La/the route

La/the route

Saturday, January 21, 2017

NZ 11-2015 à/to 05-2016 part I

For English, see below the line in red.

On anticipe toujours que la traversée sera dure dans les mer du sud mais finalement, ça c’est bien passé. Une journée de mauvais temps l’avant-dernier jour avec des vents d’une trentaine de noeuds et un mer agitée mais ça fait partie du  rituel de passage pour se rendre ici. C’est comme si c’était la manière, un peu agressive, à Aotearoa (Nouvelle-Zélande en maori; le pays au long nuage blanc) de nous souhaiter la bienvenue. Il est conseillé de faire de l’ouest au début car le vent vient de cette direction à l’approche du pays et pourrai déporter le bateau trop à l’est. Effectivement, nous avons eu au début du vent faible de SE qui est vite monté à 15 noeuds maximum avec des hauts et des bas.  Au moment ou le vent était au plus fort, il avait viré au NW. L’approche de la Bay of Island s’est fait au moteur car le vent avait complètement tombé. Nous sommes arrivés à Opua le neuvième jours.

Nous avons choisi la Nouvelle-Zélande en partie parce que les derniers travaux sérieux effectués sur le bateau dataient de Trinidad quelques années auparavant. Bidule commençait à être dû pour un peu d’amour. Entre autres, le gréement dormant avait besoin d’être remplacé et les voiles de réparations et renforts. Nous devions repeindre le pont et trouver une solution pour les bases de chandelier qui gardaient l’eau ce qui nous causait des problèmes de rouille. Côté mécanique ; remplacement de la bague hydrolube, des supports du moteur et des câbles de commande. Une fois le bateau sorti de l’eau, nous avons découvert que la peinture décollait sous la ligne de flottaison alors nous l’avons fait poncer au jet de sable par des pros. C’est pas que c’est particulièrement bon marché à comparé au Caraïbes par exemple mais pour le Pacifique, c’est ce qu’il y a de plus raisonnable. Par ailleurs, la Nouvelle-Zélande ayant le plus de bateaux par capita au monde, les pièces et la main d’oeuvre qualifiée sont plus facile à trouver. Le gros bémol est l’électronique car c’est souvent moins cher de le faire venir des États-Unis que de l’acheter ici. J’essaie encore de comprendre pourquoi. 


Donc notre mission première fut de trouver un chantier. La plupart des visiteurs comme nous choisissent soit le chantier de Opua dans la Bay of Island ou un des chantiers à Whangarei ou à Aukland. Notre entrée qui c’est super bien déroulée soit dit en passant, a été fait à Opua. C’est certain qu’après avoir gratté la coque, brossé les dessous de chaussures, astiqué l’équipement de camping, tué les bestioles à bord, rincé l’équipement de plongée, nettoyé les fonds, jeté les coquillages et vidé le réfrigérateur aux Tongas avant de partir, ça ne pouvait pas faire autrement que de bien aller une fois sur place! Toute la procédure à suivre peut-être trouvée dans une revue nommée «The Gateway» trouvée dans les endroits fréquentés par les navigateurs à Neiafu aux Tongas. Il ne faut pas oublier d’appeler les douanes une semaine après l’arrivée pour demander un numéro d’importation qui nous exempte de la taxe. À l’arrivée, les agents nous remettent un papier qui nous sauve la taxe locale sur les pièces et la main d’oeuvre reliés au bateau (GST 15%) mais ils ne vantent pas trop le fait qu’on peut aussi sauver la taxe sur les pièces importées. Bon, revenons à nos moutons (ha! ha! moutons et Nouvelle-Zélande... cet expression n’aura jamais été aussi bien utilisé!), nous avons tout de suite décidé que ce n’était pas la place pour faire le genre de rénovations que nous voulions faire car Opua est loin de tout alors il faut une voiture pour faire les courses. De plus, le chantier n’est pas aménagé pour les gens qui vivent à bord pendant les travaux (pas de cuisine, salon, laverie, ...) Aukland est plus loin, plus gros et plus cher... Alors ça laisse Whangarei. Nous avons sorti le bateau à Dockland 5 parce qu’ils ont un coin réservé pour les bateaux en acier alors personne ne fait de cas si on envoie un peu de métal dans les airs, ils ont un bon travelift et le site est bien aménagé. Nous n’avons pas entendu de commentaires particulièrement négatifs sur les 3 autres chantiers du coin donc ce n’est pas le choix qui manque. Alors au travail pour deux bons mois!!!!


Bon, ça peut pas être juste du travail!!! Whangarei n’est pas la meilleure place pour s’amuser à faire de la voile mais pendant qu’on est en chantier, on s’en fou de toute façon. Par ailleurs, la ville à de quoi offrir au touristes; jolie piste cyclable, sentiers pédestres, jardins, chutes, pêche, musées, restos, ... C’est un bon endroit pour profiter de la Nouvelle-Zélande pendant les jours de repos. Pour le nouvel an, Gaston est retourné au Québec car la photo de son permis de conduire était échue et le un an sans photo passé. Quand le chat est parti, la souri danse! Mais juste un peu car j’avais un pont à repeindre (quand même pas le pont de Québec !). J’ai loué une voiture avec des copains québécois et nous avons été faire une ballade sur le haut du mont Manaia et une visite de Waipu pour les Highlander games de la nouvelle année qui on seulement eu lieu à moitié à cause de la pluie. A noter que Whangarei est souvent surnommé Whangarain. En parlant de Québecois, c’est la première fois qu’on en rencontre autant depuis un méchant bout! Il y avait des équipages de quatre autres bateaux dans le coin en même temps. Ça fait du bien en s’tie de se laisser aller à parler en Québecois pour un réveillon de Nowel! J’ai aussi pris une pause pour me rendre à Russell dans la Bay of Island et participer au Tall ship race 2016 en tant qu’équipière sur une jonque. Il n’y avait pas de vent... Nous sommes finalement arrivés cinquièmes ; vive le temps compensé car en temps réel, nous étions dernier. Mais, au moins, nous n’avons pas abandonné ce qui a été le cas de la plupart des jonques. 



Notre deuxième mission en Nouvelle-Zélande était de partir en roadtrip. Nous l’avons accompli mais j’en parlerai dans le prochain article. 

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We always anticipate that a crossing in the south seas will be hard but it turned out to be not so bad. A day of bad weather the day before the last with winds of thirty knots and a rough sea but, it's almost part of a ritual for the passage to get here. It’s as if it was Aotearoa’s (New Zealand in Maori: the country with a long white cloud) rather agressive way of welcoming us. It is usually advised to start by going west because the wind comes from this direction when approaching the country and could deport the boat too far to the east. Indeed, the crossing began with a SE wind of almost nothing to 15 knots maximum depending on the day. When the wind was at its peak, it was NW. The approach of the Bay of Island was done with the engine because the wind had completely died down. We arrived in Opua after 9 days.


We chose New Zealand partly because the last serious work carried out on the boat dated back to Trinidad a few years ago. Bidule was due for a little love. Among other things, the rigging had to be replaced as well as the transmission cables and the deck repainted. In addition, we had to find a solution for the stanchion bases were the water would accumulate and cause rust issues and a sailmaker to make some modifications to our sails. Once the boat came out of the water, we discovered that the paint was peeling under the waterline so we had it sandblasted by pros. It is not that it is particularly cheap compared to the Caribbean for example but for the Pacific, it is one of the most reasonable. In addition, with New Zealand having the most boats per capita in the world, parts and skilled labor are easy to find. The big drawback is electronics because it's often cheaper to get it shipped from the US than buy it here. I'm still trying to figure out why.

So our first mission was to find a boatyard. Most visitors, like us, choose either the Opua shipyard in the Bay of Island or one of the shipyards in Whangarei or Aukland. Our entry in the country which went very well by the way, was done in Opua. Of course, after having dived to clean the hull, brushed the underside of our shoes, polished the camping equipment, killed any criters on board, rinsed the diving equipment, cleaned the bidlge, tossed any shells and emptied the refrigerator in Tonga before leaving, what else could of happened! The whole procedure can be found in a magazine called "The Gateway" found in places frequented by sailors in Neiafu, Tonga. Do not forget to call customs a week after arriving to ask for an import number that exempts us from the tax. On arrival, the agents hand us a paper that get us out of paying the local tax on the parts and labor related to the boat (GST 15%) but they don’t out right tell you how to avoid the tax on imported parts. Ok, back to the subject, we immediately decided that this was not the place to do the type of renovations we wanted because it is far from any grocery stores so you need a car to shop and the yard doesn’t have any accomodations for liveabords (kitchen, washing machines, lounge, ...) Aukland is farther away, bigger and more expensive ... So this leaves Whangarei . We left the boat at Dockland 5 because they have an area for steel boats only so no one makes a fuss if we send a few metal chards in the air, they have a good travelift and the site is well equiped. We did not hear any particularly negative comments about the other 3 yards in the area so plenty of choices. So time to get to work for two good months !!!!





Well, it can’t be just about work !!! Whangarei is not the best place to have fun sailing around but whilst we are on the hard, we don’t care anyway. Moreover, the city has plenty to offer the tourist; beautiful cycling paths, hiking trails, gardens, waterfalls, fishing, museums, restaurants ... This is a good place to enjoy New Zealand on a day off. For the new year, Gaston returned to Quebec because the photograph of his driver's license had expired and the one year without a picture had past. When the cat is away, the mice will play! But just a little bit because I had a deck to repaint. I rented a car with friends from Quebec and we went for a hike to the top of Mount Manaia and to Waipu on New Year’s day for the Highlander games which were half cancelled due to rain. Note that Whangarei is often nicknamed Whangarain. Speaking of people from Quebec, this is the first time we have met so many in a long time! There were crews of four other boats in the area at the same time. It felt good to speak in Quebecois for a X-mas party! I also took a break to go to Russell in the Bay of Island to crew on a junk in the Tall ship race 2016. There was no wind ... Good thing there is compensated time because in real time, we were dead last. But, at least, we dind’t give up which is what most junkies did.  




Our second mission in New Zealand was to go on a roadtrip. We accomplished that also, but I will write about it in the next article.

Tuesday, January 17, 2017

Tongas: Ha'apai & Tangatapu 22-10 à/to 14-11-2015

For English, see below in red.

Les Tongas sont divisés en trois archipels majeurs; Vava'u au nord, Ha'apai au centre et Tongatapu au sud. On nous avait conseillé de rester plus longtemps dans le nord car c'est le plus beau des trois archipels. C'est donc ce que nous avons fait pour les 40 premiers jours de nos 60 jours. Ceci nous laissant seulement un peu plus de deux semaines pour se rendre jusqu'au sud et préparer la traversée vers la Nouvelle-Zélande avant le début de la saison des cyclones. Le conseil était bon car il est vrai qu'il y a beaucoup à faire au nord mais nous aurions quand même pu nous réserver un peu plus de temps pour Ha'apai. Par ailleurs, comme dans tous les archipel d'îles de sable où la plongée
est bonne, les mouillages sont souvent moins protégés et les fonds parsemés de patates de corails. De plus, il faut bien s'approvisionner car les étagères des
épiceries sont très peu garnies. Nous sommes allés à la recherche de papier de toilette, seul item sur ma liste que j'avais oublié mais, qui est assez important finalement. Heureusement, de ça, ils avaient!  Les gens sont accueillant mais plus réservé. Probablement parce qu'ils ne parlent pas tous anglais.

Un après-midi, nous étions à l'ancre avec seulement un autre bateau copain
devant la plage sablonneuse et déserte de Uanukuhahaki quand Gaston décide qu'il a le goût de préparer du bois pour faire un feu. Nous avons travaillé inhabituellement fort pendant une couple d'heures car en plus de ramasser du bois mort, nous avons haché un cocotier tombé et roulé les billots jusqu'à la plage pour faire des sièges. Nos copains français sont venus nous rejoindre au moment où nous méditions sur comment faire tomber quelques noix de cocos pour assouvir notre soif (on est pas de très bon grimpeur). Je ne sais pas si Gaston a eu une prémonition mais, pendant que nous dégustions
notre eau de coco, d'autres bateaux ce sont mis à arriver. D'abord un jeune couple d'américain qui voulait, comme nous, préparer un feu car un autre copain de route avait pêché un gros poisson. Nous leur offrons de partager le nôtre. Arrive ensuite le catamaran canadien avec à son bord un autre jeune couple (elle de Saskatchewan et lui d'Alberta) et le fameux poisson. Mais c'est pas fini! Trois autres bateaux;  français, américain et allemand apparaissent à l'horizon. Voilà! La soirée tranquille à quatre devient une petite fête sur la plage surplombée par la lune et les chauves-souris. C'est cette spontanéité et cette camaraderie instantanée qui rendent le voyage intéressant.

La capitale, Nukualofa, se trouve dans l'archipel sud. Il y a un petit port gratuit
pour pratiquer un amarrage tahitien mais la plus part du monde préfère s'ancrer devant le Big mama's yacht club dont nous sommes maintenant membre. C'est à l'île Pangaimotu en face donc, à l'écart des bruits de la ville et des odeurs de poisson du port. Le club offre un service de navette à tous les matins pour aller se promener en ville. L'équipe très serviable s'occupe aussi de la lessive, du remplissage des bouteilles de propane, de livraison de diesel au jerrycan et de servir des bières bien fraîches. Par ailleurs, il n'ont pas beaucoup d'eau sur l'île alors il faut aller au port pour remplir les réservoirs. C'est une
aventure car il faut aller au quai des gros bateaux de pêches. S'informer des arrivés des ces navires avant d'y aller aurait été une bonne idée mais on est pas toujours vite, vite. Nous nous sommes donc retrouvés sans place pour accoster. Gaston a rapproché le bateau assez près d'un autre quai pour que je puisse sauter à terre et aller demander comment faire. Nous nous sommes finalement retrouvés à couple avec deux gros bateaux et, avec des tuyaux raboutés passés d'un à l'autre pour nous rejoindre. Les pêcheurs ricanaient en nous regardant d'en haut car Bidule était à peu près aussi gros que leur annexe.


Pour la première fois depuis notre départ, nous avons manqué d'alcool à brûler pour notre poêle. C'est déjà pas évident d'en trouver pour boire mais pour brûler, il n'y en a pas une goutte dans tout le pays. Nous avons donc acheté un rond au propane que nous avons relié à la bouteille du BBQ et que nous avons fixé à l'intérieur. Ça devrait aller pour se rendre jusqu'en Nouvelle-Zélande.  La fenêtre météo pour le départ c'est fait longtemps attendre. D'ailleurs, nous avons dû faire une extension de visa. Nous aurions aimé mieux partir avant car faire cette demande ici était beaucoup plus compliqué qu'à Neiafu. Donc, départ pour un 9 jours de navigation afin d'effectuer le 1050 miles entre nous et la Nouvelle-Zélande...

Quelques photos supplémentaires en cliquant ici.
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The Tongas are divided into three major archipelagos; Vava'u in the north, Ha'apai in the center and Tongatapu in the south. We were advised to stay longer in the north as it is the most beautiful of the three archipelagos. So that's what we did for the first 40 days of our 60 days stay. This left us only a little more than two weeks to get to the south and prepare for the crossing to New Zealand before the start of the cyclone season. The advice was good as it is true that there is a lot to do in the north but we could still have put aside a
little more time for Ha'apai. Moreover, as in all archipelagos of sandy islands where the diving is good, anchorages are often less protected and the bottoms
covered in coral heads. In addition, it is important to get all the needed supplies in the north because the shelves in the grocery stores are very bare. We went in search of toilet paper, only item on my list that I had forgotten but happens to be important. Fortunately, of that, they had! People are welcoming but more reserved. Probably because they do not all speak English.

One afternoon, we were sailing with another couple and we arrived at an empty
anchorage in front of the deserted sandy beach of Uanukuhahaki. Gaston decided that he wanted to prepare wood to make a fire. We worked unusually hard for a couple of hours because in addition to picking up dead wood, we chopped a fallen coconut tree and rolled the logs up to the beach to make seating. Our French friends came to join us as we were meditating on how to get a few coconuts to fall so we could quench our thirst (we are not talented climbers). I don't know if Gaston had a premonition but while we were enjoying the coconut water, other boats started to arrive. First a young American couple
who wanted, like us, to prepare a fire because another friend was on his way with a large fish he just caught. We offered to share ours. Then the Canadian catamaran with another young couple (she from Saskatchewan and him from Alberta) and the fish. But it wasn't over! Three other boats; French, American and German appear on the horizon. The quiet evening for four instantly became a small party on the beach overlooked by the moon and the bats. It is this spontaneity and instant camaraderie that make the journey interesting.


The capital, Nukualofa, is located in the southern archipelago. There is a small port where it is possible to practice a tahitian mooring for free but most prefers to anchor in front of the Big mama's yacht club of which we are now members. It is on Pangaimotu Island opposite to the city, so away from the noises and the smell of fish in the harbor. The club offers a shuttle service every morning for visiting and provisioning. The very helpful team also handles laundry, filling propane bottles, delivering diesel in jerrycans and serving fresh beers. However, they do not have much water on the island so you have to go to the port to fill the tanks. It's an adventure because you have to go to the same docks as the big fishing boats. To inquire about the arrival of these ships before going there would have been a good idea but we these sorts of brilliant ideas don't always come to us at the right time. We therefore found ourselves without room for docking. Gaston managed to bring the boat close enough to another
dock so I could jump to the ground and go and ask for instructions. We finally found ourselves tied to a couple of big fishing boats with interconnected hoses going a crossed to reach us. The fishermen sneered at us from above, for Bidule was about as large as their dinghy.


For the first time since we left, we ran out of burning alcohol for our stove. It is not easy to find any to drink but to burn, there is not a drop in the whole country. So we bought a propane burner that we connected to the bottle of the BBQ and tied it to the stove. This should do to get to New Zealand. The weather window for the departure is a long time waiting. So much so that we had to ask for a visa extension. We would have preferred to leave before because making this request here was much more complicated than in  Neiafu. So we depart for a 9 days to sail the 1050 miles between us and New Zealand ...

A few more pictures to see if you click here

Sunday, August 28, 2016

Vava'u, Tongas 11-09 à/to 24-10-2015

For English see below the line in red.

Notre arrivée à Neiafu aux Tongas fut mémorable. Le quai des douanes ne nous était pas accessible étant bondé de voiliers. Un des capitaines nous informa qu'ils attendaient un camion citerne de diesel. Pendant que nous tournions en rond à attendre que le quai se libère car nous devions effectuer l'entrée avant de s'ancrer, le moteur se met à déconner. Tant bien que mal, nous réussissons a nous accrocher à un mooring privé et libre qui appartient à Dieu sait qui. Nous essayons de rejoindre les autorités sur le VHF 16 tel qu'indiqué dans les guides mais la seule personne à l'écoute est une femme qui organise des tours de l'île. Elle nous offre de trouver quelqu'un pour nous remorquer vers le quai si c'est nécessaire. Nous lui répondons que nous allons d'abord regarder si nous pouvons réparer. Après vérification, nous découvrons que le câble de réglage de vitesse est coupé. Gaston attache donc une corde sur le levier d'accélération dont l'autre bout se rend au cockpit et abouti dans un taquet coinceur. Ceci nous permettra de nous servir du moteur le temps d'aller aux douanes et de trouver une bouée de mooring appropriée. Le lendemain, nous partons à la recherche d'un nouveau câble. Le seul que nous trouverons est un câble usagé trois fois trop long et trois fois trop cher. Le monsieur qui nous le vend sait prendre avantage des gens mal pris car il n'y a pas de pièces aux Tongas. Il faut trouver quelque chose pour
se rendre jusqu'en Nouvelle-Zélande alors pas le choix. La cerise sur le sundae est que nous découvrirons dans les jours qui suivent qu'un de nos haubans a un toron de cassé au niveau du sertissage du haut. Pendant que nous nous demandons, un peu découragés, comment nous allons trouver un nouveau câble, un couple d'amis qui se trouvait déjà dans le coin nous annonce qu'ils ont accepté un boulot en tant qu'équipier sur un super yacht qui part pour la Nouvelle-Zélande. Notre bonne étoile nous sourit enfin car ils reviendront en avion avec notre câble dans leurs bagages. En échange, nous garderons un œil sur leur bateau. 

L'attente de leur retour nous donne amplement le temps de se familiariser avec la ville de Neiafu où l'ambiance à la fête est créée par les parades pour encourager l'équipe de rugby et les pratiques de l'école de musique. Le dimanche, les voix angéliques des chorales
d'église s'élèvent directement vers le ciel. On y trouve un marché bien garni de légumes frais et un autre de poissons. La bonne viande et le café moulu sont, par contre, plus difficile à trouver. Notre passe-temps préféré étant toujours d'essayer les différents restaurants; ici, nous sommes choyé car il y en a au moins une dizaine. Nous avons même fait la rencontre d'un Suisse-Allemand qui cuisinait de la Poutine. Elle était bonne malgré le manque des authentiques crottes de fromage. Le vendredi soir, le ministère du tourisme invitait les plaisanciers à un buffet gratuit de dégustation des mets
traditionnels suivit d'un spectacle de danse. Attention de ne pas se retrouver trop près du buffet au moment ou le ministre fini son discours quelque peu assommant car il est possible de se faire piétiner par ceux qui veulent à tout prix se remplir une bonne grosse assiette. J'y était car je discutait avec les dames de la confection des différents mets quand le discours a débuté. Je me suis fait écraser un orteil et j'ai penché la tête juste à temps pour éviter le coude qui s'alignait sur mon œil. J'ai réussi à m'extirper pour rejoindre Gaston et attendre que ce groupe de goinfres passe en premier. Ils venaient
tous du même coin du monde (très près de chez-nous) mais je vous laisse deviner lequel. Ils furent comme un ouragan qui dévaste tout mais les dames du buffet ont quand même fait de leur mieux pour nous donner quelque chose à se mettre sous la dent après leur passage et c'était délicieux. La particularité des danses traditionnelles est que les danseuses qui sont habillées des chevilles jusqu'au cou car leur religion impose des règles strictes, enduisent les seules parties exposées c'est-à-dire leur bras et leur épaules d'huile. Ceci sert à faire coller les billets de banque que les spectateurs
vont leur donner en montant sur la scène pendant la prestation. Ça ressemble étrangement à une tradition de par chez nous mais où les femmes portent beaucoup moins de vêtement et il faut surtout pas essayer de monter sur scène. J'ai pas réussi à savoir d'où ça venait.






Comme tout coin fréquenté par des plaisanciers anglophones, il y a un net sur la radio VHF
à tous les matins sauf le dimanche. L'écoute de celui-ci aide à connaître les différentes activités et lieux d'intérêt de l'endroit. Nous étions un peu confus au début car les gens parlaient en numéro. Par exemples, il y a une galerie d'art au #11 ou le snorkeling est bon au #13. Ça nous a pris un moment avant de réaliser que la compagnie locale de charter a écrit un petit guide pour sa clientèle dans lequel les différents endroit où jeter l'ancre sont numérotés. Ceci dit, nous avons visité les mouillages 1, 7, 8, 13 et 16. Pas très pratique comme information sans le guide. Le premier est en face de Neiafu. 



Au 7, Port Maurelle, se trouve une grande plage et une grotte dans laquelle il est possible d'entrer avec l'annexe. La voûte est tapissée de chauve-souris et de gros banc de petits poissons nagent à l'intérieur. 



Nous sommes arrêtés au 8, Nuku, en chemin vers Ha'apai. C'est un îlot de sable blanc ou il fait bon se baigner.








L'entrée très étroite de Hunga lagoon, le 13, est inquiétante sur papier mais se fait bien
finalement. L'ancrage n'est pas évident car c'est profond. Les gens du village sont sympathiques. C'est un endroit bien protégé des vents forts. 








David vit avec sa femme et ses enfants dans la baie de Vaka'eitu. Il a profité de notre venu au mouillage 16 pour demander à Gaston de réparer le hors-bord qu'il venait d'acheter d'occasion. Ensuite, le mot c'est passé et deux autres moteurs brisés sont apparus. En échange, nous avons reçu des fruits, du poisson et du porc. Sa femme m'a montré comment elle tisse les tapis (je n'ai pas fait preuve de beaucoup de talent) et les enfants nous fait visiter l'île. Nous aurions pu faire d'autres mouillages encore car il y en a une trentaine en tout. Les mouillages sont beaux et tranquilles
mais en plus, la voile pour se rendre d'un à l'autre était superbe. La houle est brisépar tous les récifs et le vent était autour du 10-15 nœuds. Ça nous rappelait les temps passés sur un lac à faire des journées de voile que pour le plaisir. 

À suivre... 

Plus de photos sur cette première partie en cliquant ici.
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Our arrival at Neiafu in Tonga was a memorable one. The Customs dock was crowded with sailboats that, as we discovered by talking with one of the captains, were waiting for a diesel tanker. While we were circling and waiting for the dock to free up because we have to do the paperwork before anchoring, the engine started acting weird. Somehow we managed to grab on to a free and private mooring that belonged to God knows who. We tried to reach the authorities on VHF 16 as indicated in the guide books but the only person listening was a woman who organizes tours of the island. She offered to find someone to tow us to the dock if necessary. We thanked her and answered that we would first take a look at the problem and see if we can fix it. After verification, we discover that the speed control cable was cut. Gaston therefore attached a rope to the lever of the throttle with the other end going to the cockpit and finishing in a cleat. This would allow us to use the engin long enough to go through customs and find a suitable mooring buoy. The next day we started looking for a new cable. We eventually found one three times too long and three times too expensive. The gentleman who sold it to us knows how to take advantage of people who can’t find parts because there are not ship chandlers in the Tongas. We needed to find something to get us to New Zealand, so no choice. The icing on the cake is that we
discovered in the days that followed that one of our stays was coming appart at the top. While we were pondering, a little discouraged, how we will find a new cable, a couple of friends who were already in the area announced that they had accepted a job as crew on a super yacht which was leaving for New Zealand. Our good fortune finally smiled at us since they returned by plane with our new cable in their suitcase. Meanwhile, we kept an eye on their boat.


Waiting for their return also gave us ample time to become familiar with the town of Neiafu where the festive atmosphere was created by the sounds of parades to encourage the national rugby team and the practices of the orchestra from the school of music. On Sunday, the angelic voices of church choirs rise straight to the sky. There is a well stocked market of fresh vegetables and another for fish. Good meat and ground coffee are however harder to find. Our favorite pastime being to try different restaurants; we were spoiled because there are at least a dozen. We even met a Swiss-
German cook who prepared Canadian « Poutine ». It was good despite the lack of authentic cheese curds. On Friday nights, the Ministry of Tourism invited cruisers to a free tasting of traditional dishes followed by a dance performance. One had to be careful not to end up too close to the buffet when the minister finished his somewhat tedious speech because one could be trampled by those who are desperate to fill a big fat plate. I found out the hard way because when the speech began, I was having a chat with the ladies arranging the food about the preparation of the various
dishes. After suffering from a crushed toe and moving my head just in time to avoid an elbow in the eye, I managed to extricate myself and join Gaston so we could wait for this group of gluttons to go first. They all came from the same part of the world but I'll let you guess which one. They were like a hurricane that devastated everything in its path but the ladies still did their best to find us something to taste and it was delicious. Religion is very overbearing in Tonga and women are usually dressed from knee to elbow. This is true even during traditional dances with the exception of the shoulders
and arms which are covered with oil. The audience can then walk up on stage during their performance and stick banknotes in the oil. Kind of strange to be in a religious country and find a tradition that strangely looks like one of ours except our women wear much less clothing and it’s not a good idea to try and go on stage. I have not managed to find out where this comes from.




Like any area frequented by English sailors, there is a net on VHF radio every morning
except Sunday. Listening to it helps to know the different activities and places of interest in the area. We were a little confused at first because people were talking in numbers. For example, there is an art gallery at # 11 or snorkelling is good at # 13. It took us a while to realize that the local charter company wrote a little guide book for its customers in which different places to anchor are numbered. That said, we visited the numbers 1, 7, 8, 13 and 16. Not very convenient information without the guide. One is in front of Neiafu. 

Number 7, Port Maurelle, has great beach and a cave in which it is possible enter with the dinghy. The vault is covered with bats and large schools of small fish swim in the entrance.


We stopped at #8, Nuku, on the way to Ha'apai. It is a white sand island where the swimming is nice.


 The entrance to Hunga lagoon, #13, looks a bit scary on the maps but is really easy. The
anchoring once inside is more difficult as the water is deep. The villagers are friendly and it is well-protected from strong winds. 






David lives with his wife and children in the Bay of Vaka’eitu or #16. He asked Gaston if he could take a look at the outboard he just bought used because the propeller was not spinning. Gaston notice right away that the pin was broken and made him a new one.  Then the word got around and two more broken engines appeared. In exchange, we received fruit, fish and pork. His wife showed me how she weaves carpets (I have no talent whatsoever!) and the kids showed  us around the island. There are thirty anchorages in all so more could of been done. The sailing was amazing; the reefs
around keep the sea calm and there was 10-15 knots of wind. Reminded us of the days we were sailing on a lake.


To be continued...

Thursday, July 21, 2016

Niue 28-08-2015 à/to 19-09-2015

For English, see below the line in red.

On devrait aller où? Nuie? Neui? Nieu? Ça mange quoi en hiver ça? C'était notre réaction la première fois qu'on nous a parlé de Niue. C'est un petit pays indépendant de deux milles habitants vivant sous la tutelle de la Nouvelle-Zélande et la plus grosse île de calcaire au monde. Et ben! On vas aller voir ça!

 Le seul endroit pour arrêter est en face du village d'Alofi sur les moorings du Yatch club et pas par vent d'ouest ou houle du sud. Notre départ de Raiatea se fait tranquillement au moteur mais pendant la première nuit le vent monte autour de 15 noeud et nous pouvons continuer à voile. Une couple de jour après notre départ, il apparaît une dépression sur les gribs. Au départ, elle semble vouloir nous passer dessus alors nous nous dirigeons vers le nord pour l'éviter. Sur la prochaine série de fichiers météos, elle va directement sur Niue créant les conditions de mouillage à éviter. Nous décidons donc de nous mettre à la cape pendant deux jours le temps que ça passe. Ensuite le reste du chemin c'est fait sous voile avec des vents du quartier sud entre 10 et 20 nœuds.

À notre arrivé, 13 jours plus tard, on nous a dit que la dépression n'avait pas été bien forte malgré que le mouillage était encore très rouleur. Les navigateurs déjà sur place étaient-ils rendus habitué à se faire brasser?Après cette première nuit, nous avons eu droit à une semaine de calme et,
comme les autres ont profité de ce temps pour partir nous avions le mouillage à nous seul. En plus, la bureaucratie est au minimum ainsi que les coûts. Si on respecte leur demande d'appeler à la radio VHF sur le 16 à l'arrivée pour prendre un rendez-vous et attendre l'heure donnée pour se rendre à terre, le reste se fait tout seul. Rafraîchissant après la Polynésie!  Une autre particularité de ce port est qu'il n'y a pas d'endroit sécuritaire où laisser l'annexe. Il y a donc sur le quai de béton de quelques mètres de haut, une grue pour monter les petites embarcartions et un trolley pour les déplacer une fois en haut. Le plus gros défi est de débarquer de l'annexe sans se mouiller les bobettes. Une fois cet exploit accompli, l'utilisation de la grue est facile.


Ira, la gentille dame qui s'occupe du yacht club, nous réserve un accueil chaleureux. Elle prend le temps de nous expliquer où tout se trouve et ce qui est intéressant à faire. Finalement, nous décidons de louer deux scooters pour deux jours. Le premier nous visitons les différentes grottes. Celles sur la côte Nord-Est de l'île sont particulièrement spectaculaires. On dirait des cathédrales. Et le bleu turquoise de l'eau qui se trouve à l'interérieur ne laisse aucun autre choix que de s'y jeter.
 À savoir avant de s'aventurer en scooter: Attention au nid de poule digne des routes du Québec car il serait facile d'y perdre une roue entière! Les anglais se demandent pourquoi les poules traversent la rue (why did the chicken cross the road?). Ici, ils n'ont qu'à les regarder faire pour avoir la réponse.  De plus, c'est une bonne idée de laisser les scooters en haut des côtes qui mènent aux cavernes car la remontée sans pousser n'est pas garantie. À notre départ, Gaston a dû faire une
réparation au siens mais n'ayant pas d'outils, nous sommes arrêtés chez un gentil monsieur qui nous a prêté les siens. Êtes-vous en train de vous dire que nous aurions mieux fait de louer une voiture? Mais non! Ou est votre sens de l'aventure? Nous nous sommes bien amusés! Le deuxième jour, nous utilisons les mobilettes à des fin plus pratique. D'abord pour faire des voyages à la station de service avec nos jerrycans de diesel entre les jambes et ensuite pour aller chercher nos bouteilles de
plongée au dive center qui devait les remplir. Ils ne l'ont pas fait... Nous somme habitués. Les dive centers refusent de nous les remplir une fois sur deux pour toute sorte de raisons. Un compresseur sur le bateau serait bien plus pratique. Par ailleurs, Nous devons admettre qu'avoir su, nous n'aurions pas pris le risque de nous promener avec les bouteilles attachées sur le scooter. Le pire est qu’à chaque voyage avec nos mobilettes chargées nous devions passer en face du poste de police. Heureusement, ils ne regardent pas souvent dehors. En conclusion, prêtez nous une couple de scooters et nous retournons à l'adolescence. Es-ce la grosseur du véhicule ou le bruit qu'il fait? Aucune idée mais c'est inévitable.

Dans le fond, pas besoin d'aller très loin pour avoir de l'action car il y en a eu amplement au mouillage. Les coraux sous le bateaux étaient magnifiques.  Alors, nous avons fait une plongée bouteille pendant laquelle un Katuali a décidé de suivre Gaston. Ce serpent très venimeux mais qui ne peux pas mordre un humain parce que sa gueule est trop petite semble être assez territorial et Gaston a passé dans son espace. Pas trop fièr, il m'a ensuite regardé avec un air de supplication comme si je pouvais y faire quelque chose. Je pouvais seulement l'encourager à avancer et rire un peu... Mais juste un peu. D'ailleurs, la bête a changé de direction une fois que nous étions plus loin. Un dimanche à l'heure du brunch, deux baleines à bosse sont venue se nourrir à côté de notre bateau. Nous avons pu les observer pendant au moins une heure tout en dégustant nos crêpes.   Nous avons aussi vu un banc de dauphin venir se promener dans les alentours à quelques reprises. Un jour qu'il ne passaient pas très loin, j'ai décidé d'aller les rejoindre pour voir comment ils réagiraient à ma présence. Ils se sont montrés craintifs mais j'ai quand même eux le droit à quelques passages autour et sous moi avant qu'ils continuent leur chemin. Ce fut un moment particulier!

Nous avons décidé de partir une journée trop tard car le rouli de la dernière nuit fut très inconfortable. Tellement que la braquette (support, en français) du radar sur le mât de notre nouveau voisin s'est brisée. C'est une bien courte traversée jusqu'à Vava'u aux Tongas; un peu plus de 200 miles. Il était donc tentant de faire moins de préparatif mais j'ai quand même préparé un peu de bouffe. Une chance! Les vents des secteurs est et sud ont soufflés à 20 noeuds au minimum accompagnée d'une houle monstre. Deux jours rapides mais bien secouées!

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We should go where? Nuie? Neui? Nieu? What's that? That was our reaction the first time we heard of Niue. It is a small independent country of two thousand inhabitants living under the tutelage of New Zealand and, the largest island made of limestone in the world. Interesting! Let's go have a look!


The only place to stop is opposite the village of Alofi on the Yacht club moorings but not if the wind is from the west or the swell from the south. The start of our crossing from Raiatea was done running the engine but the wind rose to 15 knots shortly after so we raised the sails. A couple days after leaving the coast, a depression appeared on the gribs. Initially, it seems to want to pass over us so we headed north to avoid it. On the next set of weather files, it was heading straight to Niue creating the anchoring conditions to avoid. So we decide to stay heaved to for two days while it passed. The rest of the way was done under sail with winds from the southeast quarter between 10 and 20 knots. 

When we arrived 13 days later, we were told that the depression had not been very strong despite the anchorage still being very rolly. Where the cruisers used to
being swung from side to side?  After that first night, we had a quiet week and, since the others choose this time to leave, we had the anchorage to ourselfs. And Bonus!  The bureaucracy and the costs are at the minimum. If we respect their request to call on the radio (VHF 16) to make an appointment and wait for the time of appointment to get to land, they take care of the rest. Refreshing after Polynesia! Another peculiarity of this port is that there is no safe place to leave the dinghy. So there is a crane on the concrete pier which is few meters high to lift small boats and a trolley to move them out of the way. The biggest challenge is to get out of the dinghy without wetting your panties. Once this feat is accomplished, using the crane is easy.


Ira, the nice lady who takes care of the yacht club, bid us a warm welcome. She explained where everything was and what is interesting to do. We decided to rent two scooters for two days. First we visited the various caves. Those on the northeast coast of the island are particularly spectacular. They look like cathedrals. And the shimmering turquoise blue water inside leaves no choice but to jump into the water. Before venturing on a scooter you should know: Beware of pothole worthy of
Quebec roads as it would be easy to lose a tire! If you have ever wondered why did the chicken cross the road, you just have to watch them for the answer. Moreover, it is a good idea to let the scooters at the top of the roads leading to the caves because getting back without pushing is not guaranteed. Shortly after taking off, Gaston had to repair his but with no tools. So we stopped at a nice man's house and he lent us his. Are you coming to the conclusion that we should have rented a car? Oh
non! Where is your sense of adventure? We had a ball! The second day, we used the scooters for practical reasons. First to make trips to the gas station with our diesel jerrycans stuck between our legs and then to get our scuba tanks at dive center which were suppose to fill them. They did not ... We are use to it. The dive centers refuse to fill them half the time for all sorts of reasons. A compressor on the boat would be so much more convenient. We must admit that having known, we
would not have taken the risk of driving around with bottles attached to the scooters. The worst is that for each trip we had to pass in front of the police station. Good thing they didn't pay too much attention! In conclusion, lend us a couple of scooters and we return to acting like teenagers. Is it the size of the vehicle or the sound it makes? No idea, but it's inevitable.



We really didn't need to go far for some action because there was ample in the anchorage. Corals under the boat were beautiful, so we did a scuba dive during which a katuali decided to follow Gaston. This highly poisonous snake who can't bite a human because it's mouth is too small seems to be quite territorial and Gaston swam right in it's territory. He then gave me a pleading look as if I could do something it. So I encouraged him to move forward and laughed a little ... but just a little.  The beast did change direction once we were further. On Sunday at brunch time, two humpback whales came to feed right next to our boat. We were able to observe them for at least an hour while enjoying our pancakes. We also saw a pod of dolphins come strolling around a few times. One day as they were getting closer, I decided to join them to see how they would react to my presence. They were fearful but passed around and under me a few times nonetheless. It's just amazing to be able to have these kind of experiences!

We decided to leave a day too late because we spent all of the last night rolling from side to side. So much so that the bracket that held the radar to the mast of our new neighbor broke. The crossing to Vava'u Tonga is a short one; a little over 200 miles. It was tempting to not put as much effort in preparing the boat as we usually do but I still made a little food in case. Good move! The winds from the east and south blew at a 20 knots minimum accompanied by a monster waves. A fast but bumpy ride!