La/the route

La/the route

Sunday, August 28, 2016

Vava'u, Tongas 11-09 à/to 24-10-2015

For English see below the line in red.

Notre arrivée à Neiafu aux Tongas fut mémorable. Le quai des douanes ne nous était pas accessible étant bondé de voiliers. Un des capitaines nous informa qu'ils attendaient un camion citerne de diesel. Pendant que nous tournions en rond à attendre que le quai se libère car nous devions effectuer l'entrée avant de s'ancrer, le moteur se met à déconner. Tant bien que mal, nous réussissons a nous accrocher à un mooring privé et libre qui appartient à Dieu sait qui. Nous essayons de rejoindre les autorités sur le VHF 16 tel qu'indiqué dans les guides mais la seule personne à l'écoute est une femme qui organise des tours de l'île. Elle nous offre de trouver quelqu'un pour nous remorquer vers le quai si c'est nécessaire. Nous lui répondons que nous allons d'abord regarder si nous pouvons réparer. Après vérification, nous découvrons que le câble de réglage de vitesse est coupé. Gaston attache donc une corde sur le levier d'accélération dont l'autre bout se rend au cockpit et abouti dans un taquet coinceur. Ceci nous permettra de nous servir du moteur le temps d'aller aux douanes et de trouver une bouée de mooring appropriée. Le lendemain, nous partons à la recherche d'un nouveau câble. Le seul que nous trouverons est un câble usagé trois fois trop long et trois fois trop cher. Le monsieur qui nous le vend sait prendre avantage des gens mal pris car il n'y a pas de pièces aux Tongas. Il faut trouver quelque chose pour
se rendre jusqu'en Nouvelle-Zélande alors pas le choix. La cerise sur le sundae est que nous découvrirons dans les jours qui suivent qu'un de nos haubans a un toron de cassé au niveau du sertissage du haut. Pendant que nous nous demandons, un peu découragés, comment nous allons trouver un nouveau câble, un couple d'amis qui se trouvait déjà dans le coin nous annonce qu'ils ont accepté un boulot en tant qu'équipier sur un super yacht qui part pour la Nouvelle-Zélande. Notre bonne étoile nous sourit enfin car ils reviendront en avion avec notre câble dans leurs bagages. En échange, nous garderons un œil sur leur bateau. 

L'attente de leur retour nous donne amplement le temps de se familiariser avec la ville de Neiafu où l'ambiance à la fête est créée par les parades pour encourager l'équipe de rugby et les pratiques de l'école de musique. Le dimanche, les voix angéliques des chorales
d'église s'élèvent directement vers le ciel. On y trouve un marché bien garni de légumes frais et un autre de poissons. La bonne viande et le café moulu sont, par contre, plus difficile à trouver. Notre passe-temps préféré étant toujours d'essayer les différents restaurants; ici, nous sommes choyé car il y en a au moins une dizaine. Nous avons même fait la rencontre d'un Suisse-Allemand qui cuisinait de la Poutine. Elle était bonne malgré le manque des authentiques crottes de fromage. Le vendredi soir, le ministère du tourisme invitait les plaisanciers à un buffet gratuit de dégustation des mets
traditionnels suivit d'un spectacle de danse. Attention de ne pas se retrouver trop près du buffet au moment ou le ministre fini son discours quelque peu assommant car il est possible de se faire piétiner par ceux qui veulent à tout prix se remplir une bonne grosse assiette. J'y était car je discutait avec les dames de la confection des différents mets quand le discours a débuté. Je me suis fait écraser un orteil et j'ai penché la tête juste à temps pour éviter le coude qui s'alignait sur mon œil. J'ai réussi à m'extirper pour rejoindre Gaston et attendre que ce groupe de goinfres passe en premier. Ils venaient
tous du même coin du monde (très près de chez-nous) mais je vous laisse deviner lequel. Ils furent comme un ouragan qui dévaste tout mais les dames du buffet ont quand même fait de leur mieux pour nous donner quelque chose à se mettre sous la dent après leur passage et c'était délicieux. La particularité des danses traditionnelles est que les danseuses qui sont habillées des chevilles jusqu'au cou car leur religion impose des règles strictes, enduisent les seules parties exposées c'est-à-dire leur bras et leur épaules d'huile. Ceci sert à faire coller les billets de banque que les spectateurs
vont leur donner en montant sur la scène pendant la prestation. Ça ressemble étrangement à une tradition de par chez nous mais où les femmes portent beaucoup moins de vêtement et il faut surtout pas essayer de monter sur scène. J'ai pas réussi à savoir d'où ça venait.






Comme tout coin fréquenté par des plaisanciers anglophones, il y a un net sur la radio VHF
à tous les matins sauf le dimanche. L'écoute de celui-ci aide à connaître les différentes activités et lieux d'intérêt de l'endroit. Nous étions un peu confus au début car les gens parlaient en numéro. Par exemples, il y a une galerie d'art au #11 ou le snorkeling est bon au #13. Ça nous a pris un moment avant de réaliser que la compagnie locale de charter a écrit un petit guide pour sa clientèle dans lequel les différents endroit où jeter l'ancre sont numérotés. Ceci dit, nous avons visité les mouillages 1, 7, 8, 13 et 16. Pas très pratique comme information sans le guide. Le premier est en face de Neiafu. 



Au 7, Port Maurelle, se trouve une grande plage et une grotte dans laquelle il est possible d'entrer avec l'annexe. La voûte est tapissée de chauve-souris et de gros banc de petits poissons nagent à l'intérieur. 



Nous sommes arrêtés au 8, Nuku, en chemin vers Ha'apai. C'est un îlot de sable blanc ou il fait bon se baigner.








L'entrée très étroite de Hunga lagoon, le 13, est inquiétante sur papier mais se fait bien
finalement. L'ancrage n'est pas évident car c'est profond. Les gens du village sont sympathiques. C'est un endroit bien protégé des vents forts. 








David vit avec sa femme et ses enfants dans la baie de Vaka'eitu. Il a profité de notre venu au mouillage 16 pour demander à Gaston de réparer le hors-bord qu'il venait d'acheter d'occasion. Ensuite, le mot c'est passé et deux autres moteurs brisés sont apparus. En échange, nous avons reçu des fruits, du poisson et du porc. Sa femme m'a montré comment elle tisse les tapis (je n'ai pas fait preuve de beaucoup de talent) et les enfants nous fait visiter l'île. Nous aurions pu faire d'autres mouillages encore car il y en a une trentaine en tout. Les mouillages sont beaux et tranquilles
mais en plus, la voile pour se rendre d'un à l'autre était superbe. La houle est brisépar tous les récifs et le vent était autour du 10-15 nœuds. Ça nous rappelait les temps passés sur un lac à faire des journées de voile que pour le plaisir. 

À suivre... 

Plus de photos sur cette première partie en cliquant ici.
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Our arrival at Neiafu in Tonga was a memorable one. The Customs dock was crowded with sailboats that, as we discovered by talking with one of the captains, were waiting for a diesel tanker. While we were circling and waiting for the dock to free up because we have to do the paperwork before anchoring, the engine started acting weird. Somehow we managed to grab on to a free and private mooring that belonged to God knows who. We tried to reach the authorities on VHF 16 as indicated in the guide books but the only person listening was a woman who organizes tours of the island. She offered to find someone to tow us to the dock if necessary. We thanked her and answered that we would first take a look at the problem and see if we can fix it. After verification, we discover that the speed control cable was cut. Gaston therefore attached a rope to the lever of the throttle with the other end going to the cockpit and finishing in a cleat. This would allow us to use the engin long enough to go through customs and find a suitable mooring buoy. The next day we started looking for a new cable. We eventually found one three times too long and three times too expensive. The gentleman who sold it to us knows how to take advantage of people who can’t find parts because there are not ship chandlers in the Tongas. We needed to find something to get us to New Zealand, so no choice. The icing on the cake is that we
discovered in the days that followed that one of our stays was coming appart at the top. While we were pondering, a little discouraged, how we will find a new cable, a couple of friends who were already in the area announced that they had accepted a job as crew on a super yacht which was leaving for New Zealand. Our good fortune finally smiled at us since they returned by plane with our new cable in their suitcase. Meanwhile, we kept an eye on their boat.


Waiting for their return also gave us ample time to become familiar with the town of Neiafu where the festive atmosphere was created by the sounds of parades to encourage the national rugby team and the practices of the orchestra from the school of music. On Sunday, the angelic voices of church choirs rise straight to the sky. There is a well stocked market of fresh vegetables and another for fish. Good meat and ground coffee are however harder to find. Our favorite pastime being to try different restaurants; we were spoiled because there are at least a dozen. We even met a Swiss-
German cook who prepared Canadian « Poutine ». It was good despite the lack of authentic cheese curds. On Friday nights, the Ministry of Tourism invited cruisers to a free tasting of traditional dishes followed by a dance performance. One had to be careful not to end up too close to the buffet when the minister finished his somewhat tedious speech because one could be trampled by those who are desperate to fill a big fat plate. I found out the hard way because when the speech began, I was having a chat with the ladies arranging the food about the preparation of the various
dishes. After suffering from a crushed toe and moving my head just in time to avoid an elbow in the eye, I managed to extricate myself and join Gaston so we could wait for this group of gluttons to go first. They all came from the same part of the world but I'll let you guess which one. They were like a hurricane that devastated everything in its path but the ladies still did their best to find us something to taste and it was delicious. Religion is very overbearing in Tonga and women are usually dressed from knee to elbow. This is true even during traditional dances with the exception of the shoulders
and arms which are covered with oil. The audience can then walk up on stage during their performance and stick banknotes in the oil. Kind of strange to be in a religious country and find a tradition that strangely looks like one of ours except our women wear much less clothing and it’s not a good idea to try and go on stage. I have not managed to find out where this comes from.




Like any area frequented by English sailors, there is a net on VHF radio every morning
except Sunday. Listening to it helps to know the different activities and places of interest in the area. We were a little confused at first because people were talking in numbers. For example, there is an art gallery at # 11 or snorkelling is good at # 13. It took us a while to realize that the local charter company wrote a little guide book for its customers in which different places to anchor are numbered. That said, we visited the numbers 1, 7, 8, 13 and 16. Not very convenient information without the guide. One is in front of Neiafu. 

Number 7, Port Maurelle, has great beach and a cave in which it is possible enter with the dinghy. The vault is covered with bats and large schools of small fish swim in the entrance.


We stopped at #8, Nuku, on the way to Ha'apai. It is a white sand island where the swimming is nice.


 The entrance to Hunga lagoon, #13, looks a bit scary on the maps but is really easy. The
anchoring once inside is more difficult as the water is deep. The villagers are friendly and it is well-protected from strong winds. 






David lives with his wife and children in the Bay of Vaka’eitu or #16. He asked Gaston if he could take a look at the outboard he just bought used because the propeller was not spinning. Gaston notice right away that the pin was broken and made him a new one.  Then the word got around and two more broken engines appeared. In exchange, we received fruit, fish and pork. His wife showed me how she weaves carpets (I have no talent whatsoever!) and the kids showed  us around the island. There are thirty anchorages in all so more could of been done. The sailing was amazing; the reefs
around keep the sea calm and there was 10-15 knots of wind. Reminded us of the days we were sailing on a lake.


To be continued...

Thursday, July 21, 2016

Niue 28-08-2015 à/to 19-09-2015

For English, see below the line in red.

On devrait aller où? Nuie? Neui? Nieu? Ça mange quoi en hiver ça? C'était notre réaction la première fois qu'on nous a parlé de Niue. C'est un petit pays indépendant de deux milles habitants vivant sous la tutelle de la Nouvelle-Zélande et la plus grosse île de calcaire au monde. Et ben! On vas aller voir ça!

 Le seul endroit pour arrêter est en face du village d'Alofi sur les moorings du Yatch club et pas par vent d'ouest ou houle du sud. Notre départ de Raiatea se fait tranquillement au moteur mais pendant la première nuit le vent monte autour de 15 noeud et nous pouvons continuer à voile. Une couple de jour après notre départ, il apparaît une dépression sur les gribs. Au départ, elle semble vouloir nous passer dessus alors nous nous dirigeons vers le nord pour l'éviter. Sur la prochaine série de fichiers météos, elle va directement sur Niue créant les conditions de mouillage à éviter. Nous décidons donc de nous mettre à la cape pendant deux jours le temps que ça passe. Ensuite le reste du chemin c'est fait sous voile avec des vents du quartier sud entre 10 et 20 nœuds.

À notre arrivé, 13 jours plus tard, on nous a dit que la dépression n'avait pas été bien forte malgré que le mouillage était encore très rouleur. Les navigateurs déjà sur place étaient-ils rendus habitué à se faire brasser?Après cette première nuit, nous avons eu droit à une semaine de calme et,
comme les autres ont profité de ce temps pour partir nous avions le mouillage à nous seul. En plus, la bureaucratie est au minimum ainsi que les coûts. Si on respecte leur demande d'appeler à la radio VHF sur le 16 à l'arrivée pour prendre un rendez-vous et attendre l'heure donnée pour se rendre à terre, le reste se fait tout seul. Rafraîchissant après la Polynésie!  Une autre particularité de ce port est qu'il n'y a pas d'endroit sécuritaire où laisser l'annexe. Il y a donc sur le quai de béton de quelques mètres de haut, une grue pour monter les petites embarcartions et un trolley pour les déplacer une fois en haut. Le plus gros défi est de débarquer de l'annexe sans se mouiller les bobettes. Une fois cet exploit accompli, l'utilisation de la grue est facile.


Ira, la gentille dame qui s'occupe du yacht club, nous réserve un accueil chaleureux. Elle prend le temps de nous expliquer où tout se trouve et ce qui est intéressant à faire. Finalement, nous décidons de louer deux scooters pour deux jours. Le premier nous visitons les différentes grottes. Celles sur la côte Nord-Est de l'île sont particulièrement spectaculaires. On dirait des cathédrales. Et le bleu turquoise de l'eau qui se trouve à l'interérieur ne laisse aucun autre choix que de s'y jeter.
 À savoir avant de s'aventurer en scooter: Attention au nid de poule digne des routes du Québec car il serait facile d'y perdre une roue entière! Les anglais se demandent pourquoi les poules traversent la rue (why did the chicken cross the road?). Ici, ils n'ont qu'à les regarder faire pour avoir la réponse.  De plus, c'est une bonne idée de laisser les scooters en haut des côtes qui mènent aux cavernes car la remontée sans pousser n'est pas garantie. À notre départ, Gaston a dû faire une
réparation au siens mais n'ayant pas d'outils, nous sommes arrêtés chez un gentil monsieur qui nous a prêté les siens. Êtes-vous en train de vous dire que nous aurions mieux fait de louer une voiture? Mais non! Ou est votre sens de l'aventure? Nous nous sommes bien amusés! Le deuxième jour, nous utilisons les mobilettes à des fin plus pratique. D'abord pour faire des voyages à la station de service avec nos jerrycans de diesel entre les jambes et ensuite pour aller chercher nos bouteilles de
plongée au dive center qui devait les remplir. Ils ne l'ont pas fait... Nous somme habitués. Les dive centers refusent de nous les remplir une fois sur deux pour toute sorte de raisons. Un compresseur sur le bateau serait bien plus pratique. Par ailleurs, Nous devons admettre qu'avoir su, nous n'aurions pas pris le risque de nous promener avec les bouteilles attachées sur le scooter. Le pire est qu’à chaque voyage avec nos mobilettes chargées nous devions passer en face du poste de police. Heureusement, ils ne regardent pas souvent dehors. En conclusion, prêtez nous une couple de scooters et nous retournons à l'adolescence. Es-ce la grosseur du véhicule ou le bruit qu'il fait? Aucune idée mais c'est inévitable.

Dans le fond, pas besoin d'aller très loin pour avoir de l'action car il y en a eu amplement au mouillage. Les coraux sous le bateaux étaient magnifiques.  Alors, nous avons fait une plongée bouteille pendant laquelle un Katuali a décidé de suivre Gaston. Ce serpent très venimeux mais qui ne peux pas mordre un humain parce que sa gueule est trop petite semble être assez territorial et Gaston a passé dans son espace. Pas trop fièr, il m'a ensuite regardé avec un air de supplication comme si je pouvais y faire quelque chose. Je pouvais seulement l'encourager à avancer et rire un peu... Mais juste un peu. D'ailleurs, la bête a changé de direction une fois que nous étions plus loin. Un dimanche à l'heure du brunch, deux baleines à bosse sont venue se nourrir à côté de notre bateau. Nous avons pu les observer pendant au moins une heure tout en dégustant nos crêpes.   Nous avons aussi vu un banc de dauphin venir se promener dans les alentours à quelques reprises. Un jour qu'il ne passaient pas très loin, j'ai décidé d'aller les rejoindre pour voir comment ils réagiraient à ma présence. Ils se sont montrés craintifs mais j'ai quand même eux le droit à quelques passages autour et sous moi avant qu'ils continuent leur chemin. Ce fut un moment particulier!

Nous avons décidé de partir une journée trop tard car le rouli de la dernière nuit fut très inconfortable. Tellement que la braquette (support, en français) du radar sur le mât de notre nouveau voisin s'est brisée. C'est une bien courte traversée jusqu'à Vava'u aux Tongas; un peu plus de 200 miles. Il était donc tentant de faire moins de préparatif mais j'ai quand même préparé un peu de bouffe. Une chance! Les vents des secteurs est et sud ont soufflés à 20 noeuds au minimum accompagnée d'une houle monstre. Deux jours rapides mais bien secouées!

Cliquez ici pour plus de photos.
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We should go where? Nuie? Neui? Nieu? What's that? That was our reaction the first time we heard of Niue. It is a small independent country of two thousand inhabitants living under the tutelage of New Zealand and, the largest island made of limestone in the world. Interesting! Let's go have a look!


The only place to stop is opposite the village of Alofi on the Yacht club moorings but not if the wind is from the west or the swell from the south. The start of our crossing from Raiatea was done running the engine but the wind rose to 15 knots shortly after so we raised the sails. A couple days after leaving the coast, a depression appeared on the gribs. Initially, it seems to want to pass over us so we headed north to avoid it. On the next set of weather files, it was heading straight to Niue creating the anchoring conditions to avoid. So we decide to stay heaved to for two days while it passed. The rest of the way was done under sail with winds from the southeast quarter between 10 and 20 knots. 

When we arrived 13 days later, we were told that the depression had not been very strong despite the anchorage still being very rolly. Where the cruisers used to
being swung from side to side?  After that first night, we had a quiet week and, since the others choose this time to leave, we had the anchorage to ourselfs. And Bonus!  The bureaucracy and the costs are at the minimum. If we respect their request to call on the radio (VHF 16) to make an appointment and wait for the time of appointment to get to land, they take care of the rest. Refreshing after Polynesia! Another peculiarity of this port is that there is no safe place to leave the dinghy. So there is a crane on the concrete pier which is few meters high to lift small boats and a trolley to move them out of the way. The biggest challenge is to get out of the dinghy without wetting your panties. Once this feat is accomplished, using the crane is easy.


Ira, the nice lady who takes care of the yacht club, bid us a warm welcome. She explained where everything was and what is interesting to do. We decided to rent two scooters for two days. First we visited the various caves. Those on the northeast coast of the island are particularly spectacular. They look like cathedrals. And the shimmering turquoise blue water inside leaves no choice but to jump into the water. Before venturing on a scooter you should know: Beware of pothole worthy of
Quebec roads as it would be easy to lose a tire! If you have ever wondered why did the chicken cross the road, you just have to watch them for the answer. Moreover, it is a good idea to let the scooters at the top of the roads leading to the caves because getting back without pushing is not guaranteed. Shortly after taking off, Gaston had to repair his but with no tools. So we stopped at a nice man's house and he lent us his. Are you coming to the conclusion that we should have rented a car? Oh
non! Where is your sense of adventure? We had a ball! The second day, we used the scooters for practical reasons. First to make trips to the gas station with our diesel jerrycans stuck between our legs and then to get our scuba tanks at dive center which were suppose to fill them. They did not ... We are use to it. The dive centers refuse to fill them half the time for all sorts of reasons. A compressor on the boat would be so much more convenient. We must admit that having known, we
would not have taken the risk of driving around with bottles attached to the scooters. The worst is that for each trip we had to pass in front of the police station. Good thing they didn't pay too much attention! In conclusion, lend us a couple of scooters and we return to acting like teenagers. Is it the size of the vehicle or the sound it makes? No idea, but it's inevitable.



We really didn't need to go far for some action because there was ample in the anchorage. Corals under the boat were beautiful, so we did a scuba dive during which a katuali decided to follow Gaston. This highly poisonous snake who can't bite a human because it's mouth is too small seems to be quite territorial and Gaston swam right in it's territory. He then gave me a pleading look as if I could do something it. So I encouraged him to move forward and laughed a little ... but just a little.  The beast did change direction once we were further. On Sunday at brunch time, two humpback whales came to feed right next to our boat. We were able to observe them for at least an hour while enjoying our pancakes. We also saw a pod of dolphins come strolling around a few times. One day as they were getting closer, I decided to join them to see how they would react to my presence. They were fearful but passed around and under me a few times nonetheless. It's just amazing to be able to have these kind of experiences!

We decided to leave a day too late because we spent all of the last night rolling from side to side. So much so that the bracket that held the radar to the mast of our new neighbor broke. The crossing to Vava'u Tonga is a short one; a little over 200 miles. It was tempting to not put as much effort in preparing the boat as we usually do but I still made a little food in case. Good move! The winds from the east and south blew at a 20 knots minimum accompanied by a monster waves. A fast but bumpy ride!

Friday, July 8, 2016

Raiatea & Tahaa 13-07-2015 à/to 16-08-2015

For English, see below the line in red.

Quelques fois, quand nous visitons des attraits touristiques, nos plans se passent exactement comme prévu et d'autres fois, non. Souvent, les surprises rendent l'expérience plus intéressante.... Ou pas... Il me semble que les surprises ont abondé pendant notre tour de Raiatea et Tahaa. À notre arrêt au quai public de Utuora, la ville principale de Raiatea, où il est possible de s'amarrer gratuitement un jour ou deux pour faire de l'approvisionnement, nous ramenons les amarres sur le bateau car nous avons eu vent que des jeunes pouvaient s'amuser à larguer les bateaux pendant la nuit. Ce que nous découvrons avec l'expérience est qu'il est aussi possible que des gens visitent le bateau pour se remplir les poches tel que vécu par notre
voisin ou, dans notre cas, s'arrête au cockpit vu que nous avions mis notre grille de descente et, se roule un gros pétard. Le monsieur qui planait déjà bien a eu la gentillesse d'aller le fumer plus loin quand nous lui avons poliment demandé. Par ailleurs, il y a une belle
balade à faire avec vue sur le port et sur Tahaa. Patricia fait de délicieuses crêpes au sucre de canne et citron dans son camion stationné tout près de nous. Les danseurs de la soirée de clôture du Hiva nous en firent voir de toutes les couleurs par leurs costumes et performances.  Et, Gaston a, par hasard, retrouvé Bernard de Lutin avec qui il avait navigué lors de son tour de l'Atlantique en solo en 1998-1999.

Au nord de Tahaa, attaché sur une bouée de la communauté de Patio, je laisse Gaston
souffrant d'un mal de dos sur le bateau pour me joindre à des copains qui veulent se balader sur un sentier qui mène du village jusqu'à la baie de Haamene à travers la brousse. La randonnée s'annonce difficile mais, il devait y avoir un bateau pour nous ramener. Vous vous doutez sûrement que si j'utilise le verbe devoir c'est que le déroulement n'a pas été tel que prévu. La montée dans la vallée est finalement pas très à pic, nous sommes entourés d'une nature luxuriante dans toutes les nuances de vert et la vue sur la baie vaut l'effort. Donc superbe journée jusqu'à maintenant. À l'arrivé, nous avons découvert que le bateau qui retourne à Patio n'est pas fiable car il y arrête seulement si des gens en provenance de Raiatea veulent y débarquer. On nous dit que ce même bateau arrête plus souvent à Faaaha, la baie suivante, celle qui se trouve entre Haamene et Patio. Donc ne pensant pas avoir le
choix, nous continuons notre marche en cuisant sous le soleil pendant que nos semelles fondaient sur la route. Une fois à arrivé, les locaux rencontrés n'ont pas non plus beaucoup d'espoir que le bateau y passera en ce jour. Étant fatigués d'avoir déjà passé plus de la moitié de la journée à marcher et plutôt découragé par la distance qui reste à parcourir, nous décidons d'essayer de faire du stop. Franchement, nous aurions dû y penser avant! Une des premières voitures s'arrêtent. Il ne va pas aussi loin que nous mais nous offre de faire un bout de chemin tout en s'excusant à profusion de ne pas pouvoir nous conduire à destination. Le second conducteur qui nous embarque n'allait pas à Patio non plus mais se sentant mal à l'aise de nous laisser sur le chemin,  il fait un détour jusqu'à la ville. Ils sont vraiment adorable ces polynésiens!

Après une des plus belle journée de voile autour de Tahaa avec une brise légère et une eau calme, nous arrêtons à Ilot Tautau. Le but de cette exercice est de se laisser dériver avec palme masque et tuba dans le léger courant entre les deux motus tout en observant tranquillement les coraux et les poissons. C'est le moment où vous devriez être en train de vous dire: "Bon! Qu'est-ce qui est arrivé encore?"  D'abord, il faut laisser l'annexe d'un côté du motu et le traverser à pied. À la minute que nous avons débarqué de l'annexe, un nuage de moustiques voraces s'est abattu sur nous. Voir notre course avec les bras fouettant l'air au dessus de nos têtes, la rapidité à laquelle nous avons mis nos palmes, masques et tubas et le saut à l'eau pour que seul le bout du tuba perce la surface aurait pu ressembler à une scène d'un film de Charlie Chaplin. Et, oh non! Une forte houle du large a augmenté le courant! Notre descente tranquille est devenue un parcourt de slalom dont le but était d'éviter de s'égratigner la bedaine sur les coraux. Y avait-il des poissons? Pas trop eu le temps de remarquer! Finalement, j'ai trouvé ça plutôt amusant et j'y suis retournée une deuxième fois. J'étais seule.... Je compreds pas...




Après Tahaa, nous effectuons le tour de Raiatea. Il se trouve dans la baie de Faaroa des moorings qui appartiennent à la compagnie de charter Sunsail. Ceux-ci s'en serve seulement pendant la saison des cyclones et laisse les bateaux de passage s'y attacher pour une nuit ou deux pendant la haute saison car les mouillages dans le coin sont souvent assez profond. Au bout de la baie, il y a une rivière sur laquelle nous pouvons nous promener en annexe et selon les guides, on y trouve un ancien jardin botanique que les propriétaires ont délaissé. Nous sommes donc parti en expédition
mais avant d'arriver au jardin, nous avons fait la rencontre d'André qui venait de terminer un ramassage de noix de coco pour le coprah. Il nous a invité à visiter son jardin botanique personnel tout en nous renseignant sur les différents arbres et plantes et nous faisant goûter à des fruits que nous ne connaissions pas. Au retour avec une annexe remplie de fruits, nous l'avons invité à prendre une bière à bord. Il nous a raconté que son frère vie du tourisme en offrant ses service de guide et raconte à qui veux l'entendre qu'André est un gros méchant qu'il vaut mieux ne pas approcher. Je crois qu'il n'apprécie pas la générosité de celui-ci car pour le frère-guide, tout fruit ou service a un prix. André a su conserver son esprit polynésien et nous en avons été ravis.

Des moorings sont mis à notre disposition dans la baie d' Opoa. Encore de ces nouveau moorings qui ne coûtaient rien lors de notre passage.  Donc, il y a tout près
le site archéologique de Taputapuatea (essayez de dire ça trois fois rapidement!). C'est le plus vieux marae de la Polynésie française. Le site est aménagé avec des panonceaux pour fournir des informations intéressantes sur le passé de ce site sacré et des arbres autour. Il ne  reste pourtant qu'un tas de pierre. Nous nous sommes arrêtés à plusieurs autres endroit autour des deux îles mais comme pour cette dernière les histoires sont mois marquantes. Par ailleurs, ils valent la peine d'être visité pour les ballades possible, les eaux claires pour la baignade et pour l'apnée ou pour d'autres expérience avec les locaux. Bon, il est temps de se faire les derniers préparatifs pour le départ car notre visa de 3 mois est déjà terminé. J'ai une petite prise de bec avec les employés de la banque pour obtenir le retour de caution en une autre monnaie que des Francs Polynésiens. Ils sont bien heureux de prendre presque 4000$ canadien sur notre carte de crédit et les garder pendant trois mois tout en prenant des frais administratif et en accumulant l'intérêt mais quand vient le temps de les rendre, ils ne veulent pas le remettre sur la même carte ou dans un compte. Les enfoirés de banquiers! A quoi va nous servir des Francs si nous quittons le pays le jour même? C'est pas comme si les banques des prochains pays vont se faire un plaisir de nous les changer. Nous avons finalement réussi à obtenir la caution en Euro et vu le taux de change fixe avec le Franc, nous avons refait un peu des sous perdu en frais administratif. Par ailleurs, pour changer les Euros en dollars NZ une fois là-bas, j'ai du retourner à la banque plusieurs fois car il y a une limite de change par jour. Je reviendrais bien au temps ou l'on mettait notre argent dans un bas de laine! En réalité, la bureaucratie est  le seul vrai côté emmerdant de la Polynésie. Le reste; les gens, les paysages, les eaux, les plages, la bouffe sont magnifiques. Prochain arrêt... Niue.

Cliquez ici pour plus de photos.

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Sometimes when we visit tourist attractions, all goes exactly as planned and other times not so much. Often the surprises make the experience more interesting .... Or not ... These surprises seemed more aboundant during our tour of Raiatea and Tahaa. On the first island, while stopped at Uturoa's public dock where it's possible to stay for free for a day or two in order to provision, we tied or dock lines on the boat because we had heard that kids could have fun casting off the boats at night. We later discovered that it is also possible that people visit the boat and fill their pockets
while the owner is sleeping as our neighbor unfortunately found out or, in our case, stop in the cockpit because we had closed all access to the inside and roll a big joint. The man who was already flying high was kind enough to go smoke elsewhere when we politely asked. Otherwise, there is a good hike with a view over looking the harbor and Tahaa island. Patricia makes delicious sugar cane and lemon pancakes from her truck next to the boats. Dancers from the closing ceremony of the Hiva impressed us with their moves and colorfull outfits. And Gaston ran into Bernard from S/V Lutin 2 with whom he had sailed when he circled the North Atlantic solo in 1998-1999 and hadn't seen since.

North of Tahaa, our Bidule tied to a buoy in front of the Patio community, I left Gaston who was suffering from back pain on the boat and joined some friends who wanted to walk
the path that leads from the Bay of Patio to Haamene through the bush. We figured the hike would be difficult, but there should be a local boat at the other end to take us back. You probably already figured out that if I use the word "should"  it's because things didn't go as planned. Turns out the hike was not as steep as predicted, we were surrounded by lush vegetation in all shades of green and the view was totally worth the effort. So far, a great day. On arrival in the next town, we discovered that the boat will only stop here on the way to Patio if someone arriving from Raiatea wants to get off. However, we were told that it will stop in the bay of Faaaha which lies between Haamene and Patio. So thinking we have no other choice, we continue to walk. This frying under the sun while the soles of our shoes
melt on the road hike is much less interesting. Again we arrive and the locals tell us there is not much hope that the boat will stop here today. It's about 14h by now and we won't know for sure before 16h. We are tired from having already spent more than half the day walking and rather discouraged by the distance still left to go, so we decide to try hitchhiking. Frankly, we should have thought of that before! One of the first cars stopped! The driver was not going as far as we wanted to go but offered to take us part of the way all the while apologizing profusely for not taking us all the way. The second driver who picked us up also had no plans of going to Patio but he felt bad about leaving us on the road so he drove us all the way. We love Polynesians!

After one of the most beautiful day of sailing around Tahaa with a light breeze and calm waters, we stopped at Ilot Tautau. The purpose of this exercise was to go drift with palms, mask and snorkel in the gentle current between the two motus while quietly observing the corals and the fish. This is the time when you should be saying to yourself: "Ok What happened this time?" First, the dinghy is left one side of the motu and we have to walk to the other side. The minute we landed, a cloud of very voracious mosquitoes descended on us. Looking at us running with our arms waving in the air, putting on our masks and snorkels at the speed of light and jumping into the water so only our snorkels would stick out of the surface might of looked like a scene straight out of a Charlie Chaplin movie. And, oh no! A strong ocean swell had increased the current! Our quiet descent had become a slalom race whose goal was to avoid scratching our bellies on the corals. Were there fish? Didn't have time to notice! Turns out, I found it rather amusing and I went back a second time. I was alone .... I don't get it...



After Tahaa, we sailed around Raiatea. Located in the bay of Faaroa are some
moorings owned by the charter company Sunsail. They only use them during the hurricane season and let  passing cruisers tie up for a night or two during high season. Lots of moorings around the two islands because the anchorages tend to be very deep. At the end of that bay, there is a river on which we can ride the dinghy and according to the guide book, a former botanical garden the owners have abandoned. We head out to go explore but before reaching the garden, we met André who had just finished picking coconuts for copra. He invited us to visit his own beautiful botanical garden while giving us all sorts of information on the different trees and
plants and having us enjoy some fruits we had not even seen before. After returning with a dinghy full of fruit, we invited him to have a beer on board. He told us that hid brother who likes to make money off crusers by offering his services as guide or selling fruit will tell the visitors that André is a violent man that should not be approched. He's as sweet as can be and very good company. But he still beleives in the traditionnal polynesian values of offering free fruits to visitors and working hard for his money.


More moorings are available to us in the bay of Opoa. Some of those new moorings which were still free during our visit. These are near the archaeological site of Taputapuatea (try saying that three times fast!). It is the oldest marae in French
Polynesia. They have added different boards around the sacred site which explain what the site was use for. But what is left is really just a pile of rocks. We stopped at several other places around the two islands for which, like the later, I have no interesting stories to tell.  However, they are worth a visit for the hiking in the moutains, the swimming and snorkeling in clear waters or to meet interesting locals. Well, it's time to make final preparations for our departure because our 3 month visa is running out.  I had a little run-in with the bank employees to get my deposit back in anything other than Polynesian Francs. They happily take almost $ 4,000 Canadian on our credit card, keep it for three months accumulating interest and add administrative fees but when it comes time to give it back, they will not return it to the card or to bank account. How will having all these francs be any use to us if we have to leave the same day?  It's not as if the banks in the next countries will be happy to take them off our hands. We finally managed to get the money in Euros and given the fixed exchange rate with the Franc, we made up for some of the lost in fees. Still, I had to make many trips to the bank to change the Euros in NZ dollars once there because there is a limited amount per day.  A world without banks would be so much nicer!  The bureaucracy is the only real annoying side of Polynesia for non-EU, the rest; people, landscapes, water, beaches and the food are wonderful. Next stop ... Niue.