ibuprofen or acetaminophen. So we gave Simon who had a hard time walking because of pain in his leg some twenty caplets. His daughter in law, Amelia was so grateful that she invited us for diner and treated us like royalty. When she asked if I needed anything else, I said that I could use some water to wash clothing so
she invited to bring what I needed to wash to her house the next morning. I did try to wash them myself but she would not hear of it. She insisted on doing everything by hand. I looked into the health service to get a better understanding. There are only three hospitals located on two of the three hundred islands. There was one nurse for all the inhabitants of this island but she doesn't give this type of medications and, no pharmacy. Even if there was, it doesn't mean they have any money to pay. Difficult for us to imagine not being able to treat the simplest of headaches.

A party was going on in Lautoka when we stopped for our exit papers and supplies because their national rugby team had just won gold at the Olympics. Were they ever proud! Impressive how this sport is popular around the world but even more in the Pacific. We didn't even know Canada had a team before we left the country. And never mind the rules! People even told us we are pretty good. Really? Next stop, New Caledonia.



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