La/the route

La/the route

Tuesday, May 9, 2017

Nouvelle-Calédonie 22/08 à/to 07/11/2016

For English see below the line in red.

Une traversée en 6 jours durant lesquels nous avons eu, la plupart du temps des bons vents d'une quinzaine de noeuds mais, une fin corsée sous les grains. Le mascaret à l'entrée de la passe Havannah a été impressionnant malgré le fait que nous y étions à l'étale. A l'arrivée, on ressent tout de suite que nous sommes dans un pays Français. C'est plus vibrant, plus coloré et on y mange mieux. Pas ailleurs, c'est souvent plus chaotique. Les anglophones font des loi et les suivent tandis que les francophones les font pour mieux les contourner. L'exemple le plus marquant est rencontré au
mouillage de Nouméa. On y trouve dans les trois baies en face de la ville des zones d'ancrage importantes qui donnent l'impression, en regardant les cartes avant d'arriver, que jeter l'ancre ne sera pas un problème. Ce n'est qu'une impression car une fois sur place, nous apprenons vite que les locaux ont déjà comblé les trois zones avec des corps-morts privés installés un peu n'importe comment. Les bateaux sur ces corps-morts n'évitant pas de la même manière que ceux à l'ancre, il devient difficile de se trouver un petit coin. Es-ce qu'ils ont le droit? Ce sont des zones d'ancrage donc
personne n'a le droit d'installer des blocs ou des vis. Par ailleurs, une ancre surdimensionnée reste une ancre. Et, personne n'interdit de mettre une bouée à l'autre bout de la chaîne. Peut-on s'ancrer à l'extérieur des zones de mouillage? Nous avons remarqué une certaine tolérance pour les bateaux près des limites pendant la haute saison mais si un bateau de croisière doit entrer au port, les autorités vont demander de se déplacer. Alors quoi faire? Il y a la marina de Port Moselle qui libère une rangée de pontons pour les visiteurs pendant les mois achalandés dans un fonctionnement de
premier arrivé, premier servi. Et si il n'y a plus de place ou je ne veux pas aller en marina? Il faut faire comme nous et se faire des amis! Des copains arrivés plus tôt nous ont indiqué un corps-mort dont le propriétaire était parti au Vanuatu. L'utilisation de ce mouillage nous a permis de connaître d'autres gens. Alors, à chaque retour à Nouméa, nous trouvions une place disponible car les proprios allaient se balader ou faire un tour en chantier. Finalement, on s'ajuste bien au chaos. 

Un Hallelujah! pour les papiers d'entrée et sortie! Rien à envoyer à l'avance. Nous pouvons faire comme dans le bon vieux temps des Antilles. C'est-à-dire, nous débarquons du bateau avec nos papier et nous prenons une marche jusqu'aux douanes et à l'immigration. Le tout se déroule simplement. Un petit ajout, il faut arrêter aux bureaux de la Biosécurité avec nos ordures organiques. La sortie est encore plus simple. Que c'est plaisant! 

En plus des copains qui nous accompagnaient, nous avons retrouvé André et Babette avec qui nous avions passé une semaine de tempête dans un port de l'Oregon sur la côte ouest américaine quelques années plus tôt et Alex avec qui nous avions traversé le canal de Panama. Il y avait aussi les équipages déjà connus de trois bateaux Québécois; Grace 1, C Coquin et Spirare ainsi qu'un avec qui nous n'avions pas encore fait connaissance; Vanille. Si on ajoute les gens rencontrés dans les mouillages, ça commence à faire un horaire d'activité chargé. C'est un de ces endroits d'où nous
sommes partis la tête remplie de souvenirs de beaux moments passés entre amis. Une de ces soirées fût celle de mon anniversaire où nos copains nous ont reçu à leur appartement avec vue sur la baie des Citrons. N'ayant pas de gâteau d'anniversaire et pour suivre la tradition d'avoir quelque chose à souffler, Babette et Elise ont attaché ensemble le même nombre de bougies que mon âge avec un jolie ruban. N'étant plus de la toute première jeunesse, les bougies, une fois allumée, ont formé une flamme d'une hauteur
plutôt inquiétante. Ça prend des bonnes copines pour risquer de mettre le feu à un appartement pour souligner mon anniversaire. 







Nous avons aussi fait de la voile principalement dans le lagon sud. À proximité de plusieurs îlot des corps-morts gratuits sont installés pour les petites embarcations. Yes! C'est nous ça! Sur les îlots, il y des endroits aménagés avec des tables de pique-nique et des BBQ où même le bois à brûler est fourni. La classe! Un gros merci aux contribuables Français! Faut juste faire attention aux serpents rayés blanc et noir. Ils sont un peu paresseux alors, ils ne céderont pas nécessairement la place mais, en même temps, il n'attaquent pas. De plus, leur bouche est trop petite pour mordre un humain même
si ils sont très venimeux. Disons que c'est une bonne idée de ne pas mettre un pied dessus. Sur un de ces îlots se trouvent Mousse, un gros toutou abandonné par ses maîtres. La rumeur dit que ces gens qui avaient ouvert un hôtel sur l'îlot Casy, se sont retrouvés en dispute pour le territoire avec une tribu Kanac. Étant devenu inquiet pour leur sécurité, ils ont quitté les lieux rapidement laissant le chien en arrière. Ceci ne semble pas déranger Mousse outre mesure car, cela fait plusieurs années déjà et le il se porte toujours bien. Il se nourrit soit en attrapant du poisson en plongeant du bout
du quai, soit en faisant des yeux doux aux campeurs qui font des BBQ. Un vétérinaire de Nouméa vient lui rendre visite à l'occasion pour vérifier son état de santé. Pour revenir aux Kanaks, une tension réelle existe entre eux et les Français de l'île et même la France. Des référendums sont prévus pour décider si le pays vas se séparer de la France ou non. La plupart des gens avec qui nous en avons discuté semble croire que la majorité des gens ne veulent pas de séparation. Par ailleurs, il y a des événements occasionnels où les tensions éclatent comme ce jour d'octobre où cinq policiers ont été atteint par balle dans une banlieue de Nouméa. Ceci dit, nous n'avons jamais ressenti d'agressivité même quand nous avons quitté le lagon pour visiter la côte est où les Kanaks travaillent dans les mines de nickel, leur exportation principale.


Notre coup de cœur a été la baie de Prony. Les contrastes entre les bleus de l'eau et du ciel, le vert de la végétation et le rouge de la terre riche en minerai de fer et de chrome sont spectaculaires. C'est une grande baie très protégée divisé en plusieurs anses. Diverses promenades mènent à un ancien bagne, un point d'observation de baleine, un bain aménagé dans un ruisseau d'eau tiède,... Bien caché dans le fond d'une anse se trouve le Jardin d'Eden où il est possible, en respectant les lieux, de préparer et cuire le poisson, faire sa lessive, prendre une douche et remplir des jerricans d'eau.
Le seul bémol de la baie est la baignade car les eaux sont habités par plusieurs familles de gros requins. Particulièrement où la pêche est bonne. D'ailleurs, la loche saumonée est un délice et les petits spécimens n'ont pas la ciguatera. Une visite de l'île des Pins vaut aussi la peine. Nous l'avons fait en louant une voiture en compagnie de Jean-Pierre et Donna du voilier Vanille. Plusieurs sites naturels peuvent être visité tel que des cavernes et une piscine naturelle. On y trouve aussi une ancienne prison. Les proprios du petit resto à Vao qui ferme quand les gens de bateaux de croisière débarquent car ils les trouvent trop nombreux ont été particulièrement charmants.


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A crossing of 6 days during which we had, most of the time good winds of about fifteen knots but, a harder last night in squalls. The tidal bore at the entrance of the Havannah Pass was impressive despite the fact that we were there at the stall. On arrival, we feel immediately that we are in a French country. It is more vibrant, more colorful and the food is better. It's also often more chaotic. Anglophones make laws and follow them while francophones do so to better circumvent them. The most striking example is found at the anchorage of Noumea. In the three bays in front of the city there are
important mooring areas which give the impression, looking at the maps before arriving, that anchoring will not be a problem. It is only an impression, because once there, we quickly learned that the zones are already filled with local boats tied to private moorings installed randomly. Since the boats on moorings do not turn the same way as those at anchor, it becomes difficult to find a place. Do they have the right? These are anchoring areas so no one has the right to sink blocks or install screws. However, an oversized anchor remains an anchor. And, nobody forbids putting a buoy at
the other end of the chain. Can we anchor outside the mooring areas? We noticed a certain tolerance for boats near the limits during the high season but if a cruise ship is to enter the port, the authorities will ask those boats to move. So what to do? Port Moselle Marina frees up a row of wharfs for visitors during high season in a first come, first served manner. If there is no more room or I do not want to stay in the marina? Then do as we did and make friends! Some who had arrived earlier guided us to a mooring whose owner had gone to Vanuatu. The use of that anchorage allowed us to meet other people. So, every time we returned to Noumea, we found an available place because the owners were off sailing or on the hard. Finally, we adjusted well to chaos.

A Hallelujah! for entry and exit papers! Nothing to send in advance. We did as in the good old days of the West Indies. That is to say, we went to shore with our paper and we took a walk to customs and immigration offices. The whole process was simple and quick. There is a small addition, we must stop at the Biosafety offices with our organic garbage from abroad. The exit is even simpler. How pleasant that is!

Other than the friends who accompanied us, we caught up with
André and Babette with whom we had spent a stormy week in an Oregon port on the American west coast a few years earlier and Alex with whom we had crossed the Panama Canal. There were also crews from back home we had already met; Grace 1, C Coquin and Spirare and one we crossed for the first time; Vanille. Add to the mix the friends we made at anchorage and the social schedule was pretty filled up. It is one of those places where we left with our heads full of memories of special moments spent with friends. One of these evenings was that of my birthday when our
friends invited us at their apartment overlooking the Baie des Citrons. Not having a birthday cake and wanting to follow the tradition of having candles to blow out, Babette and Elise tied together the same number of candles as my age with a pretty ribbon. Not being very young anymore, the candles, once lit, formed a flame of a rather disturbing height. It takes good friends to risk setting fire to an apartment to celebrate my birthday.



We also did some sailing, mainly in the southern lagoon. Are installed near several islands free moorings for small boats. Yes! That's us! On the islets, there are places set up with picnic tables and BBQ's where even the firewood is provided. Class! A big thanks to French taxpayers! Now, we just have to be careful of white and black striped snakes. They are a bit lazy so they will not run way but at the same time they do not attack. Moreover, their mouth is too small to bite a human even though they are very venomous. Let's say it's a good idea to watch where we are walking. On one of the
islets is Mousse (french for ship boy or foam), a large doggie abandoned by its masters. Rumor has it that these people who had opened a hotel on islet Casy, found themselves in dispute for territory with a Kanac tribe. Being afraid for their safety, they left the premises quickly leaving the dog behind. This does not seem to bother him too much however, since this happened years ago already and he's still around. He'll feed himself  either by diving from the end of the pier to catch fish or by making sad eyes to the campers who are cooking on the BBQ. A veterinarian from Noumea
comes to visit him on occasion to check his health. Returning to the Kanacs, a real tension exists between them and France. Referendums are planned to decide whether the country will separate or not. However, most people with whom we have discussed the issue seemed to believe that the majority of people do not want to separate. There are occasional events where tensions break out like the day in October where five policemen were shot in a suburb of Noumea. That said, we never felt any aggressive behavior towards us even when we left the lagoon to visit the east coast where the Kanaks work in the nickel mines, their main export.




Our favorite spot was the Prony Bay. The contrasts between the blues of water and sky, the green of the vegetation and the red of the earth rich in iron ore and chrome are spectacular. It is a large protected bay divided into several coves. Various walks lead to a former penal colony, a whale watching point, a bath in a stream of warm water ... Well hidden in the bottom of a cove is the garden of Eden where it is possible, while respecting the premises, to prepare and cook fish, to do laundry, to take a shower and to fill jerrycans with water. The only downside of the bay is the lack of swimming
since the waters are inhabited by big sharks. Especially where the fishing is good. The salmon horn is particularly delicious and small ones have a low ciguatera risk. A visit to the Isle of Pines is also worth it. We did it by hiring a car in the company of Jean-Pierre and Donna from sailboat Vanille. Several natural sites can be visited such as caves and a natural pool. There use to be a prison here also. The owners of the small restaurant in Vao which closes when cruise ships arrive because they don't want to serve so many people, were particularly charming.



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Sunday, April 2, 2017

Fiji 24-05-2016 à/to 12/08/2016

For English, see below the line in red.

Le ciel est bleu, la mer est calme, ... Des rames, c'est ce que ça nous aurait pris pour faire la traversée! Pour rester plus de 6 mois en Nouvelle-Zélande la demande à l'immigration se complique avec des visites chez le médecin et des radiographies pulmonaires à nos frais alors, nous voulions partir avant de demander une prolongation de quelques semaines seulement. Nous guettions une fenêtre météo depuis un mois déjà et les fichiers nous donnaient le choix entre des dépressions avec des
gros vents ou rien du tout. Ne pouvant rester plus longtemps, nous avons opté pour le rien en espérant avoir quand même suffisamment de vent pour se rendre avant la prochaine dépression. Et bien non! Sur 7 des 10 jours de traversée, le moteur a fonctionné pendant une partie de la journée. Nous avons dû changer notre destination de Sevusevu où
les papiers sont supposément plus facile à faire vers Suva qui était plus proche car, il ne nous restait que des vapeurs de diesel. Je ne peux pas comparer les procédures entrée entre les deux villes mais ce n'était pas si compliqué à Suva finalement. Il faut avoir rempli et envoyé leur document à l'avance. De plus, descendre à terre avant que les agents soient passés est susceptible d'entraîner une amende. Ancrés devant le Yacht club, il suffisait  de communiquer avec les responsables par VHF pour qu'ils avertissent tous les officiels pour nous. Où ça se complique, c'est que deux des trois agents laissent des factures payables à leur bureau le lendemain. Les bureaux ne sont pas à la porte mais, la prison si. Les prisonniers nous envoyaient la main pendant que nous attendions l'autobus. Ils n'avaient pas l'air bien méchant. Les paiements effectués, Nous sommes retournés aux douanes pour poser une question et ils nous ont invités à boire un thé. Belles manières!


Les gens qui naviguent au Fidji depuis un moment diront que si quelqu'un prétend n'avoir jamais rien touché en naviguant ici, c'est un menteur. Nous ne sommes pas menteur et nous sommes définitivement capable de faire comme tout l'monde! Il faut habituellement se méfier des cartes nautiques car elles ne sont pas toujours fiables mais ici, il faut redoubler l'attention. Dans un premier temps, beaucoup de têtes de corail ne sont pas

cartographiées et dans un deuxième, les positions GPS des éléments de la carte ne sont pas exactes. Donc, nous pouvions nous voir comme passant directement sur le corail et en fait, il n'y avait rien en dessous du bateau et si nous avions passé où la carte indiquait qu'il y avait de l'eau, nous serions grimpés sur un récif. De plus, nous n'avons pas trouvé un guide nautique complet. Les anglophones font des "compendiums" qui sont des recueilles d'informations trouvées sur différents blogs et, nous avons trouvé un de ces PDF sur l'internet mais, ça manque un peu de rigueur.  Pour vraiment pallier au problème, nous avons copier les traces GPS d'un autre bateau qui a fait le tour des îles pendant plusieurs saisons avant nous. Ayant sensiblement le même tirant d'eau, nous assumions que si eux ont pu passer par là, ça devrait
aller pour nous aussi. Naviguer de jour avec une vigie à l'approche des mouillages était aussi important. Et malgré ça... J'étais à la vigie entre des corps morts de la marina Musket cove quand Gaston me dit: "On connais pas le bateau là-bas?". Je lève la tête le temps de regarder le dit bateau et quand je retourne mon attention vers l'eau... BANG! Bon, ce n'était pas grand chose finalement. Seulement un petite égratignure dans la peinture sur le bout de la quille. Vive l'acier! Plus de peur que de mal mais ça rappelle à l'ordre!


Avant de quitter la ville pour aller se promener dans les îles, il faut passer par le marché pour acheter du kava car, les chefs de tribus s'attendent à ce que nous allions les rencontrer en premier pour faire le Savusavu. C'est quoi ça? Le kava est une racine qui une fois réduite en poudre et mélangé avec de l'eau donne une boisson d'allure et de goût boueux mais qui
a des propriétés relaxantes. A noter qu'il faut en boire un baril pour ressentir le moindre effet. En arrivant devant le chef, il faut déposer devant lui un paquet de kava retenu par un ruban. Il prononce ensuite un petit discours en Fidjien qui, en résumé, nous donne la permission de nous promener dans le village et, nous mets sous sa protection. Nous avons aussi remarqué que les chefs vont aussi accepter du poisson surtout dans les endroits où le kava pousse facilement. Ceci
tombe bien car les eaux sont très poissonneuses et le kava pas très bon marché. Dans les villages moins visités, les chefs nous invitent volontiers à se joindre aux hommes pour boire quelques rations servies dans des demi noix de coco. C'est un autre rituel qui implique de dire les mots Bula (bonjour et bienvenue) et Vinaka (merci) et de taper dans les mains dans un certain ordre. D'ailleurs seulement une personne boit à la fois en commençant par le chef. Il ne faut pas connaître le rituel à l'avance car plus nous nous trompions dans ce qu'il fallait faire, plus ils riaient. D'ailleurs, un invité qui boit d'une traite sans faire de
grimace les impressionne. Où ils peuvent s'offusquer est si quelqu'un arrive devant le chef avec un chapeau, des lunettes de soleil ou des vêtements indécents. Admettons que c'est pas l'endroit pour arriver en maillot de bain ou en décolleté. Les femmes doivent êtes couvertes des épaules aux genoux. Les rituels terminés, certains chefs nous ont proposé des
guides pour faire une marche en montagne, remonter une rivière, plonger en apnée, faire un tour de bateau ou aller voir une chute. Ils aiment que leurs invités soient accompagnés. Dans les villages, nous avons été invité à visiter les écoles, aller à la messe, manger chez les gens, ... Le maire d'un village sur l'île de Ono a demandé aux navigateurs si ils pouvaient aider à réparer une génératrice. Il ne pouvait pas mieux tomber car dans le groupe il y avait un mécanicien,
un ingénieur et un électricien (Le mécanicien et l'électricien travaillaient pendant que l'ingénieur réfléchissait). Malheureusement, le nid d'un essaim de guêpes installé à l'intérieur du boîtier de la génératrice avait obstrué toutes les ailettes d'aération. Les dommages causés par la surchauffe étaient trop importants pour être réparés sans pièce de rechange. L'intérêt et l'accueil dans les villages furent inversement proportionnel au nombre de touristes. Aux endroits où s'arrêtent les gros bateaux de croisières, les chefs demandaient des dons en
argent et les habitants vendaient des babioles fait en Inde ou en Chine. Pas tout à fait la même expérience.


 Cet archipel est aussi reconnue pour l'excellence de la plongée sous-marine et les hôtels luxueux. Après avoir décidé que nous avions consommé suffisamment de kava dans les archipels au sud de Veti Levu, l'île principale, nous nous sommes dirigés vers l'ouest
pour passer quelques temps à Musket cove marina and resort. C'est un lieu de rassemblement des navigateurs et un bon endroit pour se la couler douce. Outre les bars sur la plage ou près de la piscine, les restaurants, les petites épiceries, le spa, il y a un centre de plongée. Nous nous sommes donc payé la traite. Les fond de coraux sont magnifiques et nous
avons vu quelques gros poissons. Notre chemin c'est allongé plus au nord où nous avons fait plusieurs arrêts tout en passant plus de temps à Waya.  Nous avons donné à Simon qui ne marchait plus à cause d'une douleur à la jambe, une vingtaine de comprimés analgésiques. C'était la deuxième fois que quelqu'un nous demandait si nous avions des anti-douleurs du genre ibuprofen ou acetaminophen. Amélia, était tellement reconnaissante de voir son beau-père
reprendre du mieux dès le lendemain qu'elle nous a invité à souper. Elle nous a reçu comme des rois et m'a demandé si j'avais besoin de quelque chose d'autre. Quand je lui répondu de l'eau pour faire la lessive, elle m'a invité à apporter les vêtements chez elle le lendemain. J'ai bien essayé de faire ma lessive moi-même mais elle n'a absolument pas voulu. Elle a insisté pour faire tout le travail elle-même à la main. J'ai mieux compris leur reconnaissance en regardant de plus près les services de santé. Il n'y a que trois hôpitaux situés sur deux des trois cents îles. Il y avait un dispensaire sur leur île mais l'infirmière ne distribue pas ce genre de
médicaments et il n'y a pas de pharmacie. Même si il y en avait une, encore faudrait-il qu'ils aient les moyens de payer. Difficile pour nous d'imaginer ne pas pouvoir soigner un simple mal de tête.

C'était la fête à Lautoka quand nous y sommes arrêtés pour faire la sortie et l'approvisionnement car, leur équipe nationale de rugby venait de gagner la médaille d'or aux olympiques. Ils en étaient très fièrs. Impressionnant comment ce sport est populaire à travers le monde mais encore plus dans le Pacifique. Nous ne savions même pas que le Canada avait une équipe avant de quitter le pays. On nous a même dit qu'on est pas si pire. Et ben! Prochain arrêt, la Nouvelle-Calédonie.


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Oars! That's what we would of needed for this crossing! A stay of more than 6 month in New-Zealand for us Canadians is complicated with visits to a doctor and pulmonary x-rays at our expense, so we wanted to leave before having to ask for an extension of only a few weeks. We had been looking for a good weather window for a month already and all we had as choices were fronts with strong winds or nothing at all. As the expiration date of the visa was drawing nearer, we opted for the
nothing, all the while hoping to have enough wind to get to Fiji before the next front. No such luck. We had to turn on the engine for at least part of the day on 7 of the 10 day crossing. We changed our destination of Sevusevu where the entry has the reputation of being easier, to stop in Suva because we were running on diesel fumes. I can't compare the procedure between
both cities but it all went pretty well in Suva. Their document must be filed and sent in advance.  In addition, going ashore before the agents visits will likely lead to a fine. But, the kind employees of the Yatch club in front of which we were anchored called all the agencies for us. They all came and board using their own boat and where very polite. Where it got more complicated is that two of three agents left invoices payable in their office the next day. Those offices are not next door but, the prison is. The prisoners would wave at us while we were waiting for the bus. They didn't look very mean. Once the payments were made, we returned to customs to ask a question and they invited us for a cup of tea. Nice manners!


The sailors who have been around Fiji for awhile say that if someone claims they have never hit a reef while sailing here, he is a liar. We are not liars and we are definitively capable of doing like everybody else! We are usually wary of nautical charts because they are not always accurate but here, we had to be even more attentive. First, many heads of coral do not appear on the maps and second, the GPS positions of some elements which are on the maps are not
accurate. Therefore, the charts could show us as passing directly on the coral when in fact, there was nothing underneath the boat and if we would of went where the map indicated there was water, we would of climbed up a reef. In addition, we didn't find any complete nautical guide. We did find a PDF version of a compendium which was helpful but not complete.  So to solve the problem, we copied GPS tracks from a boat who sailed around Fiji for many seasons
before us. Since we had the same draft, we figured that if they passed, we would too. Having someone in front keeping a lookout as we approached the anchorage was also very important. And yet ...  I was in front and we thought we were passed the critical zone when Gaston asked: "don't we know that boat over there?" I raised my head long enough to look a
the boat in question and when I glanced back down... BANG! Turns out we didn't have much damage. Just a scratch in the paint at the bottom of the keel. Happy to have a steel boat! More fear than harm but it does make one realize how important it is to pay attention.


Before leaving the city to go explore the islands to the south, we had to stop at the market and get kava
because the chiefs of villages would expect us to go see them first to do Savusavu. What is that? Kava is a root that is crushed in a powder and mixed with water do make a drink. It has the texture and the taste of mud but has calming proprieties. Note that one needs to drinks a whole barrel to feel the effects. So when visiting a new village, we had to offer the
roots to the chief by placing them in front of him. Then he would give a speech in Fijian which would say something about us being allowed to visit and being under his protection. That is Savusavu. We noticed that some chiefs will accept fish in replacement of kava. Especially in places where the root grows easily. This is good because the fishes are plentiful and the kava expensive. In the villages that are less visited by tourists, they invited us more
frequently to drink some kava with the men. That is another ritual that involves a lot of hand clapping and using words like bula (hello and welcome) and vinaka (thank you) in a certain order. Moreover, only one person will drink at a time starting with the chief. I'm not giving away the exact procedure because they like to have a laugh at our mistakes. They will be impressed by any visitor who downs the drink in one shot without making a face. However, they will get offended by people who show up wearing a hat, sun glasses or indecent clothing. Not the place to show up in a bathing suit or with heavy cleavage. The women
should be covered from shoulders to knees. Once the rituals are completed, the chiefs will offer a guide for different activities such as hiking in the mountains, ascend a river, go snorkeling, go to another village with the speed boat or go take a dip under a waterfall. In the village, we were invited to visit the schools, go to mass, eat in people's homes, ... The
mayor of a village on Ono asked the sailors around if they could come fix a generator. He could not of landed on a better bunch since there was a mechanic, an engineer and an electrician in the group. Unfortunately, a swarm or wasp made a nest inside big enough to cover all the aeration vents. The generator which had overheated was too damaged to be fixed without any spare parts. We also noticed that in the villages where many tourists visit, the chef will
usually stop after performing the Savusavu. Where the large cruise ships stop, they would ask for money on top of the kava and the villagers would offer souvenirs made in China or India. Not quite the same experience.

The islands are also recognized for the excellence of the scuba diving and the luxury hotels. After we decided that we had drank enough kava in the archipelagos in the south of Veti Levu, the main island, we headed west to spend some time at Musket
Cove marina and resort. This place is very popular amongst cruisers and a good place to kick back and relax. Other than bars on the beach or near the swimming pools, restaurants, a spa, small and expensive grocery stores, there is a dive center. So we took full advantage. The coral reef are beautiful and we saw some very large fish. We then continued our
exploration further north making stops here and there but spending the most time in Waya. It was the second time we were asked for pain killers like ibuprofen or acetaminophen. So we gave Simon who had a hard time walking because of pain in his leg some twenty caplets. His daughter in law, Amelia was so grateful that she invited us for diner and treated us like royalty. When she asked if I needed anything else, I said that I could use some water to wash clothing so
she invited to bring what I needed to wash to her house the next morning. I did try to wash them myself but she would not hear of it. She insisted on doing everything by hand. I looked into the health service to get a better understanding. There are only three hospitals located on two of the three hundred islands. There was one nurse for all the inhabitants of this island but she doesn't give this type of medications and, no pharmacy. Even if there was, it doesn't mean they have any money to pay. Difficult for us to imagine not being able to treat the simplest of headaches.

A party was going on in Lautoka when we stopped for our exit papers and supplies because their national rugby team had just won gold at the Olympics. Were they ever proud! Impressive how this sport is popular around the world but even more in the Pacific. We didn't even know Canada had a team before we left the country. And never mind the rules! People even told us we are pretty good. Really? Next stop, New Caledonia.



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